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OU VA VILLEMUR ? POUR QUEL PROJET DE SOCIETE ? (4ème partie et fin)

Publié le 31 Mars 2011 par Un Oeil Sur Villemur dans Politique

Poser les contextes sans crainte

afin de tendre vers un mieux vivre collectif

 
 

Par Jean Philippe TIZON

 

Il existe en ce bas monde, face aux situations de plus en plus complexes, au moins deux approches possibles : nier les problèmes ou les soulever.

 

Pour la première approche, il arrive de confondre souvent les problèmes réels -mais niés- avec ceux qui les soulèvent sous formes de « dysfonctionnements » afin de mieux mettre en exergue d’autres approches possibles. Si cette confusion persiste, elle revient à se tirer une balle dans chaque pied. Une première fois parce que nier l’évidence ne revient pas à la dissoudre. Une seconde fois parce que le refus d’entendre l’analyse complexe d’une situation empêche de tendre vers la construction de réponses autres. Cette attitude tend non seulement à figer un contexte mais surtout à l’aggraver.

 

Pour la seconde approche la perception de l’analyse proposée pousse  soit à trouver des réponses partielles – non satisfaisantes pour le moyen et long terme- soit à mettre à plat les différentes perceptions des partenaires afin de construire un début de réponse transversale et efficiente. Bien entendu, en fonction de l’ancrage républicain et / ou idéologique de droite ou de gauche, des variations existeront dans les priorités.  Mais une telle méthodologie d’implication des différents acteurs reste, selon nous, avant tout une approche d’une gauche réelle et républicaine.

 

Bien entendu, Ces différentes manières de gérer les situations complexes issues des contradictions de la société -avec son lot de désespérances pour l’instant individualisées et non « collectivisées »- mettent en exergue le type de rapport des élus (es) au pouvoir et à la représentation culturelle qu’ils en possèdent.

 

Sans se tromper de trop, nous pouvons souligner des corrélations entre rapport au pouvoir et niveau de gestion des enjeux démocratiques.

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Ce tableau de corrélations (1) entre perception culturelle du pouvoir et son impact social et politique peut s’appliquer à tout objet concernant la vie d’une collectivité quelle qu’elle soit.

 

Ainsi prenons le cas de la gestion du personnel :

 

1)   Privatisation absolue du mandat : les autres élus (es) n’ont pas droit au chapitre. Cela se traduit par l’embauche excessive de cadres de direction au détriment d’agents d’exécution. Conséquences fonctionnement vertical extrême, la réalité du terrain n’émerge pas. Les agents « ordinaires » deviennent des variables d’ajustement à l’emporte pièce. Le summum, la notion de variable d’ajustement s’étend au point de transformer les fonctions de proximité nécessaires en emplois précaires, en emplois kleenex.

Le danger pour la démocratie, reste de voir s’installer une technostructure autonome. Autrement dit, des « hauts » fonctionnaires qui agissent, avec les avantages relevant de leur fonction, avec pour dogme la « pensée » dominante et justifient leurs décisions, à des élus alibis, comme incontournables. En langage local cela se traduit par : passer du bolonono aux bilininis

 

2)   Privatisation absolue du mandat mais sensible à certaines expressions : Même type de fonctionnement que précédemment avec parfois un geste suite à une écoute ou à une découverte de situation. Réponses partielles à un enjeu complexe. Les autres élus (es) peuvent à l’occasion, dans un espace confiné, exprimer leurs remarques.

 

 

3)   Le mandat perçu comme un moyen et non une finalité : le souci est ici de rendre un service public efficace et respectueux à la fois des citoyens et des agents. Le personnel d’une collectivité demeure l’image vivante, positive ou négative de la dite collectivité.  Concrètement, cela veut dire, au contraire de l’armée Mexicaine,  moins d’officiers supérieurs et plus d’officiers de rang, de sous-officiers et de simples soldats pour réaliser un service au public et faire remonter les problèmes.

 

Concrètement, prenons le cas des écoles. Cette dimension républicaine demande non seulement le maintien de personnels qualifiés possédant un bon contact avec les enfants, mais aussi l’embauche en CDI des personnes au profil similaire en lieu et place d’une précarité des personnels –contrats aidés, CDD-. Ces personnels font partie intégrante de l’environnement pédagogique nécessaire au développement citoyen des enfants. Dans le même esprit, la création de postes d’éducateurs de rue et d’éducateurs sportifs s’impose au même titre qu’une politique de sécurité des biens et des personnes par la présence de policiers et /ou gendarmes. Ce type d’embauches rentre dans l’optique de mettre l’enfant, l’humain au centre des préoccupations. Nous sommes par conséquent dans une approche basée sur les valeurs républicaines.

 

 

Cette grille de lecture globale, peut aussi bien s’appliquer au rapport des élus(es) ou d’institutionnels à la cité, aux associations, aux citoyens (es), etc. Poser les dissonances d’une vie collective est d’une grande importance et ne se pose pas en termes de prochaines échéances électorales mais en termes d’urgence. Elles doivent, dés à présent, commencer à être cernées afin de commencer à élaborer des solutions. Nous n’avons pas le droit de rajouter de la désespérance à la désespérance.

 

 De plus, soulever les contradictions les plus épineuses de nos sociétés et élaborer des pistes de résolutions collectives et républicaines au sein desquelles l’Homme demeure la finalité, ne peut se réduire à la seule responsabilité des élus (es). Cette responsabilité, revient en premier lieu aux citoyennes et aux citoyens engagés dans la vie associative, la vie culturelle, la vie scolaire, la vie syndicale, politique (etc.). C’est à nous tous de construire ces pistes. Il demeure facile de décrier les « politiciens » lorsqu’à notre niveau nous ne remuons pas le petit doigt. Une telle ambigüité entre le propos et l’acte, nous rend aussi responsables que ceux qui sont, à tord ou à raison, montrés à la vindicte populaire. Il est du recourt de tout à chacun et collectivement de commencer à « changer la vie » sur nos territoires, autour de nous, en osant soulever les dysfonctionnements et en pointant les « solutions » éventuelles.

En cette époque où le Capital possède plus de valeur que l’Etre Humain, il nous faut non seulement résister mais aussi devenir dès à présent des constructeurs d’espérances.

 

 

 *************

 

(1)            L’approche de ce tableau de corrélations se veut empirique. Cet empirisme s’appuie sur nombre d’observations et de situations rencontrées.  Il n’en demeure pas moins qu’il faudrait qu’il soit testé plusieurs fois afin de l’améliorer et lui donner un caractère scientifique plus avéré.

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Projet intergénérationnel européen

Publié le 31 Mars 2011 par Un Oeil Sur Villemur dans Associations

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ZORRO ?

Publié le 30 Mars 2011 par Un Oeil Sur Villemur dans Infos pratiques - droit - services - social ...

I

Le Médiateur de la République devient le « Défenseur des droits »

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Le regard du Médiateur, constat et analyse de monsieur Jean Paul Delevoye

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Vous pouvez retrouver l’intégralité du rapport sur :

http://www.mediateur-republique.fr/fic_bdd/pdf_fr_fichier/1300723881_Mediateur_RA2010_VDallege.pdf

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Quand la solidarité …

Publié le 30 Mars 2011 par Un Oeil Sur Villemur dans Foi et société

Le personnel de l’entreprise FUJI AUTOTECH à Mandeure a fait le don de 65 jours de RTT à une collègue dont le mari luttait contre un cancer.

Après avoir subi une greffe de moelle osseuse, Alain continue le combat, plein d’espoir.

Avec son épouse ils mettent en avant la solidarité de toute l’entreprise qui les a aidés à traverser les épreuves depuis 2007.

Responsable des ressources humaines et syndicats ont passé « un accord cadre » permettant cette généreuse initiative.

En cette époque où il faut livrer bataille à l’individualisme, ce geste revêt une dimension humaine, positive qui mérite d’être mise au premier plan.

Oui la solidarité perdure.

Françoise Dolto disait : « tout groupe humain prend sa richesse dans la communication, l’entraide et la solidarité visant à un but commun … ».

 

Marie Gabrielle GIMENEZ

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OU VA VILLEMUR ? POUR QUEL PROJET DE SOCIETE ? partie 3

Publié le 28 Mars 2011 par Un Oeil Sur Villemur dans Politique

Vers un décentrage du centre-ville ?

 

Par Jean Philippe Tizon

 

Une ville, c’est d’abord un centre ville, historique ou non, et toute réflexion micro-sociétale doit tenir compte de ce paramètre vital.

Les petits commerçants participent, que nous le voulions ou non, à la cohésion sociale d’une cité. Les critiques faciles à leur encontre n’ont plus lieu d’être. Ils vivent de leur travail en rendant un service et demeurent en première ligne en temps de crise. Ils subissent de front la baisse du pouvoir d’achat des consommateurs. Nous sommes loin, des patrons du CAC 40 et de leurs centaines de milliards de bénéfices nets, non réinvestis en France malgré les cadeaux fiscaux.

 

Le charme d’un bourg passe par sa capacité à devenir attractif humainement et commercialement, mais aussi par la mise en place, par une collectivité locale, d’une politique dynamique et innovante en la matière.

 

Les faits : L’axe commercial de notre commune (rue de la République et rue St Jean) souffre d’anémie avancée avec, de temps en temps, une poussée de fièvre. Un commerce qui s’ouvre et un autre qui ferme. Un différentiel s’accroît entre République et St jean. Dans cette dernière rue un petit épicier vient de fermer. Nous avons vu, une envolée d’installation d’agences immobilières et bancaires, à croire que notre cité se transforme en City, chère à Londres.

 

Les marchés du samedi et du dimanche, qui devraient être un élément d’attraction et de dynamisation de centre ville périclitent ouvertement. Des arguments justifiant l’injustifiable, style « les marchés sont dépassés », ne peuvent être recevables. Un marché bien structuré et pensé avec les commerçants / artisans ambulants et plus largement avec les commerçants sédentaires, peut apporter une bouffée d’oxygène de vie, une réputation positive. L’opposée est aussi vraie, une image devenue négative devient lourde à porter et prend beaucoup, beaucoup de temps à s’inverser.

 

Dans le cadre du PLU, lors de la présentation du PADD, la volonté de créer une zone économique et commerciale vers Magnanac adjacente à la D 630 a été clairement exprimée. Tout comme a été exprimée l’idée d’y installer une grande surface. Sur Villemur, il ne peut y avoir la place pour deux grands centres commerciaux sauf développement démographique exponentiel de ce nord de Haute Garonne. Quelle conclusion en tirer ?

 

Pourtant Villemur et la communauté de communes se sont donnés des moyens affichés pour revivifier ce centre : une maire-adjointe en charge de ce « dossier » et un « manager de ville » (1). Pour quels résultats ?

 

Il est grand temps d’apprendre à écouter les petits acteurs économiques -et sociaux-, mais acteurs tout de même. Un centre ville fût-il – et non futile- historique doit être un phare, l’image vivante, le symbole réel d’une ville entière. Nombre de professionnels en ont conscience.

 

Quand une démarche s’avère contre productive, il faut savoir –sauf autisme aggravé, égo mal placé, ou aveuglement idéologique- en changer pour l’intérêt de tous. Des pistes nouvelles sont à inventer.

 

Déjà une approche sémantique et conceptuelle s’impose.

Tout d’abord qu’entendons-nous par politique de développement du centre ville, par commerces de proximité (et quels commerces ?), par dialogue et partenariat ?

 

S’en suit également une interrogation de fond ; comment combiner le développement nécessaire de Magnanac –source de nouvelles rentrées fiscales- et son développement commercial sous tendu avec celui du centre ville ? Quelles complémentarités entre les deux lieux ? (etc.) Se pose également l’enjeu des liaisons rive droite - rive gauche avec un réaménagement des ponts existants et / ou la création d’une passerelle piétonnière.

 

Devant ces enjeux qui touchent au vivre ensemble, il devient urgent d’apprendre dans le dialogue, à poser les enjeux afin de permettre une interactivité constructive entre les acteurs (élus, commerçants, usagers). Cette approche se veut la première clef de voûte incontournable à toutes constructions d’édifices basées sur des valeurs humaines et républicaines de développement.

 

********************************

(1)

La volonté de la commune et de la communauté de communes de dynamiser le centre ville a été le fer de lance d’un accord passé avec une société de consultants spécialisés. Accord passé semble-t-il en lien avec la commune d’Eauze (32). Nous en publions ici les extraits les plus significatifs pour information. Ce document se trouve sur le web. Le texte assez sommaire, bien que sibyllin, toucherait du doigt les orientations arrêtées et les moyens alloués. Il soulève bien des interrogations. Pour les plus curieux, et autres surfeurs voici l’adresse internet du site :  

« Sainte-Anne - Gers (32)

(…)

Budget : Entre 1 000 000 et 2 000 000 € par tranche selon les territoires dont 30 % de contribution Fisac

Autres contributeurs : 30 % la mairie ou l’établissement public de coopération intercommunale, 30 % la région et/ou du département, 10 % de l’association de commerçants, les chambres consulaires

 

Mission : • Villes de 5 000 habitants (en moyenne)

• 20 000 habitants sur l’ensemble de l’agglomération

• Eric Oget, président de la communauté de communes de Villemur-sur-Tarn ; Jean-Claude Boudet, maire de Villemur-sur-Tarn ; Michel Gabas, maire d’Eauze

• Monique Auffret de Vecchi (Villemur-sur-Tarn) et Nicole Labarrere (Eauze), élues en charge du commerce

Locomotives du centre-ville : les grandes surfaces alimentaires et de bricolage, les enseignes nationales

• Locomotives de l’agglomération : les artisans de renom (peu de franchise en raison de la taille des territoires)

• Action significative engagée : opération de modernisation des pôles commerciaux et artisanaux

• Schéma de cohérence territoriale et schéma territorial des infrastructures économiques en cours de finalisation

Un périmètre de sauvegarde du commerce de proximité est en cours d’établissement

• Structures associées : Trait d’Union (Villemur-sur-Tarn), Elus’Action (Eauze) »

 

 

 

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OU VA VILLEMUR ? POUR QUEL PROJET DE SOCIETE ? partie 2

Publié le 28 Mars 2011 par Un Oeil Sur Villemur dans Politique

Quelques pistes locales pour une orientation

 républicaine et citoyenne

 

 

Par Jean Philippe Tizon.

 

Au moment où l'UMP démantèle, par aveuglement idéologique, la Culture, l’Education Nationale (1), la politique jeunesse et sport, quelle politique de proximité peut mener en la matière une assemblée locale ?

 

Tout d’abord, l’état des lieux sur notre territoire culturel et sportif présente des aspects positifs. Une médiathèque, une MJC, un centre de loisirs, des associations historiques, des associations et des infrastructures sportives, des enseignants souvent investis dans leur mission, des personnalités aux parcours universitaires et/ou professionnels respectables, des artistes, (etc.). Ces associations sont une chance inouïe d’ouverture sur le monde.

 

Le constat :

Les annonces budgétaires de couloirs laissent entendre la baisse de subvention pour la MJC et pour le centre de Loisirs. En ce qui concerne la médiathèque, le personnel qualifié est remplacé par des personnes en contrats aidés. Ces dernières une fois formées, sont remplacées par d’autres contrats précaires. A côté de cela, l’incapacité des associations à mutualiser leur projet afin de construire une vision collective au service de tous souligne un autre type de malaise. Avec de telles approches combinées peut-on réellement construire un projet culturel, jeunesse et sport ouvert à tous ?

 

La culture

Prenons l’exemple d’une médiathèque. Une telle infrastructure demande non seulement du personnel formé ou à former mais aussi des personnes possédant une dimension militante. Proposer la découverte d’un ouvrage, d’un film, d’un CD musical demande de la passion, et une foi inébranlable dans la connaissance comme source de découverte et d’émancipation. Cela demande aussi d’aller à la rencontre des citoyens (nes), des jeunes et des enfants. Nous devrions être ici très loin de l’esprit « espace culture » mercantiliste d’une enseigne d’hyper marché. Il ne peut être question de vendre un objet, mais d’offrir une découverte et une ouverture d’esprit.

 Cet endroit doit devenir, face à une paupérisation culturelle croissante, un des outils de lutte contre la discrimination sociale. De plus, accompagner les individus dans la découverte de connaissances aide souvent à développer le mieux vivre ensemble.

 

Alors nous ne pouvons réduire le débat local de l’approche culturelle à la seule construction ou non d’une salle de spectacle –polyvalente ou pas- dans les murs de Brusson ?

Cette approche revient à donner une priorité à un support avant d’en avoir défini le sens politique du but recherché. La seule vraie interrogation qui devrait être posée : quels objectifs avec quels moyens pouvons-nous mettre en œuvre pour tendre vers une démocratisation effective de la culture ?

 

 

Politique jeunesse

 

Une politique jeunesse (2) et sport digne de ce nom qui reste à définir, pourrait émerger. Comme pour la dimension purement culturelle, l’état des lieux présente des aspects positifs.. Une mutualisation des idées, des moyens pour encadrer les jeunes de la cité s’impose.

Cela demanderait deux démarches complémentaires. Premièrement ne pas baisser les subventions, deuxièmement mettre un terme à l’esprit de potentat. Par esprit de potentat, il faut entendre d’un côté la défense corporatiste d’une association ou des fonctions occupées et de l’autre entretenir une division -pour mieux régner ?- par une mise en concurrence ou de vassalité des associations.

L’efficience en la matière passe à la fois par la construction de projets réalistes au plan financier comme au plan humain dans chaque association en lien avec une vision globale d’une politique jeunesse à mener sur le territoire.

Cette construction de sens passe aussi par la mutualisation des moyens matériels et la création de moyens humains tels qu’éducateurs sportifs et éducateurs de rue.

 

Pour une école ouverte.

 

Au moment, où l’objectif de Luc Chatel est de poursuivre le dégraissage du mammouth (comme ancien ministre de l’industrie il a acquis une certaine expérience en la matière) au détriment dans un premier temps de l’intérêt des enfants puis,  dans un second temps, de celui du devenir de notre nation, il devient urgent sur le terrain de trouver des parades immédiates.

Si nous laissons faire, nous contribuerons à un schéma de reproduction sociétale pitoyable où seuls ceux qui auront un patrimoine culturel de départ suffisant accompagné souvent par un patrimoine fiduciaire respectable pourront poursuivre des études conséquentes. Le maintien d’une caste sociale à la direction des affaires passe par cette mise à l’écart des enfants des classes populaires et moyennes.

Se pose, par conséquent à l’échelle d’une commune ou d’une communauté de communes, l’enjeu d’élaborer avec les enseignants une stratégie d’ouverture de l’école. Nous avons la chance ici de posséder une école de musique, un musée, des professeurs d’histoire, une école de théâtre, des éducateurs sportifs (etc). Ne serait-il pas possible d’envisager des projets d’école voire de collège plus ambitieux, plus dynamiques, plus ludiques ?

Permettre d’appréhender le Français et l’Histoire par le théâtre, où par la découverte d’auteurs compositeurs facilite en général la construction d’un lien solide entre enseignement basique et l’utilité de ce dernier.

Il en va de même pour l’approche scientifique. Toute approche commence par l’observation, puis l’élaboration de questionnement et d’émission d’hypothèses. Réaliser ce travail favorise des approches méthodologiques différenciées et rend l’enfant intelligent, acteur de son apprentissage. Ce dernier comprend, même le plus « cancre », qu’il peut construire une pensée. Il en va de même avec la dimension sportive où il est fait appel à la fois à l’adresse individuelle et au dépassement collectif.

L’éveil au monde et de soi par la connaissance, par la découverte de son corps et de celui des autres –y compris handicapés- que favorise une telle approche permet de valoriser les jeunes.

Nous avons le devoir, avec les outils que nous possédons sous la main, de mettre l’enfant au centre du système éducatif. Nous ne devons plus nous cantonner dans ces petites cases ministérielles dont la finalité revient à transformer des pédagogues en agents de maitrise et des enfants en pièces mécaniques à assembler à l’identique en un temps record. Il nous revient à nous, élus de base, enseignants, parents et citoyens, de contrer cette version productiviste digne des «temps modernes». Un enfant n’est pas une machine mais une pousse citoyenne en gestation.

 

Politique de sécurité

 

Si la sécurité des biens et des personnes demeure un élément clef de la démocratie, cette sécurité commence tout d’abord par une politique de prévention et d’éducation populaire –culturelle et sportive- L’oublier revient à mettre la charrue avant les bœufs et tomber dans le maelström du tout sécuritaire. La présence des forces de l’ordre sur le terrain reste cependant nécessaire pour un travail de dissuasion puis d’application de la loi. La petite délinquance ne se réduira pas uniquement par la présence de gendarmes, de caméras. La lutte contre ces phénomènes commence par notre capacité à ouvrir d’autres horizons aux jeunes, à les aider à construire une espérance réaliste, à leur faire sentir qu’ils possèdent une véritable place dans nos sociétés. Quelque part, tout en étant victime de cette société mercantile, ils entendent à la fois en profiter dans la facilité mais aussi la contester. Ils demeurent inconsciemment en quête d’autres valeurs. Le premier travail des collectivités locales reste de promouvoir la citoyenneté en inventant à leur échelon tous les outils nécessaires.

 

Construire du sens

 

Dans cet esprit, nous ne pouvons qu’attendre d’une municipalité fidèle aux principes républicains en lien avec les associations, les citoyens(nes), la réalisation de véritables  états généraux pour l’élaboration sur notre territoire d’une politique culturelle, jeunesse et sport  et d’éducation populaire ambitieuse. Cette dernière passe par la mutualisation et la complémentarité des compétences et des moyens. L’efficience en la matière ne peut se réduire à l’idéologie sous-jacente du plan comptable, mais passe d’abord et avant tout par une volonté politique réelle.

 

 

 

(1)   Cette attaque sans précédent tient de la volonté idéologique de saper le pilier et les fondements de notre république laïque, de favoriser un élitisme de classe sans classe au détriment d'un élitisme républicain basé sur une véritable égalité des chances, de réduire l'accès à l'enseignement supérieur et aux grandes écoles des enfants issus des classes populaires et des classes moyennes. Le projet de société en cours se veut l’opposé de l’esprit des Lumières et plus récemment de celui du Conseil National de la Résistance. L’esprit : criminaliser le peuple au lieu de l’émanciper par la l’acquisition progressive de la connaissance.

 

(2)   La jeunesse reste l’avenir de ce pays. Pouvons-nous encore continuer à voir des jeunes quitter la région, d’autres s’enfermer dans des parties alcoolisées au su de tout le monde et les ramasser à la petite cuillère sur les routes du dimanche matin. Ces attitudes sont des appels à l’aide. Pour certains « la vie c’est de la merde ». Quel avenir cette société leur promet-elle ? Comment ne pas voir alors des démarches suicidaires ? Il y a maintenant plus de trente ans, il était question de « changer la vie ». Mais changer la vie commence par notre capacité individuelle et collective à conduire ce changement d’abord autour de nous.

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OU VA VILLEMUR ? POUR QUEL PROJET DE SOCIETE ?(1)

Publié le 28 Mars 2011 par Un Oeil Sur Villemur dans Politique

Un manque de perspectives politiques claires

 

Par Jean Philippe TIZON.

 

Nous avons connu la stratégie dynamique de conquête de l'Hôtel de ville, la dénonciation d'une politique d'ombres et de pénombres, les tergiversations normales de début de mandat, mais aujourd'hui où allons nous ?

 

Même si le premier des conseillers rappelle insatiablement que « les promesses ne concernent que ceux qui y croient », il n'empêche que l'orientation budgétaire donc politique d'une ville ne peut se satisfaire d'une litanie d'une petite liste de réalisations à concrétiser.

 

Litanie, non contrée par l'opposition UMP -ni pour cause diront certains- par les umpistes de la majorité-.

 

En effet, une gestion d'une collectivité demeure éminemment politique, (au sens de polis la cité donc de gérer la cité) par facilité intellectuelle, nous pouvons affirmer qu'il existe une gestion de gauche et une gestion de droite, à la condition sine qua non de définir le sens des mots.

 

En effet,  privatiser son mandat obtenu par délégation démocratique, mener une gestion opaque en limitant l'accès à la population et aux élus (es) aux informations essentielles, préférer l'intérêt de quelques uns au détriment de l'intérêt général, flirter avec le conflit d'intérêt, nier les réalités sociales et humaines afin de ne pas y répondre, se veut une approche ultra conservatrice et libérale.

 

A l'inverse, reconnaître qu'un mandat d'élu revient d'abord à se mettre au service des citoyens (nes), à associer ces derniers à la gestion de la cité, à faciliter l'émergence d'une vie citoyenne dynamique (forcément dialogique : approche à la fois contradictoire et complémentaire des dossiers) en permettant aux associations de mutualiser leur moyens et leurs démarches, à développer la culture et l'éducation, se veut une approche typiquement de gauche.

 

Mais voilà, les situations demeurent complexes. Il ne suffit pas de posséder une appartenance politique pour être progressiste ou conservateur. Si une carte de parti définissait un individu en terme de qualités humaines, bien que réducteurs (1), les contextes seraient plus facile à gérer.

 

 

« Une pensée globale

pour un agir local »

 

 

Notre vieille cité et ses élus(es) n'échappent pas non plus à ces contradictions. Nos élus (es), sont-ils de droite ou sont-ils de gauche ? Quels sens et quels comportements mettent-ils derrière ces mots ? Se perçoivent-ils comme propriétaires ou délégataires de leur mandat ?  Sont-ils là pour l'intérêt général ou au service de quelques intérêts privés ?

 

Ces quelques questions simples signifient à elles seules que l'apolitisme tant vanté durant la campagne électorale ne peut exister. Être ou ne pas être ? Telle est la question.

 

De ces réponses découlent forcement des positionnements politiques au plan local en terme de choix de résistances ou d'accompagnements voire d'amplification d’une politique nationale désastreuse pour notre nation et son peuple.

 

La réforme des collectivités locales et les réductions de dotations voulues par Nicolas Sarkozy s'inscrivent d’abord dans cette volonté de limiter les niches de résistances et de constructions d’espérances face aux dérives d’un pouvoir présidentiel de plus en plus personnel. Cette réforme entend transformer les élus locaux en relais d'une politique anti républicaine. Résister ou collaborer tel est le dilemme politique auquel se confrontent tous les élus (es) républicains.

 

Devant une telle déliquescence, quelles réflexions politiques et quels projets de société locaux peuvent porter en conscience les collectivités locales afin de limiter la casse humaine, économique, sociale et républicaine sur leurs territoires ?

 

Bien entendu, une collectivité ne peut remplacer au pied levé les faillites d'un Etat umpiste, mais il demeure en sa possibilité d'infléchir sur son territoire les dérives prévisibles, y compris à Villemur sur Tarn.

 

Certains élus (es) villemuriens parlent en off de réduction significatives de subventions aux associations, d'autres affirment que la culture ne peut être une priorité, certains laissent comprendre que seuls les investissements promis durant la campagne seront prioritaires le reste n'aurait que peu d'importance, etc. Qu’en est-il ? Intox, réalités, demi-vérités ?

 

Quoi qu'il en soit ces bruits de couloirs contradictoires -mais pas forcément complémentaires- soulignent surtout l’inexistence d'une ligne et de perspectives politiques claires, partagées par un grand nombre d'élus (es) de la majorité. Ce manque d’intelligence collective ne peut que rajouter de la désespérance à la désespérance en ce temps de crises majeures.

 

 

 

 

 

(1)   En fait, nous sommes aux regrets d'informer certains citoyens positionnés à droite, souvent par reproduction sociale, que de part leurs approches républicaines et de l'intérêt général, ils sont de gauche. D'autres dit de gauche -social-démocrate ou néo communiste-, de par leurs positions carriériste, opportunistes, adhérant à l'idéologie dominante par « réalisme » deviennent de fait de véritables conservateurs pro Umpistes. Carriérisme, opacité et esprit de servitude au service des « puissants », un triste triptyque qui faisait, 70 ans plus tôt, crier à une pseudo élite : Vive Pétain. Reconnaissons aux Kouchner, Bessons et consorts un certain courage pour avoir franchi le pas, même si la dimension gamelle peut jouer de son effet, afin de mettre leurs attitudes en conformité avec l'idéologie sous-jacente.

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Histoire de CUL – CROT – PROUT

Publié le 28 Mars 2011 par Un Oeil Sur Villemur

CUL : Comité d’Uniformisation Législative

CROT : Charte Règlementaire d’Orientation Territoriale

PROUT : Plan Régional d’Orientation Urbaine Territoriale

 

Allons allons, vous n’imaginiez tout de même pas des gens sérieux comme nous raconter des histoires coquines …

Ces trois sigles concernent le SCOT.

Nombreuses sont les personnes qui se sont posées des questions sur les documents trouvés dans les boites aux lettres.

Le MAG-VILLE spécial sécurité, tout le monde a compris ! On en est bleu.

Le DICRIM, nous vous conseillons de vous rendre sur le lien suivant

http://www.villemur.info/dicrim.html

Cette crue bien modeste a laissé des traces qui couteront encore quelques deniers. Les berges du Tarn où l’argent jeté à l’eau.

La prestation n’est pas encore en ligne sur le site de la mairie.

La présentation du diaporama du SCOT diffusée lors des réunions commence par « QU’ES-ACO ? ».

Le SCOT nord toulousain c’est 62 communes dont 48 réparties entre 4 communautés de communes, Cadours, Villemur, Saves Garonne et Coteaux du Girou.

14 communes sont encore isolées.

Prenons conscience que le SCOT dotera ce territoire de règles d’aménagement, de développement, de sauvegarde, de valorisation.

Tout cela a été discuté, négocié, harmonisé, de ces règles devrait naître un projet collectif tenant compte des contraintes locales afin de s’avérer efficace et profitable à tous.

Savez-vous par exemple que le SCOT s’impose au PLU en cours sur Villemur.

Vous pouvez le découvrir d’un clic, les dossiers sont téléchargeables http://www.scot-nt.fr/

Il reste trois réunions de présentation où il est possible de poser des questions.

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Réunion ATEV

Publié le 26 Mars 2011 par Un Oeil Sur Villemur dans Associations

atev poisson

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INFO : DE PLU EN PLU

Publié le 26 Mars 2011 par Un Oeil Sur Villemur dans Notre cadre de vie

plu a1

plu b1

 

Merci de préciser l'heure

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