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Tout, tout, tout, vous saurez tout sur le cochon.

Publié le 31 Juillet 2010 par Un Oeil Sur Villemur dans Culture et loisirs

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Il paraît que dans le cochon tout est bon et pourtant que d'expressions négatives pour ce pauvre cochon.

Nous n'avons pas gardé les cochons ensemble et même si vous considérez que nous sommes des têtes de cochon ; que nous ne sommes pas copain comme cochon suivez le conseil et ce n'est pas un tour de cochon !

Qu'il fasse un temps de cochon ou que le soleil brille, ne vous demandez pas si c'est du lard ou du cochon courrez à la Tour de la Défense de Villemur et vous y découvrirez toute une tradition qui n'a rien à voir avec un travail de cochon du moins dans le sens péjoratif.

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En plus vous ne serez surtout pas considérés comme cochons de payant, l'expo non seulement gratuite est enrichissante.

Ne vous privez pas du plaisir de découvrir, redécouvrir les différentes expositions rassemblées autour de « la fête du cochon ».

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Un grand merci et un grand bravo aux deux associations et à tous les bénévoles.

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L'exposition est ouverte jusqu'au 26 septembre.

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Fête du cochon

Publié le 28 Juillet 2010 par Un Oeil Sur Villemur dans Culture et loisirs

fete du cochon

 

 

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DE L'USINOTOPIE À LA « BRUSSONUTOPIE »

Publié le 16 Juillet 2010 par Un Oeil Sur Villemur

« Au pays du soleil,  l'eau possède

plus de valeur que l'or »

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La reine de Saba et le roi Salomon sans oublier le roi David qui, du toit de son palais, convoitait la belle Bethsabée se sont invités pour un soir dans les rues de Villemur. Du Palais municipal au Temple Brusson, les comédiens, les marionnettes et le public  ont repris possession de l'imaginaire oriental mais aussi de leur imaginaire social.

L'Usinotopie avec la complicité de la commission et de l'adjoint en charge de la culture, Daniel Régis, a réussi le tour de passe-passe de montrer que les « pantins » peuvent en reprenant  les fils de leur vie éphémère  donner de l'espérance au détriment des manipulateurs de ficelles. Une belle parabole en hommage à la mobilisation des salariés de la Mie Occitane, des citoyens (nes), des élus(es) qui ont pu sauver  les 17 emplois et un savoir-faire plus que centenaire.DSCN0588 - Copie

 

Du conte poétique aux mauvais comptes tout s'est joué au milieu de la cour Brusson. Pendant, presque deux heures, le rêve s'est invité avec féérie. Comment ne pas plonger dans cette histoire plusieurs fois millénaires où la finesse d'esprit des acteurs d'alors n'avait pour égal que leur beauté spirituelle. Bien entendu, les énigmes de la très orientale reine de Saba au roi Salomon  ne sont qu'un prétexte non seulement pour la rencontre entre deux êtres très humains plein de sagesse,  mais également pour tester la supériorité d'un royaume sur un autre, de la connaissance des uns vis-à-vis des autres et par extension de l'Occident vis-à-vis de l'Orient. Des énigmes de la reine à celles piégées de Salomon enseignent sciemment la différence entre la recherche de connaissance et la volonté de manipuler pour dominer son interlocuteur (trice). L'auteur, Mohamed Kacimi porte un regard juste sur les rapports qui se jouent entre deux êtres d'exception, chefs d'Etats aux alliances terrestres différentes et aux ancrages spirituels différenciés mais également par analogies sur ce qui se joue aujourd'hui entre des « mondes » différents.  Le jeu des acteurs et de leurs marionnettes a su mettre en exergue, par une mise en scène de qualité, la subtilité des enjeux. DSCN0579

 

Au moment où le poids de l'argent devient prépondérant sur celui de la vie, il est  bon d'écouter la sagesse orientale nous rappeler : « au pays du soleil, l'eau possède plus de valeur que l'or ». Elle renvoie dans ces murs Brusson à une autre sagesse, cette fois ci occidentale : « un travailleur vaut plus que tout l'or du monde ».  Pour une fois, les bons contes font des bons amis et personne ne s'en plaindra surtout lorsque le rêve devient réalité.

 

Jean Philippe Tizon.

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Compte rendu du Conseil Municipal du 12 juillet 2010

Publié le 13 Juillet 2010 par Un Oeil Sur Villemur dans Politique

Entre affaires courantes et assainissements divers

pour attaquer les vacances d'été

 

 

L'ambiance sentait les vacances, un brin détendue mais suffisamment sérieuse. Une petite passe d'armes entre l'opposition et l'adjoint socialiste à la culture à propos de la fiscalité, a réveillé l'assemblée municipale plus disposée à l'unanimisme qu'à la polémique en cette soirée lourde de chaleur extérieure.

A remarquer l'absence de JM Dumoulin qui n'a point donné de procuration à ses colistiers et 5 absents avec procurations pour la majorité.

Pour information monsieur le Maire fait part d'un probable conseil fin août, début septembre. La commune doit acter la vente du terrain pour la société Labinal.

Le procès verbal du 10 juin 2010 est voté à l'unanimité.

 

Administration générale :

  • Modification des statuts de la communauté de communes du canton de Villemur – transfert du siège de la communauté.

Le siège social étant transféré, les statuts doivent être modifiés en conséquence.

Chaque commune doit délibérer sur le transfert.

Vote à l'unanimité.

 

Madame Brigitte Berto souhaite démissionner des quatre postes occupés, elle affirme rester solidaire de la majorité mais n'a plus le temps de tout assumer correctement. Elle souhaite qu'il n'y ait aucune ambiguïté sur cette décision.

 

  • Remplacement d'un délégué suppléant représentant la commune au comité syndical du syndicat intercommunal pour le transport des personnes âgées.

Monsieur Boudet propose sa candidature. Pas d'autre candidat.

Deux abstentions.

 

  • Remplacement du délégué de la commune en charge des questions de la défense.

La préfecture demande à ce qu'un élu soit délégué pour communiquer les informations. Ceci n'est pas une commission municipale.

Candidature de Pierre Guerci. Pas d'autre candidat.

Trois abstentions.

 

  • Remplacement du délégué à la sécurité routière.

Candidature de Maryse Wolf. Pas d'autre candidat.

Trois abstentions.

 

  • Remplacement d'un délégué suppléant représentant la commune au conseil d'administration de la communauté de communes du canton de Villemur.

Candidature de Pierre Toussenel. Pas d'autre candidat.

Trois abstentions.

Monsieur le Maire précise que si la réforme des collectivités passe les futurs délégués seront désignés en 2014 non par les communes mais par les électeurs par un système de fléchage organisé lors du scrutin.

 

  • Déclassement du domaine public d'une bande de terrain de 47 m2 avenue Franklin Roosevelt.

Le 6 avril 2010 le conseil municipal donnait son accord pour céder la bande concernée à monsieur et madame Gallo. Le 25 juin l'enquête publique s'est terminée par un avis favorable, le déclassement est prononcé pour 1 000 €, prix établi par les services des domaines. Le prochain épisode sera la cession.

Unanimité.

 

Finances :

  • Office public de l'habitat 31 – Réhabilitation de 21 logements résidence Léon Blum – Garantie partielle (30%) de la commune sur les prêts CDC.

Montant de l'emprunt 320 000 € HT. Les travaux prévus fin septembre concernent le chauffage, les menuiseries intérieures et extérieures.

 

  • Office public de l'habitat 31 – Réhabilitation de 20 logements résidence Saint-Exupéry I – Garantie partielle (30%) de la commune sur les prêts CDC.

Montant de l'emprunt 246 000 €. Les trois premiers blocs en partant de la communauté de communes sont concernés.

 

  • Office public de l'habitat 31 – Réhabilitation de 24 logements résidence Saint-Exupéry II – Garantie partielle (30%) de la commune sur les prêts CDC.

Montant de l'emprunt 324 000 €. cette deuxième tranche de travaux commencera en février.

 

  • Réalisation d'un parking lieu dit « Sayrac » en bordure de la RD 71 – Demande de subvention auprès du conseil général.

Parking prévu pour 15 véhicules pour un montant de 11 291,30 € HT.

 

  • Réhabilitation du château de Bernadou. Aménagement d'un tourne à gauche avenue du général Leclerc (RD 14). Demande de subvention.

L'entrée ne pourra rester telle qu'actuellement, elle sera déportée. Ceci entraine des aménagements obligatoires pour sécuriser les lieux. Un ilot en position centrale, un trottoir coté Bernadou ainsi qu'un repose minute avec portillon.

Montant des travaux 90 000 € HT.

Une convention est signée avec le département, une demande de subventions effectuée auprès du conseil général. Cette subvention est spécifique et hors dossier de réhabilitation des bâtiments pris eux en charge à 80%.

Le conseil général devrait financer ces travaux à 50%. Il est nécessaire d'effectuer ces travaux pour le tourne à gauche sécurisant indispensable pour le permis de construire.

 

Urbanisme/Travaux :

  • Vente de l'immeuble communal de la rue de la Bataille.

Voté le 6 avril 2010 pour une somme de 65 000 €, cet immeuble mis en vente à l'agence de « La Forêt », à subi les diagnostics obligatoires et a trouvé preneur le 4 juin dernier pour la somme de 72 000 € dont 65 000 pur la commune. Il faut désigner monsieur le Maire pour accomplir et signer les formalités en l'étude de maître Catala.

 

  • Acquisition d'une parcelle de terrain à Magnanac, parcelle appartenant à madame Doumerc (lieu où stationnent les forains).

La place de Magnanac restera réservée pour les véhicules légers, les poids lourds iront sur ce terrain de 9 635 m2. Coût de l'acquisition 10 000 € HT. Prix raisonnable dont le montant ne nécessite pas l'avis des domaines.

Une partie du terrain est conservée par la propriétaire.

 

  • Construction du nouveau collège de Villemur. Réalisation d'un gymnase et d'un plateau sportif.

La construction du collège nécessite la construction d'un gymnase et d'un plateau sportif qui sont à la charge de la commune avec subvention du conseil général.

Unanimité.

 

 

  • Mise en sécurité pour les passages piétons avenue du président Kennedy et rue Victor Hugo (01 BR 0014).

Ces travaux ont un coût de 6 874 € TTC, la participation de la commune est de 1 990 €.

Unanimité.

 

  • Création du futur collège de Villemur. Travaux de déplacement des réseaux d'eau potable et d'irrigation.

Des conduites pour l'irrigation et l'eau potable sont situées sur l'emprise du futur collège et doivent être déplacées.

Coût 179 000 €, 214 000 € TTC à la charge de la commune car bien que des syndicats soient propriétaires des réseaux, les travaux sont sollicités par la commune.

Monsieur Patrice Bétirac précise que seule la moité du projet est considérée, que les commissions décisionnaires pourraient l'informer des travaux prévus.

Il semble penser que les financements seront insuffisants. Une demande de subvention est effectuée auprès du conseil général.

Deux abstentions.

 

Affaires diverses :

  • indemnisation d'un sinistre.

Le 23 aout 2009 une branche du tilleul depuis abattu est tombée et a détruit le véhicule d'un particulier. Suite à l'expertise l'indemnisation se monte à 1916,39 €.

la commune souhaite avancer cette somme au particulier qui attend déjà depuis longtemps, elle se retournera ensuite vers sa propre assurance.

 

  • Assainissement collectif.

Travaux rue Curie. Les canalisations étaient inexistantes, tout se déversait sous la chaussée avec les conséquences prévisibles. Il a fallu établir une canalisation d'un regard à l'autre. Les travaux n'étaient pas prévus, pour les assumer il a été nécessaire de piocher 25 000 € TTC dans une réserve de crédit non affecté. 20 000 € ont été retirés sur la somme réservée pour les travaux au hameau du Terme.

Cette somme sera rebudgétisée l'année prochaine pour les travaux prévus dans ce hameau.

 

  • Travaux d'urbanisation du quartier de Magnanac (RD 630 – RD 29).

Il est nécessaire d'inscrire auprès du conseil général afin d'obtenir une subvention le plan de financement pour une somme de 870 000 € HT. Le président du conseil général pense que sauf problème de dernière minute les travaux débuteront en 2011.

Monsieur le Maire précise que sans les aides il serait impossible de réaliser tous les travaux, une commune ne peut financer seule ou alors elle devra se résoudre à étaler les travaux dans le temps.

Monsieur Patrice Bétirac souhaite savoir quelle est la partie départementale dans ces travaux, quel est le coût total.

Il s'avère impossible de donner un chiffre précis.

Monsieur Chevalier affirme « il ne peut redescendre que ce qui a été prélevé sur les citoyens ».

Sans dénigrer le conseil général ou le conseil régional il relève qu'il faut que le prélèvement global soit au même niveau que l'investissement pour établir l'équilibre.

Monsieur Régis estime que dans la situation actuelle il est délicat d'aborder le problème des impôts.

Monsieur Chevalier estime que la taxe d'habitation est un impôt injuste et qu'il n'a vu personne dans une grande envolée sociale parler de sa suppression.

 

  • Travaux sur la RD 14 dans le sens Pechnauquié Toulouse.

Les responsables du GAEC de la Garrigue souhaite créer le long de la RD 14 un lieu de cueillette libre. Il y a danger pour accéder à cette parcelle et le conseil général gestionnaire de la voirie a donné un avis négatif. Ces services proposent de mettre des balisettes pour obliger les véhicules à utiliser le rond point de Pechnauquié.

C'est un projet privé mais une convention avec le département autorise la commune a effectuer les travaux et à récupérer leur coût auprès du GAEC. La somme devra être consignée chez le notaire avant tout début de travaux.

Monsieur Patrice Bétirac considérant la facilité de destruction de ces balisettes souhaite savoir qui est chargé de l'entretien.

Le conseil général en est chargé.

 

  • Rendre compte au titre de l'article L. 2122-22 du Code Général des Collectivités Territoriales.

Arrêté pour acquisition de photocopieurs, imprimantes et contrats de maintenance.

 

 

Mademoiselle Gasc souhaite attirer l'attention sur de fréquents stationnements entre la médiathèque et la mairie, stationnements dangereux pour les piétons.

Il est envisagé de positionner de petits poteaux pour interdire l'accès.

 

 

Comme toujours ce compte rendu se veut le plus fidèle possible
et nous restons ouverts à toute réflexion
ou toute précision.

 

 

La parole est donnée à la salle.

 

L'attention est appelée sur les dangers du pont suspendu, trottoirs en mauvais état, étroitesse, tout cela dans un lieu régulièrement pratiqué par enfants et personnes âgées.

Monsieur le Maire répond que la passerelle prévue avait pour but de faciliter la circulation, les études de faisabilité seront engagées avant la fin du mandat. Des travaux on eu lieu sur l'autre pont, il va falloir en demander pour celui-ci.

Il y a insistance dans la salle sur le fait que le danger étant identifié, il serait judicieux de le traiter rapidement.

Monsieur Chevalier appelle lui aussi l'attention sur l'état de ce pont suspendu.

D'après le conseil général l'espérance de vie de l'ouvrage serait longue, tout le monde reconnaît les dangers existants.

Monsieur Parize a déjà évoqué la mise en place d'une circulation alternée, n'est-elle pas possible ?

La question sera posée au conseil général.

Madame Annie Blanc déplore l'état du kiosque en bordure du Tarn, les lieux sont pollués par des détritus alors qu'ils sont fréquentés par les promeneurs et les touristes.

Monsieur Parize se demande pourquoi les conteneurs recevant les bouteilles ne sont plus régulièrement vidés.

La marché à été passé par la communauté de communes avec un prestataire privé décevant.

Monsieur André Bétirac souhaite connaître les chiffres du recensement, pas de chiffre officiel, officieusement autour de 5 500 habitants. Les chiffres de l'INSEE seront applicables en 2013.

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« Molex » ou l'expérience d'une Action Catholique

Publié le 12 Juillet 2010 par Un Oeil Sur Villemur dans Foi et société

 

 

 

ACO

Rassemblement national de Poitiers

 

 

 

 

 

 

 

« Molex »

ou

l'expérience

d'une Action Catholique

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

DOCUMENT DE SYNTHESE REALISE

POUR LES MILITANTS (TES)

Par Jean-Philippe Tizon

 

 

 

 

Sommaire

 

 
I) Bref retour sur le contexte historiquement
 

II) Avoir osé une expérience d'Action Catholique.

 

III) Résistance, Partage, Espérance :

Un triptyque pour une spiritualité émancipatrice.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

I) Un bref retour sur le contexte historique

 

Villemur sur Tarn se veut une petite ville tranquille et prospère. Durant plus d'un siècle, de la fin du 19e au début du 21e siècle, elle a été le carrefour de l'industrie agro alimentaire mais aussi de l'activité sous traitante de l'automobile et de l'aviation. Il y eut chez BRUSSON, fabriquant de cheveux d'ange, jusqu'à 600 salariés (es). Chez CINCH jusqu'à un millier sur site soit entre 1600 2000 salariés pour une bourgade de 5000 habitants. « Vivre et travailler au pays » était alors une réalité. Petit à petit des stratégies surannées des rejetons BRUSSON firent que l'entreprise périclita définitivement à la fin des années 1990. Aujourd'hui reste 17 salariés en sursis, seuls héritiers d'un savoir faire historique de pâtes, de pain bio, etc...

L'unité de production de câblage et de connectique aéronautique et automobile, voit le jour le jour en 1941 en zone « libre » alors nommée SGE. Elle se développe durant les années 1960 et 1970 et implante des unités de production à Labastide St Pierre, Cahors. La câblage auto installé à la Bastide St Pierre ferme à la fin des années 1990. Par la suite, l'entreprise d'appellation «CINCH-LABINAL, deviendra à la fois l'appui et la victime de la stratégie de restructurations de grands groupes notamment SNECMA devenu SAFRAN. L'entreprise nationale sépare le secteur automobile du secteur aviation en 2004. Elle vend L'unité connectique automobile considérée comme ne faisant pas partie de son corps de métier à MOLEX pour moins d'un tiers de la valeur de l'entreprise. Elle se débarrasse d'un « fardeau ».

 

Une spécificité économique et sociale.

 

Ceux que nous appelons, admiratifs, les « Molex » sont issus d'une longue histoire voulue en terme de stratégie industrielle loin des logiques financières contemporaines.

Jusqu'aux années 2000, le fonctionnement de l'entreprise était basé sur une stratégie de promotion interne. Un ouvrier sans qualification pouvait si il en avait les capacités devenir cadre. Ce type de figure n'était pas exceptionnel. Plus commun étaient des ouvriers avec une petite qualification au départ qui se retrouvaient, au bout de quelques années, chefs d'équipes, d'atelier, au service qualité etc. L'élaboration d'un nouveau produit passait certes par les ingénieurs et techniciens du bureau d'étude, mais également par nombre d'ouvriers qualifiés qui en finalisaient certains points. Bien sûr, ces interactions constantes entre les « producteurs », les « chercheurs » et les « décideurs » d'alors créaient le sentiment d'appartenir réellement à une même communauté de travail. Le lancement d'une innovation se voulait alors l'affaire créatrice de l'ouvrier au patron d'alors en passant par les ingénieurs. Chacun apportait sa pierre à l'édifice collectif. Bien entendu, certains y verront une forme de paternalisme afin de mieux ficeler les salariés. Ils n'ont pas absolument tord.

 

Au plan social, les syndicats CGT, CFDT ont toujours été présents. S'est ajoutée la CGC. Historiquement, cette vallée du Tarn ne deviendra jamais un bastion ouvrier avec ses repères de classe, ses grandes luttes revendicatives, sa culture et son éducation populaire. Le secteur de Villemur ne se veut pas Carmaux. Pendant un siècle, il a régné un paternalisme patronal, municipal, ecclésial et même scolaire au sens de l'école publique, initié par la famille Brusson. Ce paternalisme se poursuivra sous la houlette du sénateur maire socialiste de Villemur de 1947 à 1995 avec un poids moindre sur l'église, quoique... Jusqu'à récemment au début des années 1970, les enseignants, les parents, les élus expliquaient aux enfants que leur avenir était tout tracé avec les usines sur place. Une des conséquences sociologiques de cette politique a été une forme d'isolement culturel et politique des populations laborieuses. Chacun -et collectivement- vivait dans sa bulle

 

Les grandes dates de l'histoire ouvrière sont mises entre parenthèses dans cette contrée. Bien entendu, un conflit éclate ici où là mais il ne dure jamais. Chez Cinch-Labinal le conflit ouvrier mené par la CFDT autogestionnaire date de 1970, en contre-coup sûrement de Mai 68. Puis, presque plus rien. La fermeture de l'atelier IBM de Labinal en 1990 entraîne peu de réactions. La plupart des salariés (es) seront reclassés.

 

Molex : le réveil douloureux.

 

Les premières inquiétudes apparaissent en 2000 avec l'achat de LABINAL par SNECMA devenu SAFRAN. Très rapidement l'entreprise alors nationale, exprime son souhait de vendre le secteur connectique automobile. Ceux qui voulaient se rassurer alors parce qu'ils croyaient que l'entreprise villemurienne, sous tutelle d'un groupe public, garderait ses deux activités (aéronautique et automobile) déchantent. Le 1er avril 2004, le secteur auto « CINCH-LABINAL » se sépare de LABINAL SAFRAN aéronautique pour devenir la propriété de l'américain MOLEX, N°2 de la connectique mondiale. Ainsi, commence l'aliénation d'un savoir industriel national et local de qualité.

En 2003, le secteur connectique auto réalise 65 millions de Chiffre d'affaires et un taux de 10% de bénéfice net. Le premier trimestre 2004, le taux de bénéfice net atteint 17 % du CA. Durant la nuit du 31 mars au 1er avril 2004, passassions de pouvoirs entre LABINAL SNECMA et MOLEX, ce taux nettement positif devient largement négatif souligne Guy Pavan. Ainsi se pose le cadre du conflit futur .

Les américains essaient d'endormir les salariés. En 2008, deux mois avant l'annonce de la fermeture du site, les « US managers » félicitent les salariés pour leur compétitivité et leurs savoirs-faire. Petits-fours, champagne et diplômes étaient distribués à volonté.

 

Les salariés en lutte et les chrétiens : la première rencontre

 

La coupe déborde. Premiers débrayages, assemblées générales des personnels et le 6

novembre journée ville morte. 6000 personnes, du jamais vu dans cette bourgade, manifestent leur opposition à la stratégie de terre brulée des américains. Le réveil est douloureux.  « Comment peuvent-ils voler nos savoirs faire, nos brevets, notre histoire ? » s'émeuvent par centaines les salariés et les habitants.

Dans ce refus du pillage, un homme émerge, le prêtre du village historique, le Père Philippe Bachet. Les cloches sonnent le glas. Les tambours résonnent avec force tel un grognement profond de ces travailleurs et cadres trahis par des logiques aveugles. Le père fera une homélie sur l'évènement et dénoncera la loi de l'argent au détriment de l'Homme. Ainsi commence une relation inattendue entre chrétiens de la paroisse, puis de l'ACO et nombre de salariés étonnés de voir des chrétiens à leurs côtés

 

 

 

 

 

  1. Avoir osé une expérience

« d'action catholique »

 

A partir de ces lignes, le conflit mené par les salariés Molex a poussé les chrétiens du cru à réagir non seulement contre une injustice criante mais aussi à dénoncer le système capitaliste actuel comme un inhumanisme. Les choix de s'appuyer sur la Doctrine Sociale de l'Eglise, sur le Concile Vatican II et sur la dernière Encyclique Sociale signée par Benoit XVI ont apporté, en plus d'une légitimité supplémentaire au conflit, un apport moral et politique au sens de la défense des valeurs de la cité.

Cet apport moral se veut encore d'autant plus percutant qu'il affronte de face l'amoralisme d'un système financier et politique dominant. Cet amoralisme entend non seulement vider les mots et les concepts de leur sens mais aussi inverser l'ordre moral. Le bien : c'est de gagner de l'Argent, dominer l'humanité par tous les moyens.

Le mal : c'est la solidarité, la citoyenneté, la régulation économique, l'écologie, l'éducation, etc.

 

Nous nous confrontons comme chrétiens en monde ouvrier non seulement en un enjeu idéologique majeur mais aussi à un rapport à des forces du mal dont l'objectif premier est de nier l'Homme et la Création. Notre histoire humaine nous a déjà confronté, et encore récemment avec le nazisme, à cette lutte contre la volonté du mal absolu à vouloir régner.

 

Le combat des Molex se voulait exemplaire parce que sur le fond comme sur la forme ils s'attaquaient et s'attaquent toujours à une logique qui nie le droit à l'homme créateur qui vend sa force de travail, à garder son travail, sa richesse existentielle pour lui, sa famille, pour la communauté.

 

Sur le terrain, l'action des chrétiens s'est décomposée en plusieurs étapes.

 

a) Un engagement paroissial

 

L'apport du Père Philippe, capucin de son état, a été primordial. La communauté chrétienne locale s'est trouvée confrontée à un choix : réagir ou ne pas réagir. Le choix de l'action a été plus que symbolique. Il s'est traduit durant les premières semaines du conflit par des visites régulières aux salariés en signe de soutien, puis d'apports financiers et / ou matériels, par une présence au moment de Noël 2008. C'est du jamais vu à Villemur. Bien entendu, il y a toujours quelques « catholiques » réticents à faire de la « politique ». Le soutien, de l'Archevêque de Toulouse a aussi aidé les chrétiens locaux à soutenir l'action des salariés. « Remettre l'Homme au centre de la vie » au-delà du slogan et de nos engagements dans nos organisations, c'est d'abord un combat en lien avec le message du Christ.

 

b) Les « cathos » de gauche à la manœuvre

 

Petit à petit, autour de chrétiens situés politiquement à gauche (PS, PCF, etc) se pose la question d'un soutien plus actif à la lutte. Catherine, Françoise, Marc, Jean-Philippe, Fabienne sentent que la question de tisser un rapport plus étroit entre les Molex et la population se pose avec force. Le rassemblement du 6 novembre 2008 a été un succès. Comment se peut-il qu'il n'y ait pas cette volonté de poursuivre sur ce chemin ? Ils posent alors la question de la création d'un comité de soutien. Le Père Philippe est partant. Ils interpellent les salariés, les responsables syndicaux. Rien ne peut se faire sans leur approbation. Ces chrétiens présents régulièrement sur le terrain ne lâchent pas le morceau. « Oui, ce serait bien, répondent les syndicats et notamment la CGT, mais comment s'en occuper ? » Des concerts de soutien sont organisés en l'Eglise St Michel. Les salariés acteurs du conflit fatiguent, sont soumis à la pression de la direction américaine et à l'indifférence du pouvoir malgré les déclarations fracassantes. L'idée d'un Comité de soutien présidé par notre curé prend forme mais n'aboutira que mi juin 2009. Une réunion avec les syndiqués CGT entérine la chose. Des représentants des salariés seront présents au sein du comité de soutien. Durant quelques mois, Fabienne responsable CGT CHSCT, Patrick non syndiqué devenu président de l'association « Solidarité Molex », Jean ,cadre, Guy membre de la CGT et d'autres ont participé à la vie du Comité de Soutien tout en faisant le lien avec les salariés. Des élus et des militants ouvriers socialistes ont rejoint le groupe. Le travail effectué a notamment permis un autre type de sensibilisation auprès de la population de notre vallée. Concrètement cela s'est traduit par des visites de soutien aux salariés, un soutien matériel et / ou financier accru, des mots d'amitiés etc. Après le vote d'acceptation par la majorité des salariés du plan social, le 15 septembre dernier, le comité a poursuivi son activité jusqu'à sa transformation en février dernier en Comité de Coordination pour le Développement Economique et Industriel du Bassin de Vie. Au sein du CCDEI se retrouvent toutes les sensibilités syndicales de chez Molex, mais au-delà des femmes et des hommes qui ont envie de mettre l'Humain au centre des préoccupations économiques. Nous parlons d'un « droit d'ingérence économique »

 

 

C) L'ACO à la ramasse se rattrape

 

Au moment où les paroissiens s'investissaient, les chrétiens de gauche essayaient d'entretenir une flamme tant vis à vis de la population, des salariés que de l'Eglise, l'ACO avait du mal à se mettre en route. Après plusieurs interpellations de fond, la situation a commencé à se décanter. Pour la petite histoire, nous avons eu des retours de courriers nous demandant de quels droits nous nous permettions d'interpeller vigoureusement le mouvement. Un autre nous demandant si nous avions les qualités requises ( sous entendu intellectuelles et militantes) pour apprécier la situation. La plus comique a été l'idée, un brin saugrenue, qu'il n'est pas possible d'aller vers un partage avec les Molex puisqu'il n'y avait pas de militants en ACO. Que l'on soit aussi vachard en ACO comme dans nos partis de gauche, cela ne trouble pas. Nous le savons, dès qu'un militant dérange le rond rond de l'institution, la première tendance est de le flinguer et de l'écouter ensuite. Mais que l'on trouve l'argument suprême de l'absence de membres ACO au sein des salariés en lutte pour ne pas aller à leur rencontre cela a eu le don de nous énerver. En effet, une des missions de notre mouvement n'est-il pas d'aller en direction des travailleurs et notamment des plus petits d'entre eux : les ouvriers (res) ? De la dynamique Christique du « lève-toi et marche », nous touchions alors la dynamique apathique du « couche-toi et dors ». Diable, qu'est devenu le mouvement ?

 

L'Esprit Saint veille toujours un peu en nous, même quand nous sommeillons bien benoitement. Le réveil se faisant, la discussion change de ton. L'ACO pond une déclaration de soutien pour Noël 2008, les responsables du CD viennent sur le terrain, échangent avec le Père Philippe, les salariés, des militants chrétiens. Le courant passe et nous décidons de monter un partage entre des militants ACO du 31 et des salariés et ce à Villemur. Un vrai petit succès de février 2008 relaté dans un numéro de « Témoignage ». Deux membres du CD Jean Pierre et Jean Christophe investissent un peu de temps auprès du Comité de Soutien et des initiatives conduites avec le Père Philippe.

 

Avoir osé a permis à L'ACO de gagner, pour un temps, un peu plus de visibilité au sein de l'Eglise locale, auprès de l'institution catholique (l'archevêque), mais aussi et surtout auprès de militants(es) ouvriers(es) peu au fait de l'engagement catholique.

 

Avoir osé, avec le père Philippe, a mis en exergue une forme d'Action Catholique au service à la fois des travailleurs et de la Pensée biblique. Cela a permis à des chrétiens (nes) de construire un lien entre la Foi et l'engagement au service des humains, entre l'Espérance et la lutte contre le Veau d'or. Cela a permis à des salariés sceptiques de voir une concordance entre leurs aspirations d'émancipation et le message Biblique, de ne plus voir à travers l'Eglise que le Pape ou les affaires dramatiques de pédophilie. D'ailleurs, ils ou elles le témoignent à leur manière: « si tous les curés étaient comme le père Philippe et tous les chrétiens à l'image de ceux qui étaient présents, bien des choses seraient différentes».

 

 

 

  1. Résistance, Partage et Espérance :

un triptyque pour une spiritualité émancipatrice

 

La lutte que nous avons soutenue, et la façon particulière dont nous, chrétiens avons essayé d'y apporter notre démarche de foi demeure une goutte d'eau particulière dans un océan de complexités. Et ce que nous avons vécu et continuons à vivre à Villemur avec les Molex ou aujourd'hui les salariés de la Mie Occitane est une démarche de Vérité sur notre terrain d'action. C'est en quoi notre démarche reste intéressante mais pas forcement copiable à la virgule près ailleurs . Être en Action Catholique demande de l'imagination et de la créativité pour coller aux terrain des luttes présentes et à venir.

 

Le monde du travail, le monde ouvrier a changé. Souvenez-vous, il y a quelques années nous nous posions la question de savoir s'il fallait ou non garder l'intitulé ouvrier. L'interrogation venait au moins de deux phénomènes.

Le premier sociologique, que nous avons pris pour argent comptant, annonçait : « la disparition de la classe ouvrière au profit d'autres catégories socioprofessionnelles ».

Le second, interne au mouvement, tient de l' « embourgeoisement » des militants. La promotion de militants ouvriers au sein de nos organisations, est devenue involontairement un copié-collé du modèle dominant. Puis d'autres catégories professionnelles se sont inscrites au mouvement par fidélité à leurs origines initiales et / ou perception large du mot ouvrier. Nous sommes devenus des cadres, des notables et avons décroché petit à petit de nos quartiers d'origine. Nous avons acheté notre appartement ou une maison, nos référentiels culturels se sont enrichis, etc. Nous sommes devenus inconsciemment ce jeune homme riche qui suit les enseignements de Jésus mais qui n'est pas près à laisser sa fortune pour le suivre.

 

Nous avons laisser sur la route un monde ouvrier désyndicalisé, paupérisé, avec peu de repères spirituels et / ou de classe construits. Nous avons devant nous, des jeunes diplômés, ou non, en situation de précarités extrêmes. Des travailleurs français ou étrangers avec ou sans papier subissant des logiques d'exploitations dignes d'une autre époque. Notre mission est d'aller au-devant d'eux pour les aider à se mettre debout, à reconstituer un mouvement d'éducation populaire qui colle à l'attente actuelle des classes laborieuses.

 

Cette analyse critiquable puisque sûrement imparfaite peut s'appliquer aussi à nos formations politiques de gauche voire à nos syndicats « ouvriers ». Combien d'adjoints au maire, de conseillers généraux et régionaux, et de parlementaires sont des ouvriers (res) ou plus largement des salariés du secteur privé ? Notre engagement et non seulement un engagement militant mais aussi moral. Le minima étant d'essayer de vivre et de faire ce que nous disons !

 

 

Résistance :

 

Voilà un mot mais aussi une attitude biblique qui se veut sans ambigüité en passant par Moise, les Béatitudes de Matthieu et de Luc citant Jésus, la lettre de Jacques, etc. Avec l'Exode Dieu en appel à la résistance, à la volonté de se mettre debout face à un pouvoir absolu. Pouvoir avec lequel, il n'y a point de compromis possible, de prince d'Egypte Moïse devient berger et porteur avec son frère Aaron d'un lève-toi et marche d'un peuple soumis. L'Exode c'est aussi la peur de l'inconnu et la tentation du retour au « bien être » de l'esclavage avec symbolise de l'adoration du veau d'or. Jésus en appelle également à la conscience, à l'intelligence, au courage et au dénuement matérialiste. Il en appelle au cœur des hommes. Il dénonce violemment les marchands du temple; les notables du Sanhédrin avec leurs enjeux de pouvoirs et de collaborations avec l'occupant romain. Dans sa Lettre Jacques enseigne et rappelle les principes de justices sociales inscrits dans la démarche du Christ et de l'Ancien Testament. Ces ancrages étaient modestement en nous, chrétiens, présents aux côtés des « Molex ». Comment ne pas voir à travers ces femmes et ces hommes, se définissant plus ou moins comme hâtées, ce message émancipateur vivant et bien vivant du Christ ? Comment leur faire prendre conscience de cette modernité émancipatrice de 2000 ans?

 

Le Partage :

 

Partager le pain, la parole, la lutte, la joie, les espoirs et les doutes font parties de notre essence. Le Partage est un forme d'action. Partager c'est être présent sans s'imposer et encore moins vouloir dominer. Au contraire c'est devenir serviteur, un constructeur de traits d'union ou de passerelles avec et parmi les autres. Le partage entre les représentants des salariés Molex et l'ACO a été la résultante d'un long processus d'interactions entre chrétiens et salariés, entre chrétiens membres ou non de l'ACO, entre les membres de l'ACO, entre les rencontres individuelles des militants ACO et les salariés. Le partage demeure un outil où nous reconnaissons et redonnons en l'autre cette part d'humanité qu'un système dominant nie de plus en plus.

 

L'Espérance :

 

Elle ne peut se résumer seulement à une attente dans l'avènement d'un monde meilleur, ou d'un au-delà lumineux. Notre espérance se veut une dynamique de tendre vers une humanité fraternelle. Elle ne peut qu'être une démarche d'action complémentaire mais aussi antagoniste à la Résistance et au Partage tiraillée entre les dissonances d'un « NOUS » collectif et un « JE » individualité patiné d'individualisme.

Nous l'avons vécu avec les « Molex » la Résistance et le Partage pour construire une espérance, petite mais ô combien vitale pour maintenir la vie de notre vallée. Avec la pression de la direction américaine, les valses à deux temps du pouvoir, l'espérance prenait chaque jour des aspects individuels ou collectifs différents, jusqu'au moment où, fatigués, une majorité de salariés n'a plus vu le 15 septembre 2009 l'Espérance collective mais seulement une espérance individuelle comme échappatoire.

Aujourd'hui la mobilisation se poursuit différemment, le projet de réindustrialisation du site menée sous la pression conjointe des ex salariés avec leur syndicat, des élus et des citoyens a permis l'installation de VMI. Aujourd'hui 40 salariés (es) travaillent sur de la connectique pour cette entreprise de …. connectique. Elle vient de récupérer semble-t-il des moules de fabrication démontés et envoyés chez MOLEX USA .

 

Le rôle de l'ACO est de modeler une spiritualité émancipatrice. Emancipatrice au plan temporel comme au plan intemporel. Elle doit permettre de remettre l'Homme au centre de la société en commençant par les organisations aux quelles nous appartenons.

Cette spiritualité émancipatrice passe par notre engagement dans la construction de traits d'union entre les individus, entre les individus et les organisations et si nécessaire entre les organisations entre elles via les militants. Pour cela, il nous revient également de montrer l'importance, en terme de sens, du respect des engagements pris.

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Fête du 13 juillet à Villemur sur Tarn

Publié le 10 Juillet 2010 par Un Oeil Sur Villemur dans Culture et loisirs

fete 13 juillet 2010

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CONSEIL MUNICIPAL DU 12 JUILLET 2010 - ORDRE DU JOUR

Publié le 8 Juillet 2010 par Un Oeil Sur Villemur dans Politique

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Approbation du procès verbal du 10 juin 2010

 

Administration générale :

  • Modification des statuts de la communauté de communes du canton de Villemur – transfert du siège de la communauté.

  • Remplacement d'un délégué suppléant représentant la commune au comité syndical du syndicat intercommunal pour le transport des personnes agées.

  • Remplacement du délégué de la commune en charge des questions de la défense.

  • Remplacement d'un délégué suppléant représentant la commune au conseil d'administration de la communauté de communes du canton de Villemur.

  • Déclassement du domaine public d'une bande de terrain de 47 m2 avenue Franklin Roosevelt.

Finances :

  • Office public de l'habitat 31 – Réhabilitation de 21 logements résidence Léon Blum – Garantie partielle de la commune sur les prêts CDC.

  • Office public de l'habitat 31 – Réhabilitation de 20 logements résidence Saint-Exupéry I – Garantie partielle de la commune sur les prêts CDC.

  • Office public de l'habitat 31 – Réhabilitation de 24 logements résidence Saint-Exupéry II – Garantie partielle de la commune sur les prêts CDC.

  • Réalisation d'un parking lieu dit « Sayrac » en bordure de la RD 71 – Demande de subvention.

  • Réhabilitation du château de Bernadou. Aménagement d'un tourne à gauche avenue du général Leclerc (RD 14). Demande de subvention.

Urbanisme/Travaux :

  • Vente de l'immeuble communal de la rue de la Bataille.

  • Acquisition d'une parcelle de terrain à Magnanac.

  • Construction du nouveau collège de Villemur. Réalisation d'un gymnase et d'un plateau sportif.

  • Mise en sécurité pour les passages piétons avenue du président Kennedy et rue Victor Hugo (01 BR 0014).

  • Création du futur collège de Villemur. Travaux de déplacement des réseaux d'eau potable et d'irrigation.

Affaires diverses :

  • Rendre compte au titre de l'article L. 2122-22 du Code Général des Collectivités Territoriales.

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LA DELATION : LE POISON DE L'ESPRIT DE LA REPUBLIQUE

Publié le 7 Juillet 2010 par Un Oeil Sur Villemur dans Politique

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Par Catherine Tizon

 

Mais qu’a donc Dame France ? Ses enfants perdent l’esprit, ils perdent la mémoire, ils se bafouent, ils se trahissent…

 

On l’a connue tour à tour, meurtrie puis révoltée, empreinte d’une envie de liberté, enivrée par une soif d’égalité. Puis elle a, de nouveau été blessée, profondément, de ces plaies qui ne cicatrisent jamais, qu’on garde en mémoire, qui vous étreignent de douleur, qui vous arrachent encore parfois des larmes.

 

Aujourd’hui, dans sa très grande maturité, elle croyait en avoir fini avec les périodes tragiques. Elle était sûre que jamais, au grand jamais, elle ne devrait faire face à nouveau à la folie de ses propres enfants. Pourtant, un beau matin, elle s’est réveillée meurtrie. Le spectacle qui s’offrait à elle était désolant : quel est donc cet enfant qui s’agite, gesticule, menace et règne en maître sur la famille ?

 

Elle a pourtant pris soin de leur inculquer, à chacun, quelques principes qu’elle croyait justes : Liberté, Egalité et Fraternité. Un triptyque acquis dans la lutte, la violence, parfois la mort. Elle a chanté sur tous les tons mais le temps des cerises s’en est allé, elle a bercé ses enfants dans l’amour mais elle ne voit plus ce sentiment dans leurs yeux, elle leur a appris à vivre debout mais ils sont courbés et soumis devant le maître.

 

Le petit agité, et quelques uns de ses frères, appellent à la délation. Dénoncez cet enfant étranger qui fréquente l’école de la république, dénoncez cette cliente qui n’a pas de papier pour accéder à son compte bancaire, dénoncez cet usager qui était venu, crédule, s’inscrire pour travailler, dénoncez ce collègue pour obtenir une petite prime qui fondra comme neige au soleil, dénoncez ce voisin dont on ne sait rien mais qui a sûrement quelque chose à cacher, dénoncez cette amie qui aura osé dire ce qu’il ne fallait pas affirmer au risque de la soumettre au jeu de l’intimidation, voir de la menace.

 

Il y a moins d’un siècle, Dame France avait déjà perdu bon nombre de ses enfants, juifs pour certains, tziganes pour d’autres, communistes pour une partie, résistants pour la plupart. Son ami, le pasteur luthérien, Heinrich NIEMÖLLER, avait souffert avec elle, enfermé à Schsenhaussen puis à Dachau pour avoir incité 6000 pasteurs à appliquer les principes bibliques, désobéissant ainsi à un autre petit agité qui régnait en maître sur Dame Germanie, famille de notre bon pasteur. Ses mots résonnent encore, plus sourds que jamais.

 

« Lorsqu'ils sont venus chercher les communistes

Je me suis tu, je n'étais pas communiste.

Lorsqu'ils sont venus chercher les syndicalistes

Je me suis tu, je n'étais pas syndicaliste.

Lorsqu'ils sont venus chercher les juifs

Je me suis tu, je n'étais pas juif (...)

Puis ils sont venus me chercher

Et il ne restait plus personne pour protester. »

 

Alors, la délation, il la connaît. Il sait qu’elle peut venir de n’importe où et de n'importe qui. Un « n'importe qui » pour lequel on a de l’estime, de l’admiration et parfois de la compassion. Terrible constat , de la nature humaine ! Cette personne proche a le temps, en quelques minutes, de tromper la vigilance et surtout la confiance d’un des enfants de Dame France afin de se valoriser par la nuisance, la destruction, la trahison.

 

Pourtant, ce délateur sait bien que le bénéfice qu’il tirera de cet acte de lâcheté ne sera qu’éphémère, aussi éphémère que son maître à penser. L’obscur l’a emporté, le mal domine, la haine viendra bientôt.

 

Dame France s’est revêtue de noir. Elle pleure ses enfants perdus, elle pleure déjà les enfants qu’elle perdra de nouveau pour les mêmes raisons aveugles. Elle voit ses enfants marcher tête baissée, comme pour mieux se fondre dans la masse, pour ne pas croiser les regards interrogateurs, pour ne pas rougir de honte pour tous ces actes manqués.

 

Mais au plus profond de son cœur, elle chantonne quelques paroles :

 

« J'aimerai toujours le temps des cerises
C'est de ce temps-là que je garde au cœur
Une plaie ouverte !
Et Dame Fortune, en m'étant offerte
Ne pourra jamais calmer ma douleur...
J'aimerai toujours le temps des cerises
Et le souvenir que je garde au cœur ! »

 

Le fredonnement de Dame France s’amplifie. En ce temps qui précède le 14 juillet, synonyme s’il en est de « liberté », elle repense à ce passage de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme et du Citoyen « La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l’Homme : tout Citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement, sauf à répondre de l’abus de cette liberté, dans les cas déterminés par la Loi. »

Dame France est âgée, mais l’espérance ne l’a jamais quittée, elle continuera de se battre pour sa liberté. Elle demeure la mémoire de ses enfants et porte les stigmates de leur histoire. Elle entend vivre encore longtemps au rythme de ces trois mots « Liberté, Egalité, Fraternité ».

Malgré ses sanglots, Dame France continuera de chanter la LIBERTE !

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DEVANT LES DÉRIVES DES POUVOIRS ACTUELS

Publié le 7 Juillet 2010 par Un Oeil Sur Villemur dans Politique

Dépassons notre lâcheté ordinaire

 

 Des ministres démissionnés, démissionnaires irrespectueux des lois et des deniers publics, des affaires douteuses, des abus budgétaires, des passe-droits, des humoristes muselés … .

Ce n'est pas nouveau, alors pourquoi cette prise de conscience subite, ce semblant de remise en ordre ?

 

  • Parce que nous traversons une époque économiquement grave ?

  • Parce qu'on nous demande de comprendre des mesures d'économie parait-il indispensables à la survie de notre système ?

  • Parce qu'on nous demande de travailler plus, plus longtemps, pour gagner moins ?

  • Parce que nous sommes fatigués de devoir être vertueux alors qu'en haut lieu on dilapide l'argent public pour des besoins personnels, des initiatives somptuaires ?

 

Non, il n'en est rien. Dans notre bonne société contemporaine , mensonges, dissimulations, opportunismes sont devenus tout simplement les vertus indispensables à la réussite sociale.

 

Flattez vos interlocuteurs « bien placés », rabaissez votre intellect afin de ne surtout pas heurter par des critiques argumentées des opinions trop limpides, abandonnez vos idées intéressantes au profit de ceux qui détiennent le pouvoir que vous leur avez délégué.

 

Concevez que vous gagnerez à flatter, abandonnez votre conscience et vous deviendrez aussi indispensables que la brosse à reluire à vos chaussures en cuir.

Dissimulez, manipulez, critiquez, anonymement s'entend ceux qui vous font de l'ombre.

Surtout, si vous vous sentez découverts, jurez vos grands dieux que vous êtes innocents, plein de bonnes intentions, que l'amitié est un bien trop précieux pour vous.

Si vous nagez dans l'univers crapulo-politicien souvenez-vous que les vestes sont réversibles, peuvent changer de couleur.

Transformez-vous en caméléon, en arlequin … et dormez tranquille sans regarder la glace, en admettant une fois pour toute que l'intelligence et l'honnêteté ne représentent plus rien dans cette société construite sur la flagornerie.

 

« Exagération

que tout cela ! »

 

D'où vient alors le malaise ressenti, comment expliquer l'abus de tranquillisants, drogues licites, augmentation des suicides, les passages à l'acte violents de plus en plus incontrôlés. Cessons de fuir nos responsabilités, nous sommes des victimes, oui des victimes mais pas seulement des autres, des victimes de notre propre lâcheté.

 

Pour déculpabiliser, nous nommons tolérance l'acceptation de déviances en vérité inacceptables.

 

Nous acceptons en spectateurs consentants une télé réalité qui nivelle par le bas toute notion de culture, nous nous attardons sur des évènements sportifs qui cultivent la vulgarité.

 

Des hommes politiques couvrent servilement des actes délictuels provoquant l’incompréhension, le ressentiment de ceux qui luttent pour préserver la dignité.

 

Des augmentations de taxes, d'impôts divers viennent au secours de déficits constituant le prix à payer face à des politiques fiscales qui préfèrent surtaxer le salaire fruit du travail que l'argent fruit de la spéculation.

Les hommes politiques, consciemment ou non, sont des instruments dans les mains des puissances financières d'où qu'elles viennent.

 

Arrêtons de regarder notre nombril quand nous vivons dans l'aisance, arrêtons de rejeter la faute sur l'autre quand nous sommes dans la difficulté. Ayons le courage de destituer des détenteurs de pouvoir qui, avec une lâcheté dissimulée sous de beaux noms, refusent de s'attaquer aux vrais problèmes et pire encore les cultivent. Nous sommes à la dérive, il serait temps de reprendre la barre pour redresser le cap.

 

Plus facile à écrire qu'à faire ? Des précédents existent dans notre Histoire.

 

Prenons conscience de la nécessité de remettre à l'honneur certaines valeurs démocratiques, sociales, humanistes..

Refusons la passivité, nous nous croyons seuls mais nombreux sont ceux qui craignent d'exprimer leurs idées, donnons leur un signe d'espoir.

Réveillons nous avant de mourir étouffé par notre lâcheté ordinaire. Il est encore temps de prendre notre destinée en main.

 

Marie-Gabrielle Gimenez

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POUR UNE RADIO PUBLIQUE INDEPENDANTE

Publié le 4 Juillet 2010 par Un Oeil Sur Villemur dans Politique

25 juin,Appel à mobilisation

Nous, auditeurs-trices et salarié-e-s de Radio France (France INTER, France INFO, France BLEU et ses 42 locales, France CULTURE, France MUSIQUE, LE MOUV’, FIP) refusons la main mise du pouvoir en place sur les antennes de la radio publique.

Les suppressions injustifiées d’émissions, les licenciements sans ménagement de producteurs-trices et de chroniqueurs-euses dont ceux de Didier Porte et Stéphane Guillon sont les plus symboliques, mettent en évidence la mission confiée par Nicolas Sarkozy à la direction de Radio France : transformer les antennes de la Radio Publique en machine de guerre électorale à son profit.

Les antennes de la radio de service public sont celles de tous les citoyen-nes et non pas la propriété d’un clan.

Nous exigeons :
 Le respect et la garantie de la liberté d’expression, de l’indépendance des programmes et de l’information sur les radios de service public.
 Le respect du travail des rédactions de Radio France.
 Le droit à l’impertinence, à la différence.
 Des propositions professionnelles réelles et sérieuses pour les producteurs-trices écarté-e-s des antennes de Radio France .

Et demandons le retour sur l’antenne des chroniques de
Didier Porte et Stéphane Guillon dans la matinale de France Inter
et dans l’émission le fou du roi.

Nous, auditeurs-trices et salarié-es sommes attaché-e-s aux valeurs qui ont bâti la radio de service public.

ARRETEZ DE CASSER NOS ANTENNES !

Cet appel a le soutien de l’intersyndicale de Radio-France

Je veux signer moi aussi

Les collectifs, associations, syndicat et partis peuvent apporter leur soutien et leur signature en écrivant à contact

Lien : http://www.pouruneradiopubliqueindependante.net/

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