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"POINT FINAL A L’AVENTURE « BRUSSON »?" "INDUSTRIE ALIMENTAIRE DE VILLEMUR Les ex Brussons et leur espoir, basta ?" "DES LARMES AUX RIRES …"

Publié le 30 Décembre 2011 par Un Oeil Sur Villemur dans Notre actualité

 

 

 

 

 

 

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POINT FINAL A L’AVENTURE « BRUSSON »?

Par Didier ROUX*


Cette année finissante restera dans nos mémoires pour tous les désagréments économiques, sismiques, politiques qu’elle nous aura apportés. Pour les Villemuriens, elle aura eu son point d’orgues la veille du basculement vers une autre année.  
Villemur-sur-Tarn, impuissante, semble assister à la fermeture des « anciens établissements Brusson »… En catimini, les investisseurs espagnols, qui avaient repris « La mie Occitane », déménagent des outils encore en état. Allons-nous vers l’abandon à leur sort des derniers employés ?
Chronique d’une mort annoncée, diront certains, preuve d’une désindustrialisation inéluctable diront les plus pessimistes, résultat d’un libéralisme effréné diront les défenseurs d’un système plus solidaire…. Le résultat est là, une entreprise de plus de 150 ans ferme ses portes. Fleuron de l’industrie alimentaire aux heures les plus glorieuses du colonialisme, restée dans nos mémoires et dans notre quotidien au travers des fameux « cheveux d’ange »…
                                                                  «  un sentiment de colère, d’écœurement
                                                     et de lassitude… »

Concernant cette fermeture, je suis personnellement partagé entre plusieurs sentiments.
Sentiment de colère tout d’abord.
Comment ne pas penser aux salariés qui vont se retrouver sur un marché du travail en pleine déconfiture, avec des compétences invendables à des âges où l’on ne vous regarde plus que comme un poids mort. Comment ne pas être enragé par la légèreté d’analyse des investisseurs espagnols à qui on avait  pourtant bien spécifié qu’ils devaient mettre au minimum un million d’euros sur la table pour relancer l’entreprise et qui n’en ont même pas emmené le tiers, contrairement à leurs promesses du départ. Comment ne pas être en colère face à un système qui ne privilégie que le bénéfice immédiat, au détriment des hommes… Pourtant il me semble que l’homme est le centre de la vie telle que nous l’imaginons dans un monde que nous avons conquis…
Sentiment d’écœurement également.
Lors des difficultés de La Mie Occitane, quelques-uns avaient réussi à croire à une relance possible en mobilisant les politiques de la ville, de la communauté des communes, de la région, en bâtissant en peu de temps un devenir possible pour cette entreprise, en nous appuyant sur des salariés et des bonnes volontés externes. Le gâchis d’aujourd’hui nous renvoi à nos propres valeurs bafouées, à notre naïve croyance en l’homme.
Sentiment de lassitude enfin.
A quoi bon se battre ? A quoi bon se démener pour sauver ce qui pourrait l’être ? Que sommes-nous face à pareille machine à broyer les hommes et les entreprises ?  Pourtant, personnellement, si j’avais eu quelques réserves financières, je pense que j’aurais tenté une reprise tellement l’évidence du succès crevait les yeux : des produits, un savoir-faire, des femmes et des hommes prêts à y aller, des clients et même une volonté de notre président de région à promouvoir le développement de l’agroalimentaire bio. Mais las, la vision, les objectifs des investisseurs en qui nous avions voulu faire confiance étaient un tant soit peu éloignés de notre propre vision… Donc lassitude devant l’imbécile course au profit immédiat sans investissement, lassitude devant un dogme stupide que certaines écoles de commerce enseignent à nos futurs dirigeants : toujours plus de profit, peu importe les hommes …  
                                                                     « Graver sur une plaque
                                                                          de marbre »

Comme pour les morts de 14, il serait peut-être nécessaire de graver sur une plaque de marbre les noms des personnes mortes dans ce combat, ces rares héros anonymes. J’ai été personnellement surpris par l’apathie qui avait saisi la majorité des employés de cette entreprise face aux évènements. La lassitude peut-être, la vision d’un combat inégal et perdu d’avance certainement…  Cette apathie de certains avait fait d’autant plus ressortir la volonté de quelques-uns qui étaient prêts pour le combat. Je pense ici à Philippe Bergeal, Patrice Meilhoux, Jean Viallard, des « Brusson » qui ont voulu croire que l’on pouvait forcer les évènements, même s’ils paraissent coriaces…
Nous avons tous une pensée attendrie pour ces employés qui basculent dans l’incertitude, une pensée amère pour un système qui devrait nous pousser à nous indigner plus fortement encore.
Pour finir je dirai que cette fermeture, qui passera inaperçu aux yeux de la majorité des Villemuriens, illustre bien ce que devient notre société ; dure, injuste, égoïste, démissionnaire face aux scandales, sans vision, bref, révoltante…  

•    Membre du Comite de Coordination pour le Développement Economique et industriel. Il a notamment piloté à titre bénévole une commission « brusson » avec des membres du CCDEI et de salariés « La Mis Occitane ». Cette commission notamment élaboré un Business plan  de reprise pérenne de cette entreprise.


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  planche brusson2

INDUSTRIE ALIMENTAIRE DE VILLEMUR

Les ex Brussons et leur espoir,  basta  ?

Par Jean Philippe TIZON.


Depuis quelques heures, l’Industrie Alimentaire de Villemur est en pleine effervescence. Des machines (les dernières semble-t-il selon certains salariés) et tapis de production s’embarquent dans des camions de déménagement. Les travailleurs de cette unité de production sont en congés depuis mercredi soir. Ils risquent de s’y retrouver définitivement.
L’entreprise locale, filiale de Backery France, sœur jumelle de General Backery Espagne, dirigée par Monsieur Marcos Pividal, est en redressement judiciaire depuis le 15 décembre et devrait passer devant le tribunal de commerce le 9 janvier prochain.
Difficile de croire que les élus (es),  les hommes de l’art, du droit et du chiffre du villemurois aient pu zapper une telle information  concernant la vie économique de ce pays. Les employés, quant à eux, semblent n’avoir pas été informés en temps et en heure  de la situation même si des indices forts laissaient présager une telle issue. En effet, depuis le licenciement du directeur de production les démontages de machines s’accompagnent de licenciements individuels et non d’un plan de restructuration économique comme cela aurait dû être le cas pour une entreprise en difficultés.
Interrogé sur la légalité d’un tel déménagement en période de redressement judiciaire, un juriste explique sommairement : « tout déménagement de machine en période de redressement peut être considéré comme du vol sauf si les machines ont été vendues à un groupe et que ce dernier les relouait au site » CQFD.
Bref dans le premier cas de figure c’est du vol, dans le second c’est du vol prémédité mais légal. Comme quoi la légalité ne rime pas toujours avec moralité.

                                                   « Tout avait commencé par
                                                      un rassemblement prometteur et des promesses….».

En janvier 2010, des salariés, dont le responsable technique, de « la mie occitane »  interpellent les gens « du comité de soutien aux molex », sollicitant leur aide alors que le tribunal de commerce devait prononcer la liquidation de la société quelques semaines plus tard. Peu habitués à lutte sociale, ils étaient en attente d’un miracle. Villemur n’est pas Lourdes et en matière d’histoires humaines les interventions divines sont plutôt rares. Le comité de soutien en mutation pour devenir le CCDEI leur a proposé alors : un lève-toi et marche avec la volonté d’instrumentaliser un double effet d’aubaine : la blessure encore chaude de Molex et les élections régionales à venir. Pour cela, il fallait transformer la peur légitime du lendemain et un NON à la fermeture en un projet réaliste et en une lutte constructive d’autant que certains élus avouent ne pas croire en l’industrie mais uniquement à l’économie de services. Des administrateurs judiciaires attendaient également en finir avec ce dossier. Nous avons vu alors des salariés retrouver le sourire. Pour la première fois de leur vie, certains sont allés distribuer des tracts, manifester devant l’Hôtel de ville avec le soutien des « Molex » du jamais vu. A côté de ces dimensions « héroïques » pour souligner des perspectives existantes, il y avait aussi la peur du patron, des autorités, de leur ombre, etc. Au point que la commission du CCDEI conduite par Didier Roux (voir son article) en pleine élaboration d’un business plan (1) s’est demandé si le travail fourni allait pouvoir voir le jour. Des membres du CCDEI, posent alors fermement le postulat suivant : «  il y a deux façons de vivre. Soit à genou pour subir les coups, soit debout pour recevoir des coups mais surtout pour en remettre ». Cette lutte atypique conduite par des citoyens (nes), des salariés (es) attire alors l’attention des candidats aux régionales. Il n’est pas courant de voir un mouvement social hétéroclite, pratiquant le rapport de force et prodiguant le dialogue tout en étant auteur de propositions réalistes, occuper un tel espace. Et dans tel contexte,  quoi de plus normal que de voir le président socialiste de la région apporter son soutien et sa détermination sans faille.
De son côté, avec des salariés, le CCDEI avait avancé les pistes de reprises coopératives, puis celle d’un ancien industriel du Tarn, enfin, la Région et le tribunal de commerce annoncent la venue d’un certain Monsieur Marcos Pividal, Patron de la Général Backery en Espagne.

                                                                « Clics clacs photos
                                                                   et déclarations d’intentions »

La messe étant dite, l’arrivée d’un repreneur espagnol combinée à une tutelle politique de la région et des élus locaux, le Comité de Coordination n’avait plus de raison de  suivre l’affaire. Ainsi la Dépêche en date du 6 octobre 2010 annonce « L’Industrie Alimentaire de Villemur est née ». Une photo illustre le propos, la légende aussi «  le repreneur Marcos Pividal qui présente fièrement « un pain de biscottes » au côté du maire JC Boudet, de Daniel Régis adjoint et Philippe Bergeal responsable de la fabrication ».  Mr Pividal y confirme alors son projet de développement sur Pechnauquié. S’il est fait mention de la mobilisation et de la solidarité autour des « brussons » rien n’indique le rôle joué par le CCDEI mais là n’est pas le plus important. Dans « Midi-Pyrénées info » de décembre 2010, pas une ligne sur la lutte et la mobilisation des salariés et des citoyens- le CCDEI reste inconnu- mais un passage symptomatique d’une pensée unique : « soutenue par les collectivités locales, parmi lesquelles la Région et son agence de développement économique Midi-Pyrénées Expansion, l’entreprise est devenue les « industries alimentaires de villemur » ».  L’action des salariés et de la société civile passe en perte et profit. Il ne faut peut être pas donner des idées dérangeantes à d’autres citoyens (nes).
Dans la série tout va bien, l’article de la Dépêche du 12 janvier 2011 au titre évocateur : « le Cheveu d’ange sauve quatre Molex ». Presque six mois plus tard, le directeur de production est licencié comme un mal propre, la grande majorité des salariés ne bronche pas. Certains interpellent le Comité de Coordination sur le départ de machines, sur les conditions de travail, etc. Mais personne ne proteste. Profil Bas.
Les élus locaux sont interpellés. Ces derniers accompagnés d’un conseiller régional se rendent courant Aout 2011 sur place pour rencontrer le dirigeant. Un compte rendu oral et  sommaire  donne : «  L’entreprise connait des problèmes de trésorerie, elle se donne jusqu’en décembre pour savoir  si un avenir existe. Par contre la démotivation des salariés contribue fortement aux difficultés ».
Lors du dernier conseil municipal du mois de décembre 2011, une question a été posée sur le devenir d’IAV. La réponse était assez édulcorée. (Voir compte rendu du CM). Nous ne sommes déjà plus dans la pose clics clacs photos.


                                                       « Des interrogations incontournables
                                                          se posent »

Comment penser  qu’un service  économique dépendant d’une collectivité comme de la région puisse  ne pas jouer son rôle de conseil en direction de l’investisseur et d’avertissement politique en direction des élus délégataires, faut-il le rappeler, d’un mandat voulu par les citoyens(nes) ?
Comment penser qu’une entreprise, un savoir faire sauvé par la détermination des citoyens, une solidarité des Molex et la volonté de quelques salariés puisse passer en perte et profit à cause d’un  manque d’accompagnement technique et prospectif ?
Comment se fait-il qu’une majorité de   gauche (socialistes, communistes et écolos ) puisse ne pas s’intéresser au sort de salariés -même peu combatifs- et au non respect des promesses faites même si a priori la Région n’a pas versé un seul denier de subvention ?
 Ainsi débarrassé d’une entreprise encombrante que vont devenir les murs « Brussons » ? Vont-ils être mangés à la sauce immobilière et ce malgré l’existence d’un PPRI ?
D’autres questions demeurent notamment celle-ci : A qui profiterait un tel crime ?  Seul l’avenir probablement nous le dévoilera.
Reste une certitude, en cette période de fin de 5e République et de mots dévoyés de leurs sens premiers, seule la société civile peut jouer un rôle déterminant dans bien des situations dites complexes.  Cette société civile ne doit en aucun cas céder sa place sur des enjeux qu’elle a portés à bout de bras. L’expérience « Brussons » en témoigne..
Mettre l’être Humain au centre des préoccupations doit devenir une urgence républicaine vitale et non le seul souci louable d’un Souverain Pontife à l’écoute d’une société en souffrance.
                                                           ******************
1)    http://www.ladepeche.fr/article/2011/01/12/988144-le-cheveux-d-ange-sauve-quatre-molex.html
http://www.ladepeche.fr/article/2010/10/06/921281-l-industrie-alimentaire-de-villemur-est-nee.html
http://www.ladepeche.fr/article/2010/07/10/871356-villemur-sur-tarn-la-nouvelle-vie-du-cheveu-d-ange.html

 

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Photo Francis Raillart

 

DES LARMES AUX RIRES …


Pas de grand chapiteau pour ce cirque là, pas de caméra, pas de forces de l’ordre …
Brusson se meurt dans le silence froid et glacial de cette fin d’année 2011.
Combien sont-ils les « Brussons » ?
Pas de quoi médiatiser, solidariser.
Personne ne sait bien sûr, personne ne peut bien sûr.
Combien de fois avons-nous entendu « un maire ne peut pas tout faire ! »
D’ailleurs, aucun élu ne semble pouvoir faire, c’est du privé comprenez-vous, du privé.
On n’a semble-t-il pas touché aux subventions promises alors …
Il devait bien rester quelques actifs intéressants dans ces locaux, on se donne la peine de déménager.
Et les hommes, ils n’ont pas de valeur les hommes !
On a fait bien du « nettoyage », on a bien fait le « nettoyage ».
Qui va pleurer la mort de l’industrie Brusson, elle est déjà inscrite dans le patrimoine et on ouvrira ému quelques pages jaunies …
Ha ! C’était au bon temps où …
 Mais, cachez cette larme à l’œil que nous ne saurions voir, ne soyez pas stupides, ouvrez vos yeux ébahis … Brusson renait, hourra, Brusson c’est une salle de spectacles messieurs, mesdames …
Applaudissez, riez, chantez.
Et bravo pour le clown.
Et bravo pour le magicien.
Et chapeau bas l’artiste.

Marie-Gabrielle GIMENEZ

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On a tous quelque chose en nous de la Grèce…

Publié le 28 Décembre 2011 par Un Oeil Sur Villemur dans Notre actualité


Par Serge DAVOUST

Que n’a t’on pas dit et écrit sur la Grèce ? Il est vrai que, comme le dit le proverbe, Qui veut noyer son chien l’accuse de la rage… La Grèce n’est-elle pas à l’image d’autres pays européens ? Et si la Grèce était instrumentalisée et jouait le rôle de laboratoire d’expérimentation européen pour tous ceux qui visent une régression sociale généralisée?

C’est l’hypothèse qu’à développé Gabriel Colletis, professeur de sciences  économiques à l’université de Toulouse, lors d’une conférence du GREP (1). Ce compte-rendu s’en tiendra aux similitudes pointées par le conférencier entre la situation de la Grèce et celle d’autres pays européens et en premier lieu le nôtre.

                                                                « Des crises interne et externe
                                                                qui interagissent entre elles. »

Les spécificités internes économiques et institutionnelles de la Grèce.

- Du point de vue économique, l’intervenant a pointé la faiblesse de l’industrie. Elle ne représente plus que 10% des emplois quand dans les années 90, elle avoisinait les 20%. La Grèce dispose donc d’une faible base industrielle qui s’est sévèrement réduite dans la dernière période. Cette désindustrialisation a aggravé le déficit extérieur qui représente aujourd’hui 10% du PIB.
A titre de comparaison, la France depuis vingt ans s’est aussi très désindustrialisée et a perdu tout projet industriel. De tous les pays les plus développés, c’est le nôtre qui a perdu proportionnellement le plus d’emplois industriels. Son déficit extérieur (2% du PIB français)., conséquence de la désindustrialisation, est certes moindre que celui de la Grèce, mais tout aussi inquiétant pour sa souveraineté
L’autre difficulté que rencontre la Grèce est sa dette. Déjà élevée au début des années 2000 (100% du PIB contre 60% autorisés par le traité de Maastricht), elle a fortement progressé depuis. La Grèce ne se remet pas du coût des Jeux Olympiques de 2004 et de la récession économique en absence de rentrées fiscales. Le déficit public est également aggravé par la récession économique et par le coût des intérêts de plus en plus élevés pour rembourser la dette, cercle pervers que de nombreux pays subissent comme le Portugal, l’Italie…
Deux déficits rendent la situation grecque critique, celui de la balance commerciale et celui des comptes publics de l’Etat en déséquilibre par manque de recettes fiscales. Les armateurs et l’église orthodoxe qui est le plus gros propriétaire immobilier du pays, devraient être les plus importants contributeurs mais ils sont exonérés d’impôts. Les similitudes avec la France : ses recettes fiscales se contractent par le peu ou la non imposition des entreprises du CAC 40, des marchés financiers spéculatifs, par le bouclier fiscal etc).
 Cette situation n’est malheureusement pas exclusive à ce pays.

- Du point de vue des spécificités institutionnelles, Gabriel Colletis a insisté sur la faiblesse de l’Etat et la difficulté à faire prévaloir le bien commun et le bien public. De par son histoire, l’Etat grec, avec un effectif pléthorique dû au clientélisme, n’aura jamais réussi à mettre en place une administration fiscale digne de ce nom. Les services publics sont connus pour leurs graves dysfonctionnements et leurs insuffisances, mais aussi pour leur corruption. Ce qui frappe à l’écoute de l’intervenant, c’est l’extrême faiblesse des institutions grecques.

En conclusion, l’anémie des capacités productives et l’extrême faiblesse des institutions sont les deux traits constitutifs de la crise profonde que traverse la société grecque, auxquels s’ajoutent des vecteurs externes.

Les causes externes sont liées à la crise du capitalisme, importée et instrumentalisée  en Grèce dans l’objectif d’une régression sociale.

Avant de développer cette hypothèse, Gabriel Colletis revient sur les fondements de la crise générale actuelle.
- La crise du capitalisme est celle d’une rupture du pacte social. La mondialisation a mis en concurrence généralisée les travailleurs et la rémunération des détenteurs de capital. Ces derniers recherchent la rentabilité la plus élevée (par exemple 15% en moyenne pour nombre d’entreprises du CAC 40) au détriment à la fois de l’investissement productif et des salaires. Les états restent du côté des intérêts dominants (capital financier, capital industriel) mais le destin de ceux-ci ne coïncide plus avec celui des nations. La conséquence de ce basculement est que les Etats ne sont plus en capacité de promouvoir un projet de développement. Partout se multiplient les niches fiscales, partout le droit du travail est déconstruit, partout l’Etat est appelé à mettre en œuvre davantage de plans d’austérité. Non satisfaits d’avoir provoqué une crise d’une gravité exceptionnelle, ceux qui l’instrumentalisent- les forces financières et politiques- en profitent pour opérer une grave récession sociale et démocratique. La crise grecque est aussi celle de tous les pays européens.


                                                                    " Vers la perte de
                                                                    souveraineté nationale »

La crise du capitalisme importée et instrumentalisée en Grèce est le prétexte à une régression sociale et économique.

Au lendemain des élections remportées par le Pasok (Parti socialiste grec), les grecs apprennent que la situation de leur pays serait nettement plus grave que celle décrite jusque là. Les comptes publics étaient truqués, les déficits abyssaux. Mais il est inexact de dire comme l’on fait beaucoup de médias en France que les institutions européennes et internationales ignoraient les manipulations des comptes publics et des comptes nationaux. Certains ont été les acteurs de cette manipulation, comme le nouveau patron de la Banque centrale Européenne, Mario Draghi. Entre 2002 et 2005, Mario Draghi, au service de la banque Goldman Sachs International, a fait disparaître une partie de la dette grecque par des « astuces » (2)
Les grecs ont triché avec leur compte public. Mais qui ne triche pas ? Certainement pas l’Allemagne. Gabriel Colletis donne l’exemple d’une manipulation : un « fonds spécial » d’un montant de plusieurs milliards d’euros non pris en compte dans les bilans. Si on intégrait ce « fonds spécial », le déficit allemand serait de 6% du PIB au lieu des 3,2 %. Autre exemple, la dette allemande s’est allégée de plus de 55 milliards d’Euros suite à un « impair  comptable». Donc, là aussi, il n’y a pas d’exclusivité grecque.

Les grecs sont sommés de mettre en œuvre des mesures d’austérité drastiques. Les objectifs sont élaborés par la troïka (Union Européenne, BCE, FMI) avec comme grave conséquence une perte de la souveraineté des grecs. Mais sommes-nous différents en France et dans les autres pays européens ? Au nom d’une nécessaire gouvernance européenne, les peuples n’ont aucun droit à la parole. En Grèce comme chez nous, cette politique a pour objectif de faire payer la crise à ceux qui la subissent. Elle ne peut qu’enfoncer le pays dans la dépression rendant impossible l’objectif énoncé de rétablissement des finances publiques. En outre, le service de la dette asservit le pays (3). Comme on le voit, là aussi la Grèce ne fait pas exception, le dogme de politique d’austérité se généralise à tous les pays de l’Europe avec comme conséquence une récession économique provoquant moins de recettes fiscales, ce qui ne peut qu’aggraver les déficits des comptes publics et augmenter les dépenses de l’état (taux d’intérêts plus élevés etc). Ce cercle vicieux se généralise à toute l’Europe. 

Alors comment expliquer que cette impasse fatale pour le peuple grec soit imposée à un pays qui ne représente que seulement 2% du PIB européen et plus généralement pourquoi tous les gouvernements en Europe persistent-ils dans cette voie suicidaire ?
L’intervenant évoque deux raisons :
-    La première idéologique liée au fait que de nombreux  experts économiques ont une approche dogmatique de leur science.
-     La seconde plus perverse : une instrumentalisation délibérément orientée contre les peuples et visant à justifier la régression économique et sociale permettant la remise en cause générale des droits sociaux (baisse des salaires, recul de l’âge de la retraite,  décodification du droit du travail, privatisations, saut vers une Europe fédérale).

D’après Gabriel Colletis, la Grèce n’aura pas d’autre issue que de sortir de la zone Euro et de se déclarer en défaut de paiement. Du point de vue de sa souveraineté, il vaudrait mieux que le gouvernement grec le décide avant que la troika ne l’impose. La Grèce paiera cash sa désindustrialisation. Le niveau de consommation sera en adéquation avec son niveau de production, interdisant pour la très grande majorité des grecs l’achat de produits d’importation trop onéreux. Cela sera un désastre pour le peuple grec et une remontée de la pente d’une durée qu’il évalue à 30 ans.

                                                             « Quels enseignements
                                                              pour la France ? »

Gabriel Colletis évoque les similitudes entre le plan de rigueur sur de 1983 sous la présidence de Mitterrand avec la période actuelle. Dans les deux situations, au nom de la « contrainte extérieure », on fait avaler au peuple la potion amère de l’austérité.
En 1983, on nous disait que la « la France devait respecter ses engagements internationaux »liés au SME (4) et on justifiait ainsi l’austérité salariale…qui continue.
Aujourd’hui, la dette et les déficits, l’appartenance à la zone Euro, sont les arguments avancés pour justifier une aggravation de l’austérité. Ces nouvelles formulations de la « contrainte extérieure » ont comme objectif de poser un verrou sur les aspirations à une vie meilleure.
Le combat pour la démocratie est partout la première exigence.


                                                      *******************************


1)    Cette conférence s’est déroulée le 10 décembre 2011. Elle fait partie d’un cycle de conférence qui a pour thème le Monde change : comprendre pour agir. Pour en savoir plus sur les conférences programmées en 2012, vous pouvez aller sur le site Internet  du GREP –Toulouse.
2)    Pour plus d’éléments voir le livre qui a pour titre : « la banque : comment Goldman Sachs dirige le monde »écrit par Marc Roche, journaliste au Monde  Vous pouvez vous le procurer à la médiathèque de Villemur sur tarn.
3)    Le taux d’intérêt des emprunts de l’Etat grec pour une durée de 10 ans atteint plus de 16% contre moins de 2% pour les emprunts de l’Etat allemand.
4)    Système Monétaire Européen mise en place en 1979.

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Pour sortir de la dette publique

Publié le 21 Décembre 2011 par Un Oeil Sur Villemur dans Notre actualité

Voici un document à diffuser  "Pour sortir de la dette publique" par ATTAC et la Fondation Copernic.

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LA FAUTE DES SOCIALISTES … !!! ???

Publié le 17 Décembre 2011 par Un Oeil Sur Villemur dans Notre actualité

Par Jean Philippe TIZON

Telle est la phrase énigmatique prononcée par un militant socialiste à la sortie d’une assemblée locale, sans relief, de Villemur. Il met ainsi, de façon ambiguë, terme à un échange portant sur la Laïcité.

« Il faut reprendre du terrain sur le FN sur ces valeurs» clame-t-il avec raison. Avec raison parce que depuis des mois et des mois Marine Le Pen recycle astucieusement les thèmes laissés en friche depuis des années par la gauche.  L’héraut  de l’extrême droite, ne jure aujourd’hui -du moins médiatiquement- que par la citoyenneté, la République, la nation, la laïcité, l’égalité des chances et même par  la dénonciation du capitalisme.  Bref, si nous n’y prenons pas garde, Marine parvient à paraître comme une synthèse complexe d’un mixte entre Besancenot, Mélenchon et Montebourg.  La bleue Marine vire au « rouge ».

En digne fille de son père, elle sait, avec plus de finesse, transformer des vessies en lanternes. Elle pratique l’art du Raffarin. Elle vide les mots de leur sens pour mieux les détourner au profit de l’idéologie FN. Il faut dire que toute la gauche lui a laissé un immense boulevard en  ne devenant plus ce soutien constructif d’une exaspération populaire réelle et désorientée face à  une économie désincarnée.

Aujourd’hui, selon un sondage, 4 ouvriers sur 10 voteraient pour le FN et 2/10 pour l’UMP. Le vote ouvrier est acquis à la droite extrême. Cela ne devrait-il pas interroger la gauche ? Alors mener une analyse critique afin d’inverser la tendance revient-il à accuser le Parti Socialiste de tous les maux ?

Déjà, il redevient urgent de définir le terme socialiste. Qu’est que ce mot veut dire et à quoi renvoie-t-il ? Sans trop se tromper, nous pouvons  considérer  que la définition portée par un Arnaud Montebourg, un Emmanuel Valls ou un Pascal Lamy sera différente.  Qu’elle sera également différenciée entre militants.  Bref, nous sommes en face d’une hétérogénéité riche de ses différences mais  peu encline à la  définition unique.

« C’est  la faute du Parti Socialiste » se veut donc une prise de position par l’absurde, voire  de victimisation laissant sous entendre que tout interpellant de gauche se place dans un jugement à l’emporte pièce.  Ce type de  position tient d’une forme d’autisme et de la  stratégie de la forteresse assiégée pratiquée en leurs temps par la SFIO, le  PCF et dans un autre chapitre, avec plus de succès, par le FN. Une telle  attitude sous tend que  l’adversaire voire l’ennemi reste celui qui,  à gauche,  ose interpeler de façon constructive un état des lieux problématique. Le Parti Communiste Français a eu ce type d’agissement, nous savons  ce qu’il en est advenu. Le Parti Socialiste se retrouve, depuis trente ans, lui aussi en position hégémonique à gauche et  se confronte lui aussi à une incapacité à se remettre en question pour cause d’institutionnalisation   poussée et de « notabilisation »  paroxysmique de ses cadres (1).

Le véritable danger pour le PS c’est lui-même et ses propres démons.  D’ailleurs les Verts en jouent. Ces derniers, avec méthode,  assiègent idéologiquement, physiquement (les circonscriptions, etc.), médiatiquement la rue de Solferino. Les Ecolos pratiquent en direction du PS ce que le PS a pratiqué en direction du PCF. Ils mènent  un travail de sape en insinuant le doute sur la sincérité politique des dirigeants socialistes  à vouloir transformer la société. L’épisode  à propos de l’accord passé sur  le nucléaire illustre la stratégie. L’Histoire politique  possède ses « copieurs-colleurs -améliorateurs».

Malgré quelques dérapages de Jean-Luc Mélenchon, le  Front de gauche, de son côté, entend d’autant plus démontrer l’existence  d’alternatives possibles qu’il prétend devenir une formation de gouvernement.  Cette gouvernance rime avec l’esprit  d’un Etat au service de la nation et des citoyens(es). Gouverner demande des alliés et quoi de plus naturel que des socialistes.

Bref,  « la faute au… » n’a pas lieu d’être. Demeurer un militant de gauche  ne peut se limiter à tirer en touche ou à réciter le bréviaire plus ou moins pertinent de sa formation (2).

Par la force de ses convictions  progressistes il se veut au service de la cité.  Il tend vers une exemplarité citoyenne. Il est compagnon des plus modestes et les aide à devenir acteurs de leur vie. C’est un sacerdoce.

Pour l’avoir oublié, nombre de militants et cadres(3) de gauche, quelque soit leur mouvement, se sont coupés des réalités populaires confondant, dans leurs esprits embrumés de courtisans de salon, populaire avec populiste… solidarité avec assistanat, gouverner avec gouvernance libérale, etc. Faut-il alors s’étonner du score FN, de sa récupération des thèmes de gauche afin  de mieux les dévoyer pour transformer l’autre en paria, l’étranger en bouc-émissaire ?  Un discours légitimé par les interventions  d’un Claude Guéant,  ministre de l’Intérieur UMP, qui emploie ses services à criminaliser les immigrés avec ou sans papier au lieu de donner des moyens pour lutter contre la véritable criminalité.

Tenir compte de cet ensemble de paramètres reste primordial pour appréhender certaines questions.

Et si nous décidions maintenant de parler et faire sérieusement vivre la  laïcité ?

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1)       L’affaire Guérini à Marseille et celle de la fédération du Pas-de-Calais illustrent pour partie le propos. Arnaud Montebourg, - anti socialiste primaire ?- à chaque fois dénoncé avec force ces types de dérapages au nom de l’exemplarité que doivent avoir des femmes et des hommes de gauche. De plus, les enjeux de non cumul des mandats et d’une unique  rééligibilité coincent le plus chez les notabilités.

2)       Dans le cas contraire cela revient  à ne pas décrocher la racine du mot militant à celle du mot militaire. Donc le militant reste sujet et non coauteur d’un processus.

3)      De par leur ancrage initial  (LCR, PCF, PS PRG etc) et au regard des discours et pratiques d’aujourd’hui ils sont devenus des « conservateurs sociaux ». Conservateurs parce que sur le fond ils ont intégré l’irrévocabilité du  dogme ultra libéral. Dans la pratique ils sont devenus des notables embourgeoisés fier de leur réussite payée cash  sur le dos de leur électorat  populaire. Sociaux parce qu’il pratique à l’occasion  un discours d’attachement à leur origine sociopolitique.

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L’associa’thon en images.

Publié le 16 Décembre 2011 par Un Oeil Sur Villemur dans Associations

S’il fallait la preuve que l’union fait la force …

Des remerciements légitimes vont à tous ceux qui se sont investis dans la réussite de ces journées.

Le pari n’était pas gagné d’avance, le temps était maussade, des débats autour du salaire des dirigeants de l’AFM minait les esprits, la dispersion des activités constituerait-elle un obstacle ?

L’associa’thon a remis à l’AFM la somme de 3348€.

Beaucoup de travail mais une heureuse récompense pour toutes les bonnes volontés mobilisées.

Même parmi les bonnes volontés il y en a qui se questionnent, est ce notre rôle, une dame âgée faisait ce commentaire « que donne Sarkozy ».

Il est humain de réagir parfois négativement mais l’essentiel n’est-il pas de dépasser tout cela pour donner aux chercheurs les moyens de travailler et aux malades l’espoir d’améliorer leur qualité de vie, voire de guérir un jour, de ne plus être condamné par une maladie génétique.

Il faudra du temps, toujours des bonnes volontés et pas à pas …

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CONSEIL MUNICIPAL DU 12 DECEMBRE 2011

Publié le 13 Décembre 2011 par Un Oeil Sur Villemur dans Politique

Indignés du « bunker » et  du  manque de gendarmes

montent au créneau

 

 

Un conseil municipal sans trêve de confiserie mais avec des illuminations de Noel.

 Un indigné à  droite s’est écrié « non au  bunker » dans une assemblée silencieuse partagée entre une indifférence polie et un fatalisme culturel.

Le premier conseiller s’est indigné, quant à lui, du manque réel d’effectifs de gendarmerie mettant en cause le service public de sécurité. Vraie question politique qui ne fit, sur le fond, tressaillir  personne.

 Monsieur Dumoulin constate l’utilisation des gendarmes à la répression sur les routes et non à leur mission de proximité voire  de sécurité du territoire. CQFD. Mais pourquoi donc à l’UMP les dirigeants ne tiennent-ils  pas ce type de propos. Ils se disent pourtant « populaire ».

Les allées Charles de Gaulle, qu’on se le dise, vont être pour partie réparées et non entièrement rénovées. Les démarches assidues des citoyens (nes), le reportage paru sur « l’œil » semblent  avoir porté partiellement ses fruits. De Gaulle vaut bien quelques travaux.

 Le conseil se terminera par des douceurs en chocolat.

 

Deux absents excusés, un absent avec procuration pour la majorité. Un absent, un absent avec procuration pour la minorité.

 Approbation du procès verbal du 24 octobre 2011 à l’unanimité.

 

Monsieur André Bétirac élu de la minorité « ensemble allons plus loin » sollicite la parole pour annoncer sa décision de quitter cette équipe tout en continuant de siéger au conseil municipal.

Il explique cette démarche par son désaccord avec la publication parue au nom de cette minorité dans le dernier Mag Ville.

Cet article à été publié sans concertation, il estime que même si les travaux à Bernadou peuvent être critiqués, il y a 70 ans que ces bâtiments se dégradaient sans que rien ne soit fait, et qu’ils sont aujourd’hui préservés.

Le mot « bunker » de triste réputation est pour lui outrageant.

La critique est un droit mais il faut rechercher des expressions justes.

Il revient sur d’autres éléments mis en avant dans l’article parmi lesquels l’éviction d’un maire adjoint, il considère que cela s’est passé il y a plusieurs mois et qu’il est inutile de revenir sur le sujet.

Monsieur Dumoulin prend acte de cette décision mais ne réagit pas verbalement.

Monsieur le maire passe à l’ordre du jour du conseil.

 

 

Administration générale :

 

  • Présentation du rapport annuel sur le prix et qualité des services d’eau potable et d’assainissement pour l’année 2010.

Le rapport de l’année 2010 à été communiqué tard.

Monsieur le maire rappelle qu’il n’y a pas de vote sur ce rapport.

Pas de question.

 

  • Adhésion de la commune au SMEA 31pour la compétence « transport des eaux usées » pour l’assainissement collectif. Projet de convention, de prestations intégrées.

L’ancien SDEA devenu SMEA souhaite qu’une convention soit signée afin de formaliser d’éventuels partenariats et de travailler en toute transparence.

Au niveau des travaux sur l’actuelle station d’épuration et sur la construction des deux mini-stations aucune décision sur les subventions émanant du Conseil Général n’est parvenue pour le moment, les travaux sont liés à cette décision ainsi qu’à celle de l’agence de l’eau.

L’achat de terrain pour la station du hameau Le Terme est acté, celui pour Sayrac devrait suivre.

Adoption  à l’unanimité.

 

  • Vente de terrains communaux au hameau de « Entourettes ».

Les parcelles respectivement de 48m2, 34m2 et 31m2 ont été estimées par les services des domaines à 10€ le m2.

Elles ont été déclassées du domaine public, il est possible de procéder à la vente.

Adoption  à l’unanimité.

 

  • Acquisition d’une parcelle de terrain en centre-ville.

La centrale électrique sur les berges du Tarn à été vendue  en juin, les relations avec les nouveaux propriétaires  se font en bonne intelligence.

Une parcelle située sur les berges du Tarn doit être acquise par la commune au prix de 3€ le                 m2.

Elle comportera une servitude en bordure du Tarn pour d’éventuels travaux ;

Coût de l’achat 4 615€.

 Adoption  à l’unanimité.

 

  • Déclassement des maisons jumelles avenues de la Gare à Villemur.

Début juillet, sauf retard, la MJC doit déménager vers Bernadou.

Les deux maisons actuellement occupées doivent être déclassées avant leur vente au prix fixé par les services des domaines.

Adoption  à l’unanimité.

 

 

 Sécurité publique

 

  • Création d’un poste de brigadier chef principal (catégorie B ou  C).

Le chef de la police municipale est parti à Cugnaux.

La procédure de recrutement d’un agent de catégorie B s’avère difficile, il est envisagé de recruter un agent de catégorie C au grade le plus élevé.

Monsieur le maire tient à préciser qu’il s’agit d’un remplacement, non d’une création de poste.

Adoption  à l’unanimité.

 

Gendarmerie absente :

Monsieur le maire souhaite aborder le problème posé par l’inadéquation entre le nombre de gendarmes affectés « sur le papier » à la gendarmerie et le nombre effectif.

Pour diverses raisons des éléments sont absents et la situation de la brigade est préoccupante.

Malgré le respect de la hiérarchie et le caractère militaire de la fonction de gendarme il s’avère que ceux-ci sont quelque peu démotivés par la situation actuelle.

La population augmente, la délinquance augmente.

Ces divers éléments expliquent la pétition lancée par la municipalité qui a circulé.

Monsieur le Préfet et monsieur le Colonel de gendarmerie sont clairs à ce sujet. Il n’est pas question de fermer la gendarmerie.

Il faut mettre fin à ce manque d’effectif flagrant sur le terrain, manque qui ne permet plus d’assurer la mission de service public.

Des travaux ont été effectués pour améliorer au sein des locaux les conditions de travail des gendarmes, à quoi servent-ils ?

Monsieur Jean Marc Dumoulin dit être pour sa part intervenu auprès du Conseil Général, intervention soutenue par l’ensemble des élus qui siègent au Conseil.

Monsieur Dumoulin estime que la mission sociale des gendarmes est détournée et se concentre sur le contrôle routier.

 

 

Finances :

 

  • Budget ville : inscription de crédits en dépenses d’investissement avant le vote du budget primitif pour 2012.

Avant le 31 mars 2012 le budget primitif sera voté.

Dans cette attente afin de ne pas bloquer les investissements il faut autoriser monsieur le maire à utiliser si nécessaire un quart du budget.

Adoption  à l’unanimité.

 

  • Admissions en non valeurs.

Une somme de 481€ n’a pas été honorée par l’ancien service des pompes funèbres et ce depuis décembre 2002.

Monsieur le comptable du trésor propose de le déclarer en non valeurs.

 Adoption  à l’unanimité.

 

  • Avance sur subvention 2012 à l’association « Au royaume des petits ».
  • Avance sur subvention 2012 à l’association « Espace jeunes ».
  • Avance sur subvention 2012 à l’association « Ecole de musique ».

Comme chaque année ces associations ont besoin d’avance pour fonctionner.

Il faut autoriser monsieur le maire à effectuer ces avances avant le vote du budget.

Avance sur subvention 2012 à l’association « Au royaume des petits » : 176 000€.

Avance sur subvention 2012 à l’association « Espace jeunes » : 120 000€.

Avance sur subvention 2012 à l’association « Ecole de musique » : 14 000€.

Adoption  à l’unanimité.

 

  • Acquisition de mobilier pour la cantine scolaire. Demande de subvention.

Achat de tables pour les petits pour un montant de 1 545,23€ TTC.

Une demande de subvention est effectuée auprès du Conseil Général.

Adoption  à l’unanimité.

 

  • Travaux aux bâtiments communaux. Demande de subvention.

Des travaux ont été effectués sur divers bâtiments avec notamment l’installation de programmateur pour éviter le gaspillage au niveau du chauffage.

19° maximum dans les salles polyvalentes avec arrêt du chauffage toute les deux heures et relance si nécessaire par les occupants.

Une initiative à saluer et à généraliser à l’ensemble des bâtiments public.

 

  • Acquisition de matériel pour les services voirie et espaces verts. Demande de subvention.

Toujours dans le cadre du transfert de certaines compétences de la communauté vers la commune il apparaitrait nécessaire d’acquérir du matériel pour 26 608€ HT.

Sur le ton de la plaisanterie l’avenir d’une vielle Peugeot 404 se trouverait peut être dans sa mise en exposition  au sein de prestigieux site des Greniers du Roy.

Que deviennent de fait tous les véhicules et outils considérés comme vétustes ?

Une demande de subvention est effectuée auprès du Conseil Général.

Adoption  à l’unanimité.

 

 

Affaires scolaires :

 

  • Lancement de l’appel à projet « Action jeunesse Villemur ».

La politique enfance jeunesse concernant les 3 – 17 ans est confiée à deux structures, l’espace jeune et la MJC qui devraient intégrer Bernadou en juillet 2012.

Les conventions pour ces deux structures se termineront mi-2012, elles ont été contactées pour un appel à projet.

Monsieur le maire précise que ce lancement d’appel à projet n’est pas obligé de passer par le Conseil Municipalet que celui peut être ouvert à d’autres associations qui en feraient la demande.

 

 

Urbanisme/Travaux :

 

  • Rénovation de balustres béton sur les allées Charles de Gaulle. Demande de subvention.

Suite à diverses remarques et constats les travaux indispensables pour sécuriser et réhabiliter les balustres doivent être entrepris pour une somme de 520 260€ TTC.

Ces travaux seront échelonnés sur 2012-2013.

Monsieur le maire considère « la sécurité c’est très bien mais j’aurais aimé mettre l’argent ailleurs ».

Monsieur Dumoulin précise que ces lieux de rencontre pour les villemuriens mériteraient une remise en question de l’aménagement des allées qui a été évoque il y a un certain temps …

Monsieur le maire dit que cela n’est pas à l’ordre du jour, c’est un problème de choix financier.

Une demande de subvention est effectuée auprès du Conseil Général.

Adoption  à l’unanimité.

 

  • Construction d’un espace multi-accueil petite enfance. Demande de subvention. DETR 2012.

L’Etat a débloqué 350 000€ et débloquera en 2012 les 250 000 restants sur l’enveloppe globale de 600 000€.

Une demande de subvention est effectuée pour la deuxième tranche.

Adoption  à l’unanimité.

 

  • Approbation de la modification du schéma communal d’assainissement.

Un avis favorable a été émis après l’enquête publique sous réserve de concentrer les constructions sur les seuls terrains pouvant être raccordés à l’assainissement collectif.

Certains terrains seront rajoutés soit en tranche conditionnelle soit en tranche ferme, d’autres ne seront pas concernés en fonction des possibilités techniques.

 

Monsieur le maire qui a constaté que les fins de conseil étaient un lieu d’échange pour les conseillers municipaux leur donne la parole.

 

L’arbre de la laïcité

Daniel Régis, rappelle l’importance de la date du 5 décembre 1905, jour de la séparation de l’Eglise (catholique) et de l’Etat, jour de l’instauration de la laïcité. Depuis quelques années la Ligue de l’enseignement est à l’initiative de nombre de manifestations pour rappeler l’importance de ce concept. Il propose que la municipalité s’inscrive dans cette démarche républicaine, qui  ne se veut pas révolutionnaire, de planter un arbre de la laïcité.

 

Carte cinéma.

Daniel  Régis, se demande si nombre de ses collègues connaissent l’existence du cinéma à Villemur. Cinéma tenu par des bénévoles de la MJC. Afin de permettre cette découverte, il leur offre une carte d’abonnement de 5 séances à valider par l’échange d’un billet de 20 euros.

 

Divers

Madame De Vecchy explique les deux versions du marché de noël 2011.

 

Madame Ingrid Terrancle souhaite informer que, malgré l’avis défavorable émis par l’ensemble des élus de la communauté de communes le Plan de Prévention des Risques Sècheresse a été adopté sans tenir compte des amendements souhaités.

Les documents sont consultables en mairie et il reste un mois à tout citoyen pour apporter une contribution.

 

Pour info l’adoption de ce PPRS rend les conditions de constructions encore plus draconiennes.

Toute nouvelle construction devra respecter les obligations stipulées lors de l’obtention du permis de construire, L’Etat et les élus seront ainsi dédouanés de toute responsabilité.

Le PPRS à une époque ou les primes d’assurance habitation ne cessent d’augmenter fait aussi la part belle aux assureurs qui en cas de sinistre pourront opposer au propriétaire tout non respect  de ce PPRS.

Il y a eu des abus lors de catastrophes naturelles, c’est indéniable mais doit-on pour autant, en tout lieu, accroitre le coût de toute nouvelle construction.

Si vous vous sentez concernés et si vous estimez ces mesures exagérées, il reste un mois pour se mobiliser.

 

 

Comme toujours ce compte rendu se veut le plus fidèle possible
et nous restons ouverts à toute réflexion ou toute précision.

 

LA PAROLE DE L’ASSISTANCE.

 

Une question est posée sur l’éclairage des allées Charles de Gaulle.

Une question concernant la prise en charge des jeunes au-delà de 17 ans reçoit pour réponse qu’il y a un temps pour chaque chose et que l’on commence par s’occuper des 3 – 17 ans.

 

Ou en est la situation de IAV (ex-Brusson).

Les nouvelles sont peu florissantes d’après monsieur Daniel Régis.

Les effectifs sont redescendus à ceux du départ.

Le nouveau patron doit être rencontré dès que possible.

Devant les inquiétudes soulevées par le paiement des salaires et les conditions de travail il est répondu que tout ce que la mairie s’était engagée à faire (toiture, gaz …) a été réalisé.

Peut-on s’autoriser à en déduire que l’intervention politique et citoyenne s’arrête aux portes  de l’entreprise en fonction de la taille de la société concernée, l’effectif du personnel et de  sa capacité de médiatisation ? S’inquiéter du sort de chômeurs en devenir et ce même  quand il  s’agit d’une société européenne est-ce ce point post modern. Il est vrai le modernisme consiste à détruire la capacité industrielle de ce pays. Décidément, le modernisme nous passe au-dessus de la tête.

 

Pour finir en gaieté ce conseil municipal réjouissons-nous de l’inauguration du marché de noël ce samedi 17 décembre à 11 heures.

Qui y aura-t-il pour cette année 2012 dans la hotte du Père Noël ?

 

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RAYMOND DEVOS PAR JEAN PIERRE CHANTRIAUX A VILLEMUR

Publié le 8 Décembre 2011 par Un Oeil Sur Villemur dans Culture et loisirs

 

chantriaux

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TOUT CE QUE VOUS VOULEZ SAVOIR (OU PRESQUE) SUR LA CRISE FINANCIERE SANS OSER LE DEMANDER

Publié le 7 Décembre 2011 par Un Oeil Sur Villemur dans Au coin de l'oeil

Par Serge DAVOUST

 

Qui aurait pu imaginer qu’une rencontre avec un économiste sur le sujet des marchés financiers allait faire salle comble à Toulouse. Cela fait plaisir et montre que nombre d’individus essayent de se faire une opinion autre que celle assénée par le discours dominant. Le 1er décembre dernier, les organisateurs (1) (2) ont même été obligés de refuser du monde au Sénéchal. L’intervenant, François Morin est un professeur de Sciences Economiques à l’Université de Toulouse 1 et ancien membre du Conseil Général de la Banque de France. Son intervention avait pour thème : « les démocraties face à l’omnipotence des marchés financiers ». Sujet ardu pour le commun des mortels. A la fin de cette conférence, les uns et les autres sont sortis un peu moins ignare en finance.

 

Avec une simplicité toute professorale et une grande technicité, François Morin a porté un diagnostic sur les causes réelles de la crise financière à partir d'une approche historique remontant aux années 1970, en opposition avec l'idéologie actuelle sur la dette.

Au fil du temps, par abandons successifs de leur souveraineté, les états sont de plus en plus à la merci du pouvoir financier. Pour comprendre l’embellie spéculative actuelle, François Morin propose de partir de la double libéralisation des marchés, celle du taux de change (en 1970, l’étalon-or a été abandonné par les U.S.A. entraînant la fluctuation de la monnaie) et celle du taux d’intérêt des marchés obligataires (les marchés obligataires sont des marchés de capitaux sur le moyen et long terme dont le support est constitué par les obligations (3). Ainsi, le taux de change et les taux d’intérêt des emprunts évoluent au gré des spéculateurs. Pour réduire les risques, les banques vont proposer des sortes d’assurances qu’on appelle produits dérivés ou C.D.S. Pour étayer sa démonstration, François Morin prend l’exemple d’Airbus. Cette entreprise doit définir un prix de vente en euros pour son avion. Comme l’euro aura pu se déprécier lors de la vente, la conséquence est le risque d’une perte de rentrées financières. Il en est de même pour les nécessaires emprunts qu’Airbus devra contracter auprès des marchés. Leurs taux d’intérêt peuvent également évoluer défavorablement. Les produits dérivés sont donc des couvertures contre le risque, contractées par un agent, par exemple une entreprise. Ces produits ont été développés comme instruments de couverture, mais ils ont évolué et sont utilisés pour prendre des positions spéculatives car ces produits sont sur des marchés où l’offre et la demande commandent. C’est un véritable casino dont l’origine est la libéralisation des marchés par les institutions politiques. Cette bulle spéculative à explosé lorsque les emprunteurs ont fait défaut comme ce fut le cas aux U.S.A avec les subprimes( crédits hypothécaires). Cela a provoqué le début de la crise financière avec la faillite de grandes banques dont la plus connue : Lehman Brothers (4). En résumé, les ménages pauvres américains, potentiellement insolvables, ont contracté ces fameux crédits immobiliers subprimes parce qu’il n’existe quasiment pas de logements sociaux locatifs. L’état s’en désintéresse. Mais ce problème d’insolvabilité de certains emprunteurs n’est pas exclusif aux U.S.A. Les marchés ont aussi prêté sans limite par exemple à la Grèce, alors que ce pays avait des ressources insuffisantes en raison d’une fraude fiscale massive et de dépenses militaires exorbitantes. En Espagne également, les banques ont prêté de manière inconsidérée aux promoteurs et aux particuliers, attisant cette bulle immobilière explosive. Et ainsi de suite.

 

«  Une double faillite

au service de la spéculation… »

 

Conséquence de cette crise financière, les banques détiennent sur leurs comptes des « produits toxiques ». Ce sont des actifs financiers que l’on ne peut plus vendre du fait qu’ils n’ont plus aucune valeur sur le marché. Pour leurs détenteurs, le coût est important. Cela a entraîné une crise systémique, les acteurs défaillants dans leurs engagements mettant en difficulté financière d'autres acteurs déjà fragiles. Pour sauver le système, les Etats ont été dans l’obligation de soutenir les banques afin de leur éviter la faillite et contrer les risques de récessions par des plans de relance de l’activité. Ainsi, la crise financière est à l’origine de la crise de la dette publique. Un chiffre l’illustre : depuis le début de la crise financière (2007), l’endettement public mondial à augmenté de 47%, ce que nos experts médiatiques patentés oublient souvent de signaler, préférant développer l’antienne d’un état trop dépensier. L’endettement public et la régulation financière sont liés. Le surendettement provient de la crise bancaire, de la dette privée bancaire. C’est une double faillite : celle des marchés financiers qui ont allumé ces incendies, celle des gouvernements qui ont laissé faire.

 

Ensuite, François Morin a pointé la gravité de la situation actuelle. Selon lui, nous sommes "à la veille d'une catastrophe majeure". Le surendettement de certains états est critique. Ils ne sont plus en mesure de rembourser leur dette par de nouveaux emprunts car le taux d’intérêt sur les marchés est  prohibitif. ( 28,19 % pour la Grèce ,13,9% pour le Portugal. La limite absolue à ne pas dépasser serait de 7%).

Il a surtout insisté sur le peu de conscience que nous avons de la surpuissance financière et du rôle fondamental de l’oligarchie bancaire dans la crise. François Morin donne trois exemples chiffrés qui devraient nous faire réfléchir sur la folie de ce monde.

 

-Seulement 1,6% des transactions financières porte sur les biens et services- l’économie réelle-, le reste ce sont des transactions pour l’essentiel spéculatives qui portent notamment sur ces produits dérivés. Nous ne pouvons qu’être effarés par l’évolution des flux financiers et par l’importance exorbitante des transactions financières spéculatives (le reste : 98,4% représentent  1015 trillions de milliards de dollars et pour s’amuser en milliards de dollars : 1015 000 000 000 000 000 000 )

 

-Une banque comme la BNP Paribas au 30 juin 2011 déclarait 2998 milliards d’euros à son bilan, chiffre qu’il faut mettre en rapport avec la dette publique française qui est de 1839 milliards(62% du bilan de la BNP)

 

-Au niveau mondial, l’endettement public est de 36 000 trillions de dollars, ce qui correspond grosso modo en valeur au total des bilans des 10 premières banques mondiales.

 

A travers ces données, on apprécie mieux le rapport de forces qui s'établit entre le monde bancaire et le monde politique. On voit bien les intérêts vertigineux que défend cette oligarchie bancaire.

Enfin, des experts, lors du dernier G20, ont étudié cette « oligopole bancaire » afin de connaître le nombre de banques qui sont susceptibles de créer des risques « systémiques ». Ils ont compté 30 banques sur 45 000 dont 5 françaises et une seule allemande. Ces grandes banques ont un poids, un degré d’interaction si complexe qu’elles font « système » et qu’il suffirait que l’une fasse faillite pour que les autres suivent. Et dans cet « effet domino », les produits dérivés sont le talon d’Achille de cette oligarchie financière. Des états, des banques et des entreprises ont  contracté des CDS (ou produits dérivés) pour se couvrir des risques potentiels et ce à l’image des poupées russes. Comble de la folie, certains CDS que l’on appelle dans le jargon financier les « CDS nus » sont d’une grande perversité. François Morin a pris une image : « C’est comme si on prenait une assurance sur la maison du voisin. On a donc intérêt à ce quelle brûle pour récupérer la mise ».

 

« S’attaquer

au noyau bancaire systémique »

 

A la fin, François Morin a évoqué différents scénarios à venir. Nous laisserons de côté  ceux qui s’inscrivent dans la pensée néo-libérale et celui du G20 qui feront pour l’essentiel le miel des médias et des politiques. Ces scénarios mettent en œuvre autant de réformes qu'il y a de dysfonctionnements dans le but annoncé de débarrasser la sphère financière de ses excès. Autrement dit, la primauté accordée aux marchés financiers est conservée mais dans l’objectif d'une concurrence purifiée de ses dérives. Le capitalisme financiarisé que nous connaissons depuis trente ans n'est pas remis en question. Le scénario proposé par François Morin consiste à s’attaquer concrètement au noyau bancaire « systémique » :

 

Sur le court terme :

 

-          taxation des flux monétaires et financiers qui transitent sur le marché bancaire, ce qui permettrait aux états de récupérer des ressources considérables. Il suffirait de taxer seulement à hauteur de 1/1000 chaque transaction pour récupérer 3400 trillions de milliards et ainsi la dette publique mondiale serait épongée en moins de 13 ans.

-          Séparation des activités des banques d’affaires et d’investissement d’un coté et des banques de dépôts et de crédits de l’autre.

 

Sur le moyen et long terme :

 

-          Supprimer tous les produits dérivés qui sont liés au fonctionnement de la sphère financière.

La meilleure façon de le faire serait d’engager des négociations pour mettre en place un nouveau système monétaire international avec possibilité de monnaies communes à l’échelle européenne ou régionale. Tout cela pour retrouver des marges de manœuvres afin de définir par exemple à l’image des USA des politiques monétaires externes.

-          Mise en place de pôles financiers publics.

 

Afin de faire réagir nos lecteurs et engager le nécessaire débat sur les alternatives à définir, j’évoquerai pour terminer la réponse de François Morin à une des questions venant de la salle. Elle avait trait au positionnement du candidat François Hollande face à la crise actuelle. Au regard de la gravité de la situation , François Morin a pointé la frilosité de François Hollande en faisant remarquer que ses propos actuels ne concernaient que la "juste austérité", ce qui ne pouvait que renforcer l’anémie de notre économie avec les conséquences sociales connues, regrettant qu'aucune rupture politique ne soit proposée pour reprendre la main sur le système financier.

 

 

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1)       Nous nous m’excusons auprès des experts de la finance pour les imprécisions que pourrait contenir ce compte-rendu succinct et bien entendu partial. Experts, espérons le, pourront ainsi réagir.

 

2)         La ville de Toulouse et le Groupe de Recherche pour l’ Education et la Prospective (GREP)

 

 

3)        Une obligation est une valeur mobilière constituant un titre de créance représentatif d’un emprunt. Cette obligation peut faire l’objet d’une cotation en bourse ou sur un marché secondaire spéculatif.

 

4)       Si vous voulez tout comprendre sur la crise des subprimes , je vous conseille un très bon film : « Cleveland contre Wall Street » qui vient de sortir en DVD

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ORDRE DU JOUR DE LA REUNION DU CONSEIL MUNICIPAL DU 12 DECEMBRE 2011

Publié le 7 Décembre 2011 par Un Oeil Sur Villemur dans Politique

 

 

Présentation1 cr

ordre

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LA REGLE D’OR

Publié le 5 Décembre 2011 par Un Oeil Sur Villemur dans Foi et société

Par Jean Philippe TIZON.

 

Contexte : L’ensemble des grands prêtres du Veau en Horeb entendent, envers et contre tous, sauver leur idole. Des grandes messes sacrificielles se succèdent les unes après les autres. Les G8 précèdent les G20. Les rencontres en tête à tête entre Assurancetorix et la déesse teutonique Angela  se répètent à l’infini. Angela s’avère une maitresse femme et le petit gaulois chante de plus en  plus faux ses partitions.

Acte I

Les démons du FMI et de la commission européenne hantent les esprits.

-          « Donnez nous le pouvoir, donnez nous le pouvoir, il nous revient. Nous sommes les sauveurs ».

Des âmes damnées  clament  fort

-          « la voix du peuple –démocratie- est à honnir. Nous sommes là pour notre Veau. Il régnera mille ans voire pour toute l’éternité». « La res publica » grecque nous sûmes  l’asservir.  Nous sommes  l’Inespérance. Il en sera ainsi. »

Elles  se prosternent alors devant des petites idoles locales nommées  CAC40, Wall Streets, Nikkei.  Des maelströms jamais rassasiés de la misère grandissante des  peuples et de leur nation.

Dégoulinant de morves ces démons locaux interpellent, âmes damnées, prêtresses et prêtres

-          Toujours plus, toujours plus.  Gagner toujours plus…Alors Pillez, asservissez, martyrisez…

 Après leurs premières  gloutonneries, Ils rotent avec véhémence  sur L’INDIGNATION grandissante mais affamée.

Acte II

Revenu au village, Assurancetorix  rassemble ses troupes toulonniaises,

Personne pour le bâillonner. Il  slame faux, très faux et en verlant « quenitoteu » (voir texte traduit)

-          Je vais être pédagogique,

nous ne perdrons pas notre souveraineté.

ça se veut logique

si nous donnons la possibilité

 aux  grands prêtres de la commission et du FMIQUE

de contrôler  l’utilisation de votre fric

c’est pour mieux nous sauver de la trique

 avec l’impétueuse teutonique

 nous planquerons nos briques.

Faites fonctionner vos neurones

Il nous faut devenir stratégique

Pour sauver notre euro.

Qu’importe si le peuple à zéro

Mais notre monnaie est unique.

Les citoyens on les ni….

Il nous faut enlever le  bon cor

C’est la REGLE D’OR

 

Actes III

Pendant ce temps,  quelque part entre le Corrèze et Bruxelles , un brin jovial, le gaulois Ollandix reprend :

-          Règle d’Or, Règle d’Or, je suis pour la règle d’or. C’est toute l’histoire initiale de ma corporation. Tout cor demande action.

Une petite voix insignifiante venue du peuple,  dans un halo de lumière, interpelle ce  gaulois a priori sympathique  mais un brin hypnotique à la prose d’Assurancetorix.

-         Rappelle-toi  « Celui qui tente  demande à Jésus : transforme  ces pierres en pain. Ce dernier lui répond « l’homme ne se nourrit pas seulement de pain ». Je te rajoute mais aussi de pain.

Ecoute, Ollandix, ce que dit le Messie : « Ainsi tout ce que vous voulez que les hommes fassent pour vous, faites le vous-mêmes pour eux : voilà la Loi et les Prophètes. »* Telle est l’unique Règle d’Or.

 

A ces paroles mises  en acte, seul le socialisme adviendra.

 

Pour l’instant l’histoire ne dit pas si le gaulois Ollandix fit grand cas de ces révélations deux fois millénaires. Assurancetorix continue quant à lui à clamer ses fadaises binaires sous proses teutoniques et de l’argent unique.

 

*Matthieu 7-12

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