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QUI PEUT LE « PLU », PEUT LE MOINS …

Publié le 28 Novembre 2010 par Un Oeil Sur Villemur dans Politique

 

Par Jean Philippe Tizon

La séance publique du conseil municipal du 15 novembre dernier en la salle de conférence du Grenier du Roy aurait dû devenir ce moment particulier et symbolique, cette pierre angulaire de démocratie de proximité avec une mise en exergue de l’esprit du PADD, première étape du PLU (plan local d’urbanisme). Un constat s’impose, au contraire des conseils précédents, l’esprit fût aussi présent que le corps électoral fût absent. Un sacré hiatus pour l’avenir !

Un questionnement taraude les cerveaux un peu curieux. Le PLU, avec son plan d’aménagement et de développement durable (PADD), tiendrait-il dès le départ du spectre : à savoir un esprit sans corps   pour tendre vers un corps sans esprit ?

Comment expliquer le manque de communication offensive en la matière ? Mauvaise perception de l’ampleur de la démarche ? Stratégie délibérée ? Comme nous l’avons maintes fois souligné et démontré, la forme rejoint souvent le fond d’une démarche. Sans pour autant anticiper la suite des évènements. Ce loupé de départ entache indéniablement le démarrage d’une longue approche dans la concertation.

Madame Escoffier, consultante du cabinet d’études, lors de la présentation « vidéo », a su souligner à maintes reprise que le PLU résulte de la traduction d’un  choix politique (au sens de polis : la cité). Ce choix  implique le devenir du territoire communal sur une quinzaine d’années.

Le PADD du PLU se veut tout sauf quelque chose d’anodin. L’information et la concertation des citoyens (nes) se veulent, au-delà de l’obligation légale, un approche nécessaire si nous voulons un plan local d’urbanisme en adéquation avec les aspirations d’une population.

Si une faible participation citoyenne se poursuit, pour x et y raisons ou stratégies, va se poser alors avec force la pertinence des choix retenus.

« L’industrie dépassée … ?? »

En effet, entre les choix arrêtés en catimini par quelques uns puis légitimés par un semblant de concertation et les choix issus d’une large concertation participative,  les orientations finales ne seront pas les mêmes.

 La question posée sur la place de l’industrie dans ce plan est l’exemple symptomatique de l’existence d’une contradiction majeure. D’un côté, un Premier magistrat qui trouve intéressant de préciser la vocation industrielle de la commune, même si la partie industrielle de Villemur se trouvera sur « Pechnauquié 3 », soit à Villematier. De l’autre, une « technicienne » consultante qui assène, à partir de son expérience, sa vérité incontournable : « l’industrie c’est fini, c’est dépassé »(1).

Depuis la salle, il a été rappelé que si cette logique de renoncement avait été appliquée, aujourd’hui les 17 salariés de feu « la mie occitane » ne travailleraient pas pour un groupe espagnol mais pointeraient, avec 200 « molex », au chômage. Des Molex qui, par ailleurs, grâce à leur lutte, ont permis le maintien d’un embryon d’industrie connectique à Villemur. (CQFD)

Bref, nous avons d’un côté l’oubli industriel des élus(es) lors de l’élaboration concertée du power-point et de l’autre le réalisme du renoncement, issu en droite ligne de l’idéologie dominante, porté comme vérité biblique, sans autre discernement, par une consultante ne réalisant… que son travail.

« Trois hypothèses de PLU »

Pour revenir  à nos réalités plus prosaïques, les éclairages précédents, certes critiquables,  indiquent  que l’objet PLU demeure un élément interactif aux orientations politiques données. Le contenu et l’articulation des cinq axes (2)  définiront un micro projet de société. Au moins trois hypothèses de travail peuvent émerger.

-         Hypothèse 1 : celle d’un renouvellement sociologique complet et planifié de population. Comment ? En développant une politique immobilière, via des promoteurs avertis, à coûts élevés (écartant de fait les revenus modestes et trop moyens). Cette politique peut se traduire  par la construction de bâtiments neufs ou par l’acquisition d’immeubles anciens en centre ville ou à Magnanac sous couvert « du renforcement de l’attractivité urbaine et résidentielle de la commune ». Cette approche pour être efficace et de qualité demande l’élaboration d’une politique de préservation du cadre de vie,  de mise en valeur des « paysages et espaces verts ou humides » afin de rendre le secteur bucolique, un peu plus bourgeois que bohème. Cette hypothèse demande un fort  développement d’un secteur tertiaire des services et l’accueil d’enseignes commerciales diversifiées. Bien entendu, cette orientation demandera la limitation d’un cortège de gènes matérielles et sociales. Cette limitation passe par une politique industrielle réduite afin de contourner le désagrément de flux de camion avec son lot de pollutions  et par phénomène induits le nombre d’ouvriers braillards à  loger sur la zone. Une politique fiction ? Posons-nous tous la question : « comment se fait-il aujourd’hui qu’il existe quasiment plus d’agences immobilières et d’agences bancaires à Villemur que de commerces de proximités ?

 

-         Hypothèse 2 : celle de l’installation massive de populations modestes, parfois désocialisées, issues de quartiers urbains devenus des ghettos sociaux et ethniques.  Dans ce cadre, le renforcement de l’attractivité urbaine et résidentielle de la commune (centre historique et Magnanac) passe par la réalisation d’habitats modernes à loyers modérés. Elle passe aussi   par non seulement la préservation du cadre de vie, mais aussi par la découverte et l’appropriation du dit cadre par cette nouvelle population. Enfin, si cette hypothèse devait être confirmée, elle demanderait un effort conséquent dans le développement industriel complété par  un développement des services et des enseignes commerciales afin de pouvoir donner du travail  aux nouveaux venus. Enfin, l’émergence de transports en commun  respectueux de l’environnement Nord-Sud ( Villemur Toulouse) et Est-Ouest ( St Sulpice- Bessières-Villemur –Montauban) s’imposerait. Une version impossible ? La tendance des grandes métropoles, de droite comme de gauche, y compris Toulouse,  n’est-elle pas  d’envoyer les couches de population les plus indésirables vers la banlieue lointaine, dans les « zones rurbaines » ? Politique qui s’accompagne par peu de moyens supplémentaires (financiers et humains) pour les petites villes d’accueil afin de les aider à gérer au mieux les difficultés d’intégration.

 

-         Hypothèse 3 : La plus judicieuse. Celle d’un développement par mixité sociale. Elle revient à parier sur une dynamique sociale et donc économique à moyen et long termes. La recherche de mixité passe au moins par deux niveaux. La quête de personnes en situation professionnelle assise et la quête de jeunes appelés à posséder un parcours professionnel et/ou social supérieur. Dans cette approche précise, le renforcement de l’attractivité urbaine et résidentielle de la commune passe par sa capacité de séduction pour installer les premiers et à offrir aux seconds la possibilité de venir sur le territoire avec des loyers ou des possibilités d’achat très attractifs. Bien entendu, cette politique doit s’élargir à des populations plus modestes sur plan financier mais qui peuvent apporter énormément à moyen terme à la cité.

 

Se pose l’enjeu d’un développement économique avec, bien entendu, l’implantation d’un secteur tertiaire des services, d’un secteur artisanal  et l’accueil d’enseignes commerciales diversifiées mais aussi d’un secteur industriel avec l’implantation de PMI afin de pouvoir développer de véritables savoir-faire innovants et pérennes. La préservation du cadre de vie permettrait l’épanouissement et l’investissement de différentes strates sociales. Une politique réaliste ? A priori, oui. Tout d’abord, elle évite l’écueil de la logique de bantoustans pour  classes supérieures  ou pour milieux extrêmement populaires rendant la vie des autochtones difficile voire insupportable. Elle permet un brassage qui facilite l’émulation de tout à chacun. Enfin, c’est un gage réel de développement social, démocratique et économique. Un véritable engagement pour l’avenir.

Dernier enjeu, retrouver la fonction, chère à certains élus,  de centralité urbaine de Villemur, avec notamment la construction d’une passerelle reliant les deux rives centrales. Il faut en prendre conscience, au-delà du coût, cette centralité aboutira à  des finalités différentiées en fonctions des hypothèses retenues. La passerelle « traits d’union » peut aussi devenir une passerelle « sans issu ». A nous de décider.

 

Quoi qu’il en soit,  l’avenir du pays se prépare dès à présent, il ne peut devenir le produit issu des seules tergiversations de quelques notables. Le législateur spécifie bien la dimension démocratique d’une large concertation et consultation des citoyens (nes). La loi ne sera que ce qu’en feront ou pas les habitants. Tout dépend dorénavant de chacun d’entre nous afin d’inverser définitivement l’adage du jour : qui peut le PLU, peut le moins.

 

 

 

(1)    Le discours tout comme le positionnement professionnel interpellent tant sur le plan de l’épistémologie – savoir  distinguer une vérité officielle d’une approche scientifique critique- que  de la déontologie -savoir poser une hypothèse (et non une vérité) avec recul et   remise en perspective critique-. Nous avons connu dans le passé les âneries, reprisent en cœur par tous les « penseurs » officiels, de la « fin de l’Histoire » de Francis Fukuyama. Il était alors assez étonnant de voir ces « grands intellectuels » manquer de discernement, asséner des jugements préconçus et ne pas pratiquer une forme de décentrage par rapport à l’objet  étudié. Aujourd’hui,  nous avons les mêmes qui ânonnent   la Vérité de « la fin de l’industrie ». Nos amis allemands doivent se bidonner devant temps de vanité ubuesque. Eux ne se posent pas le postulat de savoir si nous touchons à la fin de l’industrie. Ils foncent, innovent, conquièrent de nouveaux marchés en la matière. Nous disions mise en perspective contradictoire ?

 

(2)   Les Cinq axes (voir compte rendu conseil municipal)

(1)Affirmer le statut de la fonction de centralité urbaine de Villemur, à l’échelle du bassin de vie et élargi au-delà.

(3)   Reconquérir le centre ancien de part et d’autre du Tarn..

(4)   Développer le quartier de Magnanac.

(5)   Renforcer l’attractivité urbaine et résidentielle de la commune.

(6)   Assurer la préservation du cadre de vie.

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Villemur sur Tarn, Le terme, Téléthon

Publié le 24 Novembre 2010 par Un Oeil Sur Villemur dans Associations

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Démocratie de proximité est-ce un gros mot ?

Publié le 21 Novembre 2010 par Un Oeil Sur Villemur dans Politique

Suite à une intervention du public lors du conseil municipal

 

Si on se contente des apparences, les villemuriens ne semblaient pas, ce lundi 15 novembre, tellement concernés par l’exposé sur le PADD.

Peut-on s’autoriser à penser que l’information ne leur était pas parvenue.

Habitués à manier l’outil informatique, nous avons zappé le passage de l’info sur le petit bandeau noir du site de la mairie, tout le monde n’achète pas la dépêche.

Pourquoi insister pour que les informations sur le futur PLU soient régulièrement communiquées aux citoyens.

Nous pouvons au minimum étayer nos sollicitations par deux arguments.

Le premier, tout simplement législatif. Les habitants doivent être informés, consultés.

Tout devient de plus en plus complexe. Les sigles s’empilent SCOT, PLU, PPRI, PPRS, ZNIEFF et il est de plus en plus difficile de s’y retrouver d’où la nécessité d’explications accessibles,  graduelles et concrètes.

Il est peut-être préférable de ne pas attendre le légal débat public et de commencer par doses homéopathiques à faire ingérer la complexité du processus et sa finalité puisque tout le monde est susceptible d’être impacté.

La deuxième raison découle de l’expérience qui veut que l’on affronte mieux ce que l’on connait, cette connaissance permet de combattre toute déviance.

Nous devrions être égaux devant les lois et pourtant les passe-droits perdurent, en matière d’urbanisme de nombreux exemples, certains tristement, pourraient remplir nos colonnes.

Confrontés à de coupables infractions, il est impossible de se contenter de l’à peu près, de faire aveuglément confiance.

Il faut se documenter et la pression aidant, on risque de se retrouver vite dépassé surtout si l’on croit en ses droits et en la justice, naïveté impardonnable que l’on paie chèrement.

Il est possible de réagir de différentes façons à ces traumatisantes expériences ; certains s’enfermeront dans leur rancœur, d’autres mettront les savoirs acquis au service de leurs concitoyens parce qu’il est illogique que les gens respectueux soient désarmés par de coupables inerties.

Les élus devraient tenir à l’information de leurs administrés, c’est pour eux un gage de sécurité et de tranquillité.

Informés des lois, des obligations les habitants ne pourront sciemment les contourner en argumentant l’ignorance.

Le harcèlement que semble subir certains élus pour obtenir des autorisations illégales n’aura plus de raison d’être à moins d’être motivé par d’inavouables circonstances ou par le fait que l’élu trouvera plus utile de considérer l’électeur à la place de l’intérêt supérieur du principe de précaution.

Nous avons été, semble-t-il chanceux, par souci de transparence d’êtres invités aux débats municipaux sur le PADD.

Soyons certains que nous serons conviés aux futurs débats et que le même souci de transparence amènera l’information à chaque citoyen par le moyen le plus adapté.

Si nous ne répondons pas par une présence nombreuse aux futures invitations, nous devrons nous remettre en question avant de s’accorder le droit de dire « nous ne savions pas ».

 

Marie Gabrielle GIMENEZ  

 

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« Des dieux et des hommes », l'Amour jusqu'au bout.

Publié le 20 Novembre 2010 par Un Oeil Sur Villemur dans Culture et loisirs

 

 

 

Il est des moments privilégiés, dans le bonheur comme dans la souffrance, qu’il faut savoir s’approprier.

 

Le film de Xavier Beauvois, « des Dieux et des Hommes », fait sûrement partie de ces œuvres tout à fait exceptionnelles qui vous transpercent tant le ton est juste et l’expression profonde.

 

Ce film ne se raconte pas, il se vit. A travers la foi de ces pères blancs (moines trappistes) installés dans le monastère de Notre Dame de l’Atlas sur les sommets de Tibhirine en Algérie, nous revivons l’horreur de cette période, de 1993 à 1996, avec l’enlèvement et la mort tragique de sept d’entre eux.

 

Au-delà des faits, le réalisateur nous invite à comprendre le recueillement et la recherche spirituelle de ces frères, engagés au service d’une population pauvre et en souffrance, dans une recherche permanente de dialogue avec l'Islam. L’accueil de la différence et l’Amour de   ce peuple reste encore aujourd'hui l'essence de leur engagement.

 

Tout au long de ce film, on découvre l'enracinement de l'Homme dans la foi et sa détermination à suivre le chemin qu'il s'est tracé malgré la peur. Un cheminement qui les emmène au-delà d'eux-mêmes, un don total à l'autre.

 

Certaines séquences vous transportent dans un  autre monde, uniquement révélées par la scène du Lac des Cygnes de Tchaikowsky dont les mouvements s'immiscent en vous, permettant un détachement total. Nul besoin de paroles, le visage de chaque frère, leurs sourires parfois estompés par une forme de douleur intérieure.

Leurs larmes de désespoir, ou peut-être d'espoir car l'espérance est ancrée en eux, perlent au bord de leurs paupières pour glisser lentement sur des joues creusées par le manque de sommeil.

 

Comment ne pas être saisi par la force de ces acteurs tellement sincères dans leurs rôles qu'on croirait partager, l'espace de quelques minutes, le quotidien de ces trappistes pourtant disparus.

 

Ce film nous laisse avec une étrange blessure au coeur, un sentiment de colère et d'impuissance, un attachement profond à cette communauté qui a payé un lourd tribu au nom de l'Amour et de la foi en Dieu et en une Algérie meurtrie.

 

 

Catherine TIZON

 

 

Un grand merci à la Commission Cinéma de la MJC de Villemur pour nous avoir offert ce moment exceptionnel.

 

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Lâcher de truites, Villemur - Le Terme à Nohic

Publié le 20 Novembre 2010 par Un Oeil Sur Villemur dans Culture et loisirs

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l'UsinoTOPIE et l'art de la marionnette à Villemur

Publié le 20 Novembre 2010 par Un Oeil Sur Villemur dans Culture et loisirs

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Compte-rendu du Conseil Municipal du 15 novembre 2010

Publié le 19 Novembre 2010 par Un Oeil Sur Villemur dans Politique

Un PADD un peu PLU politique mais…

Les premiers rangs de la salle de conférence des Greniers du Roy étaient occupés par les administratifs, les adjoints et les conseillers municipaux (A noter : un absent avec procuration et un absent non excusé pour la minorité. Trois absents avec procurations pour la majorité). En arrière plan les villemuriens, enfin … quelques villemuriens. Monsieur le Maire, Madame Terrancle son adjointe à l’urbanisme et Madame Escoffier du cabinet chargé de la mise en place du PLU tenaient le devant de la  scène. Voici pour le décorum.

Monsieur le Maire précise sérieusement dès le début qu’il s’agit d’une réunion du conseil municipal ouverte à la population dans un souci de transparence. A l’évidence, si toutes les réunions du « CM » sont ouvertes au public,  cette fois ci hélas, il s’est porté « pâle » malgré un choix de lieu plus convivial (la salle de conférence du Grenier du Roy) pour cette introduction. A croire que les habitants de la commune, ingrats qu’ils sont,  ne s’intéressent pas  en toute transparence à leur devenir. A part, qu’ils aient été victimes, d’une communication défaillante ? La mise en ligne du document power point présenté sur le PADD / PLU pourrait aider nombre de nos citoyens à mieux  cerner les enjeux pour leur futur.

Avant de passer la parole à ces co-actrices, Monsieur le Maire précise que le PADD (plan d’aménagement et de développement durable) est une démarche lourde, une phase importante qui en première partie sera exposée par Madame Escoffier. Suivra un débat au sein du conseil municipal avec une variante, questions et remarques seront ce soir consignées comme le veut la loi.

Il revient à Madame Escoffier de cadrer le débat et ses enjeux. La loi SRU (Solidarité Renouvellement Urbain) de 2000 transforme le POS en PLU avec la nécessité d’élaborer un PADD qui doit justifier les décisions ultérieures d’utilisation du sol. Le PADD est un élément majeur, un projet sur le long terme qui vaut pour la durée du PLU, entre 10 et 15 ans. Le PADD fait suite à un diagnostic territorial, sorte d’examen clinique de la commune qui recense les atouts, les handicaps, les besoins en tenant compte du futur développement démographique et économique. Ce travail de plus ou moins six mois détermine des enjeux politiques, la stratégie municipale pour faire évoluer le territoire sur le long terme.

La règlementation attachée aux zones sera exposée plus tard, et tout sera terminé d’ici à peu près un an. Les élus délibèreront alors pour arrêter le PLU qui partira pour trois mois dans les différents services de l’Etat afin d’y être examiné. L’enquête publique pourra ensuite commencer et si nécessaire, différents aménagements seront apportés avant approbation.

 

Monsieur le Maire intervient pour affirmer que la soirée ne sera en aucun cas consacrée au zonage, l’objet de la réunion est de donner les grandes lignes d’un projet politique, avec des déclarations d’intentions.

Madame Escoffier poursuit, le PADD se doit de maintenir un équilibre entre le développement urbain, la protection des espaces naturels et des paysages tout en maintenant la diversité des fonctions urbaines et la mixité sociale dans l’habitat.

Il sert une utilisation économe et équilibrée de l’espace, maîtrise les besoins de déplacement, assure la préservation de l’environnement (air, eau, sol).

 

Le PLU et le PADD doivent intégrer les obligations législatives de la loi SRU et celles du Grenelle qui pendra effet le 13 janvier 2011. Le PLU doit prendre en compte les schémas régionaux de cohérence écologique et les plans climats énergies.

Les Orientations, Aménagements de Programmations deviennent obligatoires, le SCOT s’impose au PLU, ses objectifs ont une vision de 20 à 30 ans alors que pour le PLU la vision s’étale entre 15 et 20 ans.

La croissance démographique sur le bassin de vie de Villemur est envisagée autour de 4500 habitants, 2000 pour Villemur. Les créations de logements prévisibles sur le bassin de vie seraient de 2950 logements, 1250 pour Villemur. L’enveloppe foncière mobilisable à l’objectif  2030 serait de 85 hectares.

 

  1. Affirmer le statut de la fonction de centralité urbaine de Villemur, à l’échelle du bassin de vie et élargi au-delà.

Villemur pourrait représenter une interface entre Toulouse et Montauban.

Il faut assurer un développement résidentiel et commercial en accueillant des enseignes diversifiées et de rayonnement intercommunal.

Permettre l’accueil de nouvelles entreprises et activités sur la commune, développer le secteur tertiaire des services et l’artisanat

En ce sens le PLU va bien plus loin que le POS, il faut offrir des équipements publics structurants.

 

  1. Reconquérir le centre ancien de part et d’autre du Tarn.

Réhabiliter Brusson, procéder à des actions fortes en faveur de l’amélioration des logements, de la rénovation, relier les deux rives par la passerelle, multiplier les places de parking.

 

  1. Développer le quartier de Magnanac.

Requalifier l’avenue Kennedy entre Magnanac et le centre-ville, sécuriser la RD630.

Envisager la possibilité, à long terme, de réaliser une voie de contournement de ce quartier.

 

  1. Renforcer l’attractivité urbaine et résidentielle de la commune.

Des infrastructures routières doivent être envisagées et complétées par des itinéraires de déplacements doux vers les hameaux de Sayrac et le Terme, amenés à se développer.

 

  1. Assurer la préservation du cadre de vie.

Il faut valoriser les paysages et les milieux, trame bleue, trame verte.

Villemur comporte des espaces naturels à forte valeur environnementale qu’il faut protéger.

La vallée du Tarn est classée Natura 2000, des ZNIEFF (zones naturelles d’intérêt écologique, faunistique, floristique) sont recensées sur Villemur et ses côteaux, des zones humides, boisées, des bosquets sont à préserver.

Il faut concevoir une ville avec les intérêts du milieu urbain et les avantages de la ruralité.

Il faut diversifier les formes urbaines et les typologies de l’habitat, prévoir l’implantation d’une aire d’accueil des gens du voyage.

 

Monsieur le Maire tient à réaffirmer que les informations délivrées au cours de ce conseil sont à assimiler à des intentions, des orientations politiques et stratégiques.

Il poursuit en affirmant « les élus sont contraints à respecter le PPRI, les zones inconstructibles sur Villemur sont très importantes, le PPRI comporte de nombreuses zones en aléas fort, le principe de précaution doit prévaloir … ».

(Les explications se recoupant plusieurs fois, nous avons tenté de synthétiser le plus fidèlement possible ce qui a été dit dans le respect des cinq axes énumérés.)

A noter qu’aucune information n’a été délivrée sur le PPRS évoqué lors d’un précédent conseil municipal).

Voir sur le site de la mairie :

 http://www.mairie-villemur-sur-tarn.fr/1-30882-Le-POS-Le-PLU.php

 

 

Interventions des conseillers municipaux.

La première étape du PLU questionne peu les conseillers.

Même si le PPAD n’est pas soumis à un vote, reste que cette séance de conseil avait pour but,  à minima, de recueillir les avis des conseillers. A part quatre élus (es) (madame Berto et messieurs Bétirac, Parize et Serris), personne n’avait rien à demander, à préciser ou à opposer. A croire que le froid engourdi de « PLU en PLU » les cerveaux.

 

Monsieur Parize :

Suite aux propos de monsieur le Maire sur la réhabilitation du site de Labinal il souhaite savoir ce que vont devenir les bâtiments industriels non occupés par VMI, la commune sera-t-elle chargée de la réhabilitation des lieux ?

Monsieur le Maire répond qu’il a le lendemain un rendez-vous en préfecture à ce sujet.

Il a été très clair que la commune se chargerait du rachat du site et serait aidée par le Conseil Général et le Conseil Régional, seul 20% du coût devrait rester à la charge de la commune.

En aout 2009 monsieur Estrosi à l’époque ministre s’était engagé pour apporter une aide de l’Etat.

VMI conserverait la partie nord, une partie serait démolie, une autre réhabilitée pour migrer les bâtiments communaux.

La zone est inondable en aléas moyen voir fort, il est impossible de construire « on récupère une friche ».

Le conseiller s’inquiète ensuite, de même que monsieur André Bétirac de la réhabilitation du Villemur historique et demande si une procédure d’amélioration de l’habitat est envisagée (OPAH), il précise que le parc locatif est souvent insalubre.

Monsieur le Maire leur répond par l’affirmative, il doit rencontrer à ce sujet monsieur le Président de la Communauté de Communes.

Monsieur Parize demande ensuite en montrant un document qui se veut le DICRIM, ou il en est et ou en est le Plan Communal de Sauvegarde indispensable et lié à l’existence du PPRI.

Monsieur le Maire interroge madame Wolf chargée du dossier suite au remplacement du maire adjoint, puis reprend que tout devrait être achevé sous peu et distribué.

Dans une dernière intervention le conseiller soulève le fait, concernant le possible déménagement de la zone commerciale que, située sur la RD630 elle éloigne les commerces du centre-ville, il ajoute que les habitants de Villemur travaillent souvent sur Toulouse ou Montauban et rentrant tard effectuent leurs achats sur les lieux ou le chemin du retour.

Monsieur le Maire souligne que le SCOT a fait savoir qu’il fallait se positionner sur un futur pôle commercial. Il y a le pôle de proximité du centre-ville avec la réfection des deux rues principales et des berges du Tarn. Dans le cadre de la communauté de communes il y a une volonté de maintenir ce pôle.

L’autre pôle commercial est en zone inondable et ne pourra se développer, d’où la nécessité de se rapprocher de l’axe structurant de la RD630.

 

Monsieur Patrice Bétirac.

Il intervient en tant que président du syndicat d’irrigation et remarque que les 85 hectares susceptibles d’être aménagés représentent 10% de la surface irriguée, le sud de Magnanac étant entièrement concerné. Il va y avoir d’importantes transformations au niveau des surfaces d’irrigation.

Au sujet des « entrées de ville », considérant la probable mise en valeur de l’avenue Kennedy il souhaite que l’avenue Leclerc ne soit pas oubliée.

Monsieur le Maire lui répond que rien ne sera oublié.

 

Monsieur Christian Serris.

Comment peut-on redynamiser le centre historique situé en PPRI et au niveau des commerces, si une nouvelle zone apparait n’entrainera-t-elle pas la mort du commerce existant ? s’interroge-t-il

Pour Monsieur le Maire la problématique du centre-ville est totalement liée au PPRI, il existe de grandes battisses impossibles à diviser pour multiplier l’habitat, un habitant d’aujourd’hui égal un habitant de demain.

On manque sur Villemur de petits logements mais on est obligé d’appliquer la règlementation.

Il va falloir veiller à la restauration des petits logements existants, améliorer les conditions de parking pour ramener des habitants vers le centre-ville.

Au niveau du pôle commercial il faudra veiller à ce qu’il soit complémentaire et non concurrent.

 

Madame Berto.

Conseillère municipale siégeant à la commission sociale relève que l’on a parlé de la zone prévue pour accueillir les gens du voyage et souhaiterait connaître le nombre de logements sociaux sur Villemur, la ville est-elle dans les normes ?

Monsieur le Maire répond que les constructions récentes réservent un pourcentage aux logements sociaux, que Villemur respecte les quotas même s’il ne peut préciser les chiffres.

 

Nous sommes conscients que ce compte-rendu est plus succinct que la réunion elle-même, nous restons ouverts à toutes précisions, informations, contestations qui se voudraient constructives.

 

Deux questions parmi le public, une sur l’industrialisation, l’autre sur la nécessité d’êtres informés.

Deux textes seront publiés ultérieurement dans nos colonnes.

 

TELECHARGER CE DOCUMENT SUR LE SITE INTERNET :

http://loeil-de-villemur.wifeo.com/

 

 

 
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Haro sur le B.... ou responsabilité collective ?

Publié le 17 Novembre 2010 par Un Oeil Sur Villemur dans Politique

Par Jean Philippe Tizon

 

Les voix se délient toujours en catimini, entre deux portes lorsqu'il s'agit d'élus, dans la rue ou sur le marché -de plus en plus désert- pour les quidams.

Villemur entretient avec une jalousie historique  deux aspects antagonistes  à tout bon développement d'une démocratie locale de proximité : la critique dans le dos des personnes, source de rumeurs et le potentat démocratique. L'un est la conséquence directe de l'autre. Drôle d'interactions locales en ces temps où notre nation va de déni républicain en déni  démocratique majeur !

 

Nous entendons les propos d'une telle ou d'un tel, le premier conseiller ceci, le premier conseiller cela. Mais jamais réellement personne pour poser en face les griefs, réels ou supposés, de façons constructives.

Depuis longtemps, des militants progressistes et chrétiens, auquel votre plumitif appartient,  se posent une des quadrature du cercle philosophique : Qui est responsable ?  Celui qui possède la charge des affaires ou  ceux qui laissent faire ? (1)

 

Le premier magistrat de cette ville, comme de bien d'autres, reste indéniablement le produit direct d'un schéma de reproduction culturelle et politique quel qu'en soit l'ancrage idéologique  de départ. Il demeure l'héritier spirituel d'un de ses prédécesseurs.

Néanmoins, comme tout héritier, il garde une marge de liberté pour s'adapter aux contingences présentes. Après avoir tué symboliquement « le père », il demeure assez intelligent pour savoir qu'il ne peut réaliser un copié collé ; les contextes étant totalement différents tout en étant parfois similaires.

 Les Hommes sont ce qu'ils sont, partagés entre grandeur d'esprit et faiblesse du pouvoir. Confrontés au vide politique de leur entourage,  ils comblent souvent ce dernier par l'attribution de charges. Cela possède un double avantage : limiter un temps les appétits de pouvoirs de quelques uns – il suffit d'entretenir une rivalité entre « barons (nes)» pour dominer la mêlée- et permettre de garder dans une seule main le projet politique de fond. Un inconvénient, le danger de ne pouvoir se renouveler à temps. Machiavel  éclaire à la perfection ces stratégies  politiciennes. Ceci posé, la messe est-elle dite pour autant ?

 

« Les acteurs du déficit démocratique »

 

Tout maire se veut  la résultante d'une alchimie complexe dans laquelle son opposition, voire des composantes de sa majorité jouent un rôle majeur (2). Tout premier magistrat qu'il soit communiste, socialiste, divers gauche, divers droite ou confondant sa gauche avec sa droite, ne peut affirmer ses convictions à la condition, siné qua non, qu'il existe du répondant en face ou à côté de lui.

 

Depuis quelques semaines, l'opposition municipale UMP à Villemur bât en retraite.

 L'absence de son leader, l'incohérence politique du groupe font que la « droite » locale ne joue pas son rôle d'opposition constructive.

 Cette cacophonie silencieuse ne contribue pas à l'émergence d'un débat contradictoire ou si rarement.

 Dans ces colonnes numériques, nous sommes toujours étonnés de l'absence d'un support médiatique du conseiller général de notre canton sauf, il faut le reconnaître durant, les campagnes électorales. La droite n'a-t-elle donc  rien à dire ou considère-t-elle que la gestion menée par la majorité correspond à ses propres critères ?

N' existe-t' elle que tous les 6 ans ?

 

Amis de gauche, ne riez pas. Il y en a autant pour nous. Si, si, il y a des élus de gauche au conseil et, normalement, il existe même un vrai groupe Socialiste et républicain. Nous allions voir ce que nous allions voir.

 Depuis ces trois premières années de mandats, un silence assourdissant marque ses prises de positions. Pas d'intervention en tant que groupe en séances publiques, pas d'expressions de groupe en direction des citoyens (nes), pas de comptes rendus de mandats spécifiques en direction de la population.  Bref, nous en restons sans voix et a priori nos camarades aussi.

Du côté de la nébuleuse communiste, le « silence on dort » s'impose. On ne réveille pas les marxosaures du coin.

 De temps en temps, ils se contentent, reconnaissants,  d'un os à ronger ou d'un cadeau donnant donnant.

 D'autres, plus rares et décérébrés beuglent  contre un curé qui a fait leur boulot  d'éveil des consciences.

 A l'évidence camarades, la droite locale n'est pas bonne, mais la gauche reste KO. Le déficit démocratique s'accroît.

 

Reste ce que Mitterrand -François- appelait la société civile. Celle-ci est tiraillée entre une envie de servitude et le désir de vivre debout. Pas simple, les paternalismes sont passés par là. Néanmoins, des signes forts encourageants existent malgré la présence de plus en plus dure de la crise. Des citoyens (nes) se lèvent, interpellent, expriment leurs désaccords de façons constructives. Reste qu'entre l'émergence d'une aspiration républicaine et sa traduction politique, il existe un fossé important à combler.

 

 

« Oser Penser collectif pour vivre ensemble »

 

Certains, en lisant ces lignes penseront : « tient, il entend mettre son art au service d'une place éventuelle ». Rassurons de suite les biens  pensants, si votre serviteur eut été animé par un vil esprit de lucre il n'eût point attendu de s'installer à « Villemurmure » pour y exceller. Bien des aspects philosophiques, spirituels, idéologiques par conséquent  des choix de vie séparent l'auteur de ces lignes du premier des conseillers.

Concrètement, sans lire dans la boule de cristal, des différences de fond existent sur le rôle et la place des citoyens (nes) dans la gestion de la cité ou le rôle primordial d'une dynamique collégiale dans les prises de décision.   Pour autant, il peut exister parfois des convergences de vue. Pour cela, il faut reconnaître, ni plus ni moins, dans l'autre sa part d'humanité, un alter égo humain aussi perfectible que soi-même, bien que différent.

 

Les animateurs de ce blog à titre individuel ou à titre collectif prennent position de façon constructive avec une vision de l'intérêt général. Nous sommes de gauche, proche du Front du même nom.

 En ce temps où les mots n'ont plus de sens, nous essayons modestement à notre niveau, de redonner un sens politique, philosophique et moral au mot gauche.

 Il ne suffit pas de critiquer la droite extrême aux affaires si sur le terrain des élus(es) et des citoyens (nes) n'osent pas penser collectif, dans les respects des différences, pour un  vivre ensemble démocratique.

 

Ces lignes sont un cri d'alarme d'un républicain de gauche.

Il devient urgent de cesser cette approche pathétique du « qu'en-dira-t-on ». La loi du double je (je et jeu) reste contre productive.

 Assumer les positions antagonistes et/ou complémentaires permet d'éclairer les enjeux et à une majorité d'assumer ces choix en conscience.

 La liberté se développe  uniquement par le courage de penser et d'agir. Alors il devient urgent de cesser le haro sur le B... et oser s'interroger sur l'essentiel, il en va de la responsabilité collective de chacun : Qui est responsable ? Celui  (ceux) à qui  nous avons donné la charge des affaires, ici et ailleurs, ou ceux qui laissent faire ?

 

(1) Les plus curieux devraient feuilleter dans un premier temps quelques passages d' Hannah Harendt, notamment « les origines du totalitarisme » et sa notion de « société de masse » même si elle est aujourd'hui pour partie contestée

 

(2) Si un code des communes, esprit Ve République décadente, octroie nombre de pouvoirs aux maires.  À eux et à leurs colistiers (es) de définir un état d'esprit. Entre le potentat absolu et la chienlit, il existe un juste milieu démocratique, social et moral.

 

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Q ... CM

Publié le 17 Novembre 2010 par Un Oeil Sur Villemur dans Au coin de l'oeil

qcm11

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LA RONDE DES GIROUETTES !

Publié le 16 Novembre 2010 par Un Oeil Sur Villemur dans Au coin de l'oeil

girouette-20101008Au moyen âge, les marins se servaient de la rose des vents pour ne pas perdre le cap. Elle leur permettait de ne plus naviguer seulement en zones côtières, mais de gagner le grand large à la recherche de quelques découvertes humaines et économiques. Ils savaient que l’avenir ne se trouvait pas forcément à leur porte et qu’il fallait s’ouvrir sur l’inconnu pour avancer. Le cap une fois fixé était tenu, coûte que coûte, contre vents et marées.

 

Une métaphore bien empirique au vu de la vie politique aujourd’hui, qu’elle soit nationale ou locale.

 

Entre une droite pas très droite et bien maladroite et une gauche un peu gauche qui en oublie ses principes, difficile de parler d’un centre dont l’axe vacille au gré du vent. La manche à air s’agite dans tous les sens, faisant perdre le nord à nos navigateurs.

 

Les marins se vouaient à Saint Pierre ou encore à Saint Erasme, sans ambiguïté, sans crainte, leur saint patron était grand. Mais aujourd’hui, face à une politique de plus en plus dépourvue de tout idéal humain, nous ne savons plus à quel saint nous vouer.

 

Le Mistral est passé par là. Ce petit vent turbulent ne cesse de s’agiter dans tous les sens, attisant les incendies en tout genre, maître d’un combat déloyal dont lui seul maîtrise les caprices.

 

Tantôt d’est, tantôt d’ouest, notre Mistral se transforme volontiers en Révolin, changeant de direction au moindre obstacle. Il s’adapte, danse, se moque, file et s’amuse.  Les girouettes virevoltent pour tenter d’en épier le sillage dans des grincements de fatigue et d’exaspération.

 

Mais les plus exaspérés, ce sont les citoyens qui s’inquiètent de voir nos marins contemporains guidés par ces mauvais vents qui ne présagent rien de bon. L’Autant Noir déchaîne la houle, libère les crues et entraîne les nuages.  Les hommes tentent de se protéger sans réfléchir, les jours à venir semblent maussades. Alors, chacun essaie de sauver sa semence, son projet, son programme, ses idées. Nul ne sait quel mauvais vent peut encore venir troubler la quiétude de nos marins « d’eau douce » d’ici 2012 pour certains, d’ici 2014 pour d’autres. Le capitaine est volontaire, certes, mais point fidèle, ni reconnaissant. Il veut diriger le bateau en évitant les vagues. Point de contrariétés pour notre valeureux matelot.

 

En attendant un Zéphyr plus doux et plus rassurant, les girouettes ne cessent de tourner. Elles ont perdu le nord. Tantôt à droite, tantôt à gauche, tantôt nulle-part, le Révolin balaye tout sur son passage, ignorant l’Homme, ignorant la vie, ignorant la justice. Il n’a pas de véritable but que celui de gagner, de régner et de s’imposer.

 

Tournez girouettes, soufflez Révolin, le malaise vous gagnera bientôt. L’homme est ingénieux, il est robuste et déterminé.

 

 

Catherine TIZON

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