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PRIVATISATION DU POLE EMPLOI : QUAND LE DEMANDEUR D'EMPLOI DEVIENT DE LA CHAIR A ACTIONNAIRE

Publié le 31 Juillet 2009 par Un Oeil Sur Villemur dans Notre actualité

100 millions d’euros pour la première année, 200 millions d’euros prévus pour l’année prochaine. C’est le budget offert par l’état au secteur privé pour gérer le placement des demandeurs d’emplois.

 

Le gouvernement profite de cette période estivale pour valider une autre tranche dans le gros chantier du démantèlement du service public. Aujourd’hui, après la poste, EDF, France Télécom et les services des eaux, entre autres, c’est au Pôle Emploi (dont l’étude du nouveau sigle avait coûté 500 000 €) que l’on s’attaque avec fébrilité après avoir mené les services de l’ANPE à l’agonie faute de moyens.

 

Ce dossier de privatisation des services de placement des demandeurs d’emploi est sur le bureau de l’UMP et du MEDEF depuis maintenant de nombreuses années. Ils l’ont traité de manière progressive et déterminée. En 2001, lors de la mise en place du PARE, Denis Kessler, alors vice président du MEDEF déclarait au sujet des nouvelles mesures d’accompagnement individuel « Il y a dans cette espèce de détermination à trouver une solution individuelle pour chaque demandeur d’emploi vraiment une petite, je crois, voire une grande révolution, dans un pays qui n’était pas habitué à offrir autant de services aux gens qui bénéficient des transferts sociaux ». On sait aujourd’hui, que leur projet n’a pas porté ses fruits et pour cause : l’ANPE n’a p as été dotée de moyens suffisants pour assurer cette « grande révolution », les créations de postes réalisées venant simplement compenser le déséquilibre provoqué par le passage aux 35 heures.

 

L’occasion était trop belle ! Devant les « carences » de l’ANPE, il n’y avait pas d’autres choix que de faire appel au privé ! Ainsi, en Octobre 2002, l’ANPE signait un accord avec la société ADECCO prévoyant la participation de l’entreprise de travail temporaire à des prestations d’évaluations de compétences. Certains ont tiré la sirène d’alarme et estimé que « dans un avenir très proche, l’entreprise de travail temporaire pourrait devenir l’un des opérateurs du PARE ». Yves Nicolin, député UMP, proposait déjà d’autoriser la création d’organismes privés de placement.

 

 

Un demandeur d’emploi n’est plus un usager,

mais un client

 

 

l'enfoncement dans la crise devient une aubaine pour poursuivre et conclure ce processus qui tenait tant à cœur de notre droite ultra conservatrice toujours en manque de rentabilité. Ainsi, un demandeur d’emploi, aujourd’hui, n’est plus considéré comme un individu privé involontairement de ses droits les plus élémentaires, mais comme un dossier à rentabiliser, un numéro de chômeur à effacer pour flatter les statistiques, un « client » aux yeux de Monsieur Christian CHARPY, directeur général du Pôle Emploi qui considère le terme « d’usager » bien mal approprié. Pourtant, Monsieur CHARPY devrait relire son Larousse de poche qui définit le terme récusé comme « une personne qui a recours à un service et en particulier un service public ». Mais le terme « service public » heurte l’homme de main du gouvernement !

 

La privatisation du service de placement des demandeurs d’emplois est un marché juteux en période de crise. Les nombreux licenciements annoncés pour la rentrée sont autant de « clients » potentiels pour le secteur des sociétés de travail temporaire qui n’auront sûrement pas d’autres objectifs que la rentabilité immédiate. Le demandeur d’emploi va devenir une marchandise, « de la chair à actionnaires » comme le déclarait l’association A.C. le 21 juillet dernier dans le journal POLITIS.

 

En dévouant cette branche au privé, le gouvernement fait un cadeau royal aux entreprises qui se sont mises sur le rang. En effet, le coût d’un placement par le privé pourra atteindre 7 à 10 fois celui d’un placement par le service public (780 € pour le service public contre 4 500 € pour l’opérateur privé). Jusqu’où iront ces organismes pour placer, coûte que coûte, les demandeurs d’emploi et s’assurer une rentabilité plus qu’honorable ? Parmi les sociétés susceptibles de gérer le placement des demandeurs d’emplois, celles qui arrivent en première ligne sont la société ADECCO et sa société mère ALTEDIA dont le fondateur et actionnaire n’est autre que Monsieur Raymond SOUBIE, Conseiller Social de l’Elysée. Un magnifique conflit d’intérêt !

 

 

Il est facile de jeter l’opprobre sur le service public

Lorsqu’on le pousse à l’agonie

 

 

On comprend mieux pourquoi le gouvernement n’a pas débloqué ces quelques millions d’euros pour parfaire les services du Pôle Emploi ? Pourtant il en avait un besoin crucial : un conseiller était censé gérer 60 dossiers ou 30 dossiers de personnes en grandes difficultés, il doit aujourd’hui en gérer 200 ! Il est facile de jeter l’opprobre sur le service public lorsqu’on le pousse à l’agonie. Un adage bien connu dit que « pour tuer son chien, on dit qu’il a la rage », pour détruire le service public, on dit qu’il est incompétent !

 

Pourtant, un sondage paru dans le journal « les Echos » effectué par le DARES prouve le contraire et met en exergue les disproportions entre les résultats du secteur privé et du service public en matière de placement. Les résultats sont éloquents.

 

Le gouvernement se débarrasse ainsi d’une lourde responsabilité et ouvre la porte au déni des Droits de l’Homme et des Citoyens. Il passe le flambeau à ses amis de classe et se blanchit de toutes atteintes portées aux demandeurs d’emplois qui courent le risque d’être radiés des statistiques pour enrichir quelques sociétés privées déjà engagées avec le pouvoir.

 

Catherine TIZON

 

edifiant !


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POS : réunion publique du 30 juillet 2009 ; être terre à terre ou dubitatif

Publié le 31 Juillet 2009 par Un Oeil Sur Villemur dans Notre cadre de vie

Devant une cinquantaine de personnes, monsieur le Maire en présence de trois adjoints, du délégué aux sports d'une conseillère de la majorité et de deux de la minorité a présenté le thème de cette réunion.

Réunion réglementaire spécifique présentant une demande simplifiée de révision du POS sur le hameau de Magnanac.

Après avoir rappelé que le POS gérant le droit de l'urbanisme aurait dû être dans le cadre de la loi SRU transformé en PLU dès les années 2000, monsieur le Maire a appelé le public à concentrer son attention sur trois zones spécifiques de Magnanac.

La révision simplifiée de ces trois zones est à valider avant le 31 décembre 2009. Les documents sont actuellement consultables en mairie. Un commissaire enquêteur recevra les observations. Suivra le vote par le conseil municipal.

Rappelant les limites du POS actuel comprenant une importante zone en terrain agricole, une autre en zone inondable, il a évoqué le rôle de la départementale 630. Cette départementale délimite « grossièrement » la partie inondable de celle non inondable (sauf exceptions).

Magnanac est appelé à s'urbaniser avec la volonté de ne pas être coupé de Villemur.

Des réserves foncières acquises actuellement en zone agricole doivent être reconsidérées afin de permettre la construction du collège, de la crèche et d'une zone constructible toute proche.

Les terrains acquis l'ont été dans le but d'éviter l'éclatement de Villemur.

Souhaitant aborder la révision simplifiée en trois points précis, monsieur le Maire commence par évoquer la situation du futur collège.

Un terrain de 10 hectares à droite de la D630 direction Bessières devrait voir la construction du collège, du gymnase et du terrain de sport pour 2013.

Un accord avec le Conseil Général a été passé pour le financement du rond-point avec passage souterrain. Le chemin du Roussel sera transformé en voie douce de même qu'un accès vers l'actuelle cité de la Plaine.

Monsieur le Maire explique que la commune doit se plier à de nombreuses contraintes avant d'accueillir de nouveaux habitants.

Précisant qu'une révision partielle du POS ne peut être sollicitée que dans une logique d'intérêt général et non privé, il précise qu'une zone de 7 hectares proche du collège est tout de même destinée à la construction (exception zone inondable située dans le périmètre).

Tout naturellement cette zone sera dynamisée par l'installation du collège et de la crèche.

La troisième zone concerne le triangle ou sera construite dans le cadre de la commune ou de l'intercommunalité la future crèche.

Villemur à connu un accroissement de sa population qui doit approcher les 6000 habitants.

Revenant sur le rôle de la D630, l'adjointe à l'urbanisme précise que cette départementale connaît une hausse de fréquentation d'environ 3% par an. Le Conseil Général considère qu'elle est un axe structurant pour desservir Bessières et Saint-Sulpice, à prévoir un élargissement de 3 à 4 mètres pour cette voie dans les lieux où cela est bien sûr réalisable.

Un rappel, une bande de terrain de 25 mètres de part et d'autre de cette route doit être sauvegardée.

 

Diverses questions sont posées permettant des précisions.

Concernant l'actuelle station d'épuration en zone inondable, monsieur le Préfet accepterait le doublement de sa capacité soit 7500 habitants, il y aurait donc techniquement possibilité de raccordement d'une partie de Magnanac, tout cela est à l'étude.

Un rond-point prendrait place au carrefour de Magnanac, son rayon est imposé par la loi.

Le chemin du Roussel transformé en voie douce resterait pour une partie utilisable par les véhicules, le chemin des Nauzes serait aménagé dans une logique similaire, tout cela est encore imprécis.

Au cours de cette réunion la sécurisation des routes à été plusieurs fois sollicitée.

Des question ont été posées sur l'existence des panneaux identifiant Magnanac et l'aménagement de la traversée encore à l'étude.

La situation des hameaux Le Terme et Sayrac a été évoquée, il y aura possibilité de construire dans les zones non inondables, mais il faut étudier la faisabilité de stations d'épuration par lagunage.

Une personne s'est inquiétée du nombre de logements déjà construits sur Villemur et non occupés, l'adjointe à l'urbanisme a précisé que serait dorénavant privilégié l'habitat individuel et qu'une politique d'habitat social était à considérer.

 

En conclusion

Face aux attentes et aux questionnements de certains, monsieur le Maire à rappelé avec insistance qu'il n'était pas « seul maître à bord ».

Entre PPRI, loi sur l'eau, zone agricole, SCOT, loi SRU, on peut comprendre qu'il ne soit pas facile de donner satisfaction à tous ceux qui souhaiteraient voir leurs terrains constructibles.

Reste à espérer que lors de l'établissement du futur PLU, les diverses situations seront examinées avec honnêteté, concertation, respect des lois.

Ici comme ailleurs, nombreux sont ceux qui souhaitent la fin du « selon que vous soyez etc etc ».

 

MG Gimenez


Nous sommes ouverts à toutes corrections, précisions ...


POS : plan d'occupation des sols

PLU : plan local d'urbanisme

loi SRU : loi relative à la solidarité et renouvellement urbain

PPRI : plan de prévention des risques inondation

SCOT : schéma de cohérence territoriale

 

Carte DREAL Midi-Pyrénées (visible avec légende sur le site)

 

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 Révisions simplifiées du POS de Villemur-sur-Tarn

Publié le 18 Juillet 2009 par Un Oeil Sur Villemur dans Notre actualité

Une réunion publique sur les  révisions simplifiées du POS

de Villemur-sur-Tarn aura lieu le :

Jeudi 30 Juillet à 19h00

Salle des fêtes de Magnanac

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Vide-greniers à Villemur sur tarn

Publié le 15 Juillet 2009 par Un Oeil Sur Villemur dans Culture et loisirs

Dimanche 30 août

Parc de Bernadou.

Organisé par la MJC de Villemur-sur-Tarn


Informations et inscriptions au 2 avenue de la gare

31340 Villemur-sur-Tarn

Téléphone 05.34.27.06.78.

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Hadopi 2 : la mue de la honte

Publié le 12 Juillet 2009 par Un Oeil Sur Villemur dans Au coin de l'oeil

Après l'épisode, « souriez, vous êtes filmés », nous voici face « Au  nom de la loi » revisité par Frédéric Mitterand.

Alors que Christine Albanel (ex ministre de la culture), suite à la censure par le conseil constitutionnel avait enlevé de Hadopi 1 la référence aux communications électroniques, Hadopi 2 voté au Sénat ce mercredi 8 juillet la remet sur la sellette.

Un dispositif judiciaire fort onéreux pour les contribuables permettrait de constater le piratage par échange de fichiers musicaux par boite mail, de même pour le visionnage en direct d'œuvres audio-visuelles hébergées sur des sites internet (screaming).

On peut comprendre que cet homme épris de culture, passionné de cinéma, amateur d'art prenne le parti de certains pauvres artistes. De là à se muer en investigateur de nos boites mail...

Que doit penser « Tatie Danielle », résistante de la première heure face à ces relents fascisants ?

Allons nous pour obtenir le respect de notre vie privée devoir entrer en résistance contre ce pouvoir étatique qui sous de fallacieux prétextes pourra s'introduire dans nos correspondances.

Faudra-t-il refonder « l'Armée des ombres » ou ressusciter « Papy fait de la résistance ».

A gauche des voix s 'élèvent, Brigitte Gonthier-Maurin, sénateur communiste s'insurge, « cet élargissement constitue une atteinte à la vie privée ». (source : nouvelobs).

A droite le député UMP Lionel Tardy (Haute-Savoie) déclare concernant Hadopi : « Ce texte ayant été élaboré dans la précipitation, avec des ministres nouvellement nommés (qui découvrent ce texte une semaine avant son examen au Parlement), j'ai donc préféré ne pas m'exprimer jusqu'à présent, attendant son passage au Sénat pour voir quelle serait la position des ministres et des sénateurs sur le contenu et la manière dont ils entendaient en corriger les malfaçons »

« Je n'ai pas été déçu !!! Le texte initial était mauvais, il ressort encore pire du Sénat »« Le texte tel qu'il est actuellement rédigé ouvre la voie à la surveillance des mails, ce qui serait une violation du secret des correspondances privées. » (source : itespresso.fr).

Cher Frédéric vous souhaitez que votre image ne soit pas rapprochée du souvenir de « tonton », souhaitons que votre initiative rencontre de nombreux « flingueurs ».

 

mgg

 

pour plus d'information : fr.wikipedia.org/wiki/Loi_Création_et_Internet

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Le Terme, amicale et chaleureuse soirée au son de DISCOFUN

Publié le 11 Juillet 2009 par Un Oeil Sur Villemur dans Culture et loisirs

Plus de cent anciens et nouveaux habitants se sont

retrouvés autour d'un pot de l'amitié organisé cette année encore par la Mairie de Villemur.

Monsieur le Maire absent était agréablement représenté par adjointes et conseillères qui ont rappelé qu'elles restaient disponibles pour les habitants. Vive le dialogue et la concertation.

 

 




Souhaitons que pour l'année à venir les bonnes volontés révélées parviennent à construire un mouvement solidaire et amical pour que revive notre hameau.




 

 


Un merci tout spécial pour leur efficacité à

madame Maryse Wolff, à monsieur Didier Dougnac et à monsieur Jacques Aso qui bien que présent sur plusieurs fronts nous a fait l'amitié de sa présence.

 

mgg

 

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Des Vives, au bal des Méduses

Publié le 10 Juillet 2009 par Un Oeil Sur Villemur dans Infos pratiques - droit - services - social ...

Désagrément de l'été à la plage, les méduses.

L'augmentation de la température de l'eau favorise leur invasion. Ces charmantes méduses gélatineuses et transparentes sont constituées à 97% d'eau et possèdent des filaments urticants au bout de leurs tentacules. La méduse évoluant en Méditerranée est plus urticante que ses collègues de la Manche ou de l'Atlantique.

En cas de piqure vous ressentirez une sorte de décharge électrique suivie d'une vive brûlure.


Conseils :

  • → Retirez délicatement les fragments de tentacules à l'aide par exemple d'une lame de couteau ou de sable chaud.

  • → Rincez abondamment si possible avec du sérum physiologique ou plus facilement à protée de la main, de l'eau de mer, surtout pas d'eau douce.

  • → Le venin de la méduse est détruit par la chaleur.

  • → Dès que vous le pouvez désinfectez à l'aide d'un antiseptique, le médecin vous prescrira antalgique et crème.

  • → Surveillez l'évolution de la lésion les jours suivants.


Autre charmante rencontre, la Vive, poisson de petite taille qui passe beaucoup de temps enfoui dans le sable en eau peu profonde.

Ses aiguilles venimeuses situées sur son dos et sa tête se dressent sous la menace. Si vous posez malencontreusement le pied sur une vive elle propulsera un venin très puissant qui provoquera une douleur extrêmement violente accompagnée d'une sensation de brûlure.

Il faut sortir rapidement de l'eau et si possible appliquer une source de chaleur à proximité de la piqure, une chaleur supérieure à 56° C détruit le venin (attention aux brûlures). En fonction de l'état de la personne il est préférable de se diriger vers le centre de secours.


Sources : distrimed


Par expérience, j'ai toujours avec moi à la plage un antiseptique javellisé, ainsi qu'une source de chaleur, (briquet, allumettes). Pour marcher dans l'eau il est préférable de mettre des chaussures plastiques, qui évitent de douloureuses rencontres.

Attention, n'ensablez pas les méduses, les enfants touchent souvent les méduses échouées, même sèches les cellules urticantes gardent leur pouvoir.

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Villemur sur Tarn, les Molex informent

Publié le 9 Juillet 2009 par Un Oeil Sur Villemur dans Notre actualité

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ALAIN REFALO, ENSEIGNANT : LA FRAPPE AUTORITAIRE DU POUVOIR SUR UN ENFANT TERRIBLE

Publié le 9 Juillet 2009 par Un Oeil Sur Villemur dans Au coin de l'oeil

Alain REFALO, enseignant à Colomiers, va faire les frais de l'autoritarisme étatique cet après-midi.


Et pour cause ! Il a fait preuve de désobéissance en refusant d'appliquer les directives de son ministère et va donc passer aujourd'hui devant le conseil de discipline à la demande de Xavier DARCOS dont la démarche est confirmée par le nouveau ministre de l'éducation nationale Luc CHATEL. Le représentant de l'état déclarait : « Il n'y a pas de raison de mettre fin à ces poursuites disciplinaires. Il ne s'agit pas de faire de M. REFALO un martyr, il s'agit de mettre en œuvre les procédures qui existent, ça me parait essentiel ».


Ils sont pourtant des milliers d'enseignants à refuser l'application des nouvelles mesures décidées par le ministère, largement soutenus par les parents d'élèves inquiets de la dérive de l'éducation. Les mesures contestées mettent en danger notre système éducatif en supprimant notamment les postes d'enseignants spécialisés (RASED) intervenant auprès des enfants en difficultés scolaires.


Aujourd'hui, la politique de l'état vise à former une « élite » formatée, une manne d'enfants « brillants », qui poursuivra avec succès des études dans les grandes écoles ou dans les universités « choisies » dont les frais d'inscription auront largement augmenté. Il ne s'agirait pas, en effet, qu'un étudiant n'appartenant pas « à une caste dominante » puisse accéder aux hautes études et viennent salir la société de ceux qui soi-disant réussissent. A travers des mesures toutes plus discriminatoires les unes que les autres (suppression de la première année de maternelle, suppression des RASED, augmentation des frais d'inscription dans les universités), le pouvoir vise à exclure le plus grand nombre d'une formation républicaine de qualité afin de former, dans une pensée unique, les futurs « leaders » de notre pays, ceux qui seront capable de diriger, de gagner, de régner sur une société en déliquescence sociale et culturelle.


S'agit-il vraiment de désobéissance quand on se rebelle et quand on défend les intérêts du plus grand nombre ? S'agit-il de désobéissance quand on s'inquiète d'une dérive totalitaire de notre gouvernement qui sanctionne à tour de bras à chaque fois qu'une voix s'élève contre lui ? S'agit-il de désobéissance quand des étudiants manifestent leurs craintes et qu'on rappelle gentiment aux présidents de facultés que, faute de retour à l'ordre, les crédits seront revus à la baisse ?


La main de fer de notre gouvernement écrase toute revendication, elle met en disgrâce chaque citoyen qui ose dire haut et fort ce qu'il pense, elle frappe sans détour les fonctionnaires qui sortent du rang, c'est la main du pouvoir qui s'abat sur notre pays et elle ne fera aucune concession.


Des anciens résistants tels que Stéphane HESSEL, Raymond AUBRAC et Walter BASSAN ont souhaité apporter leur soutien à Alain REFALO. Ils ne pensaient sûrement pas devoir se prononcer un jour pour rappeler « qu'il est divers moments dans une vie d'homme où assumer ses convictions et les faire partager à d'autres est une nécessité impérieuse ». Ils ont dû le faire eux-mêmes durant une des périodes les plus dramatiques de notre histoire.


L'autorité de Luc CHATEL, alors secrétaire d'état auprès du ministre de l'économie et de l'industrie, aurait pourtant été la bienvenue concernant le dossier MOLEX qu'il s'était engagé à défendre auprès des instances européennes. Son manquement a été cruel pour l'ensemble des salariés de l'entreprise villemurienne. Un homme qui s'attache autant à l'application des procédures ne devrait-il pas s'attacher à l'ensemble des procédures, sans distinction ?


Les choix nationaux sont clairs. On réglemente, on contrôle, on muselle la presse, on sanctionne les fonctionnaires récalcitrants, on fait taire l'opinion.


La république est malade, de ces maladies qui gangrènent jour après jour nos libertés, de ces maladies qui nous font redevenir des sujets plus que des citoyens, de ces maladies qui font qu'il y a « la cour » et « le petit peuple ». Cette maladie, on l'appelle « pouvoir absolu » ou « pouvoir totalitaire ».


Certains s'en sont libérés par la lutte, nous nous y condamnerions par le silence et l'inaction.


Catherine TIZON

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La facture électronique, écologique ou rentable

Publié le 8 Juillet 2009 par Un Oeil Sur Villemur dans Au coin de l'oeil

A chaque courrier envoyé, EDF, opérateurs téléphonique, fournisseur d'accès à internet, etc ..., tous ces gens bien intentionnés vous proposent la facture électronique.

« Vous vous simplifiez la vie tout en minimisant votre impact sur l'environnement. », voici un slogan actuel. Ils sont tellement sensibles à notre environnement qu'ils veulent nous faire prendre conscience qu'en optant pour cette solution nous participerons à préserver l'environnement.

Il ne faut pas se leurrer, l'argument écologique n'est pas leur principale préoccupation. La première est évidemment économique. Le système permet une réduction significative des coûts d'impression, d'affranchissement postal et de logistique. Quelles répercussions sur notre budget ?


Éric Woerth, ministre du Budget, des comptes publics, de la Fonction publique et de la réforme de l'État, se félicite tout particulièrement du succès, cette année, de la déclaration en ligne des revenus. 30% de déclarants en plus. Un petit souvenir, on offrait une réduction sur les impôts lors de la mise en place de cette procédure, aujourd'hui, seuls les primo-déclarants y ont droit.


Sur le Journal du Net, Eric A. CAPRIOLI,Avocat à la Cour, Docteur en droit écrit « Les différentes études menées sur l'aspect financier montrent un rapport de 3.5 entre le coût de traitement standard d'une facture émise via papier et une facture émise électroniquement (14 euros pour une facture papier, contre 3 euros pour la version dématérialisée). »


Si les fournisseurs d'accès à internet amélioraient les réseaux, le nombre d'internautes augmenterait, d'où une possible diminution des factures papier. Une condition, que les accès fonctionnent correctement, dans le cas contraire l'amoncellement papier des réclamations impactera sur le soi-disant bénéfice pour la nature de la facture électronique.


Petite interrogation : pourquoi valoriser la facture électronique alors que nos boites aux lettres, les rayons spécialisés regorgent de publicités vantant les mérites des différents adeptes...

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