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En attendant 2014...

Publié le 31 Décembre 2013 par Un Oeil Sur Villemur dans Au coin de l'oeil

Et pour terminer l’année, un  conte de Jean Ortiz  sur les poubelles

Une vie de conteneur l'hiver

Dure vie que celle des conteneurs l'hiver. Ils sont là, instables silhouettes nocturnes, serrés les uns contre les autres sur des trottoirs hostiles. Ils se protègent du froid et vivent en collectivité pour mieux faire front aux bourrasques de vent, aux gelées ingrates du matin. Le conteneur est grégaire et solidaire.

Le conteneur passe son temps à attendre qu'on le remplisse et puis prend son vol, monté sur des roulettes. L'hiver, il faut le sortir la veille pour éviter de réveiller les voisins. Résigné, il a une mentalité de troupeau, surtout l'hiver. Et pourtant, à chaque grève des éboueurs, il exulte... Il fait bombance, l'encombrant.

Lorsque je le pousse vers le bout de l'impasse, j'ai la nostalgie des poubelles d'antan. Quel joli nom: "poubelle"! Mais en traiter aujourd'hui un préfet relèverait de la diffamation[i]. "Pou" belle. "Poubelle" est une arme sémantique militante. Combien de fois a-t-on écrit que le capitalisme irait "rejoindre les poubelles de l'histoire"? Remplacez "poubelle " par l'anglicisme "conteneur": cela ne produit plus le même effet. Ce récipient spécial recelait une redoutable richesse euphonique, métaphorique. A Toulouse, on l'appelait la bedoucette.

"Pou" belle. En occitan, "poù" c'est la peur. Et précisément les conteneurs ont peur désormais. Ils vivent dans un climat anxiogène. Autour de Halles, ils sont de plus en plus sollicités, fouillés, visités, auscultés, dépouillés, agressés par une espèce qui gagne du terrain: les fouilleurs de poubelles-conteneurs, qui pour des restes de pain, de lait, qui pour quelques fruits semi pourris, qui pour trois carottes avariées.

Comment accepter une telle transgression alors qu'il suffit d'aller au supermarché faire le plein? Les fouilleurs de conteneurs, eux, s'obstinent. Ventre vide n'a pas... Ils attendent que le marché s'achève pour faire leur marché.

A la réflexion, on peut juger une société à la quantité de ses rebuts.

(Paru sur le journal l’Humanité )

 

(i)Du nom de son inventeur en 1884, le préfet de la Seine, Eugène Poubelle.[i]

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Quand la morosité gagne, le Marché de Noël s'égare...

Publié le 29 Décembre 2013 par Un Oeil Sur Villemur dans Notre actualité

Est-ce la faute à la crise économique, à la fin d'un mandat électoral qui laisse exploser les véritables sentiments irrévérencieux de part et d'autre ou tout simplement au désintérêt avoué de nos politiques pour une ville qui n'en finit pas de s'essouffler, la fin d'année n'aura jamais été aussi morose que celle que nous venons de vivre.

 

Pas de falbalas pour ce Noël 2013, le « Marché de Noël » s'est achevé aussi discrètement et prématurément qu'il avait commencé. Après une naissance fulgurante qui avait d'ailleurs soulevé moultes réactions eu égard au coût  démesuré de la manifestation, cette cinquième édition  devrait certainement être primée de la médaille d'or du fiasco.   

 

Organisée conjointement par la mairie, la communauté des communes et l'association des commerçants « Trait d'Union », cette manifestation a occupé la place de la mairie pendant une petite semaine, du 05 au 11 décembre. La commission d'appel d'offres a-t-elle privilégié le mieux disant, le moins disant ou tout simplement un manager de ville qui, comme chacun a pu s'en apercevoir depuis plusieurs années, a su dynamiser l'activité commerciale de notre centre ville ? La réponse restera en suspens.

 

La seule précision que nous nous permettrons d'apporter concerne le cahier des clauses particulières figurant à l'appel d'offres lancé en Mai 2013* qui fixait tout de même un certain nombre d'éléments devant être développés dans le cahier des charges de la manifestation :

 

  • « Recherche d’une thématique créative, d’un concept général et original pour l’organisation de la manifestation qui devra intégrer une patinoire
  • Recherche des prestataires techniques permettant l’installation et l’aménagement du site, en lien avec la thématique proposée : sonorisation, illuminations, fournisseurs de structures…
  • Montage d’un programme d’animations et recherche des prestataires
  • Définition d’un plan de merchandising
  • Etablissement des stratégies de commercialisation
  • Elaboration d’une stratégie et d’un plan de communication « 

Chacun appréciera le respect du règlement de la consultation par le prestataire retenu. Mais, nous nous en tiendrons, pour l'heure, aux faits.

 

C'est donc avec une enveloppe prévisionnelle de 40 000 €  que l'édition 2013 a été préparée. Le maire, au cours de sa très brève intervention inaugurale, soulignait l'aspect associatif et ludique retenu cette année. A ce  niveau, rien à redire. Les jeux ont fait le bonheur des enfants venus nombreux profiter de la patinoire et de l'accrobranche prévus pour l'occasion. Seul bémol, mais qui a toute son importance, la période choisie ne se prêtait guère à la magie de Noël. Comment peut-on immobiliser durant une semaine des infrastructures pour les enfants en pleine période scolaire et espérer les rentabiliser humainement parlant ? Certes, les écoles sont venues fréquenter les lieux, mais demeure une grande déception pour nos bambins qui espéraient bien en profiter durant la première semaine des vacances de Noël.

 

Notre « mitron» du marché de Noël  aurait-il oublié son livre de recette pour réussir un met savoureux dont chacun se serait régalé ? En dehors de 4 ou 5 associations qui ont eu le courage de tenir, le tissu associatif de Villemur était peu représenté. Pour cause, peu d'associations sont en mesure de proposer des objets directement liés à leurs activités. Ce marché a donc permis de retrouver, en son sein, les associations  qui exposent tout au long de l'année, ce qui n'enlève rien à la qualité des créations proposées. Il est donc fort probable que le temps leur sera paru bien long eu égard aux ventes qu'elles auront réalisées. Vous avez parlé du monde associatif ? Mais comment, dans ce cas, expliquer la présence d'un forain avec sa traditionnelle pêche aux canards ? Il faut être cohérent : on ne mélange pas le lait et le citron au risque de voir le mélange tourner. Première erreur culinaire.

 

En effet, soit on accepte de mélanger associations, commerçants et artisans, soit on respecte un choix dans son intégralité.

 

Nous avons, sur la communauté des communes bon nombre d'artisans créateurs, d'artistes pour qui le marché de Noël aurait pu être l'occasion de faire connaître leurs œuvres. Il eut été opportun de leur laisser une place pour le plaisir de chacun. Au delà de la rencontre, cela aurait favoriser l'émergence et la découverte de talents, quelle que soit leur nature, sans plomber le budget de la manifestation puisqu'il s'agissait d'un ingrédient non seulement naturel et authentique, mais également gratuit.

 

Le deuxième ingrédient en souffrance réside en la capacité représentative de l'association « Trait d'Union », tout au moins en ce qui concerne Villemur. Combien de commerçants en sont aujourd'hui adhérents ? A en croire nos enfants en quête de tickets gratuits, ils ne sont pas si nombreux que cela !  Combien cette manifestation leur a t’elle coûté et quelles en auront été les retombées ? La précocité du Marché de Noël n'a pas attiré la foule escomptée. Mais peut-être était-ce là également le côté ludique de l'affaire ? La farce fait partie du plat! Le comble d'un pain surprise n'est-il pas d'être vide à l'intérieur ? Pari gagné. Les fous-rires sont allés bon train lorsque durant les quinze jours qui ont suivi, les visiteurs en quête de leurs achats de Noël demandaient où se trouvaient le traditionnel marché !

 

L'humour est bon, mais il ne fait pas toujours l'affaire !

 

Enfin, la cerise oubliée sur le gâteau sera sûrement l'absence d'animations, le silence des rues qui somnolaient dans l'attente d'un sursaut de vie tendant l'oreille à une éventuelle mélodie venue apaiser leur tristesse.

 

En cuisine, le four ne peut être ni trop froid, ni trop chaud. Il faut savoir trouver la température adaptée.

 

Après avoir goûté le caviar et le foie gras, nous en sommes arrivés à déguster amèrement un vulgaire plat de pâtes ! Il faut savoir raison garder et équilibrer les saveurs d'année en année. Pour cela, il faut être imaginatif, savoir écouter et surtout entendre et avoir beaucoup d'humilité. Il faut rendre la mesure à la démesure, offrir du plaisir pour en recevoir, donner beaucoup pour recevoir peu.

 

Nous avons, chacun, des recettes fabuleuses à partager pour l'intérêt de tous!

 

 

Catherine TIZON

 

 

* http://www.mairie-villemur-sur-tarn.fr/files/Marche-de-Noel-DOSSIER-COMPLET.pdf

 

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BRUSSON : PETIT TRAITE DE MANIPULATION A L’USAGE D’HONNETES CITOYENS.

Publié le 29 Décembre 2013 par Un Oeil Sur Villemur dans Notre actualité

Y aurait-il un côté Pravda  (la Vérité en Russe) au sein de la presse régionale ? La Dépêche entend, en date du 27/12/13,  au travers d’un « papier » local sur Brusson,  faire prendre  les canards sauvages pour des nouilles. Pour illustrer le propos, une photo de l’antiquité : une machine à cheveux d’ange  centenaire à côté de laquelle pose le secrétaire de la section socialiste  locale et accessoirement adjoint au maire… Un archange passe en cette veille d’élection.

Quelle différence entre un journaliste et un propagandiste ? Aucune si le premier  ne prend pas (ou ne possède pas)  le temps de se remémorer ses propres articles, de vérifier puis d’entrecroiser ses sources et enfin cerise sur le gâteau d’affronter le courroux de la bien pensante élite du moment.

L’individu en soi, hormis démarche intentionnelle, est rarement en cause.  Par contre, le système ambiant  (1) qui réduit le journaliste en communiquant, expression feutrée pour parler de propagande, est lui ouvertement responsable. Même éloignés des rédactions, les échos qui en reviennent ne peuvent être réjouissants. L’information est devenue une marchandise comme une autre, en lien avec la loi du marché,  son lot de précarités salariales et avec, de temps en temps, son léger plus de petits services à tel ou tel personnage politique /économique –petit ou grand-  ce au nom du partage d’une lointaine histoire sociale, voire au nom d’accointances philosophico- spirituelles. Dans de telles conditions, il n’est pas évident, pour tout rédacteur, reporter, chef de service entendant pratiquer son art, de prendre le temps de mettre le bon doigt sur les hiatus réels ou supposés.

L’article sur Brusson, c’est ainsi sa dénomination, se veut une petite perle en matière de propagande pré électorale. Comment  faire prendre des vessies pour des lanternes, comment prendre des salariés en otage symbolique d’une politique qui n’existe pas ? Comment prendre le lecteur quidam pour un âne ?

Tout simplement en réécrivant l’histoire, quitte à contredire des articles antérieurs, en oubliant tel évènement ou en arrangeant d’autres. Comme au McDo, l’élu ou le responsable économique a droit à une « info » à la carte payée par les annonceurs publicitaires et accessoirement les lecteurs. De belles pratiques, sous couvert d’information, sentant bon les veilles dérives autoritaires de droite comme de gauche.

Les oublis

Ainsi, le support régional, oublie -comme par hasard- de préciser que si la Général Bakerie et son dirigeant Mr Pividal ont repris « la mie occitane », ce n’est que suite à la lutte menée  durant six long  mois par certains salariés dont un directeur technique et la société civile avec le soutien de nombre d’ex  salariés de Molex. Cette mobilisation a été conduite en grande partie -et en concertation- par le Comité de Coordination pour le Développement Industriel et Economique (CCDEI).  Pour rappel,  la stratégie du CCDEI, dont un des membres fondateurs parmi d’autres est le Père Philippe Bachet, s’appuyait sur trois dimensions en interactions constantes : construction d’un  rapport de force sociale, construction d’un projet de pérennisation et de développement du site, recherche d’un repreneur ou création d’une société coopérative.  Cette stratégie a d’autant plus payé que le contexte de mobilisation se tenait à quelques mois des échéances régionales. Et comme par miracle les services de la Région ont sorti de leur chapeau la solution hispanique.

S’en  suit au bout de quelques mois, après quelques embauches,  les premiers aléas. Avec le licenciement du directeur technique, porteur d’une dynamique de reprise et du projet élaboré par le CCDEI,  les premières machines s’en sont allées, sans bruit,  en Espagne. Ce blog, s’en est ému photos à l’appui. Il est vrai que les dissensions entre les salariés (es) n’ont pas permis d’arrêter ce vandalisme économique. Sans parler des positions ambiguës d’élus locaux qui se font prendre en photo derrière une vieille machine  tout en affirmant pour certain de ne pas croire en l’industrie.  Après une telle remise  en situation, une interrogation se pose avec force : n’est-ce pas pousser le bouchon Journalistique un peu loin en qualifiant de messie le dirigeant de la General Bakerie ? De fait, chacun se confronte à une tentative de désinformation en veille d’élections.

Enfin, au plan régional et national se pose avec force la possibilité de créer des outils de coercition afin de limiter de telles pratiques entrepreneuriales. Encore,  faut-il un semblant d’existence de volonté politique et que le terme socialiste veuille encore dire quelque chose.

 Aujourd’hui, des bruits de projets autour des murs Brusson  courent de-ci de-là. Reste tout de même une épine dans le pied : l’existence de la fabrication des cheveux d’ange. Se vanter médiatiquement encore de la survie de cette production dans des conditions de fabrication  limites pour les salariés tient d’un cynisme à toute épreuve au vu du manque de réaction au démantèlement du site. Pour certains « politiques » la fin justifie les moyens. Mais quand cette fin frise l’indécence, l’omission, la manipulation, il devient fort probable que les initiateurs tendent vers la faim de pouvoir, de domination, de stratégies diverses à court ou à moyen terme.

D’ailleurs le cynisme atteint son paroxysme en tissant le lien entre les derniers travailleurs de ce site et Jean Jaurès : « Ils sont aujourd’hui sept employés fidèles à se partager sa production au premier étage d’une gigantesque friche industrielle qui séduit les réalisateurs et metteurs et scène. Fabienne Servan- Schreiber, avec son docu-fiction sur Jaurès, ne s’y est pas trompée pour faire assassiner le grand tribun, cet automne ».

Ainsi se déroule, sous les yeux du lecteur, un fabuleux tour de passe-passe : l’instrumentalisation de salariés sur exploités sur un site en subsistance -parce que la société espagnole n’a pu embarquer la machine à cheveux d’ange- afin de promouvoir  un adjoint à la culture au travers d’un film sur le fondateur de la verrerie d’Albi, soutien des mineurs de Carmaux et fondateur du socialisme à la française.

Non content de passer d’un journalisme de référence auquel le fondateur de l’Humanité  tenait  à un journalisme de révérence, voici qu’au travers de telles pratiques, c’est l’idéal même du socialisme qui est attaqué par ceux  qui ont la charge morale de le valoriser :  « Jaurès réveille toi, ils sont devenus fous ».

Jean Philippe Tizon

Co fondateur et co animateur du CCDEI

Pour aller plus loin

  1. Derrière le système, il existe des femmes ou des hommes qui l’entretiennent sciemment au service  de l’intérêt particulier de quelques « élites », voici quelques ouvrages de référence. Puis il existe les petites mains conscientes ou non de leurs pratiques

A lire : Serge Halimi, « les nouveaux chiens de garde »,

Pierre Péan et Christophe Nick, « TF1, un pouvoir », éditions Fayard, Paris, 1997,

Pierre Péan et Philippe Cohen, « La Face cachée du Monde: du contre-pouvoir aux abus de pouvoir », éditions Mille et une nuits, Paris, 2003,

Noam Chomsky avec Robert W. McChesney, « Propagande, médias, démocratie », Ecosociété, 2000.

Annah Arendt, « du mensonge à la violence », Pocket coll Agora, 1994

Denise Jodelet (Ed.),  Les représentations sociales, Paris, PUF « 

Pour mémoire :

Quelques  articles parus sur le blog :

http://os.villemur.over-blog.org/article-face-aux-faillites-des-elites-ou-quand-l-economie-redevient-un-enjeu-citoyen-44634334.html

htthttp://os.villemur.over-blog.org/article-sauvons-la-mie-occitane-44734757.htmlp://os.villemur.over-blog.org/article-brusson-iav-une-histoire-ecrite-d-avance-98742766.html

http://os.villemur.over-blog.org/article-point-final-a-l-aventure-brusson-96065077.html

Les articles parus sur la Dépêche

http://www.ladepeche.fr/article/2012/02/05/1278074-villemur-sur-tarn-cheveux-d-ange-cette-fois-il-faudrait-un-miracle.html

http://www.ladepeche.fr/article/2013/12/27/1783093-cheveux-d-ange-immortels-vermicelles.html

BRUSSON : PETIT TRAITE DE MANIPULATION  A L’USAGE D’HONNETES CITOYENS.
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Nous vous souhaitons...

Publié le 22 Décembre 2013 par Un Oeil Sur Villemur

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ELECTIONS MUNICIPALES ET COMMUNAUTAIRES - 1

Publié le 22 Décembre 2013 par Un Oeil Sur Villemur dans Notre actualité, Elections municipales 2014

Quelques jours avec  le père DUMOULIN

 

Elle est lancée la campagne des municipales sur notre territoire.

L’équipe « Villemur 2020 » conduite par notre Conseiller Général M Jean-Marc Dumoulin a ouvert le bal dans les trois salles polyvalentes de nos hameaux et au théâtre de Villemur.

Une précision pour les nouveaux villemuriens,

 

M Jean –Marc Dumoulin et son colistier M Georges Chevalier sont élus de l’opposition.

« Avec vous un élan nouveau », tel est le slogan de l’équipe, slogan symbolisé par la représentation de trois flèches s’élançant avec dynamisme vers… 2020

Trois flèches de tailles différentes et de couleurs différentes, rouge, bleu et orange,  symbolisant surement l’éclectisme de l’équipe. Trois flèches dont les couleurs s’estompent vers la fin, il n’est point nécessaire d’épiloguer sur cette symbolique là.

Cet article relate le plus précisément possible la prise de parole du candidat lors de la réunion villemurienne et nous restons ouverts à toute correction ou précision.

 

« Au Théâtre ce soir. »

 

M Jean-Marc Dumoulin entouré de quelques acteurs de son équipe entre en scène pour décrire les aspirations de cette dernière.

La séance commence une présentation rapide et globale de la troupe. Elle est composée de dames jeunes et actives et d’hommes plus mûrs ayant pour but de conjuguer une présence de terrain avec la gestion de l’ordinaire tout en portant un projet.

La tête de liste souligne  sa difficulté à être entendu  par le quotidien la  « Dépêche du midi » qui a refusé de publier sa déclaration de candidature. Le correspondant local n’a aucune responsabilité dans cet état de fait lié selon  le candidat à des choix éditoriaux sélectifs issus d’un comité de direction très politique.

 

Il souhaite affirmer sa volonté de ne pas attaquer les personnes mais d’appuyer sur ce qu’il considère comme  des éléments inadaptés et  comportementaux. (Un exercice "border line"). Il évoque alors  l’importance pour les gens habitant un territoire de trouver un interlocuteur. Dans cet esprit, il entend établir une relation de proximité et un maillage complet du territoire en développant la démocratie participative.

Le conseiller général  prend pour contre  référence  l’équipe actuelle qui a organisé des réunions annuelles d’information mais dont de choix se sont imposés sans  consultation de la population.

 

M Dumoulin livre une phrase qu’il affectionne de Madame Françoise Giroud, «  En politique il faut toujours prendre le moindre inconvénient… »

 

(Nous n’interpréterons pas cette affirmation et espérons que le candidat ne se considère pas modestement comme le moindre inconvénient.)

 

S’appuyant sur la vision de son ami Georges il distingue le pouvoir de la force du pouvoir de la compétence et livre à l’assistance sa parabole du vrai gentil.

Si un individu tape tous les jours sur la tête de ses collaborateurs et interrompt un jour ses coups avant de recommencer, on lui accordera le bénéfice du doute quant à sa méchanceté puisqu’il a été capable de répit.

Si un individu acquiesce généralement et gentiment aux idées de ses collaborateurs et tout à coup se révolte contre ce qui lui semble une erreur on le transformera en méchant.

Qui des deux s’avère être le plus gentil ?

Il poursuit par le constat que Villemur a été jusque dans les années 70 la quatrième ville du département au niveau industriel, qu’elle était également représentative au plan sportif, elle doit retrouver une âme.

« Qu’a-t-il été fait sur ce territoire pour rassembler les gens, Magnanac, cité dortoir, pour le centre ville qui se désertifie malgré la volonté incontestable des artisans et commerçants ? » s’interroge l’élu municipal.

Le challenge de demain passe par une écoute essentielle, constructive, la volonté d’être au service des habitants.

L’équipe souhaite « un Villemur humain plutôt qu’un Villemur urbain ».

Après avoir demandé à ses collaborateurs s’ils souhaitaient prendre la parole, il invite les personnes présentes à s’exprimer. « Vous êtes les acteurs… »

 

La précision des grands axes du travail de l’équipe sera l’objet d’une prochaine réunion.

 

L’équipe du Blog

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ELECTIONS MUNICIPALES ET COMMUNAUTAIRES - 2

Publié le 22 Décembre 2013 par Un Oeil Sur Villemur dans Notre actualité, Elections municipales 2014

Quelques jours avant le père NoelCourrier à la Mère Marianne (2)

 

 

Nous entrons dans une période de fortes turbulences où les candidats ne se feront pas de cadeaux.  Voici notre lettre à la mère Marianne.

  

 

Chère Marianne,

Il est bien connu que tout individu a généralement  tendance à se préoccuper de son pré carré.

Donne le courage à nos candidats lorsque seront abordés quelques sujets sensibles de ne pas édulcorer la réalité et de mettre en avant les mesures qui leur sont imposées et qui ne facilitent pas le dialogue et la satisfaction d’attentes individuelles ?

 

Donne leur le courage, au lieu d’abonder dans le sens de leurs interlocuteurs, de toucher du doigt l’ensemble des éléments qui posent problème.

 

Par exemple, redynamiser un centre ville ou un marché est certes une volonté politique mais dépend aussi de l’attitude et des choix des consommateurs par conséquent de tout à chacun.

Pris bien souvent par le temps, il faut l’avouer la tendance est d’aller vers la facilité en se rendant dans des grandes surfaces qui répondent immédiatement aux  besoins et au-delà. Pour acheter des vêtements  chacun se sent plus indépendant dans une surface spécialisée où il demeure possible d’essayer librement  au contraire d’un petit commerce ou la personne peut ressentir un sentiment de culpabilité si elle ressort sans rien acheter.

 

Avec la prise de conscience des dégâts de la consommation jetable et la société se rend compte, petit à petit,  qu’elle a tout à gagner à s’approvisionner tout prés de chez elle, que ce soit au niveau prix comme au niveau qualité. Il existe  un renversement des tendances mais il n’est pas rapide. Il est évident que ce n’est pas en accroissant le nombre de galeries marchandes à la périphérie des villes que l’on appuiera la redynamisation des centres anciens.

 

A Villemur, la fête annuelle a perdu de sa vitalité depuis son transfert sur l’autre rive. Toutes les tentatives pour tenter de la ramener sur les lieux anciens se sont  heurtées à des fins de non recevoir argumentées de difficultés techniques ou sécuritaires.

Tout en déplorant cette surdité,  la question du prix d’un ticket de manège devant un pouvoir d’achat défaillant de nombre de ménages doit être également posée.

 

Au niveau de la structure de nos territoire explique leur qu’il serait malsain de laisser penser qu’à l’ère des métropoles une commune isolée pourrait avoir des chances de prospérer.

Bien des sujets méritent d’être abordés avec sérieux, que ce soit au niveau associatif, au niveau accès aux soins, au niveau infrastructures routières, au niveau démocratie participative, au niveau de l’intérêt général et non des intérêts particuliers.

 

 Marianne, fais qu’ils prennent conscience que c’est avant tout à cela que doit servir une campagne électorale. Qu’ils ne démolissent pas sans argument sérieux et ne promettent pas en conscience de leur incapacité à réaliser.

Chère Marianne, en cette période d’annonce de la Bonne Nouvelle, fais aussi que les  citoyens, prennent leurs  responsabilités, bien sur chacun est épuisé par ses soucis, ses difficultés et écœurés par cette politique gangrénée, mais il existe deux façons d’envisager les choses et cela quelles que soient nos préférences politiques :

 

  • la possibilité de se contenter de penser « tous pourris », « blanc bonnet et bonnet blanc » et de rester chez soi à ruminer, en profitant peut être pour s’exprimer par un vote qui à cristallise les mécontentements tout comme le clientélisme.

 

  • Ou la possibilité de s’intéresser tout au long du mandat à la vie de sa cité et de dire haut et fort en toute humilité ce qui plait et ce qui inquiète. Cela passe par la nécessité de rappeler à nos élus que le pouvoir consenti ne doit pas être confisqué, et à leur faire comprendre qu’ils ont tout intérêt à communiquer, à écouter et surtout à entendre mais pour cela il faut être nombreux à le revendiquer.  .

 

Rappelle leur qu’ils n’ont pas la science infuse et que la démocratie va de pair avec la transparence. La possibilité d’être une force de proposition pour faire avancer notre ville vers le meilleur existe. L’autre n’est pas un ennemi mais un adversaire qui mérite le respect.

 

S’engager dans un mandat électoral reste  un investissement qui devrait engendrer du respect. Il nécessite de sacrifier souvent une partie de la vie privée et même si pour certains il y a des compensations, pour la plupart elles ne sont souvent que morales.

 

Alors respecter  ceux qui s’engagent et demande que tout à chacun se  comporte  en citoyens responsables inspirant le respect.

Ce sont ces fondamentaux,  qu’il faut construire lors d’une campagne électorale. Fondamentaux résumés par le terme générique de citoyenneté.

Cette dernière demeure le meilleur rempart aux vieux démons que l’on  croyait endormis et qui ressurgissent dans notre démocratie un rien blafarde.

Alors, citoyens (nes) , entamons cette  campagne électorale en tendant verts l’espérance républicaine

Marianne, fais le maximum pour que nous soyons entendus, ce serait un magnifique cadeau de …Noêl.

 

Une équipe qui voudrait bien croire en toi.

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Conseil communautaire du mardi 17 décembre 2013.

Publié le 21 Décembre 2013 par Un Oeil Sur Villemur dans Notre actualité

Ce conseil communautaire avait comme un goût de miel… grâce aux vaillantes abeilles qui ont butiné sans doute bien au-delà de leur lieu de résidence sur le territoire Val’Aïgo.

La société BIOCENIS a implanté des ruches sur la zone de Pechnauquié 3 et la première récolte est prometteuse.

Tout aussi mielleux le déroulement de cette réunion, se pourrait-il qu’un jour plus rien ne soit tout sucre, tout miel.

 

Nous ne reporterons pas l'intégralité de ce conseil communautaire, nous nous intéresserons à deux points essentiels pour l’avenir de notre territoire.

 

1) Arasement de l’Escalaire et navigation sur le Tarn.

 

Monsieur le président de l’intercommunalité nous donne quelques informations sur ce dossier.

Monsieur le commissaire enquêteur qui a recueilli lors de l’enquête publique un grand nombre de réactions a souhaité une prolongation de dix jours avant de remettre son avis à la préfecture.

La décision sur le projet d’arasement interviendra sûrement fin janvier, début février.

Une présentation argumentée du projet de navigation sera effectuée devant monsieur le préfet le 13 janvier prochain.

Monsieur le président remercie toutes les personnes qui se sont investies dans l’élaboration du dossier.

La liste de soutien au projet de navigation est conséquente et compte parmi ses membres la ville de Montauban et la région.

L’intercommunalité poursuit un travail rigoureux sur ce dossier sensible et s’est adjoint les compétences d’un cabinet d’études pour la somme de 24 600 €.

 

2) Vote du passage à la Fiscalité Professionnelle Unique ou FPU.

 

Nous n’avons pu saisir lors du conseil les explications techniques qui ont précédé différents votes.

Comme toujours en néophytes curieux nous nous sommes attachés à tenter de comprendre ce qu’est cette FPU qui va impacter notre territoire.

 

Pourquoi cette décision ?

En tout lieu la réduction des dotations de l’Etat, la nécessité d’améliorer l’efficacité de la gestion locale par la mutualisation des moyens et des investissements, la recomposition des périmètres intercommunaux invitent à revoir le pacte financier et fiscal entre communes et intercommunalité.

La FPU est donnée rétablir ce lien entre l’intercommunalité censée être productrice de services publics et les usagers.

 

En quoi consiste la FPU ?

La communauté qui détient la compétence développement économique se substitue aux communes membres en ce qui concerne les dispositions applicables à l’impôt économique local.

Le périmètre des ressources fiscales directes des communes membres est limité aux trois impôts concernant les ménages, taxe d’habitation, taxe foncière pour le bâti et le non bâti. Les communes sont censées être investies dans l’orientation du service à la population.

Si nous avons bien compris, la FPU constitue une fiscalité additionnelle sur les trois taxes ménages précédentes et permet aux groupements concernés de disposer de leviers fiscaux…

La FPU peut être instituée par le seul conseil communautaire. Une délibération des conseils municipaux n’est pas requise.

 

Une compétence indispensable.

Afin d’opter pour la FPU, l’intercommunalité doit obligatoirement détenir la compétence en matière de gestion, aménagement et entretien d’au moins une zone d’activité économique communautaire. Pour nous, c’est le cas avec Pechnauquié 3.

L’institution de la FPU crée un  espace de solidarité intercommunal et à terme l’institution d’un taux unique de Cotisation Foncière des Entreprises (CFE) sur l’ensemble du territoire.

Les entreprises identifient l’intercommunalité comme partenaire incontournable de tout projet de développement.

Cela signe la fin de la concurrence entre les communes pour attirer les entreprises.

Les richesses des différentes communes sont mutualisées puisque toute recette supplémentaire liée à l’implantation d’une nouvelle entreprise ou à l’agrandissement de l’existant sont perçues par l’intercommunalité.

Par contre la FPU entraine aussi une mutualisation des pertes, la communauté supportera la perte du produit induit par la fermeture ou le départ d’une entreprise.

 

Un plus à connaitre.

Si l’intercommunalité détient au moins 4 des 7 compétences ci-dessous, elle peut être éligible à la Dotation Générale de Fonctionnement Bonifiée

Notre intercommunalité exerce au moins 4 compétences, il semblerait cependant que 2 compétences méritent d’être clarifiées.

Conseil communautaire du mardi 17 décembre 2013.

Tout transfert de compétence doit être décidé par délibération concordante du conseil communautaire et des conseils municipaux qui doivent se prononcer à la majorité requise pour la création du groupement intercommunal (art. L 5214-5II du code général des collectivités territoriales).

L’intérêt communautaire ne doit jamais rester figé et être déterminé en conscience par les élus.

 

La Contribution Foncière Entreprise.

Le taux de CFE voté la première année par le conseil communautaire ne peut exéder le taux moyen pondéré des CFE des communes membres constaté l’année précédente et pondéré par l’importance relative de leurs bases (art. 1609 nonies CIII 10 a du C.G.I.).

Conseil communautaire du mardi 17 décembre 2013.

Afin d’atténuer l’impact sur les entreprises des variations de taux pour parvenir au tau unique de CFE  qui s’appliquera sur l’ensemble de l’intercommunalité la loi a prévu un mécanisme de lissage progressif des taux.

Celui-ci est encadré sur une durée votée par le conseil communautaire avec possibilité de modifications au cours des deux premières années.

 

La Commission Locale d’Evaluation des Transferts de Charges.

Le passage à la FPU nécessite la mise en place de cette commission chargée de procéder à l’évaluation des charges des compétences transférées afin de permettre un juste calcul de l’attribution de compensation versée par la communauté à ses communs membres.

Il faut en son sein au moins un représentant par commune, il est proposé pour Val’Aïgo que les maires siègent dans cette commission.

Chaque conseil municipal devra entériner ce choix.

Précision intéressante : il n’y a pas obligation que la personne désignée soit déléguée communautaire.

La CLETC doit élire un président et un vice-président parmi ses membres, elle dispose d’un an pour rédiger un rapport relatif à l’évaluation des charges. Ce rapport sera soumis au vote des conseils municipaux.

Sources : AMF et Mairie Conseil.

Quelques questions.

 

Quelles seront les répercussions de ce vote sur la fiscalité des ménages apparemment momentanément gelée ?

Y a-t-il eu concertation avec les entreprises du territoire ?

Il est évident que cet outil doit servir un projet communautaire.

Quelles seront les perspectives d’évolution des bases de l’impôt économique liées à l’acceptation d’une culture communautaire et à la solidarité développée entre les élus ?

 

Notre commentaire.

La Fiscalité Professionnelle Unique est comme toute mesure fiscale, complexe. Il n’est pas de notre compétence d’en expliquer les mécanismes.

Nous avons pris ce risque en nous appuyant sur des documents officiels et nous restons ouverts à toute explication et information susceptibles de rendre cette décision, dont nous pressentons l’importance, lisible pour le maximum de citoyens.

Nous regrettons une fois de plus que des votes aient été émis en conseil communautaire sans en expliquer les tenants et aboutissants.

Certes, en comité restreint, la décision a du être largement débattue.

A la lecture de l’ensemble des documents relatifs à la FPU nous sommes en mesure de comprendre la difficulté d’expliquer avec des mots justes.

Est-ce une solution de passer sous silence toute explication ?

Sans une once de méchanceté ou de mépris nous souhaiterions savoir combien d’élus(es), habilités(es) à voter, autour de la table, savaient de quoi il retournait.

En tant que représentants(es) d’une communauté, est-ce un acte  responsable de voter, sans poser de question, des décisions majeures pas forcément assimilées et dont on ignore les répercussions ?

Nous laissons la question en suspens.

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CONSEIL MUNICIPAL DU 16/12/13. (1/2)

Publié le 21 Décembre 2013 par Un Oeil Sur Villemur dans Notre actualité

MANDELA S’INVITE ENTRE LES MODIFICATIONS DE BUDGETS ET LE DESARROI DE LA FAMILLE BATTISTELLA

Un conseil municipal plus posé que le précédent. Quelques petites phrases entre Mme Terrancle et Mr Boudet, des échanges à fleurets mouchetés entre Mr Patrice Bétirac et Mr Bragagnolo à propos de plots pyramides (voir dernier conseil) sur un chemin communal. Pas de quoi faire couler de l’encre sur le papyrus ni besoin de pierre de Rosette pour décrypter les enjeux symboliques, de représentation momifiées et d’influences qui se jouent entre eux. Depuis deux ou trois séances l’approbation du procès-verbal du précédent conseil devient, à tord ou à raison, plus procédurière.

En dehors des avances de subventions et autres modifications budgétaires, (à regarder de près) l’assemblée locale a décidé de nommer l’espace en face de la banque Crédit Agricole, place Nelson Mandela. Une initiative heureuse en ce temps où certains citoyens (nes) situent en pertes et profits la période « nuits et brouillards » de notre Histoire pour mieux favoriser certains relents peu républicains. Enfin, ce conseil a été interpelé par Mr et Mme Battistella à propos de leur mésaventure. Une mésaventure qui peut les rendre expulsables de leur maison. Suggestion, au vu de l’acoustique de la salle, l’idée avancée de sonoriser par l’installation de micros et d’enceintes serait des plus pertinente au vu des tympans de plus en plus déficients des élus (es) et des citoyens (nes). (Cinq absents avec procurations. Une absente. Deux élus sont arrivés avec un peu de retard). – L’équipe du blog-

Approbation du procès verbal du 12 novembre 2013.

Des demandes de rectification sont émises par madame Ingrid Terrancle et monsieur Patrice Bétirac suivies par une intervention de monsieur Guerci au sujet du chemin de la Massague.

Une lettre lui a été adressée par monsieur Patrice Bétirac afin de solliciter le retrait des deux plots pyramides qui barrent l’accès au chemin.

Monsieur Patrice Bragagnolo précise que monsieur Bétirac aurait dit à des riverains de ce chemin « rural », « je vais faire sortir ces pyramides ».

Une pétition comportant une vingtaine de signatures sollicite le maintien de ces plots.

Monsieur le maire quelque peu excédé par ce début de conseil dit qu’il va se mêler personnellement de cette affaire et tenir compte de l’ensemble des éléments avant de décider.

Six abstentions pour l’approbation de ce PV.

Administration générale:

  • Présentation du rapport d’activité 2012 du SIAH du PAR de Villemur.
  • Présentation du rapport d’activité 2012 du SIAH de la région de Villemur.
  • Présentation du rapport d’activité 2012 du SSTOM du nord du département.
  • Présentation du rapport d’activité 2012 du SIE de la région de Villemur.

Les différents rapports sont consultables par tous.

Quelques infos :

Monsieur Guerci évoque les travaux à exécuter sur différents ruisseaux. Aucune date n’est émise.

Monsieur Patrice Bétirac énonce la facture de l’irrigation et le niveau de consommation d’eau potable (env. 779 000 m3).

Madame Héron donne le nombre d’abonnés au réseau d’eau potable, 2869 branchements. Il ne devrait plus y avoir de plomb, conformément aux directives, dans aucun branchement.

En 2012, 17 auraient été changés, le reste l’aurait été en 2013.

Le prix du m3 d’eau serait TTC 1.96 €. (Très difficile d’entendre les différents éléments donnés, le rhume hivernal provoquant des toux intempestives aux moments « cruciaux »).

Pour le SSTOM monsieur le maire réexplique rapidement le but de ce syndicat concernant l’ancienne décharge de Villeneuve les Bouloc.

Le coût de ce syndicat est répercuté sur la facture concernant l’enlèvement des ordures ménagères.

Afin de rentabiliser le territoire consacré à l’ancienne décharge, une centrale de panneaux photovoltaïques devrait voir le jour sur les lieux.

Ces différents rapports d’activité ne sont pas destinés à être votés en conseil municipal.

  • Convention de prestations intégrées entre le SMEA 31 et la commune de Villemur sur Tarn dans le domaine de l’assainissement collectif. Avenant n° 1.

Le 25 octobre 2010 un transfert de compétences au SMEA 31 a été voté. Un avenant est nécessaire afin de rectifier une erreur dans le texte concernant la facturation aux abonnés

Vote à l’unanimité.

  • Déclassement de documents de la médiathèque, année 2013.

La médiathèque départementale a aidé à affiner le tri des documents. De nombreux livres et CD sont abimés, d’autres ne sont plus demandés, des ouvrages scientifiques sont obsolètes.

Différents documents seront donnés à des associations, d’autres seront vendus lors de braderies afin d’alimenter les fonds de la médiathèque.

Vote à l’unanimité.

  • Dénomination de la place Nelson Mandela.

Monsieur Daniel Régis a émis le souhait que la place utilisée en parking située à l’entrée de la rue de la République reçoive le nom de Nelson Mandela.

Monsieur Régis sans vouloir lire une biographie du disparu a donné quelques dates, éléments essentiels de la vie de ce grand démocrate qu’était Madiba.

Madame Terrancle, soutenue par madame Balagué et monsieur Parize dit l’initiative intéressante, elle propose de donner à ces lieux le nom de « place des Grands Hommes » avec bien sûr une première plaque portant le nom de Nelson Mandela.

Bien que recevable, monsieur le maire dit que l’ordre du jour porte sur l’attribution du nom de Mandela à cette place. Il sera peut être envisagé de retenir l’autre nom pour un autre lieu.

Vote à l’unanimité.

Finances :

Monsieur le maire informe qu’il est possible de procéder à une avance de subvention aux associations dans la limite de 50% de la somme allouée en 2013.

Madame Bernadette Balagué trouve curieux le nombre de demande de subventions en cette période préélectorale.

Monsieur le maire dit ne pas savoir comment rejeter des demandes sollicitées avec justificatifs.

Monsieur Daniel Régis précise que l’ASPV et Villemur Historique préparent une importante exposition sur la Grande Guerre. Ces deux associations n’ont jamais procédé à de telles demandes les années précédentes, les adhérents piochaient dans leurs propres deniers les sommes nécessaires. L’avance sur subvention mettra fin à ce recours.

  • Avance sur subvention 2014 à l’association « Les Amis du Villemur Historique ». 750 €.
  • Avance sur subvention 2014 à l’Association pour la Sauvegarde du Patrimoine Villemurois. 750 €.
  • Avance sur subvention 2014 à l’ASV Rugby. 7 000 € soit 46% de la subvention 2013.
  • Avance sur subvention 2014 à l’Ecole de Musique. Reçoit depuis six ans une subvention identique, l’avance est consentie en trois fois pour un total de 14 000 €.
  • Avance sur subvention 2014 à l’association « Espace jeunes ». 352 734 € avec la participation de la CAF. Une avance de 120 000 € est consentie en trois mensualités de 40 000 €, soit plus ou moins 34% de la subvention 2013.
  • Avance sur subvention 2014 à l’association « MJC de Villemur ». 4 000 € soit 40% de la subvention 2013.
  • Avance sur subvention 2014 à l’association « Au Royaume des Petits ». 369 391 € avec la participation de la CAF. 47% de la subvention 2013 seront ainsi versés, janvier 75 000 €, février 60 000 €, mars 40 000 €.
  • Avance sur subvention 2014 à l’association « Trait d’Union ». afin de soutenir l’activité commerciale, 15 000 € ont été versés en 2013, avance de 5 000 € soit un tiers.
  • Avance sur subvention 2014 à l’association « l’Usinotopie ». plus de mille visiteurs sont venus chez Brusson pour assister aux « Théâtres Insolites ».

Usinotopie rencontre un succès grandissant y compris sur le territoire national. L’autorisation d’ouvrir une salle de spectacles pouvant accueillir 50 personnes a été délivrée, les travaux vont commencer. Un hommage est rendu aux luttes d’Usinotopie qui va enfin récolter les fruits de sa persévérance.

Avance de 50% soit 5 000 €.

  • Avance sur subvention 2014 à l’association « le Club des Bons Vivants Villemuriens ». ce club compte 480 adhérents. Il sollicite depuis plusieurs années une salle pour les diverses manifestations. Leur principale source de leurs revenus est constituée par les lotos.

Monsieur Dumoulin souligne le caractère actif de ce groupe, beaucoup de personnes n’habitent pas Villemur.

Il lui est précisé qu’environ 300 adhérents sont des villemuriens. La Magdelaine apporte son concours en prêtant une salle.

Il est difficilement concevable de fermer les associations aux personnes habitant hors la commune.

Avance de 2 500 €.

Toutes les avances sont votées à l’unanimité

  • Budget principal : inscription de crédits en dépenses d’investissement avant le vote du budget primitif 2014.

La règle veut que le conseil municipal autorise le maire à disposer pour d’éventuelles dépenses de un quart des investissements de l’année précédente.

1 473 000 € peuvent être utilisés.

Deux abstentions.

  • Budget assainissement collectif : inscription de crédits en dépenses d’investissement avant le vote du budget primitif 2014.

Même opération que précédemment, soit disponibilité de 565 375 €.

Vote à l’unanimité.

  • Budget principal, décision modificative.

Numéro 1

Dans le cadre de la future zone du collège des pré-études non budgétées ont été sollicitées par ERDF pour une somme de plus ou moins 7 300 €.

Numéro 2

En 2012 une délibération avait été votée pour un emprunt de 600 000 €. Cet emprunt n’a été nécessaire qu’à partir de mars 2013. Le DGS budgétait les intérêts au trimestre, il les a sous-estimés de 500 €, il faut donc effectuer un jeu d’écritures rectificatif.

Monsieur André Parize souhaite connaitre si une date est avancée pour le collège.

Monsieur le maire a rencontré le président Izard qui a confirmé la construction, plus concrètement une lettre devrait parvenir à la mairie prochainement. Une information plus précise sera donc donnée ultérieurement.

Deux abstentions.

  • Budget assainissement collectif, décision modificative n° 2.

Une pompe de refoulement a du être changée rue de la Bataille pour un montant de 7 000 €. Elle n’était budgétée que 5 000 € ce qui entraine un jeu d’écritures pour régulariser la situation.

Vote à l’unanimité.

  • Travaux de réfection des courts de tennis extérieurs. Convention de participation financière avec l’Association Sportive Villemurienne de Tennnis.

En juin 2011 la réfection de trois courts de tennis extérieurs a été votée, le Conseil Général a été sollicité. Il a accordé une aide financière de 40 000 €.

La fédération de tennis donnerait 5 000 € par court.

Une convention est à signer avec l’association qui maintient sa volonté de prendre en charge la rénovation d’un court. Les travaux devraient commencer fin février, début mars en fonction du temps.

Madame Balagué monte au filet et résume : un tiers à la charge de l’association, les deux tiers restants subventionnés par la mairie.

Monsieur le maire renvoie la balle en affirmant qu’il ne pense pas que l’argent public soit mal dépensé car de nombreux enfants et adultes sont inscrits.

Un appel d’offre sera lancé.

Monsieur Dumoulin un temps sur la touche, resitue le jeu et souligne que compte tenu du patrimoine sportif de Villemur, un des plus riches de la Haute-Garonne il faudrait étudier la possibilité de moduler les abonnements.

Monsieur Jean Marc Dumoulin ne peut pas participer au vote, il vote déjà une subvention au Conseil Général, il ne peut procéder à un second vote dans sa commune.

  • Viabilisation de la zone économique du futur collège de Villemur sur Tarn. Demande d’aide financière après de l’Etat au titre de la Dotation d’Equipement des Territoires Ruraux (DETR) 2014.

Il faut déposer le dossier avant le 31 décembre 2013. La DETR octroyée pour cette année à couvert, avec la réserve parlementaire 41% des frais engendrés par la rénovation des balustres. Il faut savoir que lorsque l’Etat accorde une subvention le Conseil Général n’en accorde pas sauf à prouver que les projets concernés sont structurants pour le territoire.

Il est compliqué de trouver un projet éligible. La DETR 2014 est sollicitée pour la future zone autour du collège, la terminologie usitée pour ce lieu est « zone économique ». Le montant des investissements s’élève à 1 406 000 € HT. La demande de subvention DETR concerne 50% de la somme.

Monsieur Parize souhaite connaitre l’état de l’avancement de la zone commerciale.

Un permis de construire devrait être déposé début 2014. Lorsque celui-ci sera délivré et effectif, c'est-à-dire que le délai de recours sera terminé, le porteur du projet devra verser une taxe d’aménagement fonction du nombre de parkings et de la SHON (Surface Hors Œuvre Nette). Le propriétaire devra aussi s’acquitter des taxes de raccordement. Le délai est de quatre ans pour consommer la DETR.

Sept abstentions.

  • Participation pour le financement de l’assainissement collectif. Eaux usées non domestiques « assimilées domestiques ».

Il s’agit des établissements tels les restaurants, hôtels etc.…, une liste est à la disposition des élus. Les tarifs ont été fixés en étroite collaboration avec le SMEA. Il est tenu compte de l’existant pour fixer la participation le conseil municipal peut, après vote exonérer un contributeur.

Aucune somme n’a été donnée publiquement.

Vote à l’unanimité.

  • Création d’une deuxième tranche de réseaux (tranche ferme) et d’un poste de refoulement au hameau de « Le Terme ». Demande de subvention auprès du Conseil Général.

Pour la première tranche les crédits ont été inscrits et affectés. Pour la deuxième tranche les crédits sont inscrits depuis le 30 janvier 2013, il faut les affecter, ce qui revient à débloquer l’argent. Les subventions peuvent ensuite être obtenues.

Vote à l’unanimité.

  • Braderie des livres déclassés de la médiathèque. Tarifs.

Prix estimé pour un livre = un euro, bande dessinée = un euro etc.…

Vote à l’unanimité.

  • Budget annexe assainissement collectif. Admission en non-valeur.

1 988,98 € de créance.

Il s’agit de créances non récupérées.

Vote à l’unanimité.

Personnel :

  • Modification du tableau des effectifs. Ouverture d’un poste d’assistant territorial socio-éducatif principal.

Un agent municipal remplit les conditions statutaires pour devenir assistant territorial socio-éducatif principal. L’ouverture de poste se fera le 1er février 2014.

Vote à l’unanimité.

Travaux :

  • Travaux d’extension de la station d’épuration principale. Lancement de la procédure de consultation des entreprises.

La capacité de cette station devrait être doublée pour arriver à 7 000 équivalents habitants. Le coût prévu est de 2 395 000 € HT.

Lancement des candidatures le 20 décembre, la commission d’appel d’offres se réunira à la mi février 2014.

Vote à l’unanimité.

  • Avenant n° 1 au marché « réseau de transfert et collecte des eaux usées, lot n° 2 » au hameau de « Le Terme ».

Certains surcoûts ont dépassé 10% du montant initial des travaux, pour des raisons d’extension du réseau vers la D630, de travaux pour remédier à la stagnation d’eaux pluviales dans la rue du Printemps et du coût supplémentaire suite à un précédent compactage déficient.

Madame Ingrid Terrancle précise que le contrat de maîtrise d’œuvre assigne des missions, si le maître d’œuvre les dépasse il peut subir des pénalités.

S’il n’est pas sûr du travail à effectuer il peut solliciter des études complémentaires. Il semblerait qu’un avenant voté en conseil municipal ne soit pas suffisant, madame Ingrid Terrancle parle d’incompétence.

Monsieur le maire maintient qu’un avenant suffit.

Trois abstentions.

  • Rénovation des balustres de l’allée Charles de Gaulle. Attribution des marchés de travaux.

Le 12 septembre les offres ont été analysées et il y a eu confirmation. Les travaux dureront six mois pour une somme TTC de 638 861,94 €.

Madame Ingrid Terrancle prend la parole pour demander comment on peut voter ce jour des travaux déjà commencés, pour elle il semblerait qu’il n’y a pas un dossier sans dérapage. Les travaux sont pour elle très mal gérés au niveau de cette commune.

Sarcastiquement « le maire qui gère mal sa commune » sollicite le vote.

Deux contre.

Une abstention.

  • Requalification du centre-ville et des espaces publics. Lancement de la procédure de désignation du maître d’œuvre de l’opération. Appel d’offres.

Il s’agit d’une procédure lourde, la prochaine municipalité validera ou non la procédure. La majorité actuelle a budgété dans son plan pluri annuel d’investissement 500 000 € par an × 6 ans.

Deux contre.

  • Travaux d’aménagement d’un ilot central sur la RD 14 au lieu dit « Pechnauquié ».

Convention de concours financier avec M Philippe Turmo.

Il s’agit de permettre d’accéder et de sortir du terrain situé entre le Drive Leclerc et l’entrée du garage. Le Conseil Général a exigé ces travaux avec un ilot central. Pour la somme de 23 000 € HT la commune effectuera les travaux et sera remboursée par le propriétaire. Au-delà de ces travaux monsieur Patrice Betirac souhaite savoir à qui incomberont les frais relatifs à l’entretien de cet îlot.

Après relecture de la convention il s’avère qu’il faut apporter une modification au niveau de cet entretien. La convention est obligatoire pour le dépôt du permis de construire.

Vote à l’unanimité.

  • Marché de prestations de gestion technique et fournitures d’énergies pour l’exploitation d’installation de chauffage, de production d’eau chaude sanitaire, de ventilation et de climatisation pour la commune de Villemur sur Tarn.

Une consultation a été lancée pour un marché d’une durée de huit ans. L’appel d’offres du 18 juillet 2013 a été suivi le 17 octobre de la validation de l’offre de COFFELI SERVICES pour un montant de plus ou moins 76 000 € HT. Quatre entreprises avaient répondu à l’appel d’offre.

M Parize établi le constat que bien souvent ce sont des entreprises du Tarn et Garonne qui sont sélectionnées. Il lui est répondu que c’est le mieux disant qui l’emporte. Dans le cas présent une société villemurienne aurait postulé mais son devis était plus élevé.

Vote à l’unanimité.

A la fin du conseil monsieur Patrice Betirac souhaite savoir où en est l’embauche d’un ou d’une secrétaire à mi-temps dans le cadre des syndicats.

Monsieur le maire répond qu’un contrat d’embauche est conclu pour une période de deux fois trois mois, la personne est déjà en fonction.

Devant l’étonnement de deux des responsables des syndicats monsieur le maire s’étonne que le technicien responsable n’ait pas donné l’information.

Comme toujours ce compte rendu se veut le plus fidèle possible
et nous restons ouverts à toute réflexion
ou toute précis
ion.

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Le budget des communes : comment ça marche ?

Publié le 20 Décembre 2013 par Un Oeil Sur Villemur dans Notre actualité, A voir et écouter cette semaine

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CONSEIL MUNICIPAL DU 16 12 13 (2/2)

Publié le 18 Décembre 2013 par Un Oeil Sur Villemur dans Notre actualité

PROPOS D UNE FAMILLE EN DANGER 

Le rituel de chaque fin de conseil est de donner la parole à la salle. Ce rituel a cette fois-ci pris une dimension particulière avec l’intervention de madame Battistella. De nombreux villemuriens connaissent aujourd’hui la situation de cette famille via « La Dépêche » ou l’émission de TMC « Sans aucun doute » animée par Julien Courbet. Même si, comme toujours, ce blog cherche à privilégier une information honnête et constructive, il reste néanmoins  très difficile de reporter la totalité de ce qui a été énoncé. Cette histoire souligne l’existence d’une réelle détresse humaine  qui ne peut laisser indifférent.

Madame Battistella a formulé de nombreuses réserves sur la décision de monsieur le maire d’émettre lors de l’effondrement de la construction un arrêté de mise en péril imminent ,au lieu d’un simple arrêté de mise en péril, conduisant à la nomination d’un expert et à l’engagement d’une procédure.

Monsieur le maire a expliqué que selon lui, au vu de l’ampleur de la catastrophe il était de son devoir de recourir à l’expertise d’un « homme de l’art » et de prendre la décision d’émettre un arrêté de mise en  péril imminent. Arrêté conforté, semble-t-il, par le rapport de l’expert nommé d’urgence par le Tribunal De Grande Instance. S’il ne regrette pas sa décision comme Premier magistrat, par contre Il se dit prêt à apporter son soutien actif à la condition que cesse toute insinuation pernicieuse.

Bien que ne détenant pas tous les tenants et aboutissants de cette situation vieille de déjà cinq ans, nous nous autorisons en la circonstance à tenter d’éclairer une situation humainement inadmissible.. Force est de constater qu’une famille demeure en souffrance.  Il est terrible de se sentir victime d’injustice et par conséquent c’est avec l’énergie du désespoir que cette famille se bat pour faire reconnaitre ses droits.

Peut être serait-il temps d’apaiser les débats, d’éclaircir les coins d’ombres pour rendre la paix, après 5 ans de procédures,  à des personnes exaspérées ?

A l’instar de Mme Ingrid Terrancle, de Mr Jean Marc Dumoulin, Monsieur le maire se dit prêt à aider ; ne pourrions nous pas imaginer « une union sacrée » sur cet enjeu strictement humain qui dépasserait pour un instant  les stratégies électorales du moment ? Tous solidaires afin de concevoir un soutien susceptible de pousser l’assurance à reconsidérer son action ? Collectivement, nous n’avons  que nos petits moyens mais nous devons nous dire que cette situation peut survenir à tout un chacun.

Qui peut se prévaloir de suffisamment d’expertise en droit pour éviter de tomber dans semblable piège. ? Lorsqu’un tel accident survient, les personnes ont d’autres préoccupations que de lire entre les lignes d’un arrêté ou d’un contrat.

Dans bien des lieux face à d’inadmissibles situations, des solidarités se mettent en place, pourquoi ne serais-ce pas possible à Villemur ?

 Au-delà de cette famille connue, se pose avec force les comportements de plus en plus honteux de compagnies d’assurances qui, malgré des milliards de bénéfices, dénoncent les contrats de leurs clients lorsque ces derniers subissent ou sont à l’origine d’un accident quelconque. Une loi afin d’encadrer de telles pratiques s’impose.

 

Extrait du courrier lu à la fin du conseil :

Monsieur le Maire ,

Je vous remercie de m’autoriser à prendre la parole au nom de notre famille ; suite à votre intervention dans les colonnes de la « Dépêche » qui relatait la médiatisation de notre situation.

Vous vous dites choqué par la décision de justice qui condamne notre famille non pas comme vous dites au paiement mais au remboursement des sommes versées par l’assurance de l’artisan fautif ; en effet cette décision qui heurte le bon sens comme le sentiment de la justice de chacun est cependant l’aboutissement inéluctable et tout à fait prévisible des suites qui ont été données par l’autorité municipale et judiciaire immédiatement après le sinistre auquel notre famille à miraculeusement échappé en 2008.

Permettez-nous donc quelques réflexions issues de l’expérience très douloureuse que nous vivons depuis cinq ans.

Pour ne pas revenir sur les articles parus dans le journal vous savez tous que le lendemain même de l’effondrement uniquement imputable aux malfaçons d’un artisan, nous nous sommes vus mis en demeure par un arrêté de péril imminent d’accepter les décisions de l’expert désigné par le TGI à la demande du Maire.

Le traumatisme grave, à la fois physique (mon mari aux urgences) et psychologique, comme notre méconnaissance du droit nous mettaient dans un état de faiblesse évident face aux démarches qui nous incombaient en réponse à l’urgence médicale et aux injonctions de l’arrêté lancé par vos soins. Alors qu’un simple arrêté de mise en péril nous aurait permis de supprimer rapidement et à peu de frais le risque représenté par les gravats projetés sur la chaussée puis de reprendre les travaux en vue de la reconstruction selon le permis que nous avions obtenu ; en raison des termes mêmes de l’ « arrêté de péril imminent »nous étions tenus d’accepter les décisions de l’expert qui a exigé la construction d’une paroi de renfort « très couteuse » de son avis même , pour pallier à un « péril » qualifié «d’imminent »

Face au montant astronomique du devis émis par la société SOLTECHNIC,choisie, sans appel d’offre, je me suis rendue dans vos bureaux ; en présence de Melle Laurie-Anne LAROQUE, à l’époque cadre administrative à la mairie, vous vous êtes  ainsi exprimé : « si vous refusez de faire exécuter ces travaux , c’est la municipalité qui s’en chargera et vous présentera la facture »,aucune alternative et le ton péremptoire nous mettaient dans la situation de fautifs devant des juges appliquant une sentence plutôt que de victimes auxquelles on accorde le soutien et la commisération qu’elles méritent. Que se serait-il passé si au lieu d’acquiescer à l’injonction qui nous était faite nous avions choisi de vous laisser l’entière responsabilité des travaux ? nous savons maintenant que c’est ce que nous aurions du faire nous aurions pu exiger à notre tour que la procédure soit respectée : appel d’offre ,comparaison de devis , expertise du terrain par un géotechnicien indépendant ,confirmant qu’il y avait bien «  péril » et que ce péril était «  imminent » Toutes ces lacunes grèvent lourdement l’ensemble de cette procédure dont nous sommes si gravement victimes ; alors que le seul reproche que l’on puisse nous faire est d’avoir acquiescé, en confiance aux injonctions qui nous étaient faites par l’autorité municipale et les représentants du droit entre les mains des quels notre sort était placé.

Après cinq ans de réflexion douloureuse , à défaut d’études de droit telles que celles dont peut se prévaloir le commissaire aux comptes que vous êtes, notre simple bon sens , relayé par les avis de deux avocats nous permettent de dénoncer la pertinence des décisions prises au tout début de cette affaire, qui n’aurait jamais du être ; malgré notre répugnance à lancer de nouvelles procédures dont nous savons, hélas, par expérience qu’il ne suffit pas d’avoir raison pour être justifiés, nous sommes déterminés à ne jamais abandonner le combat pour retrouver l’intégralité de ce que nous avons perdu à défaut de ces cinq années de vie familiale irrémédiablement gâchés….

 

L’assurance AREAS délivrée du soutien de son assuré à la faveur d’une clause de non garantie, (connue de tous les avocats dès cette fameuse réunion) n’avait plus qu’à nous réclamer la somme indument versée par elle : je laisse à votre lucidité et à votre honnêteté le soin  de donner un nom à cette astucieuse manipulation, véritable cas d’école pour un étudiant en droit même novice.

Pourquoi nous adresser à vous ce soir ? en premier lieu parce que vous êtes en tant que Maire le représentant du droit et de la loi et que la situation à laquelle nous sommes réduits est un déni de l’un comme de l’autre ; alors que le seul reproche que l’on puisse nous faire est d’avoir acquiescé en confiance aux représentants du droit et à leurs initiatives voici que nous sommes plus mal traités que des voyous ou des criminels ; l’éventualité que nous puissions être spoliés de nos biens et pourquoi  pas mis à la rue alors qu’aucune faute ne peut nous être reprochée a de quoi émouvoir le Maire et l’honnête homme que vous êtes sans aucun doute. Depuis toujours notre confiance vous a été acquise pour preuve la gestion de notre SCI familiale que nous avons confiée à votre cabinet comptable, plus que tout autre vous connaissez à quel point nos conditions financières sont affectées sans parler du sinistre humain et de la violence que nous subissons au quotidien. En conscience de notre détresse face à l’injustice que nous subissons, vous engagez-vous monsieur le Maire avec l’ensemble de votre conseil municipal à nous soutenir à fin d’obtenir réparation des dommages que nous subissons et d’avoir l’assurance qu’en tout état de cause nous n’aurons pas à subir la spoliation qui nous menace ? 

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