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Opération porte ouverte France-Télécom, Orange

Publié le 22 Août 2009 par Un Oeil Sur Villemur dans Au coin de l'oeil

Suite aux récidives fréquentes de perte de connexion internet et aux communications téléphoniques parfois inaudibles, en attendant le résultat de notre et votre pétition remise à la mairie, nous avons contacté Orange et expliqué le problème du coffret de connexion au centre du hameau Le Terme.

 

Pour lutter contre le sauna régnant à l'intérieur (terme utilisé par un employé d'une boutique Orange), voici ce qu'ils doivent considérer comme une solution !!!!

G GIMENEZ

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Qui sont les voyous ?

Publié le 21 Août 2009 par Un Oeil Sur Villemur dans Notre actualité

Dans notre commune, la une qui fait l'actualité, c'est Molex. Une usine de près de 300 emplois qui va fermer ses portes, cela n'est pas anodin. Leurs patrons américains sont désignés comme des voyous, « Le père Molex est une ordure ».

 

Mais sont-ils les seuls ?

Cela n'est pas une consolation, mais hélas non !

 

Que ce soit Molex ou d'autres entreprises, les promesses des uns et des autres vont bon train. « Le président de la République s'engage fermement dans le dossier Molex », il va recevoir Martin Malvy, président de la Région Midi-Pyrénées, Pierre Izard, président du conseil général, Gérard Bapt, député de Haute-Garonne et Jean-Claude Boudet, maire de Villemur-sur-Tarn. Qu'ont donné les rencontres précédentes ?

 

On parle de choses inacceptables, on veut responsabiliser les patrons, on parle de charte. Ironie, quel engagement une charte !

Sur d'autres sujets, on sait prendre des décisions plus radicales, on légifère. Pour la protection des artistes, dont certains sont très proches du Président de la République, à toute hâte on met au vote la loi Hadopi.

 

Les deniers de l'état, nos deniers, sont distribués, constructeurs automobiles français, banques etc.., et on leur fait des recommandations. Où sont leurs obligations ?

 

Il ne faut pas non plus oublier un nombre de petits patrons qui méprisent leurs employés. Ils oublient le droit du travail, les conventions collectives, retard dans le paiement des salaires. Il est plus important de nourrir sa grosse berline allemande.

 

Peut être et espérons, les gens de la base donneront l'exemple car il devient très difficile de faire confiance à tous ceux qui sont à la tête des organisations politiques, syndicales...

 Continental à Clairoix se fera-t-il entendre et d'autres suivront-ils, ce qui est peut-être la seule issue pour le monde ouvrier qui trime. « Les Thibault et compagnie, c'est juste bon qu'à frayer avec le gouvernement, à calmer les bases. Ils servent juste qu'à ça, toute cette racaille. » à déclaré à France Inter Xavier Mathieu le délégué CGT. C'est à la base ouvrière de réagir, se mobiliser et se faire entendre.

 

G GIMENEZ

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A PROPOS DES « MOLEX »

Publié le 16 Août 2009 par Un Oeil Sur Villemur dans Réponses aux commentaires

Cher lecteur Inconnu

 

Nous avons décidé de publier votre courrier et nous en remercions.

Il se veut symptomatique d'un type d'esprit et de démarche qui vise à tirer le singulier hors de son contexte pour en faire une généralité. La finalité réelle ou supposée d'une telle approche ne consiste-t-elle pas souvent à porter le discrédit sur des éléments moteurs d'un conflit en cours afin de permettre une démotivation des acteurs, ici,, pour ce qui nous concerne, il s'agit de l'ensemble des villemuriens (nes), des habitants et des élus (es) de cette vallée en faveur des salariés (es) Molex ? Salariés qui rappelons-le n'ont jamais demandé à être dépossédés de leur travail, de leur savoir faire, de leurs brevets de grandes qualité.

Il ne faut pas se tromper d'adversaire. L'adversaire demeure une Compagnie Américaine qui a décidé, selon ses critères financiers et politiques, d'exproprier des salariés de leur raison d'être et de prendre le quasi contrôle de ce secteur – il existe encore une entreprise française- de la connectique en Europe mais sans les européens.

 

Quel est donc vôtre intérêt, dans un tel contexte, de critiquer le fait que tel ou tel syndicaliste ait touché, suite à un jugement, des indemnités à cause de la discrimination syndicale subie dans l'entreprise ? Par contre, ne trouvez-vous pas choquant d'entendre depuis des années les gouvernements successifs et le patronat porter devant les médias leur souci de dialogue social alors que la discrimination syndicale reste le lot quasi journalier de militants syndicaux, quelle que soit leur appartenance, dans nombre d'entreprises ? Ce qui m'émeut véritablement c'est la disparition de la démocratie sociale au profit du fait de quelques « princes » patronaux et non que ces derniers puissent payer, le cas échéant, le déni de démocratie et du droit du travail à quelques salariés possédant le courage de se lever.

 

Vouloir opposer les villemuriens au chômage ou vivant une véritable misère aux salariés de Molex risquant de perdre leur emploi revient à la vieille stratégie de catégoriser les « gueux » afin de mieux les diviser et régner sur eux. Mais qui a intérêt aujourd'hui de diviser les salariés entre eux et la population avec les dits salariés ? Pour faire régner quoi (la violence de l'argent au détriment de l'Homme ? ) par qui ? Poser les questions revient à y répondre

Toujours à propos des miséreux et des « nantis » de chez Molex pourquoi ne pas proposer et se mobiliser pour une meilleure répartition des richesses entre le travail et le capital ? L'exemple du Milliard d'Euros de dotation de la BNP pour 2 à 300 « traders » indique non seulement que l'argent existe mais qu'il est distribué de manière discriminatoire. Seule une véritable volonté, citoyenne et politique, devrait mettre un terme à de telles gabegies. Les véritables nantis ne se trouvent donc pas à Villemur et encore moins parmi les salariés de Molex (CQFD).

 

La critique reste aisée surtout lorsqu'elle concerne la création d'un comité de soutien au Molex et non un « comité  pour l'emploi ». Si se rassembler autour des Molex ce n'est pas commencer à défendre l'emploi alors c'est quoi ? Quel est votre engagement réel, cher inconnu ?

 

Enfin, comment pouvez-vous écrire, sans signer de votre véritable patronyme ( à quoi sert votre « franc parler » ?), «  car à défaut de sauver Molex sauvons Villemur » ? La ténacité de ces salariés, cadres y compris, reste exemplaire. Peut-être qu'elle joue aussi un rôle pondérateur sur d'autres directions d'entreprises du coin plus encline à vouloir délocaliser que, malgré leurs dires, à vouloir se développer sur place ? La lutte menée ici, avec ses imperfections humaines, démontre largement l'attachement et la volonté de ces femmes et de ces hommes à vouloir travailler et continuer à innover sur place. Une richesse pour des entreprises qui chercheraient des salariés motivés capable de prendre des initiatives et de les tenir.

Perdre cela revient à assassiner Villemur quoique vous en pensiez . A part que vous vouliez transformer notre pays en Zone Franche Asiatique, avec un salariat transformé en quasi esclavagisme et pourquoi pas combiné à une zone aéroportuaire ? J'avoue humblement, même si je discerne les complexités des situations – tous les dirigeants d'entreprises ne sont pas des voyous et tous les syndicalistes des anges – que nous ne possédons pas la même vision des choses pour des raisons politique, philosophique voire morale diamétralement opposées.

 

Je persiste et signe. Le combat des « Molex » est et reste un combat d'intérêt général dont dépendra le développement à moyen terme le devenir des collectivités locales, des commerçants, des écoles (etc.) de notre bassin. Il devient aussi un exemple pour celles et ceux qui à travers le pays commencent à dire non avec leurs mots, leurs tripes, à une désindustrialisation programmée de notre nation. Nous sommes ici loin d'une vision étriquée des choses vues par la lorgnette de la rancœur au mieux ou de la médisance stratégique, au pire.

 

Jean Philippe Tizon

 

PS : pour d'autres précisions vous pouvez aller rencontrer les salariés devant leur usine. Quant à vos appréciations sur la municipalité en place elles ne concernent nullement ce Blog citoyen et de gauche. Adressez-vous à qui de droit avec, je vous le conseille, votre véritable identité.

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tract du comité de soutien Molex

Publié le 16 Août 2009 par Un Oeil Sur Villemur dans Notre actualité


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Devant tant de déceptions...

Publié le 15 Août 2009 par Un Oeil Sur Villemur dans Au coin de l'oeil

Nombreux sont les citoyens déçus par leurs élus et à tous les niveaux.

Les périodes électorales sources de promesses sont bien vite oubliées quand la place est atteinte. Ce constat a été maintes fois effectué et les déceptions bien souvent à la mesure des espérances.

 

Notre système démocratique est en crise, crise résultant d'une fracture de plus en plus importante entre nous citoyens et ceux que nous élisons. Pour s'en persuader il suffit de constater les taux d'abstention lors des périodes électorales, qu'elles soient nationales ou même municipales. Cette abstention marque une défiance face à nos hommes et femmes politiques. A chaque scrutin des séries de promesses propres à motiver le citoyen fusent mais ces promesses restent en l'état.

Depuis combien d'années nous promet-on la fin du cumul des mandats, y compris dans le temps, force est de constater que la notion de profit personnel prend rapidement le dessus alors que la démarche première d'un élu est de représenter après les avoir entendu les citoyens.

Où va nous mener le redécoupage électoral cuisiné ces temps ci ?

 

En cette période où l'on devine l'envie d'éliminer tout contrepouvoir, qui osera ouvrir une réflexion réelle sur notre participation à nous citoyens, aurons nous droit au débat, à une vraie démocratie qui ne nous imposera pas de rentrer dans le moule conventionnel de la vie politique actuelle. Internet sera-t-il amené à devenir le seul lieu d'échange dynamisant notre citoyenneté ?

 

Face à la mondialisation, au chômage, on a vu s'accroitre les emplois précaires qui en 20 ans ont pratiquement triplés. Les emplois multiples liés au temps partiel sont devenus pour certains obligatoires pour survivre, du travail à temps partiel on en arrive au chômage partiel...

Il faut espérer que l'emploi industriel n'est pas contrairement à ce qui est dit ici et là en voie de disparition mais, devant une notion de travail en pleine mutation qui pousse à l'individualisme au détriment du collectif, devant les dérèglementations imminentes ou avérées dans le monde du travail, il devient indispensable que tous ces individus à qui nous avons délégué un mandat n'oublient pas de nous représenter. La crise, certes réelle, à bon dos.

Bien sûr, il serait stupide de globaliser, il reste des élus respectables et respectueux de leurs fonctions, de élus qui donnent de leur temps et de leur énergie.

 

A nous citoyens d'êtres attentifs, même déçus ne baissons pas les bras, soyons perspicaces et gardons à l'esprit que notre seul moyen efficace de sanction reste le scrutin qui nous laisse encore le droit de choisir le bulletin.

Privilégions les élus respectueux de leur mandat, et non ceux, qui sous de fallacieux prétextes le transforme en tremplin carriériste.

Pour notre Sud-Ouest, trop rose et dérangeant, d'importantes élections se profilent, les régionales.

Sachons faire la part des promesses et des actions concrètes...

 

MG GIMENEZ

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Vous avez dit « opération tranquillité vacances »....

Publié le 15 Août 2009 par Un Oeil Sur Villemur dans Au coin de l'oeil

Certains de nos concitoyens, ceux qui encore peuvent se les payer, se trouvent sur leurs lieux de vacances et dorment sur leurs deux oreilles, leurs biens sont en sécurité, la police, les services de gendarmerie veillent. « Partir en vacances l’esprit tranquille, c’est possible », « un été serein », « la police patrouille ». La publicité ne manque pas.

 

Prenez l'exemple de notre commune. Sur les deux mois d'été ce sont certainement plusieurs dizaines d'habitations qui se retrouvent inoccupées. Inutile d'avoir fait maths sup, un simple calcul nous ramène à la réalité si nous considérons l'effectif des forces de l'ordre.

La gendarmerie de permanence couvre trois cantons, les policiers municipaux ne couvrent pas les nuits.

Au delà de leurs tâches habituelles, on leur demande une plus grande répression. Il est vrai qu'au nom de la « violence routière » il est très lucratif de sanctionner l'automobiliste qui commet un excès de vitesse de 5 ou 6 km/h.

 

Quel temps leur reste-il pour surveiller les dizaines d'habitation vides ? Votre fiche OTV (opération tranquillité vacances) aura toujours une utilité, lors du constat d'un cambriolage vous serez très vite informés.

 

Autour de chez nous le nombre de maisons visitées est en nette progression que ce soit en période d'été ou tout au long de l'année.

Restons optimistes, allons racheter si nous le pouvons les biens dérobés, la reprise de la croissance, parait-il amorcée en sera renforcée et nous recevrons les félicitations de Christine Lagarde pour notre participation à cette embellie.

 

G GIMENEZ

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MOLEX ETATS-UNIS

Publié le 9 Août 2009 par Un Oeil Sur Villemur dans Notre actualité

UNE RÉPLIQUE POLITIQUE ADAPTÉE S'IMPOSE FACE A UNE STRATEGIE NEO COLONIALE

 

Par Jean Philippe Tizon

 

Le capitalisme à visage humain, annoncé par l'hôte élyséen pour contre balancer les effets désastreux aux plans politique et idéologique des pratiques de faillites frauduleuses, les placements à risque des banques, les spéculateurs et autres « traders » ou fraudeurs légaux, ressemble à une annonce publicitaire digne d'un Jacques Séguéla, homme à la Rolex, s'il en est. Objectif, redonner un visage convenable à un modèle de société contrôlé par des voyous en col blancs. Il faudra dorénavant s'y faire, l'image de la respectabilité ne se veut pas la respectabilité. De plus, quand un des objectifs consiste à priver une nation, voire un ensemble de nations, de leurs outils compétitifs de production, source de leur indépendance économique, ne sommes-nous pas en droit de nous demander si nous ne sommes pas confrontés à une pratique néo coloniale voire néo féodale de contrôle de territoires politiques et économiques donnés ? Ce contrôle n'est-il pas mené avec l'assujettissement conscient ou aveugle des gouvernants et des « grands » décideurs en place en France et au sein de l'Union Européenne ? Le cas de l'entreprise Molex de Villemur n'illustre-t-il pas parfaitement les problématiques posées ?

 

Le ciment du conflit :

le maintien et le développement

de l'usine

 

Depuis dix mois, les salariés (es) du site de Villemur sur Tarn conduisent une lutte homérique et exemplaire. Cette lutte deviendra, dans les années à venir, sûrement un cas d'école pour les tenants du tout libéralisme et pour leurs opposants. Cette cité de la vallée du Tarn ne s'est jamais illustrée, au cours du siècle passé, par sa combativité sociale et politique. Forts de ces éléments, les dirigeants américains de la société pensaient liquider rapidement le site. L'opération initiale qui consistait à récupérer les brevets, les moules et les savoir-faire français en expropriant, version western, les salariés (es) étaient presque en voie d'aboutissement. Les Grands Leaders bien aimés Molex trouvaient peut-être une similitude entre ce Sud-Ouest profond et la conquête, sans foi ni loi, de l'Ouest américain. Les salariés en ont décidé autrement. Certains parleront de réactions tardives parce que pour eux, il aurait fallu réagir lors de la vente par la SNECMA à Molex quatre ans plus tôt. Quoiqu'il en soit, la sauce tex-mex ne passe absolument pas. La résistance s'organise rapidement tant sur le plan juridique, sur le plan médiatico-politiques que symbolique, à laquelle s'ajoute une mobilisation sans précédent. A Villemur, à l'automne 2008 des milliers de personnes ont manifesté leur soutien à des salariés dénonçant une décision d'autant plus inique que le site reste bénéficiaire, que les débouchés existent tout comme un avenir dans ce secteur de la connectique automobile.

Une telle durée de conflit s'explique sûrement par une unité syndicale sans faille, une transparence dans les décisions prises par les syndicalistes en lien étroit avec les salariés, une réaction rapide face aux provocations de la direction, un soutien des citoyens (nes) et élus de gauche peu habitués à une telle situation dans ce coin de Haute-Garonne. Le ciment du conflit vient, élément nouveau dans ce type de contexte, du rejet majoritaire d'une politique d'accompagnement social, sucrerie douce amère permettant de faire avaler l'inacceptable, au profit d'une stratégie de maintien et de développement du site. Les salariés ne veulent pas, même s'ils ne l'écartent pas, d'un pactole. Ils entendent avant tout défendre leur usine, leur savoir-faire, leurs outils de productions source d'avenir pour eux et les petites villes de cette vallée. Ils s'inscrivent dans le maintien et la revalorisation du travail source de valeur ajoutée comme le scandait un certain Sarkozy lors de la campagne présidentielle.

 

Face à l'arrogance

une réponse

uniquement politique

 

Leur positionnement se veut une épine dans le pied du pouvoir politique UMP en place, mais aussi du MEDEF. Dans le registre des engagements généraux pris la main sur le cœur et non tenus, le cas Molex reste symptomatique. Dans le chapitre, la trahison vient de ses propres amis, l'autre épine du pied arrive de Molex Etats-unis. Voici une Compagnie qui décide de passer outre le Droit français (droit du travail, droit pénal, etc) et l'intégrité politique,juridique, sociologique de notre République. Une attitude qui en dit long sur le ressenti Yankee sur les Frenchies et sur le respect d'une nation de droit par une multinationale états-unienne.

Une telle arrogance nécessite de la part du pouvoir politique français en place un sévère avertissement à l'entreprise en question et une adresse en ce sens à Washington. Allié ne veut pas dire asservissement économique et politique d'une des parties, mais respect mutuel. Un silence de l'Elysée et /ou de Matignon serait d'autant plus mal vécu qu'il laisserait la porte ouverte à toute forme d'ingérence négative pour l'intérêt à la fois de la République voire de l'Europe et conforterait une telle démarche néo-coloniale pour d'autres.

Dans un passé récent, le Président, alors ministre de l'Intérieur, a fait montre d'un franc parler hors pair pour critiquer auprès de Georges Bush junior la décision du gouvernement de la République auquel il appartenait, non seulement de ne pas suivre la Maison Blanche dans le conflit Irakien mais de contester une telle aventure. Une telle « audace » verbale, non sanctionnée – les mêmes auraient sûrement demandé la démission des ministres communistes français de F. Mitterrand si ces derniers avaient eu l'audace de critiquer la politique française à Moscou- ne demanderait-elle pas aujourd'hui a minima une nouvelle « bravade » en demandant un renvoi d'ascenseur politique au Président Obama, surtout si ce dernier ne sert plus une soupe chauvine et réactionnaire ? Peut-être que le gouvernement en place se trouve également coincé dans un conflit d'intérêt. Une ministre en vue, n'était-elle pas avocate d'affaires outre Atlantique et ne conseillait-elle pas les « Grand Leaders Bien Aimés » de Molex ?

 

Collaboration

ou résistance.

 

Aujourd'hui, les irréductibles gaulois de Molex, bien que fatigués physiquement, entendent maintenir en vie leur usine. La réponse à leur lutte est éminemment politique. En six mois, malgré le ralentissement de l'activité, le site a atteint et dépassé le « point mort » ou seuil de rentabilité. Preuve s'il en est de la viabilité de l'unité de production. De plus, se pose un enjeu d'indépendance économique tant au point de vue national qu'européen, l'unité de Villemur est la dernière en Europe à pouvoir fabriquer et distribuer une connectique de qualité.

Alors tous les regards se portent dorénavant vers le gouvernement, le Président voire vers la commission européenne. Le choix est simple faut-il ou non garder un savoir faire hors pair ? Les réponses ou la non réponse définiront les choix et les alignements politiques collaborationnistes ou de maintien et de construction d'une indépendance économique nationale et européenne réelle. Les Villemuriens sauront sous peu dans quel camps se trouve le locataire de l'Elysée et ses amis.

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