Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Merci François, et à la tienne !

Publié le 31 Juillet 2012 par Un Oeil Sur Villemur dans Politique

Par Catherine TIZON

 

Les dernières échéances électorales devaient sonner le glas d’une politique ultra libérale qui ne laissait que peu d’espoir à la classe ouvrière, voire à la classe moyenne. Le quinquennat de Nicolas Sarkozy avait plongé les salariés les plus démunis dans le marasme sordide des fins de mois difficiles. Il fallait sortir de l’impasse.

La candidature de François Hollande aux élections présidentielles semblait, pour bon nombre d’entre eux, une porte de sortie avec vue sur l’avenir. Il fallait bien un peu d’espoir pour voir en lui un représentant de la gauche… Certains socialistes se définissent d’ailleurs eux-mêmes comme garants d’une gauche modérée qui ressemble aujourd’hui davantage à un parti « extrêmement modérément de gauche » !

« Une mesure économiquement efficace Et socialement juste »

Dans les promesses de campagne, deux mesures « sociales » avaient été évoquées. L’augmentation significative du SMIC et la suppression des exonérations fiscales et sociales sur les heures supplémentaires.

En ce qui concerne le SMIC, le coup de pouce promis s’est vite transformé en une goutte d’eau. Une augmentation de 2 %, soit à peine plus de 0.6 % pour le coup de pouce puisque les 1.4 % restant correspondent au taux d’inflation enregistré entre novembre 2011 et avril 2012. Même si ce coup de pouce est le plus important enregistré depuis 1997, il n’en demeure pas moins un geste timide qui n’offre que 27.30 € de plus dans le porte-monnaie des smicards. Une mesure insignifiante.

Par contre, une deuxième promesse défendue par le Parti Socialiste va, quant à elle, marquer le pas et positionner définitivement notre parti « extrêmement modérément de gauche » : la suppression des exonérations fiscales et sociales sur les heures supplémentaires, mesure qualifiée « d’économiquement efficace et de socialement juste » par Monsieur Pierre Moscovici, ministre de l’économie. La disparition des heures supplémentaires devrait permettre de créer près de 18 000 emplois selon le sénateur François Patriat, sénateur socialiste, et rapporterait 3 milliards d’euros l’an prochain.

Il faudrait revenir sur une autre mesure « socialement juste » (terme quelque peu fourvoyé par nos camarades) pour pouvoir aborder celle d’aujourd’hui : la durée légale du travail à 35 heures.

En effet, le passage aux 35 heures a été instauré par le gouvernement socialiste en place à l’époque. Si la réduction du temps de travail est tout à fait louable, la méthode employée a fortement été décriée. Il s’agissait là d’une véritable usine à gaz qui a laissé en héritage une France à deux vitesses. En effet, bon nombre de petites entreprises (moins de 20 salariés) ont conservé la durée de 39 heures de travail hebdomadaire n’ayant pas l’obligation d’application.

J’entends d’ici certains dirigeants du Parti Socialiste : il n’y aurait plus de salariés à 39 heures ! Mme Aubry aurait-elle réussi son pari à 100 % ou ces dirigeants trop sûrs d’eux seraient-ils de mauvaise foi ?

Il faut parfois regarder l’envers du décor pour en découvrir les complexités. La durée moyenne de travail pour les salariés de notre pays (hors chefs d’entreprises) est de 38 heures selon plusieurs instituts de sondages (Eurostat, INSEE…). Donc, d’une manière tout aussi cartésienne que celle utilisée par Monsieur Moscovici pour calculer le nombre d’emplois créés avec la suppression des heures supplémentaires, nous pouvons affirmer que plus de la moitié des salariés travaillent encore à 39 heures.

Les salariés des petites entreprises ont été une première fois victimes du manque d’équité dans l’application des 35 heures. Une inégalité flagrante lorsqu’on sait que dans la plupart des cas, le passage aux 35 heures s’est fait sans diminution de salaire.

La mesure de défiscalisation des heures supplémentaires et l’exonération de charges, fut-elle de droite, compensait quelque peu le retard social pris dans les TPE et PME. Une maigre compensation.

Aujourd’hui, non seulement ces salariés perdent le bénéfice de la défiscalisation des heures supplémentaires qu’ils sont obligés de faire, mais en plus, ils perdent l’exonération de charges sociales s’y référant. Il ne s’agit pas là d’une double peine, mais d’une triple peine :

-      le maintien des 39 heures

-      la suppression de la défiscalisation

-      la disparition de l’exonération de charges sur les heures supplémentaires.

Le gouvernement ne s’arrête pas là. Il maintient l’allègement de charges patronales (pour les entreprises de moins de 20 salariés), alors que ce sont les chefs d’entreprises eux-mêmes qui ont fait le choix des 39 heures et des heures supplémentaires. On sanctionne les salariés en lieu et place des chefs d’entreprises. Une incohérence pour les salariés qui deviennent alors indirectement responsables de la situation.

 

Ce qui est donné d’une main est repris de l’autre

Comment peut-on considérer cette mesure comme socialement juste alors qu’elle va engendrer non seulement une perte de salaire de plus de 500 euros par an (44 euros par mois pour le smic), mais également une augmentation du revenu imposable susceptible de rendre imposables des foyers dont les revenus sont déjà très moyens.

Plus qu’un coup de pouce, c’est un coup de pied à l’arrière train ! Le smicard aura perçu 31.20 € (pour 39 h hebdo) au titre de l’augmentation du smic, il perd quasiment 44 € d’allègement ! Deux mesures qui se soldent par une perte du pouvoir d’achat.

Pour les salariés payés au dessus du smic, même à l’euro près, la perte nette annuelle s’élève à plus de 500 euros puisqu’aucune revalorisation salariale ne vient compenser la suppression de l’exonération de charges !

Comment ne pas percevoir cela comme un coup bas porté par des politiques censés défendre le pouvoir d’achat ? Bien sûr, cette somme peut paraître bien modeste à certains, mais pour le salarié qui la perd, c’est le goût amer de la fin de mois qui s’approchera plus vite, c’est cette sortie au cinéma qu’on ne fera plus, c’est ce moment avec les copains autour d’un verre qu’on ne se permettra plus, c’est une paire de chaussures pour le plus jeune qu’on fera attendre, c’est tout simplement un peu de vie qui s’en va.

Pour vous Monsieur Hollande, ces 528 euros annuels ne représentent pas grand-chose, sûrement une seule bouteille partagée avec Monsieur Moscovici ou l’un des vôtres à la santé des C… qui paient comme on dit par chez nous.

Alors à votre santé, Monsieur Hollande ! La nôtre commence à chanceler tout comme l’espoir d’avoir enfin un homme de gauche au pouvoir.

commentaires

Eau Secours

Publié le 17 Juillet 2012 par Un Oeil Sur Villemur dans Culture et loisirs

 

Avis à tous les organisateurs de spectacles.

Une manière ludique de concevoir le développement durable.

eau cr

http://theatrespectacleosecours.blogspot.fr/

commentaires

Exposition du patrimoine historique de Villemur sur Tarn

Publié le 17 Juillet 2012 par Un Oeil Sur Villemur dans Culture et loisirs

Flyer expo 2012 (réduite pour envoi courriel) cr

Flyer expo 2012 (réduite pour envoi courriel) cra

commentaires

Réunion AMAP Villemur le 26 juillet

Publié le 14 Juillet 2012 par Un Oeil Sur Villemur dans Notre cadre de vie

am1

a2

a3

a4 copier

commentaires

FESTIVAL DE MARIONNETTES THEATRES INSOLITES.

Publié le 14 Juillet 2012 par Un Oeil Sur Villemur dans Culture et loisirs

insolites

insolites 01

insolites 02

commentaires

Lienemann : "Je ne me sens pas le moral de ratifier le traité" européen

Publié le 11 Juillet 2012 par Un Oeil Sur Villemur dans Politique

commentaires

Ne pas prêcher dans le désert...

Publié le 9 Juillet 2012 par Un Oeil Sur Villemur dans Foi et société

lecture

Est-ce le lieu, est ce l’instant ?

Est-ce une foi profonde, une révélation, une espérance, une grâce momentanée ?

On voudrait tellement se persuader que cette lecture ouvre une porte vers un monde meilleur à construire, reconstruire ou pour le moins à améliorer tous ensembles.

En ce dimanche 8 juillet ou tant de manifestations vivaient à Villemur et alentours c’est à la messe du petit hameau des Filhols que nous pensons. Ce petit hameau où résident peu d’habitants, ce petit hameau qui semble avoir gardé les charmes d’une saine ruralité, où l’on se promène sans trop savoir si nous passons sur le domaine public, sur le domaine privé, sans trop de barrières, de clôtures.

Il n’y a pas d’église dans ce petit hameau, il a failli y en avoir une mais les démêlés politiques restent souvent impénétrables entre brebis de droite et brebis de gauche.

 Il y a quelques années, la messe pour la fête locale était célébrée sous un marronnier, soit il pleuvait, soit il faisait trop chaud…

Depuis trois ou quatre ans elle est célébrée sous un hangar, l’ambiance est festive, chaleureuse, sans « chichis », tout le monde se connait et tout le monde semble vouloir communier dans un même élan fraternel.

Dans un coin les poules caquettent, le coq se fait entendre, les vaches s’en mêlent, il faut pousser la voix, des sourires de connivences naissent, des regards complices s’échangent et même la cloche réquisitionnée à l’étable apporte son tintement champêtre à cet office religieux. Le rituel est respecté dans une ambiance bruyante qui n’ôte rien à la solennité de l’instant mais la rend plus légère comme si flottait dans les lieux un air de liberté.

Jésus paraît bien présent dans les cœurs pour ce partage dominical et les poules, coqs et vaches nous rappellent qu’en toute humilité, c’est dans une humble étable qu’il est né…

Est-ce le lieu, est-ce l’instant ?

 

Marie Gabrielle Gimenez

commentaires

Association Pour le Maintien d’une Agriculture Paysanne

Publié le 6 Juillet 2012 par Un Oeil Sur Villemur dans Notre cadre de vie

amap

commentaires

Les cents papiers

Publié le 6 Juillet 2012 par Un Oeil Sur Villemur dans Culture et loisirs

 

Ce jeudi soir a marqué le début des quatre jours « théâtres insolites » impulsé par l’association UsinoTOPIE. Un enchantement pour les oreilles avec en concert d’ouverture le quatuor « BASAAR BOUTIK » mais aussi un enchantement pour les yeux si vous vous rendez à la Tour de Défense devenue pour quelques jours La Tour Terelle.

Dépêchez-vous d’aller découvrir « Mille feuilles » de Lukasz Aresky.

Du simple papier, du papier noir, du papier blanc, la vie en noir et blanc.

Du papier découpé, non, pas découpé, ciselé avec âme, avec amour, avec patience, avec tendresse…

Les mots manquent pour décrire cet univers théâtre de papier, explosion vérité d’imagination, de féérie…

Ne perdez pas de temps, allez découvrir, contempler l’œuvre artistique pleine d’esprit et de tendresse de ce jeune homme si discret qui mérite qu’on lui fasse savoir que son art va droit au cœur. Quand l’imagination pour exprimer la vie se veut poésie, il suffirait donc d’un peu de papier, de papier noir, de papier blanc…

 

Ouvert de 10h à 12h et de 14h à 18h samedi et dimanche.

Passe pour expos et ateliers : 2€

commentaires

Parce que nous le valons bien

Publié le 1 Juillet 2012 par Un Oeil Sur Villemur dans Au coin de l'oeil

La dictature de la minceur s’impose pour porter la petite robe légère, rejoindre les piscines ou pour ceux qui le peuvent encore, les plages ensoleillées.

Attention cependant à ne pas tout gober pour perdre quelques kilos installés, notre portefeuille risque de maigrir bien plus vite et sûrement que nous et les erreurs commises par ignorance peuvent laisser des goûts amers.

Difficile de décrypter les informations sur les emballages, de réaliser que l’on nous pousse avec des succédanés de termes médicaux à avaler des produits qui amélioreront à coup sûr notre santé.

Pour revêtir la mention « sans sucre », un produit doit comporter moins de 0.5 g de sucre pour 100 g.

Pour reproduire la saveur sucrée les industriels nous gavent d’édulcorants qui même en petite quantité ont un énorme pouvoir sucrant, souvenons-nous que sans sucre ne signifie pas sans calorie, les desserts par exemple contiennent de la farine, des matières grasses et des œufs.

Avez-vous remarqué le manque de satiété qui suit la consommation d’un de ces produits allégé en sucres. Les scientifiques commencent à tirer la sonnette d’alarme car les édulcorants pourraient s’avérer dangereux pour la santé.

Méfions nous aussi du fructose que l’on assimile plus lentement que le saccharose mais qui consommé en excès favorise la hausse des triglycérides sanguins et ne fait pas bon ménage avec le diabète. Essayez de boire un café sans sucre, vous ressentirez l’amertume mais si vous persévérez bien des arômes titilleront vos papilles.

Pour qu’un produit soit dit allégé il doit avoir une teneur en graisses d’au moins 30% inférieure au produit normal, n’oublions pas qu’un fromage très gras restera gras même avec 30% de graisses en moins.

Souvenons-nous qu’un aliment est considéré riche en calories quand il atteint ou dépasse 300 calories pour 100 g, un aliment à faible valeur énergétique apporte 40 calories aux 100 g, soit 20 calories aux 100 ml pour un liquide.

Pauvre en sel, riche en oméga 3, enrichi en vitamines, de nombreuses techniques pour en appeler aux faiblesses des consommateurs qui souhaitent mieux consommer.

L’émission « les alimenteurs » diffusée il y a quelques jours sur la 5 expliquait trop bien les intérêts de l’industrie agroalimentaire. La réalité dépasse la fiction et l’inventivité n’ayant d’égale que l’opacité, arrivent dans nos assiettes des aliments inutiles, gorgés de sucres, de sel, de gras…

Les traitements thermiques dégradent, les additifs s’empilent et savez-vous que, histoire de conditionner les comportements alimentaires dès la petite enfance, les aliments pour bébés tiennent le haut du pavé.

Les consommateurs sont dépossédés du contrôle de leur alimentation et les disparités sociales liées au pouvoir d’achat sont de plus en plus notables.

En 2006 une étude sur les produits promus dénonçait que 89% de ces produits s’avéraient trop gras, trop sucrés, trop salés.

 Bien sûr en tout petit, on peut lire que manger trop gras, trop sucré, trop salé nuit à la santé.

Nous voilà de ce fait responsabilisés, alors réagissons sans compter sur les pouvoirs publics liés par trop de considérations financières et économiques.

L’industrie agroalimentaire c’est 134 millions d’euros, 10 000 entreprises, 400 000 salariés…

Et si on régulait la publicité ?  Elle fait vivre l’audiovisuel en représentant 23% du budget des chaines, alors…

Et les individus dans tout ça !

Dans certains lieux ou de la prise de conscience on est passé aux actes on privilégie dans les cantines scolaires des circuits courts, pas forcément plus onéreux, on cuisine des produits frais, plus sains, plus savoureux, là aussi on a compris mais dans un but louable que c’est dès l’enfance qu’on prend les bonnes habitudes.

Apprenons à décrypter les informations sur les emballages, privilégions les produits les plus naturels possibles, cuisinons quand c’est possible pour éviter les conservateurs, et méfions nous de cette industrie qui nous empoisonne, nous conditionne et fait semblant de s’inquiéter de notre santé avec des allégations ciblées telles, « réduit significativement le cholestérol » « le calcium est bon pour la croissance des enfants »…

Pourquoi l’autorité européenne de sécurité des aliments a-telle donc obligé « Actimel », « Activia », « Taillefine » à reconsidérer leur publicité ?

Par leurs constituants autres que le sucre, c’est au tour des sodas d’être sur la sellette dans la dernière étude de 60 millions de consommateurs.

Aidons par notre comportement les donneurs d’alertes, souvenons-nous que tout est une histoire d’argent et que si les produits ne se vendent pas l’industrie reverra la copie…   

Marie-Gabrielle Gimenez                              

commentaires