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Politiques locales et mal logement.

Publié le 31 Janvier 2017 par Un Oeil Sur Villemur in Notre actualité, Politique

Comme chaque année à la même époque, la fondation Abbé-Pierre publie son rapport sur l'état du mal-logement en France, qui sert désormais - avec les chiffres de l'Insee - de référence en la matière. L'Insee n'ayant pas produit de nouvelles données et les évolutions en matière de logement étant lentes par nature, les chiffres de l'édition 2017 diffèrent très peu de ceux de la précédente livraison (voir nos deux articles ci-contre du 28 janvier 2016).

Selon le rapport 2017, la France compte 3,96 millions de personnes mal logées et 12,1 millions de personnes "en situation de fragilité au regard du logement", avec toutefois des degrés divers. La plupart des chiffres montrent une dégradation de la situation…

 

Contrairement à certaines idées reçues, le mal-logement n'est pas cantonné aux zones tendues. Ce phénomène est présent partout, mais d'intensité et de nature différentes selon les territoires". La fondation l'a déjà dit et répété dans ses précédents rapports (en particulier celui de 2013, voir notre article "De quel mal-logement souffre votre territoire ?" du 31 janvier 2013). Le rapport 2017 du mal-logement identifie six grandes catégories de territoire : l'agglomération de Paris, les métropoles du bassin méditerranéen et le genevois français, les autres métropoles, les villes moyennes dynamiques, les villes petites et moyennes en déprise, les territoires ruraux.


Dans les secteurs en déprise économique, l'accès au logement est plus facile mais, pour les ménages en précarité, il est bien souvent de piètre qualité, voire indigne. "La précarisation d'une partie de la population alimente des situations de mal-logement invisibles", alerte la fondation.
Les régions rurales éloignées des grands pôles de développement connaissent des problématiques spécifiques : prix du logement moins élevé, mais parc souvent vétuste habité par des propriétaires parfois impécunieux, souvent vieillissants, qui n'ont pas les moyens d'une remise aux normes. Les ménages modestes peuvent encore accéder à la propriété mais "leur faible solvabilité et le niveau de vétusté des biens acquis se cumulent parfois pour aboutir à des situations d'endettement ou de conditions de vie dégradées (problème de chauffage, d'isolation…)"…

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