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Devenir du Site industriel de Molex et de Labinal

Publié le 31 Octobre 2009 par Un Oeil Sur Villemur dans Notre actualité

EXPRIMEZ-VOUS :

 

Nous vous invitons à donner votre avis en cliquant sur «Ecrire Un Commentaire » au bas du texte (la rubrique nom est à compléter, mais peut l'être par un pseudo)

 

Pistes de réflexions.

 

Faut-il raser les murs ou les garder ?

 

L'histoire sociale locale a été forgée pour partie par les salariés (es) de ces entreprises, faut-il ou non en garder une mémoire vive et comment ?

 

Quelle urbanisation faut-il mener ? Logements de qualité et abordables pour les petits revenus, appartements de standing pour cadres supérieurs, bureaux, etc ?

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REINDUSTRIALISATION : Les poseurs de questions sont-ils responsables des non réponses ? (2)

Publié le 30 Octobre 2009 par Un Oeil Sur Villemur dans Notre actualité

La pelleteuse pour les locaux de Labinal et de Molex ...(?)

 

Par l'équipe du blog

 

Les propos tenus ici ou là le confirmeraient, la volonté de la municipalité de Villemur serait de raser les locaux, certes usagés, du site des entreprises Molex et Labinal, lorsque cette dernière aura définitivement déménagée à …. Peichnauquié ou au Maghreb, quelles que soient les assurances « officielles » données.

Avec l'affaire du patrimoine immobilier Brusson et en cette période de crise aiguë, il semble nécessaire en effet de s'interroger sur le devenir de friches industrielles potentielles. Le mot potentiel prend ici toute sont importance.

 

En effet, une série d'interrogations se pose.

Pourquoi un tel empressement, quelques jours après la signature du plan social chez Molex ? Depuis quand ce projet existe-t-il réellement?

Que s'est-il réellement tramé dans les couloirs des ministères ?

N'y avait-il pas de fait incompatibilité réelle entre le soutien apparent à la lutte des Molex et l'existence d'une telle démarche ?

Existe-t-il une véritable pensée de réindustrialisation en lieu et place d'un projet immobilier ? Quels projets immobiliers et pour qui ?

 

Un enjeu de démocratie sociale et de développement.

 

L'étonnement reste d'autant plus vif, que les responsables syndicaux, notamment la CGT, l'association « solidarité Molex » et le comité de soutien aux molex ne semblent pas avoir été informés de cette nouvelle péripétie locale. Une péripétie qui peut être d'autant plus perçue comme un coup de poignard dans le dos alors que la CGT, pousse avec nombre de salariés dans le sens d’une réindustrialisation en lien avec des laboratoires de recherches en connectiques et autres.

Le manque de transparence ne peut qu'entamer le potentiel de confiance. Nous pourrons retourner, les uns et les autres, l'objet dans tous les sens, l'avenir de la population et des jeunes du territoire passe par le maintien et le développement de l'industrie. Cet avenir passe également par la capacité de prendre sa valise et d'aller chercher à travers le pays, l'Europe et le monde des investisseurs productifs et non spéculatifs.

En attendant l'aménagement des 22 hectares situés entre Villemur et Villematier, payé par les contribuables, le développement industriel du territoire passe par le maintien de ces murs existants afin d'accueillir les PME potentielles.

 

Des murs ou un patrimoine social historique ?

 

Il demeure un peu singulier de vouloir passer en perte et profit plus de soixante ans d'histoire industrielle liée à l'aéronautique et à l'automobile.

Parfois, trois générations de salariés se sont succédées dans ces murs. Des ingénieurs aux ouvriers, ils ont, les uns et les autres, développé des pièces, des machines, des moules, des outils. Ce savoir demeure encore intact, même s'il devient nécessaire de diversifier l'industrie locale. Alors, la pelleteuse aveugle, c'est l'histoire sociale assassinée.

Se pose avec force, même en cas de déménagement vers une zone industrielle plus propice (avec quelles infrastructures ?), le maintien de locaux pour y exposer et présenter non pas le passé mais bien une mémoire vive de l'histoire industrielle locale. Nous ne savons que trop, le pouvoir national en place le montre, l'histoire demeure un enjeu social et politique majeur. Un pays sans mémoire ou avec une mémoire tronquée se transforme en un pays sans avenir, sans ancrage et sous influence.

Il existe cette fierté locale du savoir bien faire, alors cultivons la. De plus, comme il manque d'espace pour les diverses expressions citoyennes, il existe sûrement des locaux « propres » utilisables pour accueillir la communauté de communes, des associations voire des activités sportives. Rendre une partie des murs à la vie associative et démocratique revient à s'inscrire dans la continuité d'une mémoire sociale vivante.

 

Quelle dépollution pour quelle urbanisation ?

 

Réaménager le site industriel de Molex et de Labinal, après l'aménagement d'une zone industrielle digne de ce nom pour accueillir de véritables entreprises peut effectivement se poser. Un des enjeux porte sur le coût financier de la dépollution du site. Qui va prendre en charge un tel programme ? L'Etat, cela semble peu possible au vu de ses désengagements successifs sauf si des oublis de couloirs existent ? Les collectivités locales ? Les pollueurs dont Molex ? Ou un groupe immobilier ? Des réponses à ces questions dépendront bien des orientations politiques et sociales de notre commune. La politique de constructions menée, par exemple, dans la région toulousaine par de grands groupes immobiliers, prouve que seule la dimension spéculative ou financière les intéresse.

La tendance dominante « du passé faisons table rase » n'a rien de révolutionnaire. Une telle politique, si elle devait voir le jour à Villemur, se traduirait de la même façon, au moment au bien des familles rencontrent des difficultés à se loger à cause des loyers prohibitifs pratiqués, y compris au sein de notre république locale. Se pose, avec force, l'enjeu d'une politique de développement de logements de qualités abordables pour des salariés de plus en plus nombreux à subir l'inflation réelle et les petits salaires. Un exemple positif existe à la Magdelaine en la matière.

 

L'ensemble des choix pris ou à prendre ne sera pas politiquement anodin (tout comme leur agencement par ordre prioritaire) pour le devenir social, populaire et économique de cette vallée villemurienne.

Face à ces interrogations, les citoyens (nes), les salariés(es) de Molex et de Labinal sont en droit d'attendre des réponses précises. Alors toutes non réponses et tentatives de détournement plus ou moins flatteuses de nos interrogations, au vu des situations complexes auxquelles nous nous confrontons les uns et les autres, pourront être considérées, à juste titre, comme une réponse politique peu claire, très loin d'une volonté annoncée de mise en place d'une démocratie locale et sociale rénovée.

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Info jeunes de 18 à 24 ans

Publié le 30 Octobre 2009 par Un Oeil Sur Villemur dans Infos pratiques - droit - services - social ...

Recevoir un quotidien gratuitement une fois par semaine et pendant un an, c’est l’offre que propose le ministère de la culture en partenariat avec les éditeurs de presse aux 200 000 premiers jeunes âgés de 18 à 24 ans qui s’inscrivent à partir du 30 octobre 2009 sur le site :

http://www.monjournaloffert.fr/

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Attention à la fraude !

Publié le 30 Octobre 2009 par Un Oeil Sur Villemur dans Infos pratiques - droit - services - social ...

Source administration fiscale : le rappel des consignes de sécurité avec les courriers électroniques

Des courriers électroniques frauduleux ont été adressés à certains contribuables par un expéditeur utilisant la signature de l’administration fiscale et l’entête du ministère du budget, des comptes publics, de la fonction publique et de la réforme de l’Etat.

Ces courriers, accompagnés d’un formulaire, invitent les contribuables à communiquer des informations personnelles (nom, adresse, date de naissance, numéro de téléphone) ainsi qu’un numéro de carte bancaire en vue d’obtenir un remboursement d’impôt. La Direction générale des finances publiques vous confirme être totalement étrangère à cet envoi. L’administration fiscale vous rappelle qu’elle ne fait jamais des envois sous cette forme aux contribuables et qu’en aucun cas le numéro de carte bancaire n’est exigé pour le paiement d’un impôt ou le remboursement d’un crédit d’impôt.

D’un point de vue général, il est recommandé de ne jamais communiquer par courrier électronique de données personnelles et surtout pas le numéro de carte bancaire.

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Villemur : l'envol de la culture.

Publié le 30 Octobre 2009 par Un Oeil Sur Villemur dans Culture et loisirs

En cette année 2009, nous avons été nombreux à assister à des spectacles enrichissants et variés.

L'album photo « Mag Ville » résume quelques moments forts. La salle des Greniers du Roy représente un cadre propre à valoriser la musique, qu'elle soit classique, jazz ou art lyrique … .

La Tour de la Défense à été illuminée par divers artistes sans oublier l'exposition sur le catharisme dont le succès récompense tous ceux qui se sont investis.

De nombreuses manifestations gratuites ont offert par leur proximité la possibilité à tous d'accéder à différentes formes d'art permettant d'assouvir ou de découvrir une passion.

Le programme de cette fin d'année et de 2010 s'annonce tout aussi alléchant car nous pourrons entendre :

 

►le dimanche 22 novembre à 15h30 en l'église de Villemur un Concert par la Chorale municipale CANTARE de l'Union

le dimanche 13 décembre à 16h la chorale de Villebrumier en l'église de Villemur

►nous vous reparlerons sûrement du samedi 19 décembre …

►Soirs en Scène sur Tarn présentera au printemps 2010

17 avril 2010 aux Greniers du Roy un concert à Deux Pianos

du 17 au 24 avril un stage de piano toujours aux Greniers du Roy 

du 15 mai au 13 juin 2010 à la Tour de Défense exposition des œuvres de l'artiste Jean Claude NOVARO maitre verrier de très grand talent, souffleur de verre, coloriste doté d'une grande imagination créatrice

22 mai aux Greniers du Roy Sextuor de Cuivre

●29 mai aux Greniers du Roy ensemble de voix XINUM

 

Nous vous tiendrons informés régulièrement de tous les évènements futurs car notre souhait est que la communication sur toutes ces manifestations s'amplifie afin que nous soyons plus nombreux encore à apprécier le fruit du travail en adéquation avec les engagements pris par le Maire Adjoint à la Culture et sa commission quant à l'épanouissement culturel de notre ville.

Nous pouvons tous par le modeste « bouche à oreille » participer aux réussites futures...

 

MG GIMENEZ

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REINDUSTRIALISATION - Les poseurs de questions sont-ils responsables des non réponses ? (1)

Publié le 29 Octobre 2009 par Un Oeil Sur Villemur dans Notre actualité

Par Jean-Philippe Tizon.

 

Par deux fois, des élus de la majorité municipale m'ont amicalement interpellé sur le choix stratégiques des questions posées lors du conseil municipal du 28 septembre 2009.

Celui-ci aurait été selon eux « d'autant plus un coup d'épée dans l'eau qu'il favoriserait le conseiller général UMP Jean Marc Dumoulin ».

Diable, nous voilà transformé, à mots à peine couverts, en suppôts (cela n'a rien de péjoratif) d'un « épouvantail» local. « Epouvantail » électoral, qui rappelons-le, a été élu démocratiquement et combattu faiblement par certains élus municipaux lors des dernières élections cantonales. A croire qu'il valait mieux, par tranquillité d'esprit, revoir mandater un élu UMP, ennemi intime et non adversaire politique, qu'une élue au patronyme aristocratique mais foncièrement de gauche et politiquement dérangeante. La technique politique du contournement reste aussi vieille que le roi Hérode.

Accuser la presse, un blog, un(e) citoyen(e) libre, de devenir la cause des problèmes parce qu'ils osent s'interroger ouvertement, revient à agiter le chiffon rouge afin de cacher au mieux ses propres manques ou pis une stratégie peu avouable. Ceci précisé, nous parlons de la vie de citoyennes, de citoyens et de leurs enfants.

 

Afin d'éclaircir le propos, s'impose, je m'en excuse, de rappeler les questions mises en cause (posées au Premier magistrat, à Daniel Régis, responsable socialiste et au Conseiller Général) : avez-vous envisagé une dynamique de réindustrialisation du territoire ou vous cantonnerez-vous à la seule dynamique d'urbanisation ? Les garanties données par Labinal sont-elles aussi fiables que celles données par Molex ? Ressort-il des projets des couloirs ministériels, autres que le plan pipé actuel ?

Ces interrogations semblent d'autant plus élémentaires qu'elles touchent au devenir de la population et des jeunes de la commune, de la communauté des communes, voire d'une partie de la vallée du Tarn. Il était intéressant d'assister à un véritable premier échange politique qui touchait à une perception sociétale de nos territoires. (voir article : La politique franchit enfin le rubicond du cénacle communal). Serait-ce le dernier ? La voix du peuple, « démocratie », ne serait-elle uniquement intéressante que comme simple voie afin d'atteindre la fonction tant convoitée ? Nous le rappelions, l'étymologie de ministre vient de serviteur. Être élu, c'est d'abord être au service des citoyens (nes) et par conséquent apporter des réponses claires à leurs interrogations.

 

Je le regrette, les seuls à avoir apporté une réponse construite sont : Daniel Régis, cohérent entre sa pensée et ses actes de militant socialiste et Jean-Marc Dumoulin en sortant, tel un prestidigitateur de son chapeau, un projet d'industrie agro-alimentaire. Comme je regrette, aussi, les prestations manquées dans les émissions télévisuelles concernant les « molex » et le devenir du site.

Ne pas être à l'aise médiatiquement reste recevable, mais entretenir une opacité devient inquiétant tant pour la démocratie locale que pour notre devenir industriel et non pas seulement économique au sens générique du terme. Alors de grâce travaillons tous au service de l'intérêt général en posant clairement les enjeux, les projets industriels des uns et des autres, sans être dupes. Sans réindustrialisation de nos territoires quel peut être l'avenir ?

 

Poser des questions revient aussi à construire cette démocratie participative tant proclamée durant la campagne électorale ; elle commence par des prises de positions politiques claires. Notre blog citoyen et de gauche se veut dans une approche constructive de la gestion locale, régionale voire nationale. Nous le savons, la critique reste aisée, les réalisations plus difficiles. Nous nous situons donc dans une dynamique critique et constructive. Celle-ci passe, n'en déplaise, par une libération de la parole et la réappropriation du rôle de citoyen (ne) trop longtemps mis sous le boisseau. Alors toutes non réponses et tentatives de détournement plus ou moins flatteuses de nos interrogations, au vu des situations complexes que nous vivons, pourront être considérées, à juste titre, comme une réponse politique peu fiable, loin et très loin d'une volonté annoncée de mise en place d'une démocratie locale et participative.

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Au revoir Henri Guérin

Publié le 28 Octobre 2009 par Un Oeil Sur Villemur dans Notre actualité

Nous avons été nombreux à admirer ses œuvres lors de l'exposition du mois de mai à Villemur.

 

Nous avons appris avec tristesse le décès d'Henri Guérin en ce 24 octobre.

 

Il repose désormais au cimetière de Plaisance du Touch.

 

Nous garderons au cœur l'ensoleillement de ses œuvres au travers desquelles il continuera de vivre et de nous adresser un malicieux clin d'œil.

 

http://www.henri-guerin.com/

 

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La Foi ouvrière à l'épreuve de la crise (1).

Publié le 24 Octobre 2009 par Un Oeil Sur Villemur dans Foi et société

Retraite ACO du 16 et 17 octobre 2009.

 

La Foi ouvrière à l'épreuve de la crise (1).

 

Une quarantaine de jeunes militants (es), de 25 à 75 ans, réunis au foyer de la commune de Latrape (31) partagèrent sur deux jours leurs visions de la crise (ou des crises) au travers de leur vie d'engagements, de la Bible et fait innovant de la dernière encyclique sociale rédigée sous la tutelle de Benoit XVI « L'Amour dans la Vérité ». Deux temps forts éclairent cette rencontre. Premièrement, les temps en carrefours sur la crise vécue depuis différents lieux de vie avec un partage en commun de ces travaux. Deuxièmement, dimanche, la lecture dynamique par le père Michel Dagras, des expressions fortes issues des militants (es) au travers du dernier enseignement social pontifical.

 

 

Perceptions de la crise ou comment la vivons-nous ?

 

La mise en place de six carrefours permit de toucher du doigt la perception de la crise aux regards de différents angles et à partir de questions à la fois simples mais compliquées de comment vivons nous la  crise dans : le quartier, la famille, le travail, le (s) engagement(s), l'Eglise et comment on arrive à cette folie de croire ?

 

Le quartier : le constat est là. Les associations, les comités pour les sans-papiers reçoivent de plus en plus de demandes d'aides. Il existe encore la possibilité au sein de ces structures de prendre le temps de l'écoute et parfois de l'orientation des personnes vers les services adéquats. Néanmoins, les situations se compliquent avec la rareté du travail.

Ainsi, certains jeunes s'engagent dans la spirale des bêtises. Cela se traduit initialement par un manque d'attention aux autres puis par de véritables agressions verbales et parfois physiques.

Le symbole de cette détérioration des relations interpersonnelles se porte sur les personnes âgées. Ces dernières subissent au quotidien un manque de respect. Elles réagissent différemment entre répliques dignes et renfermement sur soi.

Devant ces détériorations de vie au quotidien des « agir » individuels et / ou collectifs voient le jour. Ainsi, une militante dit faire beaucoup plus attention à la vie de ses voisins et à son environnement immédiat. D'autres n'attendent pas non plus rester les bras croisés.

Elles et ils soulignent la création d'associations voire de collectifs qui entendent lutter contre l'agressivité.

A propos du comment ils arrivent à cette folie de croire, les avis sont partagés.

Tout geste aussi petit qu'il soit en direction de quelqu'un reste un signe d'espoir. Il demeure important de transmettre ces valeurs de la Foi. La prière est très importante mais parfois, à cause de la fatigue ou de manque de temps, il n'est pas possible de la réaliser. Souvent, témoigne une militante : «  je fais uniquement le signe de croix pour dire : je crois ».

 

La famille : l'angle d'attaque se porte d'abord sur les personnes âgées. La vision se veut inquiétante. Elles se confrontent, au contraire des idées reçues, de plus en plus à des problèmes financiers.

Les personnels soignants souffrent aussi parfois d'un manque de reconnaissance mais surtout de voir ces personnes plongées parfois dans la solitude.

C'est une génération qui fait face également à la paupérisation de leurs jeunes. Elle voit ses petits enfants dans la galère du quotidien quand ce ne sont pas ses propres enfants.

Ce chômage qui déstructure l'Homme et sa famille, l'alcool, la violence deviennent des fuites en avant qui détruisent les femmes, les hommes et des familles entières.

Dans les gestes d'espérance, il est à noter le souci individuel ou collectif d'aller à la rencontre du troisième et du quatrième âge afin de leur rendre la dignité par la parole.

D'autres entendent par des collectifs de lutte redonner vie à l'espoir à un moment où le manque de perspective politique devient inquiétant et de s'interroger: « sur les autres formes d'actions possibles que celle classique ( et coûteuse) de la grève ».

Quant à cette folie de croire elle s'exprime concrètement par des « plans » de solidarité entre amis, camarades et membres de la famille mais aussi en terme de pilier ou de soutien spirituel: « Quand nous sommes en bas de la pente, la Foi nous aide à rester digne ».

 

Le travail (carrefour 1) : le panel de militants (es) de ce premier carrefour se veut précis. Trois sont salariés (es) dans des associations, deux travaillent en entreprises, un est défenseur des travailleurs aux prud'hommes, un autre artisan et le dernier fonctionnaire.

Le regard se porte en premier sur la situation des femmes. Ces dernières se trouvent souvent seules en situation précaire avec un travail à temps partiel imposé et des problèmes de logement et de déplacement qui deviennent vite intenables.

Les prud'hommes rencontrent souvent des situations de « stress » qui se traduisent en pratique par du harcèlement moral voire sexuel.

Le constat tend vers une dégradation des rapports humains au travail et l'absence grandissante de syndicats dans les entreprises.

La crise se traduit différemment selon que l'on soit puissant ou humble y compris pour les entreprises.

En effet ce sont les entreprises sous-traitantes et par rebond leurs salariés (es) qui de facto paient la crise en réduisant au maximum, sous la pression des grosses firmes, leurs coûts. Ces firmes continuent ainsi à enrichir leurs « actionnaires » au détriment de l'humain. Ce contexte possède des implications directes sur les artisans. Ces derniers voient leurs clientèles ordinaire de plus en plus diminuer au profit de plus en plus de sous-traitances.

L'espérance rejoint dans ce carrefour la folie de croire. « La force de croire se sont les autres » tel semble le leitmotiv de ces croyants. Pour preuves, des jeunes arrivent et s'engagent au(x) syndicat(s). D'autres montrent leur volonté de s'investir dans différentes structures afin de ne pas subir cette société. Reste une espérance : «  il existe encore un regard humain sur ceux qui souffrent »

 

Le travail (carrefour 2) : La notion de souffrance revient régulièrement. Elle se cache sous diverses appellations d'origines peu contrôlées. Il y va ainsi, sous une phonétique barbare, du « process quality ».

Ce processus met uniquement en place des indicateurs de rentabilité sans tenir compte des indicateurs humains. Il asservit les salariés(es).

Sous d'autres appellations, il revient à augmenter de plus en plus la charge de travail.

Les impacts de ce type de « management » se font sentir au plan humain et deviennent contre productif. Les salariés n'arrivent plus à faire face . Nombre d'entre eux tombent en arrêt maladie et expriment leur refus de revenir à leur poste.

Des entreprises comme Airbus sont également touchées. Des salariés se disent en souffrance. Une démarche d'écoute se met en place au sein des syndicats. Elle s'ouvre depuis peu aux travailleurs sous-traitant d'Airbus. Les uns et les autres « viennent parler de leurs difficultés au travail ».

Sur le fond, des blocages se font jour. Ainsi, une réelle incompréhension existe sur la logique des politiques menées tant par les employeurs que par le pouvoir en place.

A cette situation, s'ajoute la difficulté de trouver le même langage entre syndicats européens. Cette souffrance se transpose dans la vie quotidienne et familiale. Une croyante, assistante maternelle, le souligne «  avec les enfants cela se passe bien. Nous percevons parfois un indicateur de stress venant des parents à cause de leur boulot. Certains en arrivent parfois à des violences verbales à notre encontre .»

Dans ce monde, il existerait encore des raisons d'espérer et de croire. Les assistantes maternelle d'une crèche signent une pétition pour augmenter l'indemnité repas. Un voisin peu engagé, salarié à France Télécom, vient de participer à une grève contre la politique de gestion du personnel qui à conduit des travailleurs (ses) au suicide. Enfin, des pistes de solidarités émergent. Un signe, s'il en est, de l'existence de cette folie de croire.

 

L'engagement : les témoins de se carrefour indiquent à leur façon leur perception de vivre la crise. Les actions France-Télécom achetées par les salariés ont perdu 90% de leur valeurs. Les 4.000 F d'action Airbus, investis par un ex salariés, ont perdu les trois quarts de leur valeur. Le taux du Livret A reste en dessous de l'inflation réelle. Ces exemples s'accompagnent d'autres plus familiers, les prix en hausse de la consultation médicale et de médicaments, de moins en moins remboursés, rendent la vie des malades de plus en plus difficile. Le passage à l'Euro, se veut le signal d'une dérive : « la crise a été organisée. Le renflouement immédiat des banques sans réelle contre partie en est le symbole ».

Dans ce monde de l'argent roi, des signes d'espérance apparaissent malgré le manque de perspectives politiques. Les organisations prennent consciences de plus en plus des enjeux. Les luttes des « Molex » ou des « Freescale » indiquent non seulement une capacité de résister à l'injustice mais surtout elles montrent la volonté de femmes et d'hommes, que nous n'attendions pas, à se mettre debout au nom de la dignité. La mobilisation commence aussi à payer chez France-Télécom. Le site de Cahors sera maintenu. Un maintien qui survient malheureusement à la suite d'un autre suicide. Enfin, l'idée d'organiser un partage ACO avec les « freescale » avance très sérieusement.

La folie de croire s'exprime fortement alors en terme de changement. Les phrases témoins se veulent une force de frappe : « nous espérons et souhaitons le changement devant tout ce qui nous écrase », « militer en politique c'est vouloir changer la société », «  nous ne savons s'il faut parler de construire un système socialiste, mais il est clair, pour nous en ACO, qu'il devient urgent de mettre l'Homme au centre de la société ». Derrière ces propos, se cache aussi le souci du quotidien. Il devient important de parler « de ce en quoi nous croyons ». Comment ne pas voir dans la souffrance actuelle une forme de résurrection à travers de femmes et d'hommes qui se lèvent à travers l'ensemble des pays pour dit non à l'injustice croissante ?

 

L'Eglise : les membres de ce carrefour en plus d'être fortement engagés (PCF, PS, CFTC, CFDT, CGT, Secours Catholique) assument souvent une présence active dans leur paroisse respective.

Là aussi, il a été question de souffrance vis à vis de l'institution Eglise avec une polarisation pour quelques personnes sur le remplaçant actuel de St Pierre. Les dérapages pontificaux font mal mais paradoxalement ils aident aussi à revenir, au sein de l'entourage professionnel ou familial, sur l'essentiel de l'enseignement du Christ.« On s'éloigne de Vatican II » affirme Pierre pour rappeler : « l'origine du mot ministre vient de serviteur. ».

Servir semble s'opposer au « droit canon » dans certaines paroisses. Cette contradiction se traduit par une difficulté présente ou passée à faire avancer certaines idées. « Heureusement, que avons l'ACO pour partager et nous y retrouver ».

Autre type de souffrance avec la difficulté d'aller à la rencontre, comme chrétien, des salariés de Freescale.

Ces constats douloureux n'empêchent nullement la présence de signes d'espérance bien concrets. Dans le Gers, l'Evêque a mis en place une permanence pour suivre et développer l'Action Catholique. Premier résultats : trois équipes ACO et deux équipes ACE sur le terrain. « C'est peu et beaucoup à la fois ».

En Haute Garonne, l'Archevêque, malgré son dérapage remarqué sur la nomination d'un curé Opus Dei, semble à l'écoute du monde populaire. Il a appuyé le Père Bachet à Villemur dans son soutien aux Molex. « L'Eglise ne peut se résumer à des porteurs de Crosse » râle un militant. Cette idée reste d'autant plus vraie que c'est sous l'impulsion de chrétiens certes marqués à gauche que s'est créé, à Villemur, un comité de soutien aux « molex ».

Précédemment, c'est la communauté chrétienne dans son ensemble qui a osé porter son soutien à ces travailleurs à la veille de Noël 2008 suivi en février par un partage avec l'ACO. « L'apport des chrétiens auprès des salariés a permis de donner une autre image de l'Eglise. Celle porteuse de fraternité et d'émancipation des opprimés. » témoigne un villemurien. Ailleurs, une équipe d'ACO a fait largement connaître la position du mouvement contre le travail du dimanche et reçu plutôt un accueil favorable.

Quant à la folie de croire, elle se voulait bien présente dans les esprits et dans l'action. « Cette folie, ce sont mes engagements dans mon quartier populaire en ACO, à la JOC, dans ma paroisse ou bien dans mon syndicat » explique Anne-Marie. De son côté, souligne Maïté « dans ma ville, à l'initiative de CCFD, nous avons mis en place une AMAP. Cette démarche simple aide les citoyens (nes) à consommer autrement tout en gagnant un regard ouvert sur le monde et l'environnement». Une foi critique et chevillée au corps.

 

Un premier regard transversal

 

La mise en commun d'une synthèse des propos tenus dans chaque commission a permis de souligner quelques aspects de la personnalité collective de chaque carrefour et peut être, par extension, des traits transversaux du collectif ACO lui-même (au travers de l'ensemble d'individualités militantes bien structurées). Ainsi, il devient intéressant de constater la quasi absence du terme capitalisme durant les échanges au profit plus générique de celui de Crise. D'ailleurs, une crise, sous entendu économique, vue à partir de...

Ce positionnement pose question. En effet, peut-on parler de crise économique sans approfondir les autres crises (politiques, institutionnelles, des identités familiales, etc .) ?

Poursuivons, la crise économique est-elle l'unique facteur des autres crises ou est-elle la conséquence de ces autres crises -notamment morale- ?

Il nous revient, aussi à nous chrétiens, de pousser la réflexion – une forme d'action- afin de conduire des « agir » justes.

 

Aux côtés de ces questionnements, l'utilisation des mots et leur association renvoie à une perception spécifique des vécues. Ainsi, les associations, qui suivent, expriment des positionnements qui méritent un temps de réflexion plus approfondi que celui d'un premier regard fut-il transversal.

 

Crise et souffrance

Cette association revient à toucher du doigt l'amalgame vécu entre crise et souffrance. La crise exprimée par les militants (es) revient à de la souffrance personnelle et / ou collective. Cela est tellement inscrit dans la chair et dans l'esprit que les chrétiens des carrefours « travail » se sont complètement décentrés en citant l'expérience de copains mais pas la leur. Le même phénomène s'est produit, et pour cause, au sein du « carrefour famille ».

Il est peu apparu le concept de crise comme un élément positif source d'émergences d'initiatives innovantes et de nouveaux militants.

Le manque de perspective politique revient dans les propos et la perspective d'un changement de société, si elle est présente dans les cœurs, ne s'exprime qu'une seule fois au travers du mot socialisme.

Capitalisme et / ou socialisme se sont retrouvés quasiment aux abonnés absents, déshabillant ainsi LA CRISE de tout ancrage idéologique et philosophique ( y compris théologique).

 

Croire et Foi

A la question comment vivons nous cette folie de croire ? Nombre de carrefours ont transposé leur positionnement de Croire en Foi.

La démarche se veut symptomatique. Dans la pensée des militants il existe sûrement une différence entre ces deux mots. Foi semble plus fort et correspondre à un état d'esprit. D'ailleurs l'étymologie le confirme. Foi provient du latin « fides venant de fidere » autrement dit « se fier ». Dans le vieux français foi est à la racine du mot confiance. Le mot donnerait une dynamique à l'opposé de « croire » qui serait plus passif puisqu'il revient à admettre quelques chose pour vrai, une fois pour toute.

 

Foi et action.

L'idée de dynamique derrière le terme de Foi se confirme au regard des propos tenus par les uns (es) et les autres. Non seulement cette folie de croire se transforme en folie de la FOI mais elle même est associée à des démarches d'action. La Foi renvoie à l'Action et à l'Action à la Foi. Elle se définirait plutôt comme un concept spirituel en perpétuelle construction en lien avec le vécu « opposé », si nécessaire, à une démarche plus figée du « croire ».

 

Le conflit.

Le mot paraît faire peur, y compris dans les rapports au sein de l'Eglise. A l'instar de la crise, il renvoie d'instinct au mot souffrance. Pour autant, le conflit s'il se situe dans le respect des individus peut devenir un source de réflexions et d'actions dynamiques antagonistes mais aussi complémentaires.

De l'approche positive de la Crise associée à celle de Conflit, il pourrait sortir des ressorts inimaginables en termes de perspectives et de changements de société, de rapport à l'autre, de construction de démocratie sociale etc.

 

Compte rendu et regard transversal

Jean Philippe Tizon, militant ACO,

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Serge Lopez à Villemur - le programme

Publié le 22 Octobre 2009 par Un Oeil Sur Villemur dans Culture et loisirs




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S.E.L. et B.L.E., moyens d'échanges

Publié le 22 Octobre 2009 par Un Oeil Sur Villemur dans Infos pratiques - droit - services - social ...

Suite à l'article du 22 juin 2009, « Le S.E.L. de la vie », nous vous informons qu'un S.E.L. est en cours de constitution près de chez vous.

 

Pour tout renseignement, contactez : Catherine TIZON :

mail : sel.villemur@laposte.net

Téléphone : 05 62 79 64 40

Complément d'information



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