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PRIVATISATION EN CATIMINI DU RAMASSAGE DES ORDURES.

Publié le 30 Septembre 2012 par Un Oeil Sur Villemur dans Notre actualité

COMMUNAUTE DE COMMUNES : LE CHANGEMENT C’EST MAINTENANT… !!!???

 

Par Jean Philippe TIZON

A l’unanimité, LE 12 juillet à Bondigoux, sans bruit de couloir ou de rues, les élus socialistes, de droite et divers ont voté sans autre discussion poussée, en séance plénière, la privatisation du ramassage des ordures au profit de l’entreprise privée Véolia. C’est bien connu les périodes estivales restent propices aux mauvais coups pour les uns et aux réformes existentielles pour les autres. Le Val n’échappe pas donc à la manœuvre politicienne.

Pour faire avaler la pilule aux citoyens, non -ou très mal- informés, la nécessité suite au Grenelle de l’environnement du tri sélectif sur l’ensemble du territoire est mise en avant (1)- mesure nécessaire non discutable-. A ce souci louable  s’ajoutent  des explications alambiquées pour justifier la liquidation du service public.  L’adage populaire « quand on veut abattre son chien ne dit-on pas qu’il a la rage » ne s’appliquerait-il pas à ce véritable tour de passe-passe ?  En effet, notre service de ramassage des ordures au quotidien avait-il la rage au point de le jeter à la …décharge …privée ?

La messe est dite, c’est bien connu, « le privé est plus compétitif que le public ». Chacun sait, les chiffres disent ce que nous voulons bien leur faire avouer mais il reste à le prouver.

Devant une telle opacité sommes-nous confrontés de la part de nos élus (es) ?

-         à une adhésion aveugle et idéologique à la pensée unique ultra libérale ?

-         et /ou à une stratégie d’aménagement et de gestion du territoire du fait accompli – au détriment des citoyens électeurs- mais au profit de qui ?

-         et/ou une volonté urgente (sur fond de panique) de rétablir les comptes de cette institution ?

Les trois dimensions sembleraient s’entrelacer pour donner un cocktail détonnant (non étonnant) pour l’avenir de ce territoire. Mais là s’ouvre un autre débat.

« Une seule stratégie :

 Le service public aux déchets. »

 

La commission "Environnement Déchets", présidée depuis janvier 2012 par le maire socialiste de Bessières, monsieur Jean Luc Raysseguier, a prospecté rapidement en ce sens. Nous ne savons s’il y a eu consultation préalable de l’assemblée plénière. Par contre les personnels concernés et encore moins nous usagers n’avons été consultés.

Un appel d’offre est publié le 2 mai 2012 avec pour date de préemption le 19 juin 2012.  Si cet appel parait le 2 mai, comme dirait monsieur de la Palice, c’est qu’il a été peaufiné avec soin quelques semaines auparavant.

La politique du fait accompli s’imposerait-elle petit à petit de fait aux élus communautaires sans que ces derniers expriment publiquement des réserves. Ne parlons pas des con-tribuables vacant à des occupations plus ou moins estivales

La stratégie ressemble à s’y méprendre à celle d’une stratégie de management offensif dont la finalité première est rendre inéluctable une décision/orientation prise en comité restreint pour, cela va s’en dire, servir l’intérêt général.

Afin d’atteindre le but fixé, il devient nécessaire de : limiter toute discussion de fond possible, mettre la pression sur les petits décideurs en insistant sur l’instabilité supposée de la situation, faire prendre la décision en catimini sous couvert d’urgence.

Le dernier acte de cette stratégie de contre révolution digne du MEDEF se déroule l’après-midi du 12 Juillet à Bondigoux. Le couperet tombe définitivement dans une chaleur moite. La tête du service public roule, sanguinolente des taxes à venir, sous la table des élus délégataires de citoyens (nes) non concertés.

« Le service public est mort vive le privé » pourrait ainsi s’écrier la mauvaise conscience collective attablée sur le lieu d’un petit meurtre entre amis.  

 

« Qu’en est-il réellement des chiffres ? »

La collecte des ordures ménagères et assimilés coûte-t-elle si cher à la communauté au point de justifier sa privatisation ?

Regardons quelques éléments. Ainsi, après une première approche du budget général de ce secteur une réalité se dégage. Les dépenses totales de cette activité s’élèvent en 2011 à 1 003 295.96 euros le total des recettes totalise 1 111 818.20 euros. Soit un résultat de 108 522.24 euros pour cette activité publique.

-         La collecte en elle-même des ordures ménagères, encombrants et déchets verts représente, 31.21% du total des dépenses (soit 313213.62E) et n’entame que 28.17% des recettes totales.

-         La participation au DECOSET représente quant à elle 58,36% des dépenses (soit 585 574.16E) et consomme 52.66% des recettes totales pour le traitement des déchets.

-         Enfin la Taxe enlèvement des ordures ménagères (TEOM) s’élève à 1 071 084.81 soit 96.33% des recettes. Avec la seule TEOM, le service collecte est déjà bénéficiaire. (Pour accroître les recettes, ce qui demeure un souci louable pour toute collectivité publique, la piste de revalorisation des écos emballages et autres serait à approfondir.)

 

« Du côté du secteur privé »

Après analyse de la société de conseil ANTEA group, le conseil communautaire à décidé d’attribuer le marché public n° 2012-07 portant sur la collecte des déchets et assimilés à la société Véolia Propreté (SITA SUEZ et COVED ont été recalées) pour un montant de 652 129.61E.  par an sur une durée de 7 ans.

A cela s’ajoute, l’achat des bacs pour le tri sélectif individualisé pour un montant de 338 705.96 E HT à la société Quadria.

Achat pour partie financé par la vente des camions bennes, dont le dernier acquis tout récemment, plus une subvention du Conseil Général, le reliquat étant assumé par la communauté.

Enfin, reste à trouver fiscalement ou en diminuant les dépenses (celle de la participation DECOSET ?) la prise en charge du coût de la privatisation.

Premiers constats et interrogations

Le chapitre collecte OM-encombrants-déchets verts du budget général connaitra une augmentation de 338 915.99 E soit 108.20 % en plus

 (652 129.61 (Veolia) - 313 213 (service public)).

L’arrivée de Bessières peut-elle justifier une telle augmentation et la privatisation du service ? Le service communautaire semble plus approprié comme prouvent les chiffres cités. Pourquoi casser un service performant et profitable ?

Si l’objectif était de privatiser le service OM pourquoi avoir investi il y a quelques mois dans l’achat d’un « camion benne » ?

Pourquoi investir dans des bacs individuels au lieu de laisser et de différencier des poubelles collectives existantes en sachant par exemple premièrement que dans le centre de Villemur, il sera impossible au camion de passer dans les petites rues et secondo que la Société Véolia réajustera entre autre ses tarifs en fonction du kilométrage effectué et de l’évolution du coût du carburant ? etc.

En guise de conclusion

Une collectivité territoriale ne peut pas fonctionner comme une entreprise privée pour laquelle quelques actionnaires décident du devenir d’une structure en fonction de leur intérêt sans consultations des principaux intéressés les salariés (es) et dans notre cas les citoyens contribuables.   Si le souci de posséder des comptes équilibrés voire de dégager quelques marges reste louable celui de liquider un service public profitable interroge sur la finalité de la démarche.

Le constat pour l’électorat de gauche risque de devenir amer. En effet, lors des dernières échéances municipales – et indirectement de la communauté de communes- le candidat de l’UMP, M Jean Marc Dumoulin proposait – avec raison sur le plan idéologique de sa formation -  de donner la gestion de quelques services publics au privé.

 Le conseiller général de droite en rêvait, certains élus socialistes viennent de le réaliser. Redonner du sens aux mots et aux valeurs, seule l’interpellation citoyenne et militante peut le permettre.

 En attendant, il devient indéniable qu’à la Communauté de Communes : Le Changement C’est Maintenant … !!! ???

  

Nous sommes comme à l’habitude ouverts à toute rectification ou tout complément d’information propre à servir le débat.

*************************

(1)  « mots des élus de juillet (bulletin de Mirepoix)’ » : "j’ai le plaisir aujourd'hui de vous annoncer une bonne nouvelle sur un sujet qui m'est cher : la préservation de l'environnement. Après une première proposition rejetée en 2011, la Communauté de Communes Val Aïgo a voté à l’unanimité le 12 juillet dernier l'amélioration de la collecte des déchets proposée par la Commission présidée par Jean-Luc Raysseguier maire de Bessières….’ ». L’élue qui signe l’édito ne mentionne nullement la privatisation du service http://www.mairiedemirepoixsurtarn.com/index.php?option=com_content&task=view&id=650&Itemid=40

DECOSET :

http://www.ladepeche.fr/article/2011/11/14/1214925-projets-de-serres-ca-chauffe-entre-2-camps.html

http://www.decheteries-decoset.info/index.php?id=6

 

 

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Conseil Communautaire du 27/09/2012

Publié le 30 Septembre 2012 par Un Oeil Sur Villemur dans Notre actualité

 

UNE HISTOIRE DE CONTAINERS SANS CONTENANCE

Comment résumer ce conseil, lui-même presque résumé par des votes sans explications publiques préalables. Un conseil terne sur le fond mais instructif sur la forme d’esprit des élus (es) à propos des futurs containers. Ces derniers (es) ne sont pas revenus sur le fond de la délégation de service des collectes des déchets à Véolia, autrement dit une privatisation du service public. Par contre, chacun a apporté son plastique au débat qui de sa roulette de poubelle, qui de son étiquette de container, qui du numéro de téléphone de la communauté sur la lettre, qui… Quant aux devenir des salariés, du service public, de l’utilité de consulter en amont les usagers que nenni. Bref, un débat sur les containers sans contenance, exception faite, il faut le souligner, de Monsieur la Maire de Bessières qui semble bien le seul à savoir dans quel sens souffle le vent. Si les convenances poubellistiques sans contenance soulignent une drôle de gouvernance, cette dernière -au contraire des fois précédentes- n’a point donné la parole à la fin de la séance aux citoyens (nes) assis(es) sur leur séant. Normal, c’est dans l’air du temps, celui de la priva(tisa)tion du  verbe... Pourtant, si il le désire, même un muet pourrait se faire entendre dans un silence assourdissant.

 

 

Monsieur Oget avant d’entrer dans le « vif » du conseil, sollicitait de ses collègues la signature d’un document signifiant qu’ils acceptaient de recevoir désormais convocations et rapports par voix électronique.

  • Approbation du PV du conseil du 12 Juillet à l’unanimité.
  • En administration générale, le vote du rapport d’activité pour 2011 était adopté à l’unanimité sans plus de développement. Ce rapport doit être légalement présenté lors du conseil municipal de chaque commune, serons nous alors informés ?
  • Signature du rapport annuel pour 2011 sur le prix et la qualité du service d’élimination des déchets, ce rapport est transmis par le syndicat qui les traite, DECOSET. Lui aussi est transmis à toutes les communes … unanimité.
  • Monsieur le président à qui le conseil a voté des délégations souhaiterait en obtenir une supplémentaire afin de simplifier la procédure de commercialisation des terrains de la ZIR de Pechnauquié 3 avec précisons le l’avis de la commission de développement économique. Monsieur le maire de Villemur insistait sur cette précision qui lui paraissait indispensable pour protéger tant le président que pour assurer une certaine légalité dans les actes. Unanimité.
  • Finance : il s’agit, du fait de la compétence de la communauté dans le domaine de la collecte des déchets, de valider l’élargissement de la TEOM à la commune de Bessières. Unanimité.
  •  Instauration et fixation de la fiscalité professionnelle des différents secteurs de Pechnauquié. Unanimité.

La question suivante étant pour des raisons administratives reportée à la prochaine séance qui devrait se tenir le 8 Novembre, clôture du conseil.

A propos de tri sélectif à venir

C’est alors que Monsieur le président souhaitait revenir sur la décision modificative du 12 Juillet 2012 à savoir la délégation du service des collectes des déchets à Véolia.

Nous allions donc avoir des informations politiquement recevables sur ce sujet, humainement sensible à différents niveaux.

La séance s’est un peu animée avec pour chef d’orchestre monsieur le maire de Bessières qui maîtrise à la baguette son sujet voire son sujet à la baguette si l’on tient compte des cinquante quatre amendes distribuées sur Bessières aux administrés peu enclins à rentrer leurs bacs de tri sélectif.

Les communes conserveront quelques containers actuels pour leurs manifestations, ceux qui resteront si ils sont corrects seront broyés pour servir dans l’industrie, les plus détériorés seront incinérés.

Deux solutions se présentaient, vendre les containers et en payer le transport, donner les containers avec un transport gratuit. C’est cette dernière qui a été retenue.

Chaque commune devra se préoccuper de démonter les roues des containers.

L’administré attendait surement ce genre de précision, alors continuons…

Pour des raisons administratives de délais à respecter pour l’attribution des marchés publics et en considération des absences de personnel, nombre d’habitants n’ont pas reçu la lettre les informant des changements et de la visite d’un agent chargé d’une enquête de containerisation.

Même peu informés, réserver tout de même un accueil chaleureux à la personne chargée de questionner le client (non l’usager) demeure le minimum de la courtoisie afin de mieux servir l’enquête évidement.

L’enquête devrait débuter le 3 Octobre.

Si les personnes sont inquiètes quant à l’identité et au rôle de l’individu qui sonnera à leur porte Il sera toujours possible de contacter la communauté de communes à la condition que les bureaux soient encore ouverts. Le numéro est inscrit sur la lettre qui sera remise en « mains propres ». Une élue s’en est vivement inquiétée…

Monsieur le président de la commission s’inquiète lui aussi de cette méthode, les gens non prévenus du passage seront peut être absents, « on ne va toucher que 1/3 de la population, les enquêteurs devront repasser. »

Voila une réflexion sensée, n’aurait il pas été judicieux d’informer et d’associer les habitants à la décision avant que celle-ci ne soit prise définitivement en catimini ?

Le 20 décembre chacun aura récupéré ses containers et bacs, le tri sélectif débutera en Janvier et sera remis alors un petit guide éducateur.

Les élus ont anticipé leurs commandes de bacs pour les futures constructions.

Rien n’a été précisé pour les centres ville.

 

 

Le bon usage stratégique du « petit livre vert »

Nous sommes tristement conscients de notre rôle primordial en ce domaine car nous sommes vos égaux, voici quelques conseils …

-          Précis  vous serez dans vos réponses lors du questionnaire, car d’elles dépendra la taille personnalisée de vos bacs de triage. Par exemple ne dites pas « nous sommes 2 en semaine, 4 le dimanche, et 8 pour les vacances … » N’oubliez pas de tenir compte des déchets résultant de la nourriture de vos animaux qui sans être humains font partie de la famille.

 

-          Quand vous récupérerez votre matériel, le lieu et le mode n’ont pas été divulgués, une sorte de bon de retrait afin d’être logiquement responsabilisés vous signerez.

 

-          Vos bacs la veille ou le matin du passage en fonction de l’heure attribuée à votre situation géographique vous sortirez, le soir vous les rentrerez. Pas question de voir fleurir des bacs dans les rues.

 

Vigilants vous serez, car au bout de quelques mois si vous ne pensez pas à rentrer vos bacs et containers il pourrait y avoir des sanctions qui sont du ressort du pouvoir de police du maire.

 

-          Si vous commettez une erreur dans votre tri, un petit autocollant à l’ordre vous rappellera.

 

-          Si vous avez raté le passage du camion, raller vous n’irez, le véhicule sera équipé d’un logiciel électronique qui enregistrera les heures des arrêts.

 

-          Les gites ruraux informeront leurs locataires.

 

-          Les artisans qui vivent sur les lieux de leur travail bénéficieront du service mais la Taxe Généralisée sur les Activités Polluantes devront envisager de payer à échéance s’il y a lieux.

 

Quelques conseils. SI vous vivez dans un espace réduit faites preuve d’imagination, par exemple pour Noël demandez à vos invités de remporter leurs déchets (coquilles d’huitres, carapaces de langoustes, boites de caviar …) de même que les papiers et cartons de cadeaux.

Au supermarché laissez les cartons à la caisse, achetez si vous le pouvez les doses écologiques avec lesquelles on re-remplit les flacons de savons, de lessives … si vos moyens vous le permettent privilégiez les conserves de verre ou alors ouvrez les boîtes métalliques des deux cotés et écrasez les tout comme les bouteilles plastiques, et puis habituez vous à l’eau du robinet, vous ferez des économies pour compenser les coûts de la collecte qui un jour se paiera au poids.

Pensez que vous travaillez pour la planète, les générations futures, et avec optimisme, dites vous que la réduction des déchets intéressera moins les sociétés privées qui prospèrent sur nos immondices. Immondices qu’elles ont appris à compresser tout comme leur personnel.. Brave gens n’oubliez pas de jeter le petit livre vert dans la bonne poubelle.  Sur ce, nous moralisateurs, nous irons régler le surplus de taxe carbone au Fouquet’s. A chacun sa verte poubelle.

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Forum d'information à Bouloc

Publié le 30 Septembre 2012 par Un Oeil Sur Villemur dans Infos pratiques - droit - services - social ...

 

 

 

 

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UE : UN KILOMETRE EN VOITURE ÇA USE LE PORTEFEUILLE

Publié le 24 Septembre 2012 par Un Oeil Sur Villemur dans Notre actualité

Automobilistes, vaches à lait, le slogan est bien connu, c’est maintenant au tour des deux roues de passer à la traite…

L’Union Européenne a décidé de modifier les règles pour le plus grand bonheur des sociétés privées comme DEKRA qui estiment que le parc des deux roues manque d’entretien, allons donc…

Nous sommes en période de crise, tous les politiques sont d’accord pour s’abriter sous cette couverture bien pratique et nous demander de serrer de plus en plus ceinture. Par contre, il ne leur viendrait pas à l’idée d’alléger un peu la pression alors qu’il est reconnu que le parc automobile s’assainit. Nos décideurs, que ce soit au niveau français ou européen ont des moyens d’avoir des véhicules neufs et bénéficient, le plus souvent de voitures de fonction payées par les contribuables, alors…

Les philanthropiques sociétés chargées de contrôler la façon de tousser de nos belles mécaniques, le fonctionnement de l’ensemble des organes, et plus encore, indispensables à la sécurité s’inquiètent de notre survie. Vous êtes sûrement sensibles à la sollicitude de DEKRA, numéro 1 européen du contrôle technique. Vous ne sauriez voir dans tant de célérité un cupide intérêt.

Comment s’élever contre des mesures sécuritaires (1) justifiées par le fait que 6% des accidents de voitures et 8% des accidents des deux roues seraient dus à des défaillances techniques. Sur quelles statistiques et données sont basés ces chiffres ?

La ligue de défense des conducteurs a posé la question à la commission européenne (voir l’article éloquent).

« Un luxe pour se déplacer ? »

Il y en marre que l’on nous prenne pour des irresponsables. Connaissez vous des gens qui roulent volontairement dans des voitures de 10 ans et plus en priant qu’aucun accident ne survienne, qu’aucune panne importante n’immobilise le véhicule car ils savent la difficulté qu’ils auront pour le remplacer, ils savent aussi que l’entretien régulier même s’il est couteux est gage de durabilité. Connaissez-vous beaucoup de motards qui ne bichonnent pas leurs deux roues.

A une époque ou il faut se loger par nécessité de plus en plus loin de son lieu de travail, alors que les transports en commun tardent à se développer, que le prix des carburants et des assurances ne cessent d’augmenter, il apparait mal venu d’imposer encore des contraintes à des automobilistes ou des motocyclistes dont le portefeuille s’amenuise.

A moins que ce ne soit un choix implicite de laisser le luxe de se déplacer à ceux qui peuvent financièrement changer de voiture tous les ans ? Cessez donc de nous infantiliser, nous sommes en grande majorité des citoyens responsables et aucun contrôle technique ne remplacera le bon sens, le respect des règles de conduite synonyme de savoir –vivre et de considération pour la vie d’autrui. Le savoir-vivre un concept sûrement un peu usager dans les bureaux feutrés d’une technocratie au service de lobbys hautement privés ….d’humanisme.

 

************************

(1)    Les infractions routières qui provoquent des morts sont souvent le fait d’actes volontaires et non de méconnaissance des lois, on ne double pas n’ importe où, on allume les feux et on limite sa vitesse dans le brouillard, on respecte les feux de signalisation, on ne prend pas le volant si on a bu, etc. …

 

Marie Gabrielle GIMENEZ

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Un kilomètre à pied, ça use, ça use…

               
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ARTE : PURE LIFE, REMONTONS A LA (RES) SOURCE DE NESTLE.

Publié le 24 Septembre 2012 par Un Oeil Sur Villemur dans Notre cadre de vie

Dans notre belle France verdoyante revient chaque année le problème de la sècheresse, plus ou moins éducatif, plus ou moins anticipatif de ce que pourrait être l’avenir…

C’est donc avec intérêt, dans ce monde où tout devient payant que nous avons suivi le reportage sur la société Nestlé diffusé par Arte.

A quel prix et qui paye pour permettre à la société Nestlé « d’inonder » sous différentes marques le marché de bouteilles d’eau.

Deux journalistes investigateurs ont voyagé du Maine aux Etats-Unis jusqu’au Pakistan en passant par l’Afrique. Nestlé a tenté en vain de bloquer ce reportage édifiant.

Nestlé, première entreprise agroalimentaire du monde emploi 280 000 personnes et connait une croissance annuelle de 10%. Idéalement installé près du lac Léman, le numéro un du marché de l’eau dit se sentir investi d’une responsabilité sociale et travaille en communiquant sur la notion de l’eau indispensable en terme de développement durable, un développement durable où le mot durable s’avère à travers ce reportage une notion profitable pour la société et les actionnaires. Brillante démonstration marketing de la part de cette société qui voudrait faire la leçon mais mériterait d’en recevoir en matière de moralité.

Pour se donner un semblant de bonne conscience la société distribue de l’eau potable dans des camps de l’ONU situés dans l’est de l’Ethiopie, ou plutôt à assuré jusqu’en 2004 l’approvisionnement et l’entretien. En fait ce programme humanitaire a redoré le blason de la société.

« L’eau une marchandise

 comme les autres ? »

 

Aux Etats-Unis, principal marché du groupe la région du Maine est particulièrement concernée. La révolte des habitants de Fryeburg a tenté de freiner l’expansion des forages, le maire a refusé de doubler la capacité de pompage de « Poland Spring » qui pompe déjà tous les jours un million de litres d’eau sur les lieux, avec 10 dollars ils obtiennent 30 millions de litres d’eau de source. Nestlé pour combattre les volontés locales s’appuie sur la loi très vague quant à l’appartenance de l’eau qui peut être puisée sans limite, l’eau embouteillée est identique à celle qui coule au robinet de la ville.

A Kingfield les autorités moins réticentes sont sensibles aux retombées économiques de l’implantation de Nestlé qui s’évertue à subventionner associations et projets publics. Le ministère de la pêche et de la chasse s’avère peu sensible aux protestations et mobilisations des habitants qui revendiquent légitimement la défense de leurs intérêts par l’état considéré être avant tout au service du peuple.

La vision du PDG de Nestlé Peter Brabech est des plus ironique, il ose se demander comment on peut penser que l’eau est un droit pour tous, l’eau est une denrée alimentaire qui doit avoir un coût, quel est-il pour la société Nestlé qui s’octroie à peu de frais des captages au mépris de l’environnement et revend sur place l’eau en bouteille soit 3 milliards de litres d’eau par an équivalent de la consommation du secteur agricole de l’état.

Nestlé, visionnaire s’est attaqué au monde entier, 27 pays sur 5 continents ont permis à la marque une ascension fulgurante. Le nom de la dernière née des précieuses bouteilles « Pure Life ».

Le Pakistan et ses 180 millions d’habitants ont servi de marché test pour le lancement de cette nouvelle marque. Ce pays où le réseau public de distribution d’eau potable est soit inexistant, soit vétuste représente un lieu idéal pour la création d’un marché au risque d’épuiser les sources. Le marketing de Nestlé s’adresse aux classes aisées, « Pure Life » est devenu un signe d’appartenance à la Jet Set pakistanaise. Dans la ville de Shékuppura où l’eau est de bonne qualité, Nestlé pour atteindre la plus pure a creusé des puits de 120 mètres de profondeur épuisant ainsi les puits ancestraux situés à 30 mètres seulement. Les habitants de Makoko, bidonville sur pilotis doivent acheter l’eau dans ce lieu où choléra et typhus déciment plus les enfants que le sida et le paludisme. Nestlé aurait refusé de creuser un puits pour les habitants, l’utilisation de l’eau à des fins lucratives est déjà insupportable, elle devient en ces lieux plus qu’irresponsable, criminelle…

« Nestlé exporte les bouteilles

pakistanaises en Afghanistan. »

 

Au Nigéria le simple sachet d’eau se vend 3 centimes d’euros, pour le citoyen ordinaire une bouteille d’eau est plus chère, 100 nairas (42 cts d’euros) qu’un litre d’essence, 65 nairas. Même une partie de la classe moyenne (salaire moyen équivalent 71,50 euros) ne peut plus acheter d’eau potable mais qu’importe…

De plus en plus d’états sont défaillants et la société Nestlé a de beaux jours devant elle et peut continuer ses opérations marketing en distribuant gratuitement 230 000 litres de « Pure Life » pour convaincre les peuples dits civilisés qu’elle est préférable à l’eau du robinet pourtant médicalement reconnue dans nos pays.

La plus haute instance de l’état du Maine a tranché en faveur de Nestlé, les habitants de Fryeburg se sont battus en vain pendant quatre années et demi et ont dépensé plus de 60 000 dollars en frais de justice, ils s’estiment moralement volés. L’un d’eux déclare « plutôt mourir de faim que d’acheter des produits Nestlé ». Est-ce l’ultime manière de combattre ?

Bien des questions se font jour quand on sait que dans son dernier ouvrage le PDG de cette société assure que la nécessité grandissante de l’eau du fait de sa progressive rareté peut garantir 140 ans d’existence à la société Nestlé. N’est-ce pas là l’essentiel dans la gestion du développement durable.

72 marques vendues dans le monde par Nestlé  Contrex, Hépar, Nestlé Aquarel, Nestlé Pure Life, Perrier, Poland Spring, Quézac, San Pellegrino, Valvert, Vittel, etc.

http://videos.arte.tv/fr/videos/nestle-et-le-business-de-l-eau-en-bouteille--6907084.html

Marie Gabrielle GIMENEZ

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UTOPIE OU REALISME ?

Publié le 24 Septembre 2012 par Un Oeil Sur Villemur dans Réponses aux commentaires

Echanges sur l’article  «  faut-il aussi expulser M Valls ? »

 

Madame,

Je viens de consulter votre commentaire avec un grand intérêt. Je vous conseille fortement  de relire l’article y compris les renvois. Il apporte pour partie les pistes de réponses –y compris chiffrées- à vos interrogations. Par contre, je reviens sur deux mots essentiels sur lesquels s’articule votre réaction. Les mots « utopie » et «  réalisme ».

Il demeure intéressant tout d’abord de remarquer que ces mots utilisés par la droite et une partie du PS sont des outils « psychologiques » ayant pour objectifs de faire clore tout débat en essayant de  disqualifier les empêcheurs de penser en rond. L’objectif reste de transformer ces deux mots en « mots verrous » dans la tête de la plupart des quidams. Ainsi, les esprits peu habitués à toute forme de dialectique ne prêteront plus attention à ce qui est dit ou écrit puisque leur esprit se ferme automatiquement à l’évocation de ces termes.

Il est aussi captivant (au sens anthropologique ou sociologique) de constater l’utilisation de ce vocabulaire,  marqueur idéologique s’il en est, par le citoyen, le militant, le lecteur, etc. Le premier constat ne peut que souligner la pression idéologique dominante  à laquelle chacun d’entre nous est soumis. Le second indique que nos cerveaux avalent des « vérités » au quotidien, ce sans plus de sens critique. Le troisième pointe la faiblesse de nos esprits qui acceptent pour paradigme des vérités qui n’en sont pas.

Ceci dit. Il est important de rétablir certains aspects. Ainsi l’Utopie peut être réaliste à la condition de construire une dynamique de tendre vers tel ou tel changement. Le philosophe Paul Ricœur établit –presque scientifiquement- les différentes strates de corrélations entre utopies et idéologies. (Voir « L’IDEOLOGIE ET L’UTOPIE » chez Seuil). A propos du réalisme, dans notre  conteste, il a vocation d’idéologisme. Le réalisme dans nos sociétés se veut l’idéologie du renoncement. Ainsi le réalisme devient une utopie noire (utopie au sens de la pensée de Ricœur)

Posons-nous les questions suivantes :

Réaliste ou utopique de fermer des classes d’école ?

Réaliste ou utopique la lutte par les parents, les citoyens contre de telles fermetures y compris à Villemur ?

Réaliste ou utopique de vouloir lutter pour ou contre la financiarisation de la planète ?

Réaliste ou utopique de privatiser ou de communiser par exemple le ramassage des ordures ménagères dans une communauté de communes ?

Réaliste ou utopique la fermeture de l’usine villemurienne par Molex ?

Réaliste ou utopique la lutte des salariés (es) « Molex »  pour empêcher une telle décision ?

Réaliste ou utopique de refuser ou d’imposer le traité européen élaboré par Mme Merkel et Monsieur Sarkozy ? Etc.  .

Le réalisme et/ou l’utopie, vous l’aurez compris, sont des outils d’une pensée complexe mais dont la réduction conduit inéluctablement vers une pensée figée et la construction de stéréotypes terriblement simplistes. L’unique finalité de cette simplification est d’imposer une idéologie dominante brinquebalante  comme seule vérité.

Enfin pour conclure sur l’immigration, faut-il rappeler que le monde occidental consomme les deux tiers des richesses de la planète ? Qu’il faudrait à l’humanité trois planètes pour vivre comme des Français et   nettement plus pour vivre comme des Etats-Uniens ? Par conséquent, le véritable problème de l’immigration reste d’abord celui de la répartition équitable des richesses existantes de la planète. Utopie et/ou Réalisme ?

Nous pourrions développer des heures ces notions. Les débats d’idées et de valeurs restent ouverts et je suis heureux que vous y participiez activement pour tendre, à notre niveau,  vers une société meilleure. Penser est déjà une action.

 

Jean Philippe Tizon

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GRENIER DU ROY : DE LA COULEUR EN SOIE

Publié le 24 Septembre 2012 par Un Oeil Sur Villemur dans Culture et loisirs

 

Cette année c’est dans le cadre des Greniers du Roy que nous avons retrouvé les artistes de l’association « Soie et Couleurs ».

La vaste salle permet d’apprécier en un seul regard l’amplitude des divers talents.

Il faut une certaine profondeur pour que les toiles livrent leur beauté et en s’approchant on ne peut qu’admirer la perfection de certains détails, être accroché par un regard ou intrigué par la perspective d’un paysage rendu avec réalisme.

Il y en a pour tous les goûts, des aquarelles, des peintures au couteau … et même des assiettes décorées qui sous leur somptueuse simplicité laissent percevoir la sensibilité par l’harmonie des couleurs et que dire des soyeux voiles prêts à réchauffer en beauté quelques cous frileux et élégants...

Cette fois encore l’association nous fait rêver et donne envie de tenter de développer le tout petit talent qui sûrement sommeille en chacun de nous, alors, quand se lancera-t-on…

Demain ou jamais peut être mais nous pouvons tous aller admirer la passion et l’envie de communiquer leur art qui transparait dans la délicatesse et le décor construit pour nous présenter les œuvres.

Serions-nous encore en vacances ; il suffirait de plaquer contre notre oreille un des coquillages du décor pour entendre la mer et imaginer l’envol d’un oiseau ou le balancement d’un bateau.

Allons voir et revoir cette exposition, pour notre plaisir et pour dire merci aux bénévoles de l’association qui nous enchantent une fois de plus.

Du 19 au 30 septembre de 13h à 19h du mardi au vendredi, de 9h à 19h les samedis et dimanches, salle des Greniers du Roy.

Possibilité d’acheter des tickets de tombola pour gagner un lot conçu par les bénévoles. Foulards, aquarelles, assiettes… Le tirage sera réalisé le dimanche 30 septembre 2012 à 18h30.

2012-09-22 18.33.00 cr

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Les fusils de la Mère Carrar de Bertolt Brecht à la salle des fêtes de Mirepoix

Publié le 24 Septembre 2012 par Un Oeil Sur Villemur dans Culture et loisirs

 

 

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Exposition aux Greniers du Roy

Publié le 18 Septembre 2012 par Un Oeil Sur Villemur dans Culture et loisirs

 

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Exposition à la Tour de la Défense

Publié le 18 Septembre 2012 par Un Oeil Sur Villemur dans Culture et loisirs

 

 

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