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Des vœux aux forces vives !

Publié le 31 Décembre 2014 par Un Oeil Sur Villemur dans Politique

 

 

L’expression  «  forces vives » aurait été utilisée par les communistes surtout, et parfois par des  gens de gauche qui ne sont pas communistes. Les forces vives désignent de façon assez vague tous ceux qui travaillent et qui sont producteurs de richesse.

Cette définition pour le moins simpliste a l’avantage de mettre en avant ce qui représente la vigueur d’un pays.

Y aurait-il  d’un côté ceux qui produisent de la valeur économique et de l’autre ceux qui produisent de la générosité. Ceux qui  produisent de la valeur économique, mieux structurés, passent pour détenir assez de puissance et de capacité pour constituer face au gouvernement des forces de pressions et de négociations, qu’en est-il de ceux qui produisent de la générosité ?

Le monde associatif  bien que de mieux en mieux structuré reste privé de réelles capacités d’intervention.

Il est un peu long le discours qui suit mais très intéressant à lire en considération du temps écoulé depuis…

 

Discours aux forces vives  prononcé par François Mitterrand,

Président de la République

 

 

Mesdames et Messieurs,

Je suis heureux de vous recevoir en ce début d'année pour une raison qui vous paraîtra évidente mais je dois cependant, en votre compagnie, saluer le commencement d'une nouvelle année 1994


C'est même une curieuse habitude de nos sociétés modernes que de fêter l'année de plus, celle qui vient, mais aussi celle qui s'en va. Mais enfin, comme l'espoir prend toujours le pas sur l'expérience, vive 1994 ! Et je souhaite que pour vous cette année soit plus favorable que toute autre et qu'elle corresponde autant qu'il est possible à vos vœux personnels, à vos souhaits, à ce qui permettra l'épanouissement de votre propre vie, familiale, amicale, professionnelle.

J'ai pris l'initiative, il y a maintenant une douzaine d'années, de convier un certain nombre de personnes - sous une dénomination un peu bizarre - qui jusqu'alors n'avaient pas accès ou n'étaient pas admises à ces rencontres de début d'année entre le Chef de l'Etat et ce que l'on appelle les corps constitués, les différents représentants des assemblées, de l'armée, enfin les diverses institutions.

Vous n'êtes pas les représentants d'institutions mais vous prenez éminemment part à la vie du pays. Ce serait une vue bien abstraite que de limiter l'image que l'on se fait d'un pays comme la France, à ceux qui certes le méritent, et doivent être à ce titre distingués, mais qui sont l'appareil d'Etat ou l'appareil institutionnel. Il est bien, en tout cas, non pas d'entendre la contrepartie, ou de faire la contre-épreuve - ce ne sont pas des pouvoirs ennemis - mais de compléter l'information que je dois avoir et la possibilité qui est la mienne de rencontrer les représentants, tout simplement, de la France. Vous en êtes. Vous représentez des associations, des syndicats, des organisations de toutes sortes qui vivent la vie du pays et souvent animent le pays, qui serait bien privé de la représentation ou de l'expression dont vous êtes, vous-mêmes, les interprètes.

Je profite de l'occasion qui m'est donnée pour vous donner quelques indications, quelques explications, notamment sur ce que j'ai pu dire, au cours de ces derniers jours, précisément pour fêter l'année nouvelle à l'écoute des Français.

Mais auparavant, car je n'en ai pas parlé jusqu'ici, il faudrait faire le point sur l'état de l'Europe, enfin de l'Europe dans laquelle nous sommes, institutionnellement, non pas de l'Europe dans son ensemble, bien qu'un jour il faudra bien s'en occuper davantage : l'Europe des Douze, l'Union européenne de récente naissance puisqu'elle a vu le jour après l'ultime ratification du Traité de Maastricht, intervenue quelques mois au-delà des prévisions initiales qui se situaient au début de 1993. Cette année a vu l'arrivée sur cette terre de l'Union européenne : 340 millions de personnes, un marché unique, plus de frontières et un destin commun à douze pays en attendant les autres. Le Danemark d'abord, la Grande-Bretagne ensuite et, pour des raisons de pure forme constitutionnelle, qui ne sont pas négligeables mais qui n'avaient pas de signification politique, la République Fédérale d'Allemagne ont pris quelque temps pour mettre en accord leurs engagements européens et l'adoption des textes nouveaux par des procédures de leur choix. Et de ce fait, l'Union européenne n'a été officialisée que très récemment, c'est-à-dire dans le dernier quart de l'année 1993.

Mais les esprits s'inquiétaient. Pour les Français, c'était déjà fait depuis le vote référendaire en faveur de Maastricht et ils s'étonnaient qu'il fallût tant de temps pour que cette union nouvelle commençât de produire ses effets. On peut donc dire qu'il y a eu des mois d'incertitude pendant lesquels s'est aggravée la dépression économique dont les conséquences sociales sont évidentes et que vous connaissez mieux que personne. Il y a donc eu une phase pénible de scepticisme à l'égard de l'Europe. Dira-t-on que c'est terminé ? Non, mais désormais, dès lors que le droit et le fait se confondent et que l'Union européenne est enfin en mesure d'agir, il sera possible de démontrer cette existence par des actes positifs que j'espère bénéfiques à l'ensemble des Européens.

Mais cependant, je vous rappellerai qu'à Maastricht il n'avait pas été possible de faire adopter la compétence de la nouvelle Union européenne en matière sociale. Il a fallu signer un traité, un acte diplomatique particulier, à onze mais non pas à douze, la Grande-Bretagne s'y refusant. Et comme en raison du Traité de Rome et des Actes subséquents, on doit être unanime pour adopter une réforme de cette envergure, cela a donné : Maastricht oui, l'Europe sociale non - mais comme nous la voulions, nous avons, les onze autres, décidé de nous engager entre nous sur un autre Traité, qui n'est donc qu'une sorte de vague projection de l'Union européenne, bien réelle cependant.

Il serait très souhaitable que dans les mois qui viennent ou dans les années qui viennent les douze se retrouvent à douze, ou même davantage, puisqu'on peut attendre de nouvelles adhésions : une treizième, une quatorzième, peut-être une quinzième, peut-être une seizième dans les mois qui viennent, c'est-à-dire avant la fin 1994. A ce moment-là, un corps, un espace social européen trouverait des bases solides. Cependant il a été entendu à Maastricht entre les signataires qu'un début d'Europe sociale devait être décidé.

Ce n'est qu'un début. D'abord, il faudrait consulter, rencontrer les intéressés eux-mêmes, du moins leurs représentants qualifiés, leurs mandataires. Ensuite, il faudrait aller plus loin dans l'harmonisation des obligations sociales sans quoi, bien entendu, cette disparité provoquerait quelques dangers économiques, dès lors que l'on ne serait pas tenu aux mêmes règles à l'intérieur du même marché : c'est d'ailleurs ce qui se passe encore aujourd'hui. Des pays très désireux d'aller plus loin avec la France, qui s'est trouvée en tête de ces propositions, et qui, eux-mêmes, ont une disposition d'esprit très favorable mais qui ont un grave retard économique, comme l'Espagne par exemple, se trouvaient dans l'obligation d'être prudents, de peur d'être contraints de se savoir soumis soudainement à des obligations sociales qu'ils n'auraient pas été capables de remplir. Mais nous avons continué, chaque fois que l'occasion nous en a été donnée, - il y en a eu plusieurs - de remettre sur le tapis cette discussion essentielle.

Comment imaginer qu'il pourrait y avoir une Europe politique, économique et militaire qui n'aurait pas un soubassement social cohérent ? On ne fera pas l'Europe économique sans le consentement de ceux qui en sont les artisans et qu'on dénomme ordinairement du terme générique : les travailleurs, en tout cas l'ensemble des salariés.

Je tenais à commencer par cette remarque pour vous dire qu'en fait, si la cohésion de l'Europe est renforcée par les accords que je viens d'évoquer, si l'Europe sociale ou l'espace social européen commence à paraître plus clairement, pour rattraper le retard pris, il n'en reste pas moins aujourd'hui que certaines données concrètes peuvent réveiller l'espérance. Il en va ainsi du Livre blanc qui a été soumis par M. Delors à la dernière réunion de Bruxelles sous présidence belge. Beaucoup de réunions se tiennent à Bruxelles parce que Bruxelles est une des capitales de l'Europe mais la présidence belge n'intervient comme les autres qu'à son tour, qui ne revient pas souvent. Lors de cette réunion sous présidence belge, une présidence qui a été au demeurant efficace, excellente, que nous avons tenu à féliciter pour l'utilité de son travail, on a pu constater un gros effort pour créer l'harmonie, développer en commun et au même moment les capacités des différents pays, je veux dire des Douze. Tout cela a été assez sensible, même si s'est mêlée à la discussion, bien que ce ne fût pas à l'ordre du jour mais la nécessité s'imposait par la concomitance des dates, la négociation commerciale du GATT, qui, exigeait que l'Europe prît une position commune de façon à mandater comme il convenait ses représentants à Genève.

Il a donc été possible de faire des pas en avant sensibles, et la France a joué sa partition dans cet ensemble de la manière que vous savez.

Je noterais, parce que cela doit vous intéresser, qu'a été adopté un plan d'envergure, un plan qui va permettre à l'Europe en question de lancer des équipements, des grands travaux, des travaux d'infrastructure, capables de mettre au travail des dizaines - on peut même peut-être dire des centaines - de milliers de travailleurs dans l'Union européenne et autour de ces grands travaux de réveiller l'économie.

Ce qui a été décidé représente, pour parler de notre monnaie nationale, huit cents milliards de francs et tout chef d'entreprise ou tout responsable de syndicat sait ce qu'une somme initiale peut générer de démarches et entreprises subséquentes, de telle sorte que l'on peut multiplier par trois le mouvement économique et financier que cela représente.

Cela nous intéresse, nous, en France, en particulier, d'un point de vue égoïste, même si ce qui nous animait c'était notre volonté de construire l'Europe, mais la géographie nous a placés de telle sorte qu'un certain nombre de ces grands équipements doivent passer par la France. De ce fait, nous voyons dans cette décision une possibilité de hâter la mise au point d'un certain nombre de grandes infrastructures qui, de toute manière, seraient lancées mais sur les simples financements français, donc plus lentement. Cela a été défendu à Bruxelles par le Premier ministre, par moi-même, par le ministre des affaires étrangères avec le concours d'autres chefs de délégations et celui du président de la Commission européenne.

Le deuxième point que je veux traiter devant vous, c'est celui de l'appel que j'ai lancé aux organisations syndicales et patronales autour de la mise au point d'un contrat social pour l'emploi. C'est un appel à la solidarité, à l'entraide, aux débats, aux projets, à la mise à plat, aussi, des sujets qui nous prennent à la gorge en raison de la montée constante du chômage. C'est une proposition qui a valeur d'idée ou de projet mais qui ne peut être mise à exécution que si l'Etat et les organisations intéressées veulent bien mettre la main à la pâte de cette façon-là.

Naturellement, déjà, l'écho m'est parvenu de l'intérêt qu'elle a suscité chez certains mais aussi, m'a-t-on dit, des réserves évoquées par d'autres : il eût été vraiment surprenant qu'il en fût autrement. Je me serais cru soudain transporté au seuil de la nouvelle année dans un pays inconnu de moi, en tout cas, je me serais senti tout d'un coup très éloigné de mon pays ! Mais j'aime mieux y rester et le retrouver tel qu'il est, avec quelques inconvénients, vous l'admettrez, mais aussi un grand avantage : on discute mais, même quand on ne s'entend pas, on reste les enfants du même pays, qui aimons le rester, s'entendre, discuter, avancer, et on aboutit ainsi, quand même, à des progrès.

Il nous faut créer des emplois et des millions d'emplois. Les efforts déployés depuis des années n'ont pas été sans résultat : pendant que le chômage s'est accru, des emplois ont été créés en grand nombre ; mais les deux chiffres ne se recoupent pas, vous comprenez facilement pourquoi. Il faut tout de même aboutir au reflux du chômage, à la résorption du chômage de longue durée, à la réduction du taux de chômage dans une proportion que je ne saurais quantifier. Pensons tout de même qu'aujourd'hui trois cents milliards de francs sont consacrés à combattre le chômage, à soutenir les personnes qui souffrent du chômage et que cette somme correspond à plus de trois millions d'emplois payés au SMIC.

C'est une charge considérable, juste économiquement et socialement. Que pas un mot ne soit compris par vous comme une réserve quelconque à l'écart de cet effort considérable de la Nation, mais on peut imaginer que de telles sommes pourraient être employées, disons plutôt à combattre ou à faire reculer le mal qu'à l'entretenir. Et je ne pense pas qu'il y ait d'autres moyens que la reprise - elle n'a jamais vraiment cessé mais enfin, tout de même, disons plutôt la "relance", le mot est à la mode - de la politique contractuelle.

Il ne peut pas s'agir d'employer des termes qui ont pris un sens souvent péjoratif : je ne pense donc pas à un "pacte social" ; les mots par eux-mêmes sont parfaitement acceptables mais ils signifient quelque chose d'irritant ou de déplaisant en raison du passé. En revanche, je crois que la politique contractuelle doit continuer d'être le soubassement de toute action sociale en France : ce sont les intéressés eux-mêmes qui discutent et l'Etat, représenté par le gouvernement, est également intéressé. A lui d'intervenir quand il le juge bon, autant que possible avec l'accord des partenaires sociaux.

Je pense qu'on parle beaucoup, depuis quelque temps, du sens de la démocratie en France et je me garderai de revenir sur ce sujet sans quoi les interprétations finiront par fleurir jusqu'à m'étouffer. Mais qu'appelle-t-on la démocratie sociale ? Elle a, dans mon esprit, une priorité. Je connais, comme vous, l'histoire de la République : elle est née sous la grande et première révolution, mais c'était une démocratie politique. Elle a coïncidé par le hasard et le malheur des temps avec l'arrivée de la première révolution industrielle. La démocratie politique s'est trouvée, dans les faits, contredite le plus souvent par les formidables injustices sociales qui ont commencé, à cette époque, de gouverner le XIXème siècle.

Alors, on s'est trouvé en contradiction avec les principes écrits sur le fronton de nos bâtiments publics "Liberté, égalité, fraternité". Fraternité c'est venu un peu plus tard. Liberté politique et égalité, espérons-le, il faut y travailler. Fraternité, faisons des vœux, c'est l'occasion, pour que la nature humaine change un peu mais c'est hors de mon pouvoir. Donc, "Liberté, égalité, fraternité" : pas commode à mettre en œuvre, et très rapidement ! Les fondateurs des nouveaux groupements sociaux pour la défense du prolétariat pensaient qu'il serait utile que la démocratie politique fût doublée et triplée par une République qui serait démocratique, économique et sociale. Tout cela a été l'œuvre d'un siècle et demi ou même, on peut le dire, de presque deux siècles. Deux siècles après, on peut faire un bilan, il est loin d'être négatif. Action et réaction, force et force, antagonismes, souvent règlement amiable qui n'est jamais venu de rien, je dois dire qu'aucun progrès social n'est tombé du ciel. Mesdames et Messieurs, je voudrais vous en informer si jamais vous l'aviez pensé, et si certains - Aragon l'a dit mieux que moi auparavant - croient au ciel, ils ne croyaient quand même pas que les progrès sociaux tombaient de là. D'où sont-ils tombés ? De nulle part, ils sont toujours venus des justes conflits démocratiques, c'est-à-dire de l'opposition des thèses et des forces. Finalement, cela a marché. Pas assez, pas toujours, mais assez marché pour qu'en 1994 on puisse regarder derrière soi avec le sentiment d'un pays fortement évolué. Il peut servir, dans beaucoup de domaines, d'exemple aux autres tout en mesurant avec modestie l'immense chemin qui reste à faire. Il faut donner un contenu à la démocratie sociale, c'est le point sur lequel il convient de faire le plus de pas en avant, cela ne sera possible que s'il y a une démocratie économique car on ne séparera pas l'un de l'autre.

Donc, je n'ai pas d'autre idée en tête que de contribuer à réveiller une politique contractuelle trop longtemps tombée en sommeil. Je ne dirai pas en désuétude mais cela c'est dans notre tempérament et surtout dans notre tempérament à nous, politiques, comme si tous les bienfaits, tous les changements, toutes les abolitions pouvaient venir de la loi. C'est une façon de penser propre aux latins en général, aux Français en particulier, au point que, je le disais à M. le Premier Ministre et au Président des Assemblées dans les jours récents, on croule sous le poids des lois. Eh bien ! reposons davantage sur les contrats que vous passerez ensemble. Cela sera meilleur. Croyez-moi, il y aura moins de paperasse, moins de débats remplissant les journaux officiels et moins de juridisme et plus de sens de la réalité. Ce qui ne veut pas dire qu'il faille nier le rôle des élus. Les élus sont finalement là pour légiférer. Il le faut mais, quelquefois aussi, la loi doit servir à sanctionner, à mettre en forme ce qui a été décidé par le consentement mutuel de tous les responsables de la production, de la distribution, de tous les responsables à chaque moment où intervient l'économie.

Je voudrais dire que, sur un autre point, j'aimerais que fût reprise l'idée émise par certains responsables. Je n'en suis pas l'auteur. Mon rôle consiste d'ailleurs à ramasser ce qui me parait être le meilleur de ce que j'entends, de ce qui m'est dit, je ne me suis pas mis en position d'inventeur chaque matin en me réveillant. D'abord je finirais par m'en lasser. Ensuite aurais-je assez d'imagination créatrice ? Pourquoi le bonheur des peuples dépendrait-il seulement de la décision du Chef. de l'Etat qui - la Constitution m'oblige à me le rappeler de temps à autre - compte aussi sur d'autres pouvoirs ? Et d'ailleurs c'est très bien comme cela car, mais ce sont des apartés que je fais pour moi-même, si je suis assez sûr de moi, je ne suis pas assez sûr des autres. Alors les choses sont ainsi faites que je pense que beaucoup d'idées doivent être recueillies à travers la presse, les débats parlementaires, les débats théoriques, les revues syndicales, c'est ce que je fais. Il me semble qu'il faudrait créer, développer des associations afin de satisfaire les besoins sociaux, en général des emplois de proximité. Mais qui peut en prendre l'initiative ? Il faut des négociations entre les organisations syndicales et les représentants des collectivités locales. Croyez-moi, les communes pourraient aider à la création sur leur territoire d'associations pour répondre aux besoins sociaux identifiés. J'ai été maire de commune et président de conseil général pendant de longues années, je sais de quoi je parle ! Que ce soit de la garde ou de l'aide aux enfants en difficulté, de l'assistance aux personnes âgées, de l'environnement, des emplois familiaux, la liste serait longue...

Eh bien ! j'ai noté que cette année 80 milliards de francs avaient été transférés aux entreprises sans aucun effet sur l'emploi. C'est vrai, Messieurs les chefs d'entreprises, j'ai beaucoup vécu dans l'idée que ce qui m'était dit se réaliserait, que si on remplissait telle condition, alors 100.000 emplois seraient créés, avec cette merveilleuse expression, emprunté au vocabulaire de la mine, des "gisements" d'emplois. On trouvait des "gisements" d'emplois tous les six mois, il y avait toujours quelqu'un qui avait des gisements d'emplois en réserve, à condition bien entendu qu'on finance ceci, qu'on finance cela, qu'on supprime l'autorisation de licenciement. Naturellement, c'était toujours cher payé, mais je n'ai jamais vu d'emplois ! Comme je ne veux pas être plus cruel que nature, je réserverai à qui me le demandera les explications suffisantes pour vous démontrer que ce que je dis est exact. Alors qu'est-ce qui se passe ? Est-ce que vous pensez que ces 80 milliards, qui auraient permis de créer 800.000 emplois payés au SMIC dans un secteur social, n'auraient pas pu être en tout cas utilisés autrement ? Je me pose la question et je vous la pose, la réponse sera donnée.

Je pense qu'on pourrait enfin - et vous remarquerez, Monsieur le Premier Ministre, que, jusqu'ici, je n'ai fait appel à aucun moment aux ressources du budget ce qui a dû, quand même, vous soulager - encourager davantage l'initiative, les débats contractuels, la politique contractuelle ; cela ne coûte qu'un peu d'imagination, de peine et de temps. L'Etat n'est pas encore en cause. De même, lorsque je parlais des 300 milliards de francs que l'indemnisation et la lutte contre le chômage représentent aujourd'hui à des titres divers, je ne demandais pas l'accroissement de l'intervention de l'Etat. De même, lorsque je parle de la rencontre entre les organisations syndicales et les collectivités territoriales et que je parle de ces 80 milliards, il s'agit simplement d'utiliser autrement, de transférer ces sommes pour les rendre utiles.

Une petite remarque sur un sujet qui paraîtra mineur : je trouve que l'ensemble de ces dévouements sociaux ou de ces intelligences sociales, ces gens - cadres, ouvriers, chômeurs qui ont créé des entreprises, ils sont nombreux et certains avec réussite, ceux qui ont inventé des nouveaux produits, des services, ceux qui ont innové dans le domaine des relations sociales - devraient être davantage à l'honneur. J'y veille de mon côté, je suis sûr que les membres du gouvernement qui proposent souvent des distinctions agiront de même, quand ils ne l'ont pas fait déjà : il faut qu'y soient davantage compris tous ceux que l'on pourrait appeler "les ingénieurs sociaux", il faut qu'ils soient reconnus comme des créateurs et des éléments vivifiants de la société française, tout autant que beaucoup de représentants d'associations ici représentés ou que de fonctionnaires, parfaitement méritants, mais qui ne devraient pas avoir le monopole de la représentation.

Eh bien ! discutez ! Voyez ce que vous avez à faire ! Débattez ! D'abord entre vous. Le rôle d'un gouvernement républicain c'est de prêter la main, d'encourager - et Dieu sait s'il l'a fait souvent ! Quel que soit le gouvernement en place, je n'exclus personne de ce compliment - au fond lorsqu'il a fallu donner ce qui manquait, cela a été fait et c'était souvent difficile quand on sait les charges qui sont aujourd'hui assurées par la puissance publique.

J'en ai terminé bien que j'aie beaucoup d'autres choses à vous dire. Elles seront pour l'année prochaine. Il faut que nous ayons aussi la sagesse de distribuer le temps. Nous sommes ici pour des vœux, ces vœux sont naturellement personnels et vont vers vous. Chacun d'entre vous a sa vie, a les siens, c'est-à-dire ceux et celles qu'il aime, son environnement naturel. Vous avez aussi la passion du service que vous remplissez comme représentant de l'organisation que vous avez choisie. Je fais des vœux pour vous à tous ces titres et je vous dirai pour simplifier, parce que c'est plus commode et compris de tout le monde, bonne et heureuse année 1994 !

 

Où en sommes- nous au seuil de 2015 ?

 

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Bonne et Sainte Année 2015

Publié le 31 Décembre 2014 par Un Oeil Sur Villemur dans Foi et société

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Cadeau de Noël

Publié le 19 Décembre 2014 par Un Oeil Sur Villemur

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A partir de janvier, les samedis MJC

Publié le 18 Décembre 2014 par Un Oeil Sur Villemur dans Culture et loisirs

 Les samedis MJC

 Tous les Samedis MJC se dérouleront au Centre Bernadou.

La MJC vous propose de découvrir sur une matinée et/ ou après midi une activité. De la magie en passant par l’écriture, la couture ou encore l’automassage, vous pourrez dans une ambiance de détente et conviviale découvrir des pratiques culturelles de toutes sortes.

Pour organiser au mieux ces moments d’échanges nous demandons une inscription et un règlement de participation avant le jour J. Vous trouverez le document d’inscription et les modalités en pièce jointe.

Toute inscription est ferme et définitive

Merci de respecter les dates indiquées pour les inscriptions.

-          Samedi 10/01/15 – De 14h à 15h30 - Self-défense

Adultes de 20 à 100 ans Pas d’expérience exigée   

Le Self-Défense est une pratique pour sortir de situations menaçantes. Il aborde des techniques d’esquives simples mais efficaces et ne nécessite pas de force musculaire particulière. Venez découvrir en toute simplicité cette activité.

Inscriptions jusqu’au Lundi 5 Janvier 2015 

-          Samedi 24/ 01 /15 – A la découverte de la poésie

De 10h à 17h30 : Atelier création et présentation en fin de journée de l’œuvre de Mme Soumeillan (Nous vous proposons un repas partagé pour le midi).

Du poème aux nouvelles en passant par les contes et les fables, vous pourrez découvrir ou approfondir le plaisir d’écrire et exprimer sa pensée. Accompagnés par Maria Soumeillan, venez passer une journée de détente et de partage. La participation à cette journée vous permet d’accéder au concours « Le Fleuret Poétique de Midi Pyrénées », gratuitement.

Inscriptions jusqu’au 15 Janvier 2015 

-         Samedi 21 Février – De 10h à 12h30 - Auto Massage (Do in)

Adultes

Présentation de l’activité : Le but de l’automassage (Do in), est de stimuler les énergies vitales du corps par une action sur des points d’accupression et sur les méridiens d’énergie. Avec Mr Vitor de Pinho (Energéticien relaxologue) vous travaillerez sur la respiration, les points agissant sur les maux de tête, la détente. En résumé : Détente et énergie.

Un petit livret reprenant les exercices sera remis à chaque participant(e).

Inscriptions jusqu’au  Vendredi 13 Février 2015

 

-         Samedi 21 Février – De 10h à 12h – Décoration sablés et Cup Cake

Parents et enfants

Présentation de l’activité : Sur le thème de l’hiver, venez découvrir l’art de la décoration des sablés et Cup Cake. Informations sur face book : i eat fun cakes.

Inscriptions jusqu’au  Vendredi 13 Février 2015 

-         Samedi 21 Février – De 14h à 16h - Décoration sablés et Cup Cake

Adultes

Présentation de l’activité : Sur le thème de l’hiver, venez découvrir l’art de la décoration des sablés et Cup Cake. Informations sur face book : i eat fun cakes.

Inscriptions jusqu’au  Vendredi 13 Février 2015

 

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En attendant le père Noël...

Publié le 18 Décembre 2014 par Un Oeil Sur Villemur dans TAFTA

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UNE LAICITÉ MAL CRÉCHÉE

Publié le 17 Décembre 2014 par Un Oeil Sur Villemur dans Foi et société, Notre actualité

 

MARIANNE ET JÉSUS S'INVITENT À L'ÉTABLE DE NOEL

 

Par Jean Philippe TIZON

 

Drôle de société qu'est la nôtre. Capable du meilleur comme du pis. De travailler la précision sociétale au micron près et de tout foirer au macron des chinoiseries. De s'indigner, au moins moralement, devant la croissance exponentielle des fortunes de quelques-uns (1) et ne pas réagir  -ou si peu- afin d'imposer un partage fiscal équitable. Se déclarer contre la finance mondialisée et accepter à mot couvert le principe du TAFTA accord de libre-échange au seul bénéfice des USA. Se dire socialiste, ne pas croire en la lutte des classes mais placer son argent  en Suisse  voire  se  déclarer  souffrir de phobie  administrative. A l'UMP, il devient  aussi possible d'oublier  le don offert par Mme Bettencourt, les dépassements de quelques millions de Bigmallion, les rétro-commissions de-ci  de-là. Alzheimer quand tu nous tiens...

 Dans ce contexte de chienlit institutionnalisée, la petite Bleu Marine engrange, jubile, jouit au point de se lâcher un peu. Tel papa,  elle ne se  veut pas opposée à la torture, histoire de libérer la parole refrénée .  Un beau cadeau de... Noël, pour les nostalgiques de l'OAS.

 

 

Confusion des symbolismes

autour d'un humble couple d'arabes juifs

 

Au vu de cette  ambiance saumâtre de fin  d'un système politique vermoulu, certains (es) élus (es) républicains (es) de droite comme de gauche entendent benoîtement porter un peu de douceur dans ce monde de brutes affairées. Au nom d'une vieille tradition, elles ou ils installent des crèches sur un espace public.

Les maires FN, qui ne s'arrêtent pas à une conviction près, emboîtent le pas. Les mauvais esprits progressistes y verront, après la récupération  de la laïcité, de la République avec sa devise, de la lutte contre le libéralisme mondialisé, de Jean Jaurès,  une tentative de se présenter plus catholique   que le pape François afin d'attirer l'électorat chrétien étiqueté comme conservateur.

 

Ces vils esprits ne  se trompent-ils pas ? Ne faudrait-il pas au contraire « positiver » ? En effet, qui pourrait  se plaindre aujourd'hui que des élus FN entendent accueillir, un couple de palestiniens avec un enfant. Une famille pauvre, sans papier, sans domicile fixe, exilés politiques ? Personne. Fêter des arabes juifs portant un message de paix, d'Amour, de tolérance, de partage des richesses dépasse le simple détail de l'histoire cela ne tiendrait-il pas du miracle de la Nativité ?  Bien entendu, il faut l'admettre et  l'hypothèse se veut fort probable : il se peut que la symbolique de la situation leur ait complètement échappé !!!

 

La symbolique semble aussi avoir échappé à certains militants de gauche de toutes tendances, confondant vitesse avec précipitation, laïcité avec laïcisme, Ils dénoncent ces initiatives traditionnelles au nom de la séparation de l'Eglise et de l'Etat. Désorientés devant les dérives ultralibérales du pouvoir et ne sachant plus à quel saint se vouer, ils croient ainsi redonner de la couleur idéologique à une gauche délavée.  Ils se trompent lourdement.

La laïcité ne se veut pas la négation de l'apport culturel des religions, bien au contraire. L'idéal républicain de justice  n'est-il pas une traduction laïcisée du message évangélique et de la nativité ?

 

« La laïcité n'est pas une option spirituelle parmi d'autres,

elle est ce qui rend possible leur coexistence »

 

En termes d'identité culturelle, le pays s'inscrit dans  une coutume judéo-islamo-chrétienne. Islamo (2)  parce que notre pays comme d'autres a été influencé par l'Espagne arabo-andalouse avec ses apports philosophiques, scientifiques considérables. Plus de 600 mots français proviennent de racine arabe. Réalités occultées  qui, au vu de la situation internationale, peuvent conduire l'Occident et l'Orient vers une aventure funeste.

Le fait cultuel au fil des millénaires est devenu un fait culturel intégré pour partie dans les représentations sociales des  individus. Le fait cultuel laïcisé prend pour intitulé   « le fait religieux »

Dans ce contexte, le fait religieux demeure une notion étendue, Régis Debray le définit (3) « comme un fait de psychologie collective d’ordre mental mais ayant acquis en chemin une dimension totalisante, en affectant réellement un espace social, des comportements individuels et des formes d’organisations collectives »

 

Se pose alors le principe de la laïcité Celle-ci, selon le philosophe « place la liberté de conscience (celle d'avoir ou non une religion) en amont et au-dessus de ce qu'on appelle dans certains pays la « liberté religieuse » (celle de pouvoir choisir une religion pourvu qu'on en ait une). En ce sens, la laïcité n'est pas une option spirituelle parmi d'autres, elle est ce qui rend possible leur coexistence, car ce qui commun en droit à tous les hommes doit avoir le pas sur ce qui les sépare en fait.(4) »

 

En confondant laïcisme avec laïcité, la démarche revient à  dogmatiser, idéologiser une démarche en lui donnant un caractère quasi intégriste au sens religieux du terme. Elle revient à pratiquer un anathème, à diviser les hommes  et non à défendre la laïcité avec ses valeurs de tolérance. Celle-ci pour mémoire  entendait abolir le principe de religion d'Etat et non supprimer les religions et leurs influences transculturelles.

La laïcité a besoin non d'un laïcisme mais peut être d'une « laïcitude » au sens de la négritude d'Aimé Césaire. Osons ...

 

«  (…) la Négritude (la « laïcitude ») comme philosophie de la réconciliation de l'homme -noir- humilié et offensé avec lui-même. La Négritude  (la « laïcitude ») c'est cet élan dont à tout moment et à toute époque, nous devrions nous inspirer, cet élan qui a consisté à fissurer irréversiblement le mur des suffisances de l'ethnocentrisme. »

Ainsi, Marianne devrait  partager en tout quiétude l'étable de Noël avec Jésus en ayant en plus à l'esprit ces Paroles de Marie  (5)«  (…) Déployant la force de son bras, il disperse les superbes, Il renverse les puissants de leurs trônes, il élève les humbles, Il  comble de bien les affamés, renvoie les riches les mains vides (...) » Paroles qu'une certaine    gauche  a bien du mal à mettre en œuvre d'où peut-être la nécessité de transformer la laïcité en idole quitte à en oublier l'esprit.

 


 

 

*********************

  1. Quant à ceux qui s'inquiètent au nom du respect des musulmans, faut-il souligner que nombre d'entre eux  fêtent Noël. De plus  le Coran reconnaît Jésus (Isa) (comme un grand Prophète. Marie ( Maryam), sa mère, est le seule femme citée dans ce Livre Saint.

 

  1. 67 milliardaires se partagent à eux seuls une richesse équivalent à celle de la moitié de l'humanité (source Oxfam, CCFD, etc)
  2. Etudes, septembre 2002
  3. «  L'Enseignement du fait religieux à l'école laïque ». Rapport au ministre de l'Education Nationale de M Régis Debray -préface de Jack Lang- in Edit Odile Jacob, 2002
  4. Le Magnificat (Luc chap 1, versets 46-56)

 

 

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Conseil Municipal du 15 décembre 2014

Publié le 16 Décembre 2014 par Un Oeil Sur Villemur dans Notre actualité

 

 

Pas de discours d’introduction pour ce conseil routinier, tout de courtoisie entre questions et réponses. La trêve de Noël en quelque sorte…

De quoi passer une fin d’année paisible en attendant 2015.

 

 

Cinq absents avec procuration pour la majorité, un avec procuration pour la minorité

 

ADMINISTRATION GENERALE :

 

  • Présentation du rapport d’activités 2013 du SIAH de la région de Villemur.
  • Présentation du rapport d’activités 2013 du SIE de la région de Villemur.
  • Présentation du rapport d’activités 2013 du SIAH du PAR de Villemur.

Ces trois rapports d’activité doivent être communiqués en conseil Municipal et sont accessibles à tous auprès de l’accueil de la mairie.

 

 

  • Déclassement de documents de la médiathèque. Année 2014.

 

Des documents, essentiellement des livres sont chaque année déclassés.

1/3 environ des 365 ouvrages sera détruit car très endommagés. Les autres peuvent être récupérés par des associations ou coopératives scolaires.

Il est interdit de les revendre.

Une braderie est envisagée au printemps prochain.

 

 Adopté à l’unanimité

 

 

  • Recrutement et rémunération des agents recenseurs.

 

15 agents recenseurs seront recrutés, un par district pour recueillir les bulletins de recensement.Ils sont rémunérés au prorata des imprimés récupérés, et ceux qui utilisent leur véhicule recevront une indemnité kilométrique.

Le recensement se déroulera du 6 au 13 janvier pour ce qui concerne la reconnaissance par les agents et du 15 janvier au 14 février pour la collecte auprès des habitants.

 

Adopté à l’unanimité

 

PERSONNEL :

 

  • Modification du tableau des effectifs. Accroissement temporaire d’activité.

Deux postes sont créés :

Un adjoint technique deuxième classe à temps complet pour les ateliers municipaux.

Un adjoint administratif deuxième classe à temps non complet, assistante du maire.

 

Adopté à l’unanimité

 

FINANCES :

 

  • Budget principal : inscription de crédits en dépenses d’investissement avant le vote du budget primitif 2015

 

Avant que ne soit voté le budget pour 2015, monsieur le Maire est autorisé à engager, liquider et mandater le quart des crédits ouverts au budget de l’exercice 2014.

 

Pour 2014 : Crédits d’investissement                        :        2 339  186

                  : Crédits de report                                     :           881 910

                  : Solde exécution section investissement  :           175 903

 

                                                                            Total :        3 397  000

 

Le remboursement du capital de la dette s’élevant à    :            403 865

 

Monsieur le Maire est donc autorisé à utiliser 25% de 2 993 134 euros, soit 748 283 euros pour l’année 2015 en attendant le vote du budget.

 

Adopté à l’unanimité

 

  • Budget assainissement collectif : inscription de crédits en dépenses d’investissement avant le vote du budget primitif 2015.

 

Idem pour ce budget dont le montant à considérer s’élève à 4 296 660,77 euros

 

Monsieur le Maire peut être autorisé à engager 1 074 165,19 euros pour 2015

 

Adopté à l’unanimité.

 

 

  • Avance sur subvention 2015 à l’association « aux royaume des petits ».

 

Entre la subvention de fonctionnement  communale, 286 391euros et le reversement de la CAF (contrat enfance) pour 103 000euros, l’association perçoit 389 391 euros.

La participation de la CAF sera versée aux mois de mars et juillet, une avance sur subvention est donc consentie pour assurer le paiement des salaires et charges sociales.

Il ne peut excéder 49% de la subvention consentie en 2014, soit 194 000euros. Cette somme sera versée en trois fois d’ici mars.

 

Adopté à l’unanimité.

 

  • Avance sur subvention 2015 à l’ASV rugby.

Idem pour cette association qui a perçu 15 000euros de subvention en 2014 et recevra 5000 euros soit 33% de la subvention accordée faire face aux problèmes de trésorerie.

 

Adopté à l’unanimité.

 

 

  • Avance sur subvention 2015 à l’association « espaces jeunes ».

 

Cette association perçoit une subvention de fonctionnement de 327 434eurosplus comme pour la crèche une participation de la CAF de 48 300 versée en mars et juillet,  soit un total de 375 734euros

Il est proposé de verser 111 000euros répartis en trois versements d’ici mars.

Adopté à l’unanimité ;

 

  • Assainissement du chemin de la Garigue. Demande d’aide financière auprès de l’Etat au titre de la Dotation d’Equipement des Territoires Ruraux 2015 (DETR 2015).

Il s’agit de procéder à la mise en place d’un réseau d’eaux usées pour une longueur de 1350 m environ avec pose d’un poste de refoulement.

Le bureau d’étude NALDEO a estimé le coût des travaux à 864 000euros TTC

Ce projet peut être subventionné par la DETR à hauteur de 50%, soit 360 000euros,  une partie sera assurée par l’autofinancement, 367 825euros  et le reste par le taux de compensation de la TVA., 136 000euros.

 

Monsieur Boudet s’inquiète de savoir s’il y aura réellement possibilité de recourir à la DETR car ces travaux n’étaient pas inclus dans le schéma communal d’assainissement.

L’état pourrait opposer cela et ne pas participer, le Conseil Général en fait lui une règle pour subventionner, dans la circonstance la question ne se pose pas puisqu’il ne peut y avoir cumul de subvention au titre de la DETR avec subvention émanant du CG.

A la question de Monsieur Boudet  sur l’autre possibilité d’assumer les frais si il n’y avait pas possibilité d’obtenir la DETR du fait de la non inscription des travaux au schéma d’assainissement, Monsieur le Maire dit qu’il aura, au vu des baisses de coût des travaux liées aux difficultés rencontrées par les entreprises pour obtenir des chantiers , moyen de  profiter de cette délation pour équilibrer l’ensemble des comptes avec le prévisionnel des stations d’épuration, y compris celle de Sayrac.

Monsieur le Maire met en avant la logique de faire ces travaux avant de restaurer la chaussée.

Monsieur Boudet s’inquiète aussi des projets de construction sur cette zone, projets qui ne correspondent pas aux directives du Scot sur le pastillage, les constructions étant prévues de chaque coté d’une route excentrée. Cela ne pourrait-il être assimilé à un étalement urbain ?

Monsieur Rebeix précise que le Scot n’a pas opposé de remarque au projet et que la préfecture n’y voit pas d’inconvénient dans la mesure où la zone UM actée en 2013 n’est pas remise en cause..Des terrains seront ouverts à la construction en lien avec l’assainissement  mais dans le respect de cette zone.

Le projet s’inscrit dans la continuité de celui lié à l’espace hôtelier prévu sur la zone.

 

Adopté à l’unanimité.

 

  • Convention de reversement de la redevance assainissement avec le SMEA 31. Compétence « transfert des eaux usées ».

Il s’agit d’une convention qui formalise le reversement de la part revenant au SMEA par la commune.

 

Adopté à l’unanimité.

 

TRAVAUX :

 

  • Mise en place de l’éclairage public chemin de Lisar. Annulation de la décision du 28 juillet 2014.

 

La commune à été informée d’une erreur dans l’estimation du coût des travaux envisagés.

Le conseil reporté sur le site de la mairie ne stipule pas le montant de ces travaux.

Les notes retranscrites sur le compte –rendu non officiel du blog donnent la somme de 22 777euros avec une somme restant à la charge de la commune de 6596euros..

 

Monsieur le maire dit que l’engagement financier est modifié dans de fortes proportions et demande le retrait de cette délibération.

 

Adopté à l’unanimité.

 

  • Mise en place de l’éclairage public chemin de Lisar (dossier 01AR52).

 

Reprise des travaux prévus, à savoir pose de 13 poteaux, réalisation d’une partie en aérien et d’une partie en souterrain sur 127 m en bordure de voie publique ;

Pose de 19 lanternes et d’une armoire équipée d’une horloge astronomique radio synchronisée.

Ces travaux sécuriseront les lieux fréquentés par enfants et sportifs.

 

Coût 38 095 euros ;

Compte tenu du fait que les travaux du SDEHG sont attributaires du taux de compensation à la TVA et qu’une demande de subvention la plus élevée possible est sollicitée auprès du Conseil Général, la somme à la charge de la commune s’élèvera au maximum à  12 938  euros.

Cette somme fera peut-être l’objet d’un emprunt..

        

Quelques questions sont posées pour mieux déterminer les lieux des travaux.

 

Adopté à l’unanimité.

 

Monsieur le Maire conclu ce conseil en souhaitant de bonnes fêtes à tous, en remerciant Monsieur Refloch, DGS avec lequel il a travaillé durant 6 mois. Il lui souhaite et espère qu’il trouvera une autre collectivité pour l’accueillir.

Monsieur Boudet dit regretter ce départ qui est le choix de la municipalité actuelle et espère que Monsieur Refloch pourra poursuivre son activité dans une nouvelle collectivité ;

 

 

Les vœux de la municipalité auront lieu le 10 janvier ; monsieur le Maire dit qu’il se rendra aussi dans les hameaux.

Le prochain conseil Municipal devrait se tenir le 19 janvier 2015.

 

 

Comme toujours ce compte-rendu se veut le plus fidèle possible. Nous restons ouverts à tout complément d’information et à toute rectification qui s’avérerait nécessaire.

 

 

 

 

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Paroles du Pape François...

Publié le 15 Décembre 2014 par Un Oeil Sur Villemur dans Notre actualité, Foi et société

Paroles du Pape François...
Paroles du Pape François...

Le Père Bachet attend les enfants qui souhaitent participer à la journée du 21 décembre le mercredi 17 décembre prochain à 17 heures à l'église.

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Conseil communautaire du 11 décembre 2015

Publié le 15 Décembre 2014 par Un Oeil Sur Villemur dans Notre actualité

 

Le « réveillons nous »  intercommunal.

 

Le menu était riche pour ce conseil communautaire. Un amuse-gueule un peu bourratif, le Pôle d’Equilibre Territorial et Rural suivi de plusieurs entrées dont une qui n’a pas ravi tous les palais car un peu trop salée (avenant Pechnauquié 3). Une future mutuelle est venue tel un verre d’eau soulager ceux qui risquaient d’avaler de travers.

Le dessert tout en légèreté a réconcilié artistiquement (résidence d’artistes) les convives alors que des spectateurs restaient sur leur soif de comprendre.

 

 

Pôle d’Equilibre Territorial et Rural :

 

 Faut-il un chef étoilé ?

 

Bonne idée de jouer de la métaphore culinaire pour évoquer ce que nous vivons avec ce PETR, tant la recette est ratée. Le fond de la casserole brulée pourra-t-il être sauvé.

Cela dépendra des qualités d’hommes de ménage de ceux qui feront la vaisselle à moins que quelques un possèdent des armes pour cesser la guéguerre.

Commençons par expliquer que les PETR vont succéder aux  Pays (Pays Tolosan pour nous) qui meurent au même moment presque que la dinde ou l’oie de noël.

L’imbroglio fait suite à la promulgation de  la loi MAPTAM (loi de Modernisation de l’Action  Publique Territoriale et d'Affirmation des Métropoles) publiée le 27 janvier 2014.

Comme les Pays, les PETR vont définir les conditions du développement économique, écologique, culturel et social d’un territoire composé de plusieurs intercommunalités

 

Normalement les pays concernés sont ceux qui étaient constitués sous forme de syndicats mixtes fermés.

 

Phase 1 :

Le Pays Tolosan est sous forme associative, à une intercommunalité près, il épouse le même périmètre que le Schéma de Cohérence Territorial, lui sous forme de syndicat.

Pouvait-il suffire de chasser l’intercommunalité intruse et de fusionner avec le SCoT pour créer ce PETR.

C’est ce que nous avions cru comprendre dans un premier temps.

 

Phase 2 :

Tout cela semble vouloir se réaliser mais, passage en force.

 Grosse contestation sur Val’Aïgo et ailleurs, élaboration de statuts peu clairs, représentativité territoriale mal définie, compétences peu lisibles et volonté d’un homme de privatiser la direction. Stop arrêtons là il faut tout revoir.

 

Phase 3 :

C’est le divorce, pour des raisons certainement réglementaires mêlées à des histoires de personnes, SCoT et Pays se séparent. Les lignes bougent, l’intercommunalité exclue est réintégrée, la population du Pays repassera de 88 000 à 106 000 habitants et il devrait prendre la forme d’un syndicat avant sa transformation en PETR.

Mais voilà, les statuts posent toujours problème.

L’incompréhension  persiste entre des élus. Le risque non défini de  prise de compétences provoque des craintes. Tout semble aller trop vite et il est obligatoire que toutes les intercommunalités approuvent les statuts.

Là où ça se complique encore c’est qu’il y a une date buttoir à l’opération, le 10 janvier 2015.

Des subventions sont à la clé et humainement parlant, le personnel de l’actuel Pays Tolosan se demande à quelle sauce il va être mangé.

 

Phase 4 :

Il est décidé de voter le principe du PETR mais de négocier la gouvernance. En deux mots, oui au PETR, non à la méthode. Le délai semble bien court pour solutionner tout cela.

 

Pourquoi la mayonnaise ne prend-elle pas ?

 

 

Le citoyen lambda qui entend toutes ces tergiversations se questionne et  s’inquiète.

 

Ce Pays Tolosan,  il a durant plusieurs années  donné d’impression de bien cuisiner, de partager le gâteau en investissant un large territoire. Tout le monde fournissait les ingrédients et se partageait la galette le mieux possible.

Elus de droite, élus de  gauche, se réunissaient autour du président en maintes occasions.

Il semblait y avoir consensus et voilà qu’aujourd’hui, certains se sucreraient plus que d’autres. Que des élus tels des enfants auraient volé des gouters à des petits camarades et lorgneraient un peu trop sur les gros gâteaux.

Hé les cuistots le temps presse, tous sans exception mettez-vous aux fourneaux et trouvez la recette équilibrée.

 

Car enfin, ce PETR, il aurait pu partir sur de bonnes bases, tout le travail antérieur du Pays Tolosan ne mérite t-il pas d’être considéré ?

Toute cette expertise acquise par le personnel, par des élus, des citoyens aussi, ne mérite t’elle pas plus de considération ?

Lors de l’assemblée générale du Pays on nous a seriné que ce PETR était indispensable pour percevoir de nouvelles subventions européennes auxquelles notre territoire ne pouvait pas  jusqu’à maintenant postuler. D’un autre coté, lors d’un conseil communautaire, il a été affirmé que ce n’était pas indispensable. Où est la vérité ?

Il semblerait que cela dépende du bon vouloir de la région. Certaines continueront à contractualiser avec des territoires sans obligation qu’ils soient des PETR, d’autres souhaitent les sécurisations juridiques et financières qui accompagnent un syndicat mixte.

Si la région conditionne l’octroi de subventions à la transformation du Pays en PETR et que les élus de notre territoire n’arrivent  pas  à accorder leurs violons, qu’adviendra t-il ?

Nous pourrions nous retrouver au régime faute de subventions européennes qui transitent par la région,  quoiqu’en disent de grands chefs.

Est-il si compliqué de donner clairement l’information ?

 

Il est aussi avancé que la répartition des sièges doit tenir compte du poids démographique de chacun des EPCI, cela est plus ou moins bien vécu car créateur d’un rapport de force.

Ne serait-il pas judicieux d’ajouter que la conférence des maires réunit tous les premiers magistrats situés dans le périmètre du PETR. N’est ce pas un moyen d’impliquer, même si c’est à minima, l’échelon le plus local et de parer quelque peu au problème posé par la répartition des sièges ?

Au niveau du Scot, il est  aisé de comprendre qu’il y a des enjeux, le PETR peut exercer cette compétence, il n’y a cependant pas d’obligation mais certaines situations sont floues..

 

Et qui songe à la société civile impliquée bénévolement depuis plusieurs années ?

Malgré quelques changements le conseil  de développement peut rester un espace de partage démocratique, porteur d’idées et de projets entre les  élus et cette société civile qui doit se contenter de subir.

 

Pensez vous en agissant ainsi, vous les élus, être transparents.

Il faut jouer aux devinettes, tiens celui-ci veut-il garder ses prérogatives, tiens tel autre a t’il des regrets ou des idées de vengeance, celui là  des objectifs..

Est-ce le moyen de redonner confiance à vos électeurs qui assistent à des conciliabules construits autour d’histoires de personnes et certainement pas de l’intérêt général.

Les mots ne valent que par les actes. Dire aujourd’hui péjorativement que le PETR est une feuille de plus au mille feuille administratif c’est avouer que le Pays l’était aussi. Alors utile ou pas cette structure qu’elle soit Pays ou PETR ?

Le citoyen assiste à une gabegie encore dénoncée lors de l’émission  Zone interdite et voudrait bien savoir ce qui est fait de ses impôts alors qu’on lui demande toujours plus d’effort et de compréhension

Vous affirmez implicitement ne pas avoir envie de vous faire rouler dans la farine, concevez que les citoyens n’aient pas envie de se retrouver dans le pétrin.

 

Une autre histoire de casseroles…

 

Il s’agit de considérer ici les travaux nécessaires à la mise en fonctionnement de la ZIR Pechnauquié 3 (voierie).

Des retards faute à la météo et certainement pas que…

Des changements de maitrise d’œuvre…

Tout cela a provoqué plusieurs recours et une transaction a finit par prendre forme et déboucher sur un compromis afin d’éviter un conflit juridique aux conséquences encore plus onéreuses que les 120 000euros consentis en dédommagement.

Monsieur Lavignolle élu de la minorité Bessièrenne interroge sur la possibilité d’anticiper ce genre de conflit qui coûte cher.

Monsieur le maire de Bessières tient à préciser que le problème est antérieur à son arrivée…

Monsieur Dumoulin dit qu’il faut bien étudier le choix des prestataires et ne pas opter forcément pour le devis du moins disant, c'est-à-dire le moins cher. Il peut par la suite y avoir des failles dans le service rendu.

A ce niveau là, tout le monde peut comprendre, imaginez que vous appeliez un plombier, il arrive sans le matériel adéquat, il ne sait  pas effectuer une soudure…, Il ne résout pas votre problème  mais vous demande tout de même de payer le déplacement…

Toutes proportions gardées…

 

Un peu de douceur pour rattraper le menu.

 

Concernant la Cotisation Foncière des Entreprises, Monsieur Roux maire de Bondigoux a sollicité une mesure qui concerne les communes de moins de 2000 habitants.

Il s’agit de l’exonération de CFE pour les médecins qui pourraient s’installer et ce pendant 5 ans. Cette mesure permet de lutter contre la désertification médicale.

La commission d’action sociale travaille à la mise en place d’une mutuelle sur l’ensemble de l’intercommunalité. Les habitants vont tous recevoir un questionnaire qui sera à retourner par ceux qui sont intéressés.

Le mode de retour n’est pas encore définitivement choisi.

Cette mutuelle devrait être accessible à toutes les personnes qui ont actuellement du mal à assumer cette protection. Ce n’est qu’à l’horizon 2016 qu’elle verra le jour si cela se révèle utile ; il faut pour obtenir des tarifs intéressants un nombre d’adhésions conséquent. A suivre…

 

Bien des efforts semblent être faits pour mutualiser des services, achats de documents urbanisme, retour sur la police intercommunale, projet de territoire avec la résidence d’artistes USINOTOPIE…

Au sujet de la police, Monsieur le Maire de Bessières réaffirme que le transfert de la compétence ne sera acceptable que s’il permet de rendre un service pour le moins égal au meilleur de l’intercommunalité (sous-entendu, le sien).

Le respect de cette demande serait source d’emplois puisqu’il faudrait respecter le ratio d’un policier pour mille habitants.

Un débat aura lieu d’ici la fin du premier trimestre 2015.

 

Les citoyens  pourront acquérir à un prix très raisonnable des composteurs auprés de l’intercommunalité. La mise en place se fera début 2015, les modalités précises  seront communiquées ultérieurement par différents moyens. (Info recueillie auprès du service intercommunal).

En fin de conseil Monsieur Gardelle a posé une question sur la compétence aménagement numérique. Sujet sensible sur le territoire villemurien, nous y reviendrons.

 

Vous retrouverez le compte-rendu officiel et plus complet de ce conseil sur le site de Val’AÏgo.

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Fête de Noël

Publié le 14 Décembre 2014 par Un Oeil Sur Villemur dans Notre actualité

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