Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Moins Je Cultive, une histoire de blé ou d’herbes folles... ?

Publié le 31 Janvier 2016 par Un Oeil Sur Villemur dans Au coin de l'oeil

  «  L’histoire communément admise des Maisons des Jeunes et de la Culture veut que ce soient les mouvements de jeunesse, certains mouvements de résistance et certains syndicats (la CGT et la Confédération Générale des Agriculteurs) qui se regroupant, aient ainsi créé la République des Jeunes, véritable préfiguration de la FFMJC. » (Extrait de l’histoire de la FFMJC sur le site internet : htpp://ffmjc.free.fr)

Nous sommes nombreux à avoir fréquenté les MJC dans notre jeunesse. Dans cet endroit génial nos origines n’étaient pas plus jugées que nos acquis, seul notre développement personnel importait.

Les cas dits  «  sociaux » y trouvaient leur place et ne dégringolaient pas dans la délinquance. En ce lieu se côtoyaient les esprits  subversifs  et la citoyenneté, tout finissait par s’amalgamer dans un esprit républicain qui se passait de discours .Esprit qui se concrétise aujourd’hui encore par ce besoin de donner à travers l’investissement de nombre d’entre nous dans le  milieu associatif que nos élus se plaisent parfois à remercier ou à exploiter.

Aujourd’hui, les MJC peuvent choisir entre deux fédérations pour les représenter :

La Fédération Française des Maisons de Jeunes et de la Culture (FFMJC)

La Confédération des Maisons de Jeunes et de la Culture de France (CMJCF)

Ces deux fédérations sont en capacité d’aider citoyens et  pouvoirs publics à travailler ensemble, à porter des projets, développant ainsi des initiatives propres à renforcer la démocratie.

Nous parlerons de démocratie tout simplement et non de démocratie participative sorte de pléonasme formalisé qui, même si nous l’utilisons, a quelque peu le don de nous hérisser.

Soit la démocratie s’épanouit avec tout ce qu’elle comporte de droits d’expression, de dialogue, d’écoute, de concertation qui se traduisent par des faits et dépassent les mots, soit elle n’est à travers  le terme participatif qu’un leurre qui perdure et est entretenu depuis trop longtemps. Un slogan électoraliste accommodé aux  sauces trop fades de  droite et  de gauche.

Appelons en encore à l’optimisme, un jour peut-être pourront nous évoquer une démocratie réellement représentative un peu plus savoureuse.

Mais revenons aux valeurs et rôles des MJC.

 Outil social incontournable elles favorisent l’émancipation, l’autonomie des individus par l’éducation, la culture, permettant ainsi de construire une société plus épanouie et plus solidaire.

Parce qu’elle est ouverte à tous, qu’elle respecte les convictions de chacun, le pluralisme des idées dans une ambiance conviviale, une MJC demeure un indispensable lieu de partage, d’apprentissage, de développement de cette laïcité dont tout le monde s’empare depuis les douloureux événements de 2015.

En contribuant au renforcement des liens sociaux elle est un pilier de cette laïcité, porteuse et fondatrice de nos valeurs républicaines.

Dans les milieux ruraux ou périurbains, souvent enclavés, la MJC constitue un moyen d’organisation du temps libre. Par les locaux mis à disposition, la reconnaissance de l’expression de la jeunesse elle  peut éviter bien des conduites à risques et constituer un rempart contre les incivilités.

Elle peut aussi favoriser l’intergénérationnel à travers ses projets et dans cette société du « chacun pour soi » être un élément fédérateur de la population dans son ensemble. N’était-il pas agréable de côtoyer localement lors de « Enfantasia 2015 »  des personnes âgées du foyer logement qui avaient fait l’effort de suivre cette marche dont le but était de sensibiliser aux problèmes d’environnement ?

Nos ainés ont bien des choses à transmettre à nos jeunes et à nous-mêmes. Chacun s’enrichit du savoir des autres, de l’approche des autres. N’est-il pas prouvé et reconnu que nos enfants influent sur nos rapports à l’écologie, sur notre sagesse au volant ?

Une MJC  garde un rôle primordial dans la formation de nos jeunes, elle participe à en faire des citoyens qui s’investiront dans la vie de leurs cités, dans le domaine associatif, qu’il soit culturel ou sportif.

Ils sauront privilégier le « faire ensemble » à la place du faire avec, et les projets réalisés en commun.

Une MJC agit en partenariat avec l’ensemble des collectivités locales et territoriales et joue un rôle actif dans l’élaboration des projets associant élus et citoyens. Par la concertation avec les élus et les personnes investies elle doit construire un projet porteur, efficace et financièrement accessible à tous. L’argent ne doit pas être un élément discriminant

En cette période de mutualisation des moyens et des effectifs humains au niveau des collectivités, la politique enfance jeunesse pourrait unir et dynamiser un territoire. Voilà une prise de conscience aisée, reste à dépasser les égos, les querelles de clocher partisanes et là ce n’est pas gagné.

Il serait pourtant urgent d’admettre que de telles attitudes détruisent notre démocratie.

Aujourd’hui en bien des lieux des MJC sont sacrifiées au nom des difficultés de financement.

Si L’ETAT porte une grande part de responsabilité, au niveau local il y a des choix politiques essentiels à effectuer et il ne faut pas se tromper. Faire vivre et perdurer une MJC en est un.

Aucun élu ne peut ignorer ce que représente bien au-delà de la symbolique une MJC.

Trop de citoyens ont oublié mais sauront se rendre compte, si elle disparait, de la place qu’elle occupait.  Il peut être compliqué de construire « autre chose ». Tout détruire coûte souvent plus cher que faire évoluer. La nouveauté pour aussi attractive qu’elle soit, perd souvent de son attrait. Une MJC porte des valeurs indestructibles.

 Gérer une commune ce n’est pas seulement construire, ce peut être aussi consolider l’existant.

Invitons  tous les élus qui spontanément ont mis leur cœur en bandoulière en se déclarant « CHARLIE » à se saisir des crayons collectés pour redonner de vives  couleurs aux valeurs essentielles que portent les MJC.

Une MJC peut disparaitre du paysage, elle restera gravée dans les mémoires  et pas seulement dans celles  des gens dits de « gauche ». Aucun discours aussi porteur soit-il ne remplace les actes.

Les MJC comme l’ensemble des développeurs culturels  devraient être épargnés des pures contingences financières, au nom des valeurs universelles  qu’ils  transmettent, valeurs bien loin du secteur mercantile dans notre pays où déjà  le service public, dans le sens de service au public fond comme neige au soleil.

commentaires

Prochain Conseil Communautaire le jeudi 4 février 2016 à 18h30

Publié le 29 Janvier 2016 par Un Oeil Sur Villemur dans Notre actualité

commentaires

Lire et jouer aux Greniers du Roy

Publié le 27 Janvier 2016 par Un Oeil Sur Villemur dans Culture et loisirs

commentaires

Nicole Rieu à Saint-Sulpice

Publié le 26 Janvier 2016 par Un Oeil Sur Villemur dans Culture et loisirs

commentaires

« L’espace occitan dans l’Histoire » par Georges Labouysse

Publié le 26 Janvier 2016 par Un Oeil Sur Villemur dans Culture et loisirs

« L’espace occitan dans l’Histoire » par Georges Labouysse
commentaires

Du haut débit à Pôle emploi

Publié le 22 Janvier 2016 par Un Oeil Sur Villemur dans Notre actualité

commentaires

Comme si vous y étiez

Publié le 20 Janvier 2016 par Un Oeil Sur Villemur dans Culture et loisirs, Notre actualité

commentaires

L'erreur est humaine...

Publié le 20 Janvier 2016 par Un Oeil Sur Villemur dans Au coin de l'oeil

Partent-ils en bus, en train, en avion, tout est question de subventions.

L'erreur est humaine...
commentaires

Villemur sur Tarn. Découvrir, redécouvrir, approfondir les connaissances sur ce territoire qui est le nôtre…

Publié le 19 Janvier 2016 par Un Oeil Sur Villemur dans Culture et loisirs, Notre actualité, Notre cadre de vie

Christian Teysseyre, originaire du Villemurois, après avoir publié en 2011 une « Histoire des églises et chapelles du canton de Villemur », fait  paraître un  nouvel ouvrage :

 

 

La « Nouvelle histoire de Villemur »

 

 

Il s’agit d’une histoire du Villemurois et de ses communautés, entre Tescou et Girou.

Tous ceux qui aiment cet espace du Villemurois trouveront plaisir à parcourir cette histoire générale. Il s’agit d’un ouvrage de référence recommandable par la rigueur (richesse des notes)  et l’étendue de son étude, vaste jardin que chacun pourra parcourir en quelque sens au gré de son intérêt ou de sa recherche.

Cette Nouvelle histoire de Villemur comprend deux tomes : l’un présentant l’histoire dans son déroulement chronologique, l’autre présentant une approche transversale, avec l’histoire  des institutions, de la communauté, des lieux, l’économie, la rivière du Tarn, les voies de communication, les affaires sociales (éducation, Santé…), etc. Tables.

Villemur sur Tarn. Découvrir, redécouvrir, approfondir les  connaissances sur ce territoire qui est le nôtre…
Villemur sur Tarn. Découvrir, redécouvrir, approfondir les  connaissances sur ce territoire qui est le nôtre…

ci-dessous lien pour la souscription

commentaires

C’est la romance des « on dit »…

Publié le 18 Janvier 2016 par Un Oeil Sur Villemur dans Au coin de l'oeil

Si tu cours après l’info, ne t’inquiète, ne t’inquiète

Si tu cours après l’info,

On te livre les recettes.

Va, ne t’essouffle en vain,

Ne t’inquiète, ne t’inquiète,

Ca ne servirait à rien.

On te livre la recette.

Cours acheter le canard,

Mais bien sûr celui du coin…coin

Il décrira  dare dare

De tes lieux les lendemains.

Pas question de grippe aviaire

Chez ce sérieux centenaire

Au service de personne

Faut tout de même pas qu’on déconne.

Si des séances de vœux,

Ne t’inquiète, ne t’inquiète,

T’es sorti un peu piteux,

T’as pas compris la recette.

Il y a des anges qui passent,

Pourquoi te sens tu perdue ?

On s’adore on s’embrasse,

Ce n’est qu’après qu’on se tue !

Te faut être bonne pâte,

Dans les lieux on s’y connait.

C’est un concours à l’épate

Que la presse vient aider.

Par ici c’est un lycée

Qui pointe le bout du nez,

Une entreprise qui renait

Après le feu, c’est la fumée…

Par ailleurs même sans oseille,

Pourraient naitre des merveilles.

On en croirait le père Noël,

 A s’en flinguer la cervelle.

Mais mon Dieu, que t’es mauvaise !

Tu m’inquiètes tu m’inquiètes.

On ressent comme un malaise ;

 A moins que ce ne soient des regrets.

Ah ! C’est de la vérité,

 Que tu es toujours en quête,

 Sans enchère à point nommé.

Nous on n’a pas la recette !

On s’inquiète on s’inquiète,

 Qui pourrait la révéler ?

Ben, la presse, y a pas de secret !

Si t’en reste étonnée,

 Tu inquiètes, tu inquiètes

Si t’en reste étonnée

Tu es par trop démodée !

commentaires
1 2 > >>