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Mise au point.

Publié le 15 Octobre 2016 par Un Oeil Sur Villemur in Notre actualité, Politique

Au-delà des prises de position personnelles, ce blog se veut depuis le début honnête dans le report de ce qui est publiquement énoncé.
Toute bonne volonté reste perfectible.

Une faute, une erreur, une faille ?

Affirmer que Monsieur le Maire n’aurait jamais dit qu’il refusait les migrants serait donc faux. (voir « Père et Maire »)
Nous aurions sereinement  omis sa prise de position dans le numéro 4 de « Villemur les échos». 

Mise au point.

Nous n’avons pas occulté cet article, nous l’avons oublié. Et Voilà un impardonnable oubli.

Question de démocratie et de transparence.

Des migrants sont imposés dans des villes, sans concertation, ni avec les élus, ni avec les associations caritatives, n’évoquons pas les habitants.
Comment ces villes sont-elles sélectionnées ?
En fonction des logements vacants avance le maire. En juillet, savait-il où se situaient les logements réquisitionnés, lui seul peut répondre.
Relevons cependant 
L’ambigüité de la prise de position sur le « Villemur  les échos » peut faire croitre les peurs et les craintes que les migrants deviennent prioritaires face aux personnes en demande de logements HLM. Il faudrait sur ce sujet plus de transparentes et loyales  explications.
L’été a été chaud et ensoleillé, peut-être les prises de position premières  de notre maire ont-elles muries au soleil sans pour autant devenir rouges ?

Plus récemment.

Au niveau des logements, on nous dit aujourd’hui que deux immeubles HLM vont être rouverts alors qu’ils étaient condamnés.
Dans quel état sont-ils ?
Les responsables HLM qui vont percevoir les loyers vont-ils remettre les appartements en état et si oui quand et pourquoi ne l’ont-ils pas fait pour des villemuriens ?

En colère contre la presse.

On lit, on entend tout et n’importe quoi et cela non plus n’apaise pas les esprits…
 

Selon cet article…
La préfecture a étudié le choix des villes: analyse sur la question de l’éducation, de la mobilité, de la restauration, de la santé…
Vous êtes assez grands pour juger de la pertinence des analyses.
Souvenez-vous de la lutte pour le maintien d’une classe et de l’ouverture précipitée d’une autre à la rentrée face à une brusque arrivée d’enfants scolarisables.
Souvenez-vous des éléments argumentés des  parents d’élèves, des enseignants,  pour obtenir le maintien de la classe, population en souffrance, détresse scolaire, taux d’échec… des parents, des enseignants  mieux informés que les décideurs…
A la question sur le nombre  d’enfants immigrés,  la réponse préfectorale serait, une dizaine, difficile à concevoir avec l’arrivée de 67 personnes, 4 adultes seuls et des familles…
A celle concernant l’ouverture d’une classe, l’article précise qu’elle pourrait être envisagée. Envisagée ?
Les enfants sont-ils pour la plupart scolarisables en collège ?
Le plus grand flou règne sur tout. Cela n’est pas fait pour calmer de  légitimes inquiétudes.

Accueillir oui mais pas n’importe comment.

Monsieur le Maire de Bessières a affirmé que sa ville s’était portée candidate. Elle aurait été refusée en fonction de l’éloignement de Toulouse. Depuis des années Villemur aux limites nord du département connait le handicap d’être excentrée.
Bien des questions se posent sur le choix de notre ville comme pour d’autres d’ailleurs. Les poser relève d’un besoin de transparence indispensable à l’acceptation par tous. La démocratie se nourrit d’explications argumentées et claires. 

Le cynisme s’invite…

Le comble c’est de lire dans un journal «  Une opération qui ne coûte rien à la commune… et lui rapporte de l’argent. »
Voir

 

Le FN s’invite au débat, une autre forme de cynisme.

Et sur ce point venons-en au Front National qui tente de déstabiliser les consciences citoyennes, qui selon son habitude,  utilise les craintes. Est-ce parce qu’il sent des failles avec un score local inquiétant lors des dernières élections, un score qui mérite d’être relativisé par rapport au pourcentage de participation.
Est-il si sûr du terreau local ?
Nous n’avons pas nous citoyens, même si nous la souhaitons, à attendre une prise de position claire et énergique de nos élus pour agir.
C’est à nous de défendre nos convictions, de dire que nous sommes en capacité d’entendre la détresse qu’elle soit d’ici ou qu’elle vienne d’ailleurs.
Pour précision, il est question d’un CADA à Villemur. Un CADA accueille des personnes qui demandent l’asile politique et non des migrants qui fuient leurs pays pour cause de misère économique. Pour de multiples raisons, les migrants en détresse à Calais ne veulent pas rester en France. 
Ne nous laissons manipuler par personne, nos valeurs humanistes valent mieux et plus que des polémiques véhiculées où savamment orchestrées. Rejetons les amalgames.
Combattre le FN ça ne se fait pas avec des mots mais avec des actes en soutenant comme nous le pourrons les associations actives qui risquent l’essoufflement, en pesant par le nombre sur les choix de nos élus.
La mémoire doit se vouloir vive dans notre population où bien des noms ont des consonances venues de différents pays. Nous ne pouvons oublier  qu’ici même, il n’y a pas si longtemps un bel hommage a été rendu à une citoyenne qui a mis ses actes en concordance avec ses valeurs au risque de sa vie, une « JUSTE ».
Dans la plupart des villes qui ont accueilli des migrants la solidarité a vaincu les peurs.
Pourquoi serait ce différent ici ?

La liberté d’expression existe encore.

Alors le choix des villes, choix moralement, économiquement et socialement argumenté ou oserons nous choix politique ?
Chacun est libre de s’interroger en son âme et conscience tant sur les décisions préfectorales que sur les maux de Monsieur le Maire.
Aucun élu du territoire intercommunal, de gauche comme de droite n’apprécie le passage en force de l’Etat. Est ce dire qu’ils s’opposent à une main tendue vers la détresse des migrants ?
Si des élus ont des difficultés face au risque pour leur statut où les prochaines échéances électorales, avec des prises de position républicaines,  c’est leur dilemme.
Ils sont face à leur conscience.

En conclusion…

Nous avons juste envie de dire à ceux qui craignent des dérives, qui pensent que même la probité est faillible face à une apparente  volonté de « pacification » que, s’ils sont en capacité de susurrer de possibles failles à des oreilles qui ne sont pas les nôtres, ils sont également en capacité de s’exprimer sur le territoire local. Il faut juste un peu de courage.
Le courage de sortir d’une position trop tranquille d’observateur,  de faire et de dire au lieu de commenter. 

Une citoyenne fatiguée mais ni endormie ni  hypnotisée par Monsieur le Maire.

Marie-Gabrielle Gimenez
 

Commenter cet article

François Franc 15/10/2016 20:17

Après avoir lu certains de vos articles il serait de mauvaises foi pour vous accuser de vouloir occulter certaines choses.
Ensuite nul ne peut toujours se souvenir de tout surtout quand il y a autant d'informations que dans ces cas.
De plus cette info date quand même et l'actualité est chargée.