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Compte rendu de la réunion du conseil municipal du 30 mars à Villemur

Publié le 31 Mars 2009 par Un Oeil Sur Villemur dans Politique

Budget et augmentation des taux d'imposition de 10 points

Les conseils se suivent et ne se ressemblent pas.

Cette séance, (3 absents pour la majorité avec procurations et1 absent pour l'opposition avec procuration) se veut un peu plus solennelle puisque il s'agit de la mise en place du premier vrai budget de la majorité. Budget d'autant plus difficile qu'il doit réaliser le grand écart entre les propositions de campagne électorale, tenir compte d'un héritage financier indélicat, d'un désengagement de l'Etat et d'une situation économique délicate sur le plan local avec, pour l'instant, le cas Molex.
Reste encore une difficulté à poser les problèmes politiquement. Une quête inconsciente d'un « juste milieux » (utopie improductive) parasite encore la ligne politique dominante de la majorité en ce temps de violences économiques, d'abdication politique et d'une dérive autoritaire de la droite « gouvernementale ».

Engagement par les votes :
Le budget primitif a été adopté avec 4 voix contre - 1 abstention.
Le budget général a été adopté avec 5 voix contre.
Budget primitif assainissement collectif, voté à l'unanimité : une avancée et espérons le la confirmation prochaine de l'autorisation d'extension de l'actuelle station sur le site avec multiplication par deux de sa capacité.
Budget primitif assainissement autonome, voté à l'unanimité .
Budget primitif portage des repas, voté à l'unanimité.
Augmentation des coûts (denrées, personnels, véhicule) entraîne une augmentation du prix des repas.
Subvention exceptionnelle : votée à l'unanimité,
Cette subvention fait suite à la loi de 2004 qui oblige les communes à payer pour les enfants scolarisés (sauf maternelle) hors de Villemur. 40 euros sont proposés, en correspondance avec les 40 euros fournis par la mairie pour chaque enfant scolarisé dans nos écoles publiques villemuriennes.

Le constat se veut toujours sévère pour la gestion municipale précédente. Certains faits demeurent accablants (voir compte rendu précédent).

La majorité précédente avait fait le choix d'investir en fin de mandat. Deux emprunts pour un montant de 3 millions 500 mille euros.
(Autofinancement nécessaire : 397 000 euros - Excédent laissé : 488 000 euros - Donc autofinancement trop faible)
Ce constat entraîne la nécessité d'une augmentation de l'ensemble des taux d'imposition de 10 points. Les communes voisines se retrouvent dans des situations similaires - Fronton +10% (population nouvelle engendre nécessité infrastructures), Montastruc + 8% -.
Malgré ce contexte, il semblerait que les taux de la communauté de communes n'augmenteront pas.
La majorité municipale ne semble pas avoir d'autre choix, que celui d'augmenter la pression fiscale. Par contre, elle s'engage à diminuer les charges à caractère général d'au moins 100 000 euros par an, consciente qu'elle est des difficultés de nombreuses familles.

Le nouveau responsable du service financier qui prendra ses fonctions le 02 mai sera chargé des économies substantielles à effectuer.

Pour permettre de maintenir une qualité de vie et le développement de la ville l'équipe prévoit des investissements conséquents pour :
- le centre de loisirs
- le futur collège, son gymnase, sa piste de sports
- Brusson et Bernadou (toitures)
- la fin des travaux sur les berges, espaces verts etc
- la tour de la défense plus travaux sur une partie du moulin
- la piscine
- la gendarmerie
- l'aménagement de la mairie
- des travaux dans les hameaux en fin d'année
- le développement économique avec extension de la zone d'activité de Pechnauquié qui bien qu'à la charge de la communauté de communes nécessite une part d'investissement de chacune d'elles.

Ces choix budgétaires ont entraîné un débat au sein de la majorité municipale. Il a fallu une certain temps et beaucoup de discussions pour que tous admettent que sans cette augmentation il serait impossible d'agir. Une des raisons des débats portait sur le fait que 55% des personnes à Villemur ne paient pas d'impôts sur le revenu. En réalité les taxes d'habitation sont impactées en fonction des impôts sur le revenu. Il y a donc un effet de solidarité à concevoir.
De son côté, monsieur Betirac rappelant la promesse de la campagne électorale évoque le cas des agriculteurs et du foncier non bâti. S'en suit une mise au point sur les diverses taxes.
Monsieur le Maire estime qu'il faut laisser passer une année avant d'améliorer la gestion, il faut aussi tenir compte des contrats passés pour 2 à 3 ans. Et Jean Claude Boudet, détournant le concept symptomatique - et discutable- de l'ancien Chancelier Helmut Schmidt, affirme « les investissements d'aujourd'hui construisent la commune de demain ».

Emploi :
Suite à une question de monsieur Chevallier qui souhaitait attirer l'attention sur la possible création de métiers nouveaux, monsieur le maire répond qu'il reste quelques places à Pechnauquié pour l'installation de petites structures bien que les investisseurs demeurent actuellement frileux.
Néanmoins, la création de la pépinière d'entreprise est toujours d'actualité. Celle-ci nécessite de travailler avec les communes voisines. Dans cette optique le « pays Tolosan » (ancien pays Tarn Girou Frontonnais) doit recruter un animateur économique pour redynamiser le secteur, Villemur serait prioritaire au regard de sa situation actuelle. De plus, si Molex fermait, 1, 5 millions euros seraient versés à l'Etat.

Subventions aux associations : le cas de Villemur festivités
(Principe : des subventions sont accordées aux associations ayant déposé des dossiers. Pas de dossier, pas de subvention.)

Mademoiselle Gasc souligne le rôle du bénévolat de plus en plus rare et souvent mal récompensé. Elle estime que l'association a beaucoup travaillé pour assainir l'état financier et rembourser les dettes précédentes. Le coût d'une fête s'élèverait à 32 000 euros . Avant, la buvette, la publicité, le programme rapportaient à peu près 18 000 euros. Cette année, sans buvette, sans démarchage avec la location des compteurs électriques à la charge de l'association il y a eu une perte de 8 000 euros. Mademoiselle Gasc semble trouver choquantes certaines méthodes telle l'arrivée massive de 38 adhérents lors de l'assemblée générale.
Monsieur le Maire répond qu'il est indispensable de remercier les bénévoles de cette association comme d'ailleurs ceux de l'ensemble des autres associations toutes basées sur le bénévolat. Il estime que la subvention de 55 000 euros sollicitée est au delà des possibilités municipales et ne semble pas motivée. Un partenariat, qui n'existe pas, avec la mairie s'avère indispensable. Le cas de cette association sera étudié plus précisément et après concertation avec ses membres le versement d' une subvention sera reconsidérée.
Monsieur Betirac revient sur l'intervention faite par monsieur Laval président de l'ASV rugby lors du dernier conseil municipal. Monsieur le Maire ne se sent pas concerné par ce problème, à régler en interne entre anciens et actuels dirigeants. Un décalage a toujours existé dans le budget, l'année civile ne correspondant pas à l'année sportive. Le manque cruel de bénévolat, de mécénat, entraîne des difficultés financières.

Considérant le report et l'étude de la situation de Villemur festivités, l'ensemble des subventions aux associations est approuvé à l'unanimité.

  Brusson (suite) :
La mairie s'apprête à formaliser un CAE (contrat d'accompagnement emploi) pour un début de restauration des établissements Brusson. Ce contrat concernerait six personnes plus une pour l'encadrement, ceci pour une première période de six mois. Les contrats iraient de 20 heures à 35 heures. Les habitants de Villemur et du canton seront prioritaires mais ces postes n'ont pas vocation à devenir des emplois définitifs, ils seront subventionnés à 80% par l'état.
Madame Bouisset souhaitant revenir sur les responsabilités de la précédente municipalité explique que si des travaux n'ont pas été effectués sur les établissements Brusson, c'est la faute du PPRI (plan de prévention des risques inondation) qui impose d'importantes contraintes. Monsieur Serris comme monsieur Régis contestent, le PPRI ne concerne en rien les toitures, c'est par négligence que la mise hors d'eau n'a pas été effectuée. Monsieur Betirac interpelle monsieur Régis au sujet de l'orage de grêle de 2003, la mairie n'était pas propriétaire des locaux, monsieur Régis admet son erreur. Il soutient cependant que la municipalité précédente aurait pu sécuriser les lieux en proie au vandalisme, disparition des cheminées, des parquets. Il rappelle que depuis 2007 sans autorisation ni contrat écrit une société privée à installé dans les locaux publics que sont Brusson une turbine électrique.
Le dossier Brusson est loin d'être terminé...

Monsieur Betirac interroge monsieur le Maire sur la fermeture du magasin installé sans autorisation rive gauche. Monsieur le Maire observe que par sa fonction de premier magistrat,il est officier de police judiciaire, donc responsable vis à vis des établissements ouverts au public et au PLU. Il a été obligé de prendre un décret. Madame Terrancle Maire adjointe à l'urbanisme ne cite que quatre des raisons qui ont conduit à la fermeture de ce commerce.
Il y avait nécessité d'autorisation car il y a :
- changement de destination
- modification des ouvertures
- le secteur est sauvegardé
- le PPRI exige que tout établissement recevant du public comporte un refuge respectant le niveau des PHEC (plus hautes eaux connues).
Bien sûr, sitôt le dossier déposé la procédure sera accélérée. La commune souhaite proposer provisoirement un local conforme en centre ville.

La parole au public :
Un intervenant rappelle à monsieur Parize le discours tenu au théâtre lors de la campagne, s'inquiète du coût des travaux envisagés, revient sur les différentes embauches.
Monsieur Parize répond que lors du débat d'orientation budgétaire il a rappelé l'épisode du théâtre et les engagements pris, après discussions, quand on appartient à une équipe il y a nécessité de solidarité, il oppose que de toute façon que l'on investisse ou que l'on ne fasse rien il y aura critique. Monsieur le Maire affirme qu'une fois rentré dans le vif du sujet il faut remplir des caisses, qu'il y avait un choix à faire.
Sur les embauches à l'exception de celle concernant le directeur de cabinet les postes ont été votés.
Pour les investissements concernant Brusson il faut maintenir hors d'eau la partie ou il y a des employés, le reste consistera à sauver le patrimoine. Une partie sera service public, il faudra envisager du locatif pour le reste. Le patrimoine légué, Brusson ou Bernadou ne peut dépérir cinq ans de plus.
Monsieur Fronton présent dans la salle affirme qu'à son grand regret la municipalité précédente, plus précisément les individus étant réellement aux manettes, à choisi de payer des études d'avenir de Brusson (cabinet Calisares) plus tôt que d'opter pour la réfection des toitures indispensable.
Un autre interlocuteur évoque le paquet fiscal et le désengagement de l'état qui fait que les plus pauvres vont encore payer. Monsieur le Maire reconnaît que les dotations aux communes ne sont pas réalisées, il évoque le cas de la gendarmerie, il y a quelques années sept gendarmes, un garde champêtre, aujourd'hui, rotation sur trois cantons, sept gendarmes dont un auxiliaire, quatre policiers municipaux.

 Nous avons tenté de relater ce conseil le plus fidèlement possible et vous invitons à venir encore plus nombreux y assister.


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Brusson Villemur, des cheveux d'ange à... "boire le bouillon"

Publié le 29 Mars 2009 par Un Oeil Sur Villemur dans Notre actualité

Sur le villemur infos de janvier 2007 on lisait :


Au cours de la réunion du conseil municipal du 16 mars 2009, monsieur Daniel Régis, Maire adjoint à dénoncé avec force le scandale du sort réservé au bâtiment Brusson par la municipalité précédente. Les trois membres de la minorité qui faisaient partie de l'ancienne municipalité sont restés bouche cousue.
Il faut dire que les images parlent d'elles même...
Pour quelqu'un qui aime sa ville, Villemurien de naissance ou pas, ce bâtiment qui date de la fin du XIX ème, début du XX ème siècle fait partie du patrimoine. Pourquoi l'avoir acquis et le laisser ainsi dépérir ?
Il fallait le faire !
Ils l'ont fait !

  L'héritage qui nous à été laissé !








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La quadrature du cercle

Publié le 23 Mars 2009 par Un Oeil Sur Villemur dans Politique

"Promis, juré, croix de bois, croix de fer, si je mens je m'en irai en enfer". Chaque liste candidate aux municipales y est allée de son couplet sur la fiscalité locale.
Dans l'ordre décroissant, le summum venait de la tête de liste UMP "Ensemble, allons plus loin". Il entendait taper dans la poche des villemuriens deux fois. Une fois, comme contribuable pour financer les investissements et une autre fois comme client parce que la gestion des services aurait été privatisée.
De son côté "Réussir Villemur" prise dans l'enthousiasme de la campagne promettait alors de ne pas augmenter les impôts.
Enfin "Villemur un Cœur qui Bat" entendait avec son leader Patrice Bétirac "maîtriser les taux d'impositions".
Il était alors frappant de n'entendre officiellement aucune des listes en course aborder la question, devenue depuis de plus en plus cruciale, pour le devenir des collectivités locales, du désengagement financier et de la déconcentration des pouvoirs de l'Etat.
Nous aurions pu croire alors que Villemur se situait en dehors de la politique fiscale hexagonale ; mieux qu'elle était alors une République cocardière sans rien d'autre autour.

Un an plus tard, les uns et les autres se réveillent.
Faut-il bouder les annonces de rationalisation des dépenses, ou d'augmentation significative du taux
d'imposition ?
Peut-être pas parce qu'il en va de l'équilibre des finances locales.

Restent alors des maladresses de début de mandat avec son lot incontournable de questions.
Est-il vraiment judicieux d'annoncer aujourd'hui une situation financière précaire laissée par les anciens locataires après avoir estimé lors de la passation de pouvoir que ces derniers laissaient une mairie "en ordre de marche" ?
Pourquoi n'avoir pas réalisé l'audit proposé durant la campagne dès la prise de fonction ?

Sûrement des raisons subjectives notamment celles sentimentales et non politiques d'avoir appartenu à une époque à la même et seule équipe louant le culte de Monsieur Léon. Un vague à l'âme nostalgique d'avoir appartenu à une sorte de club fermé celui de la "fraternité des ennemis intimes". Nostalgie qui risque de coûter cher aux contribuables et à l'efficacité politique que les uns et les autres sont en droit d'attendre d'élus au service de leurs citoyens(nes), surtout en période de crises et de principes républicains délités.

Une incompréhension des habitants risque d'autant plus de s'installer que durant le débat d'orientation, il n' a jamais été fait allusion aux politiques de désengagement de l'Etat conduites depuis des années et aujourd'hui aggravées. Peut-être que les promesses de certains ministres via l'Elysée pour compenser l'effet Molex jouent un rôle. Quoi qu'il en soit, il est clair que les opposants à la majorité actuelle auront bonne mine d'émettre des propos sibyllins, malgré la pratique jusqu'à présent d'un vote "unanimiste", en rappelant mine de rien "qu'il est toujours facile de se décharger sur l'équipe sortante".
Villemur comme des milliers d'autres communes se confronte à une triangulation infernale que forment : le désengagement croissant de l'Etat, les restructurations "boursières", la paupérisation grandissante des classes moyennes et populaires.

Entre immobilisme et investissement à tout vent, l'équipe en place devra choisir, dans la transparence, la bonne voilure afin de passer au mieux les tempêtes qui attendent le vaisseau Villemur sans charger de trop fiscalement la soute des galériens que nous sommes tous, à rare exception.

L'équipe du Blog

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Les Molex en musique

Publié le 22 Mars 2009 par Un Oeil Sur Villemur dans Notre actualité

Ce samedi 21 mars le Père Philippe Bachet
 témoignait son soutien aux Molex en accueillant dans l'église Saint-Michel musiciens, danseurs, artiste lyrique.
Bien des artistes symbolisent par leur vécu persévérance, courage, abnégation.
L'art qu'il soit littérature, danse, peinture, chant a accompagné bien des combats. Pourquoi ne nous aiderait-il pas à construire un nouvel art de vivre ou la solidarité prendrait tout son sens.

Merci aux artistes :
Corinne Marquet (soprano)
Nadine Testa (danse)
Julian Ims (danse)
Pierre Barthez (orgue)
Denis Radou (orgue)
Raphaël Testa (cornet à bouquin)

Merci Père Philippe pour ce moment de fraternité artistique.

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Compte rendu de la réunion du conseil municipal de Villemur sur Tarn

Publié le 18 Mars 2009 par Un Oeil Sur Villemur dans Politique

Une parole libérée sur fond de taux d'imposition et d'héritage politique.


Ce devait être un conseil municipal concernant le compte administratif de l'année 2008 et ce fut la parole libérée.

(Le compte administratif est établi en fin d'exercice et retrace les mouvements effectifs de dépenses et de recettes de la collectivité.)

Une absence sur le banc de la majorité.

Monsieur le DGS avait retrouvé sa place appropriée au coté de monsieur Dougnac et de monsieur Dugain.

Onze personnes dans l'assistance.

Dès le départ afin de couper court à toute rumeur monsieur le Maire indiquait qu'il se devait de faire fermer un commerce récemment ouvert sur la rive gauche du Tarn. Les aménagements ont été effectués sans permis de construire dans une zone inondable recevant du public, ce commerce doit respecter la réglementation et obtenir entre autre l'accord de la commission de sécurité. Une solution est recherchée.

Il est compliqué de rapporter tous les chiffres énoncés pour le compte administratif 2008 de la commune cependant, il est important de retenir que bien que faible le résultat global de clôture est positif. A retenir que le manque de prévisions à long terme et le non suivi de certains dossiers par l'ancienne municipalité pénalise lourdement les projets de la nouvelle équipe.

Nous avons relevé :

  • Concernant le compte administratif assainissement collectif, monsieur le Maire reconnaît que la municipalité sortante a cumulé un excédent conséquent en prévision de l'agrandissement de l'actuelle station d'épuration. La municipalité est dans l'attente de la décision préfectorale, cette station étant située en zone inondable. Monsieur le Maire explique que toute nouvelle construction est liée au sort de cette station.

  • Concernant le compte administratif de l'assainissement non collectif, les excédents cumulés sur plusieurs années donnent un excédent de 38 234 €, cet excédent proviendrait des contrôles effectués, nous vous laissons maîtres de vos déductions. Une élue de l'ancienne majorité s'est inquiétée du bilan des contrôles effectués sur les hameaux, certaines constructions seraient difficiles à contrôler ! ? Monsieur le Maire précise que des études prévisionnelles sur les hameaux sont en cours, la municipalité souhaite la croissance de ces lieux. Madame Terrancle, Maire adjointe à l'urbanisme évoque le « lagunage » abordé lors de la campagne électorale.

  • Le portage des repas, moins de repas en début d'année, davantage en fin, l'équilibre, voire le seuil de rentabilité restent à atteindre.

Dans toute commune de plus de 3 500 habitants il y a obligation d'un débat d'orientation budgétaire précédant le vote du budget qui aura lieu le 30 mars.

  • Charges à caractère général il faut prévoir une augmentation de 7 %, un effort sera consenti pour rationaliser ce poste

  • Charges de personnels, il faut envisager une augmentation totale de 6 % englobant l'évolution des carrières, le glissement vieillesse travail.

La gestion du personnel de la mairie à nécessité l'embauche d'une D.R.H. qui en plus de sa charge s'occupe des affaires scolaires. Monsieur le Maire répondant à certaines critiques affirme qu'il était indispensable que ce poste soir occupé par un employé territorial expérimenté. Dès son arrivée la D.R.H. a procédé à un rattrapage de salaire, les augmentations indiciaires n'étaient pas répercutées depuis 2007, il faillait régulariser trois ou quatre contrats, régler le problème des heures supplémentaires qui s'accumulaient. Dans le cadre du comité technique paritaire le nombre de jours de congés sera de 30 jours ouvrés pour le personnel. La municipalité souhaite travailler sur les charges de personnel afin de les rationaliser au maximum. Reste à pourvoir le poste de responsable financier. Un membre de l'opposition évoque les différentes embauches, s'en suit un débat.

Subventions aux associations :

L'enveloppe globale sera maintenue, en fonction des coûts des associations, des réaffectations pourraient avoir lieu. Le coût de la petite enfance a été multiplié par deux. Pour l'ASV rugby une avance sur subvention sera consentie, pour 2009 la subvention portera sur 25 000 € avec une convention d'objectif exigée. Cette exigence existe pour toutes les associations dès que la subvention dépasse 23 000 €.

Travaux :

  • La tour de la défense doit connaître réparations et réaménagements pour que l'office du tourisme retrouve un fonctionnement adéquat.

  • Le dernier étage de la mairie est à aménager de même que l'ancienne perception.

  • Ont eu lieu le renforcement de l'éclairage public de l'impasse du Château d'Eau et l'impasse du Zouave.

Coût des travaux effectués par la municipalité précédente :

La grande rue, 2 millions d'€.

Les travaux sur les berges du Tarn 3 millions d'€.

L'ascenseur, 450 000 €.

Inquiétudes :

Il faut prévoir :

L'éclairage sur les berges du Tarn.

La création d'un enrobé sur certains emplacements de parking boueux dès qu'il pleut.

Reconsidérer la partie électrique de l'ascenseur qui se trouve immergée dès que le Tarn monte.

Sur la piscine actuelle, un expert nommé par le tribunal a jugé qu'elle « a été faite n'importe comment ». Depuis 2000 le toboggan n'est toujours pas homologué, peut être dangereux et devra être fermé pour l'année réduisant ainsi l'impact ludique de la piscine avec les conséquences prévisibles. Le liner devrait être refait, les responsabilités des entreprises sont totales.

Sur les établissements Brusson, la municipalité s'attache à la restauration de ces friches industrielles devenues des friches tout court.

Monsieur Régis, Maire adjoint déplore vivement la négligence coupable de la municipalité précédente, si rien n'est fait rapidement il ne restera plus qu'à faire passer le bulldozer. Quand on devient propriétaire d'un bâtiment datant de la fin du XIX ème, début du XX ème siècle on ne le laisse pas dépérir. Que sont devenus les fonds versés par les assurances pour réparer les dégâts suite à la tempête de 2003. Avec un minimum de précautions on aurait pu éviter de dépenser des centaines de milliers d'euros. Monsieur Chevallier affirme que le constat n'est pas nouveau, il lui est répondu que lors de l'achat, il s'agissait de friches industrielles ce qui n'est pas synonyme de délabrement. Monsieur Dumoulin évoque l'utilisation de ces bâtiments par le Conseil Général ou le Conseil Régional, ces décentralisations entraîneraient des subventions. La municipalité à déjà réfléchi à cela ainsi qu'à de nombreuses autres pistes pour valoriser ces bâtiments, elle pense favoriser les emplois aidés ou d'insertion qui permettraient la réfection des lieux tout en encadrant, formant et insérant des personnes en difficulté, ces emplois sont de plus subventionnés.

Monsieur Chevallier questionne, a-t-on réfléchi à la création de nouveaux emplois sur Villemur et à de nouvelles implantations d'entreprises.

Extension de la zone de Pechnauquié :

Labinal est bien déterminé à déménager sur la zone de Pechnauquié. Les CDI seront maintenus. Monsieur le Maire reconnaît que la municipalité précédente a su programmer une réserve foncière de huit hectares indispensable, la mairie devra financer quelques parkings. Un élu de la minorité pose la question du devenir des actuels bâtiments. Molex n'est pas encore fermé.

Monsieur le maire affirme que la zone de Pechnauquié est amenée à croître dans le cadre de l'intercommunalité, la départementale 630 devenant un axe de développement.

Prévisions :

Il s'avèrerait nécessaire d'acquérir 22 hectares situés dans cette zone et appartenant à monsieur Patrice Bétirac. Le prix de la terre agricole est estimé à environ 0,50 € le mètre carré. La mairie propose 2,50 €, prix accepté par la personne qui a cédé les terres pour le collège. Monsieur Bétirac apparaît en désaccord avec cette proposition. Monsieur le Maire déplorerait qu'il faille en arriver à des mesures d'expropriation pour cause d'utilité publique. Monsieur Bétirac rétorque que cela durera plusieurs années. Monsieur le Maire déplore cette situation qui entraverait l'installation d'entreprises au détriment de l'économie villemurienne.

Fiscalité :

Les recettes proviennent des taxes professionnelles, d'habitation, du foncier bâti, non bâti, d'une dotation globale de fonctionnement de l'état plus d'autres ressources. Les recettes stagnent, les dépenses augmentent. Entre 2002 et 2008 l'ancienne municipalité a emmagasiné des réserves effectuant les investissements en fin de mandat. L'épargne nette est aujourd'hui nulle. De gros travaux sont à prévoir.

Deux solutions, augmenter le taux de fiscalité d'environ 0,1% et ne rien faire ou augmenter le taux de manière significative et continuer à agir.

Résultat, il faut s'attendre à une augmentation de nos impôts cette année, la municipalité s'engageant par la suite à des augmentations modérées. A réfléchir tout de même, la taxe professionnelle de Molex représente 500 000 € et sera progressivement supprimée dans les trois ans à venir en fonction de la fermeture de l'entreprise ou d'une décision nationale.

En fin de conseil suite à la parution du « quatre quart », quelques réactions ont eu lieu notamment sur les reproches concernant la tempête, dans une mise au point cinglante monsieur Parize adjoint au maire a rappelé que la municipalité précédente n'avait pas jugé utile d'établir la moindre consigne de sécurité ni procédure en cas d'alerte suite aux intempéries de 1999 et 2003. Il sera remédie à cette lacune dans les prochains mois.

Monsieur le Maire lui s'était expliqué au cours du conseil sur l'inauguration des berges du Tarn.

Intervention dans le public :

L'actuel président de l'ASV Rugby a évoqué les difficultés financières du club et sa colère face à une situation qui met l'association en danger. Un débat entre lui et essentiellement monsieur Chevallier a eu lieu. Monsieur le Maire est intervenu proposant un futur rendez-vous.


Ce compte rendu veut être le plus fidèle possible à ce qui a été dit et conserve la neutralité.

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Excommunication, LE DIRECT AU « FOI »

Publié le 15 Mars 2009 par Un Oeil Sur Villemur dans Foi et société

Une fillette Yéménite de dix ans, Nojoud raconte dans une livre son mariage forcé avec un homme trois fois plus âgé et le courage nécessaire pour divorcer.

En Iran une jeune femme vitriolée, défigurée obtient l'application de la loi du talion. Son agresseur sera anesthésié, on lui instillera du vitriol dans un œil. Un seul œil, une femme n'a que la demi-valeur d'un homme. Est-ce la solution ? Dire qu'il y a des romantiques qui évoquent leur moitié.

Ces jours-ci, du côté catholique, l'archevêque brésilien de Récife, Don José Cardoso Sobrinho a excommunié l'équipe médicale et la mère d'une fillette de neuf ans avortée en urgence. Ce grand humaniste affirme « la loi de Dieu est au-dessus de la loi des hommes ». Le beau-père violeur multirécidiviste n'est pas lui excommunié ! Ce serviteur de l'église (de Dieu ?) est un de ces prélats nommés par Jean Paul II à la demande des milieux conservateurs brésilien afin de contre balancer l'influence des tenants d'une « théologie de la libération ». Entre le « choix prioritaire des pauvres » de Don Helder Camarra, évêque de Récife entre 1964 et 1985, et le choix d'une « théologie pharisienne », le Vatican dans sa grande compassion choisit à travers le Cardinal Giovanni Battista Re le pharisianisme excommunicatoire des plus pauvres. Quant à la place de l'amour christique au sein de ce phénomène ...

Le Pape vient d'évoquer, dans le cas des évêques intégristes, des erreurs de communication pour mieux se plaindre de ces catholiques qui ont osé exprimer leurs désaccords. A force de faire des « erreurs » nous sommes en droit, croyants ou non, de nous demander si le dit « Saint Siège » ne prépare pas un retour en arrière digne de ce nom comme pourrait le laisser présager la volonté de béatifier Pie XII. Pape qui a condamné le « communisme » mais pas le nazisme.

Espérons que dans sa grande mansuétude, Benoît XVI reviendra sur cette décision inique d'excommunier. L'extrême rapidité de cette décision n'a d'égale que la volonté de quelques prélats réactionnaires de marquer les esprits quitte à déclencher une crise de foi à travers le monde.

Depuis quelques mois, il devient difficile de cherchez l'espérance du côté du Vatican. Pourtant, regardez près de chez vous, il y a des représentants de Dieu, de véritables croyants(tes) attachés(es) à répondre à la détresse des uns et des autres dans un respect profond des personnes. A Villemur, la paroisse des dix clochers, par exemple, les catholiques avec le Père Philippe participent activement à l'effort de solidarité avec les MOLEX. Le choix des plus humbles, des exploités ne fait aucun doute. Même avec ce énième coup bas, ce direct au FOI, elles et ils n'entendent pas mettre un genou à terre. La Foi pour eux demeure autre chose qu'un enjeu de pouvoir ou d'intérêts idéologiques au service d'une classe privilégiée. Elle est la lumière de l'amour, de l'espérance et de la fraternité.


L'équipe du Blog

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OSONS LIBERER LA PAROLE

Publié le 10 Mars 2009 par Un Oeil Sur Villemur dans Au coin de l'oeil



Ce blog commence à faire parler. Tant mieux, puisqu'un de ses objectifs est de permettre la reprise de l'expression politique par les principaux acteurs (trices) que demeurent à jamais les citoyennes et les citoyens de ce « pays ».

Il s'inscrit pleinement dans les mouvements sociaux en cours avec les Molex, la mobilisation des parents et des enseignants pour construire une école équitable et républicaine ainsi que dans la dynamique populaire de gauche (PS, PCF, citoyens (nes) non encartés) enclenchée durant les deux campagnes cantonales. Une dynamique à l'opposé d'une conception sociale, politique et démocratique étriquée que porte en lui l'esprit de potentat, à l'instar du pouvoir national.

Pourtant, cet esprit hante encore quelques âmes locales : « si vous créez un tel blog c'est que vous pensez à la mairie ». Cette « question-affirmation » surprenante reste assez symptomatique d'un mode de penser. Celui-ci revient à « négativer » toute démarche fût-elle constructive au nom d'un risque supposé potentiel d'un partage de pouvoir. Une conception démocratique inique qui transforme les élections et les élus en défenseurs d'un potentat local ou national et les électrices et électeurs en vassaux ou autres serviteurs entre deux échéances électorales. A l'opposé de ce subside de féodalisme démocratique, l'unique prétention de ce support médiatique aspire à rendre vivant le concept d'éducation populaire en amenant petit à petit les individus à s'exprimer. Bref, à libérer une parole trop longtemps confisquée.

Oui, nous tenons à conforter notre interlocuteur que tous les matins en nous rasant (par galanterie, je parle ici pour les hommes) nous pensons en effet à l'Hôtel de Ville. Voilà, du SCOOP local ! Plus sérieusement, en effet nous pensons à l'ensemble des collectivités locales, plus particulièrement celles de proximité, non pas en terme de finalité mais en terme de moyens au service des citoyens(nes) pour en faire, avec les élus en place, du moins ceux qui en percevront la nécessité républicaine et sociale, des outils de résistance efficients à la politique nationale et internationale actuelle.

De la libération de la parole à l'action libérée, il n'existe qu'un pas. Ce pas demande à redonner du sens aux mots et aux engagements. Mots et engagements largement dévoyés par une partie d'une « élite  de gôche » passée à droite toute, ou en train de transhumer plus délicatement, qualités de courtisans obligent. Dévoyés également par l'ultra droite UMP, dont une des forces, jusqu'à récemment, était de prendre des mots de gauche à l'instar de réforme, populaire, démocratie, sécurité sociale (etc.) pour mieux les vider de leur sens afin de les malaxer à la sauce ultra libérale ou capitalistique. Socialiste, Anarchiste, Communiste, Alternatif, demeurent des mots au sens prononcé parce qu'ils font appel à ce qu'il y a de meilleur en l'Homme : la Fraternité.

La Fraternité fait peur. Elle a toujours fait peur aux puissants de tous temps. De Moïse à Jésus, de Louise Michel à Jean Jaurès, de Marcel Cachin à Jacques Duclos, de Léon Blum à Charles de Gaulle, de Martin Luther King à Gandhi, comme des milliers de femmes et d'hommes connus ou inconnus, ils ont osé, en France ou dans le monde, défier l'ordre établi en appelant les plus petits à s'unir et à se mettre debout. Leur seule et unique force.

Je regardais récemment un reportage télévisé sur notre pauvreté. Nous y découvrons, des êtres humains rendus à l'état quasi bestial pour se défendre, ou se voler entre eux, une maigre pitance issue des poubelles d'un supermarché. Quel est donc ce système qui ose transformer l'homme en animal sauvage désocialisé ?

Partout, à travers le territoire de notre nation, les gens souffrent de plus en plus

Villemur et ses environs n'y échappent pas. Va se poser avec urgence notre capacité à innover, à inventer des réponses afin, dans un premier temps, de maintenir un semblant de dignité humaine, de cohésion et d'espérance sociale. La mutualisation des intelligences, des savoirs-faire doit s'imposer. Résister commence par la volonté de mettre l'autre debout en lui reconnaissant, au quotidien, sa dignité d'humain.

Réflexions et actions vont de pair. Certains parleront dédaigneusement de démarche utopique au sens d'irréaliste. De fait, le réalisme n'est-il pas d'abord la bonne conscience de toutes celles et ceux, y compris à gauche, qui ont renoncé à changer quoi que ce soit ?

N'est-il pas le cache misère d'une pensée affadie par la loi, l'idéologie du marché ?

La fonction la plus positive de l'utopie est, pour Paul Ricœur, l'exploration du possible. Apportons les uns et les autres, comme l'espérait le philosophe, de l'utopie dans la rigidité des idéologies et de leurs institutions et la guérison de l'utopie avec ce qu'il y a de sain dans l'idéologie.

Alors, n'ayons pas peur, le possible reste à explorer surtout en pays villemurien : libérez votre parole...


Jean Philippe Tizon


Paul Ricoeur : idéologie et utopie. éditions Le Seuil 1997

En savoir plus sur Paul Ricoeur

http://fr.wikipedia.org/wiki/Ricoeur















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FLASH SOCIAL… FLASH SOCIAL… FLASH SOCIAL…

Publié le 10 Mars 2009 par Un Oeil Sur Villemur dans Infos pratiques - droit - services - social ...

FRAIS DE TRANSPORT

La loi de financement de la Sécurité Sociale pour 2009 ( loi 2008 -1330 du 17/ 12/08 et code du travail art L 3261-2 et R 3261-1) rend obligatoire le remboursement d'une partie des frais d'abonnement à un mode de transport public (SNCF, autobus, Location de vélos de ville et autres transports publics) pour les déplacements domicile-travail par l'employeur.

Conditions de remboursement

Pour pouvoir bénéficier de la prise en charge d'une partie de ses frais de trajet, le salarié doit fournir à son employeur un titre de transport permettant de l'identifier, sauf pour les abonnements à un service public de vélos pour lesquels seule une attestation sur l'honneur établie par le salarié est nécessaire.

Montant du remboursement

Les frais de transport seront pris en charge par l'employeur à hauteur de 50 % (sur la base du tarif de 2ième classe en ce qui concerne la SNCF).

Pour les salariés à temps partiel, les frais de transport seront remboursés :

  • sur la même base que pour un temps plein si le salarié est employé pour au moins un mi-temps, au prorata du nombre d'heures travaillées,

  • par rapport à la moitié de la durée du travail à temps plein, si le salarié est employé pour moins d'un mi-temps

Exonération

La participation de l'employeur aux frais de transport est exonérée d'impôt sur le revenu et de charges sociales.

Modalités de remboursement

L'employeur rembourse le salarié au plus tard à la fin du mois suivant celui concerné par le titre de transport. En ce qui concerne les abonnements annuels, le remboursement sera réparti mensuellement pendant la période d'utilisation.




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Prochaine réunion du conseil municipal de Villemur sur Tarn

Publié le 10 Mars 2009 par Un Oeil Sur Villemur dans Politique

La prochaine réunion du conseil municipal de Villemur sur Tarn aura lieu le lundi 16 mars 2009 à 20h30.

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UNE NOUVELLE AIDE A L’EMBAUCHE POUR LES TRES PETITES ENTREPRISES

Publié le 10 Mars 2009 par Un Oeil Sur Villemur dans Infos pratiques - droit - services - social ...

Une nouvelle aide à l'embauche a été créée pour les très petites entreprises (moins de 10 salariés au 30 novembre 2008).


Seules les embauches réalisées depuis le 04 décembre 2008 ouvrent droit à cette aide qui sera applicable sur les salaires ouvrant droit à la réduction « Fillon » et versés durant l'année 2009. Cette mesure est cumulable avec la réduction « Fillon ».


Son montant est calculé selon des modalités proches de celles de la réduction « Fillon ». Elle est égale au produit de la rémunération brute soumise à cotisations de sécurité sociale multiplié par un coefficient déterminé en appliquant la formule suivante :


(0,14 / 0,6)X[(1,6 X SMIC mensuel / rémunération mensuelle brute hors heures supplémentaires et complémentaires)-1]

Le coefficient est plafonné à 0,14.

Le montant de l'aide est maximal pour un salarié payé sur la base du SMIC (184,94 € par mois) et est dégressif jusqu'à 1,6 fois le SMIC. Au-delà, aucune aide n'est versée.


Procédure

Une demande (imprimé disponible sur le site du Pôle Emploi) doit être déposée par l'employeur auprès du Pôle Emploi dans les 3 mois qui suivent le trimestre pour lequel l'aide est demandée. Puis, au terme de chaque trimestre civil, l'employeur doit adresser au Pôle Emploi un document permettant de calculer l'aide.


Notre commentaire

Les Très Petites Entreprises constituent un tissu économique non négligeable dans notre pays. Ce sont également celles sur qui pèse une forte pression fiscale et sociale.

Dans cette période d'instabilité économique, on ne peut que se féliciter d'une telle mesure,

Toutefois, il est regrettable qu'une fois de plus, cette aide, tout comme la réduction « Fillon » favorise les bas salaires. On aurait pu imaginer une aide forfaitaire avec, peut-être, un salaire plafond, ce qui aurait permis aux TPE d'embaucher du personnel qualifié avec un salaire décent.

La succession de mesures depuis la « réduction sur les bas salaires » incite les employeurs à recruter au SMIC alors qu'il est de notoriété publique, qu'aujourd'hui, un tel salaire ne permet plus de vivre. On se conforte dans la précarisation des salariés et la paupérisation des familles. On favorise le développement des « salariés pauvres » à qui on fait l'aumône alors que ce sont eux qui font la richesse de nos entreprises.

Cette mesure, loin de favoriser le pouvoir d'achat, instaure avant tout la dévalorisation des salaires et du travail.

 

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